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  • Expansion de l’Univers : si la réponse se cachait dans le vide ?

    Expansion de l’Univers : si la réponse se cachait dans le vide ?

    Les vides cosmiques sont des régions du ciel qu’on ne regardait même pas. Et pour cause : il n’y a rien à voir, ou presque. « Ce sont des régions sous-denses », insiste Alice Pisani, chercheuse CNRS en cosmologie au Centre de physique des particules de Marseille (CPPM). C’est-à-dire qu’il y a très peu de galaxies. Sur les cartes du ciel, ces vides apparaissent comme de vastes espaces sombres entre les structures brillantes que forment les galaxies. Mais depuis quelques années, l’intérêt grandit autour de ces espaces auparavant négligés : « Il y a finalement beaucoup d’information à en tirer, souligne Alice Pisani, qui publie un article compilant ce qui est connu sur ces objets dans The Astronomy and Astrophysics Review. De nouveaux outils permettent d’en observer de plus en plus et nous font entrer dans un âge d’or des vides cosmiques. »

    Les cosmologistes les voient comme des objets pouvant leur apporter des réponses au sujet de l’« énergie noire ». Cette énergie qui leur échappe, dont ils ne comprennent ni la nature ni l’origine, mais dont ils sont bien obligés de constater l’existence. « Elle a été introduite pour expliquer l’expansion accélérée de l’Univers », rappelle Alice Pisani. Car notre Univers s’agrandit. À grande échelle, les galaxies s’éloignent les unes des autres. Et de plus en plus vite. Pourtant, la force de gravitation –qui fait que des objets massifs s’attirent– devrait les rapprocher. C’est donc qu’il existe une composante mystérieuse qui les repousse. « Ses effets sont plus visibles dans les vides cosmiques, où il y a peu de matière », explique la chercheuse.

    Cartes de vides

    Alors on observe la forme des vides, leur taille et leur évolution dans le temps. « Cela permet d’estimer la quantité d’énergie noire, indique Alice Pisani. S’il y en a plus qu’estimé, les vides cosmiques seraient plus déformés qu’attendu. »

    Depuis quelques années, de nouveaux télescopes (Euclid, Desi) cartographient le ciel
    –ou sont sur le point de commencer avec l’Observatoire Vera C. Rubin– et observent de plus en plus de vides. « Ce n’est pas évident car ce sont des régions vastes, souligne Alice Pisani. En 2014, nous n’en avions observé que quelques centaines. Aujourd’hui, nous en avons des dizaines de milliers et nous en aurons encore plus demain. » De quoi faire des statistiques de plus en plus précises. « Nous avons également progressé sur la théorie et les modèles pour étudier ces objets », ajoute-t-elle.

    À Marseille, les chercheurs et chercheuses du CPPM ont accès aux données de ces trois nouveaux télescopes. « C’est une force de notre laboratoire », se félicite Alice Pisani. Et la dizaine de spécialistes s’activent pour cartographier les nouveaux vides. « Nous avons déjà des premiers catalogues qui devraient être publiés dans les prochaines années », glisse-t-elle. Pour enfin comprendre cette mystérieuse énergie noire ?

  • [Rue de la République] Samia Ghali : « Je suis pour que le versement mobilité des entreprises soit revu à la hausse »

    [Rue de la République] Samia Ghali : « Je suis pour que le versement mobilité des entreprises soit revu à la hausse »

    Ce week-end, Samia Ghali (DVG), adjointe au maire de Marseille et présidente de la RTM.

    SOn élection à la présidence de la RTM

    Didier Gesualdi : Quelle est votre feuille
    de route après votre élection
    à la présidence de la RTM
     ?

    Les transports sont l’affaire de tous. Chaque Marseillais, chaque habitant de la Métropole est confronté à cette question à un moment ou un autre, pour soi-même, ses enfants, ses parents… Les transports font partie intégrante de la vie des habitants à Marseille intra-muros ou dans les autres communes de la Métropole. Ils représentent une bouffée d’oxygène au sens propre comme figuré du terme, ils permettent de mieux respirer, d’avoir moins de véhicules… Ils sont aussi un poumon du développement économique et un levier de résolution de la crise du logement. Vous ne pouvez pas construire si vous n’avez pas les infrastructures, notamment de transport, pour desservir les habitations.

    Didier Gesualdi : On a un retard à combler sur ce territoire. Comment comptez-vous y arriver ?

    Il y a le tramway vers le nord, vers la Bricarde qui va démarrer. Il y a tous les transports du quotidien aussi, avec les derniers kilomètres ou centaines de mètres qui manquent pour tel ou tel territoire qui se trouve coupé du reste du monde. Il y a aussi un gros chantier, qui m’a été signalé par les chauffeurs de bus avec qui j’ai pu parler. Ils me disent que les bus qui tombent en panne sont un problème, que leur maintenance est un vrai sacerdoce. Cela doit devenir une question centrale pour permettre au service public de fonctionner.

    Léo Purguette : Présider la RTM, c’est
    une tâche épineuse. On pourrait presque penser que c’est un cadeau empoisonné. Pourquoi l’avez-vous accepté
     ?

    D’abord, ce serait insultant pour le personnel de la RTM et les usagers de considérer que c’est un cadeau empoisonné. Après, oui, c’est un sujet éminemment complexe et difficile. Au vu de la situation financière de la Métropole, je ne vais pas vous dire que ça va aller comme sur des roulettes. Je considère que c’est un défi, j’ai pour habitude d’en relever. Le président de la Métropole et le maire de Marseille m’ont désignée pour être candidate à cette présidence, je le prends comme un compliment. Ils connaissent mon caractère, ma pugnacité. Je ne lâche rien, je vais au bout des choses. Je le prends comme une marque de reconnaissance de ma capacité à porter des sujets difficiles.

    La fracture nord-sud

    Léo Purguette : Faut-il voir un symbole dans le fait que vous êtes une élue des 15-16, un secteur qui souffre d’une desserte en transports en commun très insuffisante ?

    D’abord les 15-16, chers à mon cœur vous le savez, Jean-Marc Coppola en est le maire. C’est comme ça qu’on a souhaité travailler lui et moi, en complémentarité. C’est un territoire qui a effectivement beaucoup souffert d’un manque de transports pendant des décennies. On va essayer de rattraper tout cela. C’est important de le faire de manière collégiale et dans l’intérêt de tous les habitants. Les délégations que j’ai à la Ville de Marseille et la présidence de la RTM aideront.

    Didier Gesualdi : C’est l’acte II du Printemps marseillais. Pourquoi on devrait y croire et qu’est-ce qui va changer dans le quotidien des Marseillais ?

    Heureusement qu’on a le Printemps marseillais à la mairie et pas le Printemps de l’ombre du Rassemblement national. Excusez-moi d’être très heureuse que ce soit nous et pas le RN, quand on voit comment ses élus se sont comportés au conseil municipal de mercredi… Même sur des délibérations qui ne portent pas à débat. Ils disent être pour la sécurité et quand on finance une association comme l’Addap 13 pour faire de la prévention, ils ont voté contre, ont eu des propos diffamatoires… Je suis déjà bien contente que Marseille ne soit pas la risée et la honte de la France. Ici on résiste plus qu’ailleurs. Je ne sais pas ce qu’il se passera en 2027 mais Marseille doit être une terre de Résistance. Pour le reste, on va continuer ce qu’on a déjà entamé dans l’acte I sur les écoles, la rénovation urbaine, les équipements publics, les espaces verts… On n’a pas tout bien fait, tout fini, beaucoup reste à faire. Les Marseillais nous ont placés largement en tête, au-delà de nos espérances, pour nous y atteler.

    Marseille et la RTM

    Didier Gesualdi : La majorité marseillaise s’est longtemps plaint de ne pas avoir la main sur la RTM qui appartenait à Catherine Pila, cheffe de l’opposition. C’est un signe pour les Marseillais que vous preniez cette présidence ?

    La RTM n’appartenait pas à Mme Pila. Pas plus qu’elle ne m’appartient aujourd’hui. La RTM appartient aux habitants de la Métropole, nous sommes là pour la faire vivre et se développer. Le fait que ce soit moi qui porte cette question, personne ne peut douter de mon engagement pour les quartiers populaires de cette ville, oui c’est un signe. Par exemple, quand on dit qu’il faut renforcer les bus vers les plages, certes il faut le faire sur le Prado mais aussi à l’Estaque, à Corbières. Je considère qu’un Marseillais qui prend les transports en commun dans le Sud, dans le centre, dans l’Est ou dans le Nord de la ville doit être traité de la même manière. Je suis pour l’équité dans les transports à Marseille. On a la chance, à la RTM, d’avoir plus de 5 000 agents. Je pense qu’ils aiment vraiment leur boulot, leur boîte, c’est une chance qui n’est pas donnée à tout le monde. Ils sont dévoués à la cause des transports en commun, il faut leur donner cette fierté. J’ai eu des messages de tous les syndicats de la RTM et je les en remercie. Quand on devient présidente, c’est important d’être saluée par les syndicats qui sont conscients de la tâche qui nous attend. Ils mettent beaucoup d’espoir dans mon arrivée. C’est d’abord à eux que je veux m’adresser, au personnel et aussi aux femmes qui travaillent à la RTM. Elles ont fait le choix d’être dans des métiers exigeants, plutôt masculins, mais elles le portent tellement bien, de manière tellement élégante. Je veux leur dire qu’elles ont toute mon admiration et j’aimerais qu’il y en ait encore plus.

    Le métro fermé le soir

    Léo Purguette : Êtes-vous en capacité de nous dire aujourd’hui quand le métro va pouvoir reprendre en soirée avec des rames modernisées ?

    Je ne vais pas vous le dire aujourd’hui. On va d’abord commencer par une visite nocturne avec la presse pour que tout le monde comprenne de quoi on parle. On va regarder tout ce qu’il sera possible de faire. On m’explique qu’il y a des questions techniques liées aux travaux qui nécessitent d’interrompre le trafic mais il faut voir concrètement ce qu’il est possible de faire. Vous serez invités, vous les journalistes avec, je l’espère, le président de la Métropole et le maire de Marseille. On verra si on peut gratter une demi-heure, une heure, une heure et demie. Par ailleurs je fais faire un audit flash sur les finances mais aussi sur la partie recettes. La RTM n’est jamais allée chercher de l’argent. Il faudra sans doute qu’on aille chercher de l’argent là où il se trouve, on n’est pas plus idiots que les autres.

    Les finances de la Métropole

    Didier Gesualdi : Nicolas Isnard, le président de la Métropole, a annoncé des assises du financement des transports métropolitains en septembre. Vous avez déjà la pression ?

    Je n’ai pas de pression ! Vous savez, quand vous défendez une cause et que vous en êtes convaincu, vous n’avez pas de pression. J’ai entendu l’UPE 13 dire qu’elle était contre l’augmentation du versement mobilité… Les postures, ce n’est pas trop ma façon de fonctionner. Personne n’est propriétaire de rien, on est face à une situation qui nous dépasse tous. On peut mettre les clefs sous la porte, on dit « c’est fini il n’y a plus de transports à Marseille », et la première victime serait le monde économique. Je ne crois pas qu’il souhaite ça.

    Didier Gesualdi : L’augmentation du versement mobilité comme à Paris est une piste ?

    Entre 2% ici et 3,17% à Paris, il y a un peu de marge. Ça peut résoudre une grande partie des problèmes. Par contre, je comprends que l’UPE 13 dise « on veut des garanties sur les bus qui arrivent à l’heure, sur le développement des transports ». Mais vous savez, le projet tramway qui passe au niveau de la zone franche sur le littoral, c’était demandé par les entreprises. On va leur dire quoi ? « On ne fait pas le tramway parce que l’UPE 13 est contre le versement mobilité ?! » Je le dis : je suis pour que le versement mobilité soit revu à la hausse, il est nécessaire. Sans cela, nous ne pourrons pas continuer à assurer le minimum vital des transports pour les habitants.

    Léo Purguette : Le patronat défend ce qu’il croit être ses intérêts, mais ce n’est pas lui qui va décider. Avez-vous eu des contacts avec les représentants de l’État ? Est-il capable de prendre cette décision ?

    Je vais rencontrer le ministre des Transports ou son cabinet le plus rapidement possible. Je sais que le président de la Métropole, Nicolas Isnard, avec qui j’en ai parlé, a eu un échange très direct avec le Premier ministre notamment sur le versement mobilité. Je crois qu’aujourd’hui, il n’y a pas de porte fermée.

    Didier Gesualdi : Il a entendu sans s’engager…

    Vous savez, en politique, quand il n’y a pas de porte fermée, c’est déjà bon signe.

    Le tram des catalans

    Léo Purguette : Dans les prochains jours, des choix budgétaires devront être opérés. Le maire de Marseille a redit son opposition au tramway des Catalans. Est-ce que c’est un projet définitivement enterré ?

    Je ne fais pas de langue de bois mais je ne veux pas raconter de bêtises. Nous n’avons pas voté le budget de la Métropole, pas plus tard que mardi. Tous les projets vont être regardés et priorisés. Est-ce que le tram des Catalans est aujourd’hui une priorité ou non ? J’en discuterai avec le maire de Marseille. C’est quand même dans sa commune que ça se passe. Aujourd’hui la plupart des habitants ne veulent pas de ce tram. Moi je veux bien qu’on fasse du transport mais commençons par ceux qui le souhaitent plutôt que par ceux qui ne le veulent pas. Mais je laisserai le président de la Métropole et le maire de Marseille, en fonction du budget, dire ce qu’ils souhaitent. La RTM s’exécutera dans un sens comme dans l’autre.

    La gratuité

    Didier Gesualdi : Martine Vassal avait instauré la gratuité pour les enfants et les seniors. Il a aussi la gratuité totale du côté de l’ex-Pays d’Aubagne. Est-ce que c’est en danger dans la RTM que vous présidez ?

    Je disais que le monde économique demande des garanties, certains disent « on veut bien verser mais ce n’est pas pour que les élus en fassent de la gratuité au tout-venant ». Ça vous paraîtra bizarre, mais je peux l’entendre. Moi je suis plutôt pour une tarification sociale ce qui peut être la gratuité dans certains cas. J’entends certains seniors me dire, je gagne bien ma vie, « je peux me payer ma carte de bus, c’est indolore ». Il y a des familles de cadres, qui peuvent prendre en charge le transport de leur enfant. Après il y a eu des choix qui ont été faits dans certaines communes. Les gens qui habitent à Aix, Aubagne, La Ciotat, Martigues… viennent pour certains travailler à Marseille. Le but c’est que demain ils ne viennent plus en voiture. Toutes ces questions, il faut y réfléchir.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Christophe :

    Bonjour. Qu’en est-il du projet d’Arena sur le secteur Gèze que vous aviez annoncé précédemment ?

    Bonjour, je veux vous dire que le projet d’Arena, on est en train d’y travailler. Ça fait partie des grands projets structurants que je suis pour le maire de Marseille. Nous avons déjà ciblé un terrain qui se trouve à Capitaine Gèze. C’est un lieu stratégique au pied du tramway et du métro Capitaine Gèze. Les services sont en train d’y travailler parce que la question pour nous est de savoir si cette Arena doit être complètement publique ou alors semi-privée et semi-publique parce qu’il faut aussi le financer. Nous allons étudier toutes les pistes. Le travail commence sur ce projet d’Arena.

  • Habib Beye : «Je ne démissionnerai pas!»

    Habib Beye : «Je ne démissionnerai pas!»

    « Personne n’a lâché. Et surtout pas le coach. Mais ça doit commencer par soi-même. Peu importe le coach, tu dois être toi-même, te forcer à donner le meilleur. Pour moi, on ne lâche pas un coach, on se lâche soi-même quand on joue comme ça. » Jeffrey de Lange, titularisé dans le but marseillais, samedi à Nantes, est le seul joueur à avoir pris la parole en zone mixte, après la rouste reçue (0 – 3).

    Un peu plus tôt, son entraîneur Habib Beye a été tout aussi cash. « À la pause, j’aurais pu sortir 90% de l’effectif. Je voulais agir, impacter, mais mettre des jeunes ne leur aurait pas rendu service ». Il a confessé avoir « essayé de mettre des pansements partout par rapport aux disponibilités de [mon] effectif… L’impuissance est liée à ce que nous vivons, à cette envie d’aider les joueurs, sans trouver la réponse. Quand vous vivez ça en tant que coach, ce n’est pas agréable. Je ne peux pas les protéger après un tel match. Si je le fais, je passe pour un menteur ». Quant à quitter le navire, alors qu’il reste deux matches et que l’OM est loin d’être assuré d’une place européenne ? « Je ne démissionnerai jamais, sauf si je le suis le problème. J’ai dit aux joueurs que je me battrais jusqu’à mon dernier souffle. Si on doit le faire avec nos difficultés, on le fera. J’assume, je ne me cache pas ».

  • Leinster barre la route de Toulon vers la finale

    Leinster barre la route de Toulon vers la finale

    La finale européenne s’envole pour le RC Toulon. Les Rouge et Noir, en difficulté en Top 14, ont été défaits (29-25) ce samedi après-midi à l’Aviva Stadium, à Dublin, face au Leinster, à l’occasion des demi-finales de la Coupe des champions.

    Les Irlandais ont maîtrisé le début de chaque période, en inscrivant à chaque fois au moins un essai très rapidement. Les Varois ont su répondre aux offensives dublinoises grâce aux pénalités de Melvyn Jaminet (16′, 26′) et des essais de Setariki Tuicivu (37′), Baptiste Serin (70′) et Gaël Dréan (76′). Ces deux derniers essais, inscrits dans les dix dernières minutes de la rencontre, n’ont malheureusement pas suffi pour inverser le résultat final.

    Quadruple champion d’Europe, Leinster rejoint donc la finale de la Coupe des champions pour la neuvième fois depuis 2009. Les Irlandais seront opposés au vainqueur de l’autre demi-finale, entre Bordeaux-Bègles et Bath, ce dimanche à 16h.

  • L’OM à la dérive à Nantes

    L’OM à la dérive à Nantes

    Geronimo Rulli forfait de dernière minute, Himade Abdelli prié de rester à la maison. Ajoutés aux autres absences, prévues celles-là, cela donnait un onze de départ olympien totalement inédit. Avec le retour de Jeffrey de Lange dans le but.

    Le Néerlandais n’était plus apparu depuis le naufrage au Parc des Princes. A la Beaujoire, face à des Nantais à la dérive, il a permis à l’OM d’atteindre la pause sans handicap. Grâce à ses deux duels gagnés face à Rémi Cabella (34) puis Mohamed Kaba (37), Jeffrey de Lange a été l’homme de la première période. Mais il ne se doutait pas que la suite serait cauchemardesque.

    Le premier acte a ressemblé à un interminable enterrement des espoirs bretons de rester en Ligue 1. Tandis que l’OM ne donnait pas le sentiment d’avoir envie d’aller chercher les points lui permettant de rester dans la course au podium. Il fallait en effet attendre la toute fin de la première période pour assister à la première occasion marseillaise. Mais Pierre-Emerick Aubameyang manquait de conviction face à Patrick Carlgren, la doublure d’Anthony Lopes dans le but ligérien.

    Néanmoins, au retour des vestiaires, l’OM devait reprendre le rôle du début des années 2000, quand les Olympiens prenaient un malin plaisir à réveiller les morts. Leur prestation insipide redonnait vie à la Beaujoire, après que la défense marseillaise ait craqué face à Ignatius Ganago et, comme au Vélodrome, Rémi Cabella.

    Ces deux buts donnaient le coup d’envoi d’un feu d’artifice nantais. En huit minutes, les dernières illusions européennes des Phocéens étaient parties en fumée, après une troisième réussite des Canaris, signée Matthis Abline. Les Nantais pouvaient finir leur match en roue libre, face à des Olympiens qui ne montraient pas d’envie d’aller, au moins, sauver l’honneur. Ils subissent une nouvelle humiliation fragilisant un peu plus leur position au classement. Et qui devrait les priver de Ligue des Champions.

    Nantes – OM 3 – 0 (0 – 0)

    32e journée de Ligue 1

    Stade de la Beaujoire (29 000 spectateurs environ).

    Arbitre : J. Pignard.

    Buts : Ganago (50), Cabella (54), Abline (58).

    Avertissements : Abline (18) à Nantes, Timber (32), Lago (48), Medina (81) à l’OM.

    NANTES : Carlgren – Guilbert (Youssuf, 79), Awaziem, Cozza ( c ), Machado (Acapandié, 25) – Kaba (Coquelin, 69), Sissoko (Radakovic, 79), Lepenant – Cabella (Leroux, 69), Ganago, Abline.

    Entraîneur : V. Halilhodzic.

    OM : de Lange – Nnadi, Balerdi (Hamzaoui, 88), Medina, Emerson – Vermeeren (Gouiri, 62), Höjbjerg ( c ), Timber (Paixão, 46) – Greenwood, Aubameyang (Lago, 46), Traoré (Lamare, 90+2).

    Entraîneur : H. Beye.

  • [Grand Entretien] Ernest Pignon-ernest : « L’amnésie,c’est la barbarie »

    [Grand Entretien] Ernest Pignon-ernest : « L’amnésie,c’est la barbarie »

    La Marseillaise : Vous avez laissé
    votre trace à Martigues plusieurs fois, notamment dans les années 1980. Quelles images en gardez-vous
     ?

    Ernest Pignon-Ernest : Martigues avait l’image d’une cité culturelle riche et cosmopolite, où se ressentait une dynamique exceptionnelle. C’est par exemple la seule cité où j’avais vu des animateurs culturels scientifiques. J’avais notamment travaillé avec un biologiste qui était originaire de Martigues et nous avions réalisé des sculptures avec des cellules végétales [pour la série Les Arbrorigènes, Ndlr]

    Parmi vos œuvres à Martigues, « Prométhée et la Martégale » vous avait été inspirée par la pétrochimie…

    E.P.-E. : J’avais constaté ce bouleversement, presque anthropologique, amené par l’arrivée de la pétrochimie. On venait ici avec l’image de la Venise provençale en tête, avant de se prendre ces cheminées et l’industrie pétrochimique dans la gueule. Une transformation que j’ai essayé d’exprimer à partir d’un portrait de Martégale du Musée Ziem. J’ai pris cette image comme l’archétype de la Méditerranéenne. À cette époque, on assistait à des relents racistes avec l’élection des premiers élus d’extrême droite dans la région. Il fallait donc que je travaille le portrait de cette femme qui symbolisait la Méditerranée et qui pouvait aussi bien venir d’une rive que de l’autre.

    La rétrospective que le Musée Ziem vous consacre remonte jusqu’à vos premiers dessins sur papier journal
    en Algérie en 1962, lorsque vous avez fait partie du contingent des appelés. Quels souvenirs gardez-vous
    du cessez-le-feu ?

    E.P.-E. : Je n’avais même pas 20 ans quand je suis arrivé en Kabylie. Moi, je suis originaire d’un village de l’arrière-pays de Nice. Enfant, je ramassais des olives et pois chiches sous les oliviers. En Algérie, j’avais donc l’impression que les gens étaient mes frères. J’étais évidemment contre cette guerre que je trouvais monstrueuse. Ma compréhension du monde vient d’ailleurs de la situation dans laquelle je me trouvais là-bas. J’étais persuadé qu’il allait de soi que le peuple algérien obtienne son indépendance.

    C’est cet épisode
    qui a forgé votre engagement antimilitariste
     ?

    E.P.-E. : Dans l’exposition au Musée Ziem, il y aura des images que j’ai collées à Alger et qui sont comme un hommage à Maurice Audin [mathématicien et militant communiste pour l’indépendance de l’Algérie incarcéré et assassiné par l’armée française en 1957]. Pour nous, c’était une référence, au même titre qu’Henri Alleg [auteur du livre La question en 1958]. Ce sont eux qui nous ont révélé que l’armée française pratiquait la torture.

    Le Musée Ziem fera aussi référence
    à vos interventions sur le plateau d’Albion en 1966, inscrites dans
    le mouvement contre l’arrivée de «
     la force de dissuasion nucléaire » dans la région. Que vous évoque le retour et l’affirmation des discours bellicistes ?

    E.P.-E. : A l’aune de tout ce que les gens de ma génération ont pu espérer, je suis consterné.

    Parleriez-vous de désillusion ?

    E.P.-E. : Oui. On assiste à un recul. Et pour revenir sur l’intervention du plateau d’Albion, c’est un tournant dans mon travail. Je suis allée m’installer dans la Vaucluse à l’époque car j’en avais une vision similaire à la Toscane, à cause de René Char et de la poésie. J’avais l’intention de faire de la peinture. Puis, à ce moment, il y a cet appel de René Char contre l’implantation de la force de frappe. Je pense faire des tableaux sur cette violence faite au territoire avec ces millions d’Hiroshima enkystés sous les oliviers. Et peu à peu, je me rends compte que moi, je ne peux pas représenter ça. L’idée s’impose alors qu’il faut intervenir directement sur les lieux au lieu de les figurer, de les stigmatiser. C’est l’histoire et la mémoire des lieux qui me guide.

    La mémoire des lieux mais aussi
    de ceux qui les habitent. Pionnière
    de l’art urbain en France, votre œuvre a entre autres été irriguée par la Commune de Paris ou ce qui touche
    à la condition ouvrière. Pour vous, c’était aussi un moyen de faire perdurer la trace de ceux qui ne possèdent rien mais ont pourtant fait l’histoire de ce pays
     ?

    E.P.-E. : Parfois, on peut se dire qu’on veut faire prendre conscience. Mais j’ai une plus grande humilité. Mes images apparaissent comme des interrogations. Elles font remonter des choses enfouies à la surface mais sont nourries de l’histoire des lieux. Or les villes sont faites de la vie des gens. Quand on intervient dans la ville, on partage de l’histoire, du symbolique. Et puisque vous parlez de l’image de la Commune, sachez que la première fois où je colle de grandes sérigraphies, elles sont entièrement faites avec du papier de La Marseillaise. Je suis allé le chercher à Marseille où on m’a donné des rouleaux des rotatives.

    Beaucoup de vos œuvres convoquent la mémoire comme « Les immigrés » ou « Les expulsés ». Quelles lueurs décelez-vous face à l’internationale réactionnaire qui ne cesse de gagner du terrain, y compris en France ?

    E.P.-E. : La culture, l’éducation, l’information. Le danger pour la démocratie, c’est la main mise sur l’information. Tous les journaux, à part deux ou trois, sont entre les mains de milliardaires. Et le danger, c’est aussi l’oubli. L’amnésie, c’est la barbarie. Au temps de Pinochet, j’ai travaillé avec des artistes chiliens. La vie y était impossible. C’est effrayant de voir que, 30 ans après, les gens revotent pour leurs héritiers. L’absence de mémoire conduit au pire. Moi, je travaille essentiellement sur ça en fait. Dans l’exposition à Ziem, il y aura aussi des images par rapport à Pasolini qui parlait dans ses Écrits corsaires [1973-75] de la force révolutionnaire du passé et de la nécessité d’être nourri par l’histoire.

  • [Lecture] À quand la République de la Justice et du Travail ?

    [Lecture] À quand la République de la Justice et du Travail ?

    Question qui sert d’épigraphe au nouveau roman de Hélène Gestern, dont il est hors de doute qu’elle est l’une des plus prenantes et démonstratives plumes de la littérature française. Dès le titre : Atelier 4, le lecteur pressent que l’auteure va lui ouvrir la porte d’un local artisanal, ou celle d’un établissement industriel. Il ne lui faudra que quelques pages pour savoir qu’il est entré dans une usine de papier écocertifié, et qu’une jeune femme qui y travaille comme chimiste est trouvée morte, la nuit, dans une des zones les plus sécurisées. Décès accidentel ? Suicide ? Assassinat ?, s’interroge la sœur de la défunte, fermement décidée à « ébranler le mur du silence » d’une entreprise qui pourrait fuir ses responsabilités. Résolue aussi à enquêter sur la vie de sa jeune sœur, au risque d’y trouver des informations contradictoires.

    Un univers impitoyable

    Hélène Gestern n’en est pas à sa première énigme, élucidée non pas par un enquêteur professionnel, mais par un personnage fictif qu’il soit à la recherche d’un père biologique, d’un VRP, disparu sans laisser de trace, ou encore d’une mère dont ne reste qu’une photographie, retrouvée dans des papiers de famille. Mais ce roman ne va pas porter chance à l’auteure parce qu’il est son treizième, il va la conduire vers un brillant succès de librairie, parce qu’il est le plus socialement captivant, et qu’il nous conduit dans l’univers, parfois impitoyable, du travail, où la main-d’œuvre est trop souvent soumise à des conditions physiques et morales intolérables, et à la perte de la dignité humaine.

    Anne-Marie Mitchell

    Grasset, 21, 50 euros

  • À Carpentras, l’exposition gourmande « à table ! » à l’Inguimbertine

    À Carpentras, l’exposition gourmande « à table ! » à l’Inguimbertine

    Proposée par le réseau des bibliothèques de la CoVe, à table ! est encore visible à la bibliothèque-musée Inguimbertine de Carpentras jusqu’à dimanche.

    À la fois exposition et jeu, elle s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes et vous invite à découvrir l’univers coloré et chaleureux de l’illustratrice italienne installée à Marseille, Lucia Calfapietra. « à l’origine l’artiste réalise autant des illustrations pour la jeunesse que pour les adultes, elle propose également des livres de recettes de cuisine, notamment autour de la cuisine italienne qu’elle illustre et que nous possédons au sein de la bibliothèque », explique Lucie Daniel, responsable du secteur jeunesse à l’Inguimbertine.

    La cuisine se partage

    « Son univers est coloré, acidulé, savoureux et chaleureux c’est vraiment un plaisir à découvrir. » à table ! vous invite à travers 15 cadres exposés à faire un voyage direction l’Italie. un voyage culinaire où les pâtes, entre autres sont représentées sous toutes leurs formes. « Le message véhiculé dans cette exposition et que l’on aime c’est la cuisine en famille et surtout le partage à la façon Dolce Vita », poursuit la responsable.

    Présentée au rez-de-chaussée du secteur jeunesse, l’exposition est gratuite et accessible dès le plus jeune âge puisqu’elle se décline en version ludique pour les enfants et les parents. « Nous avons installé différents modules sur les tables du secteur jeunesse, donc à hauteur d’enfants. Ils peuvent profiter d’un puzzle, d’un jeu de memori géant autour des différentes langues ou encore composée une recette qui leur est donnée à l’aide d’aliments qu’ils doivent retrouver sur la table », souligne Lucie Daniel. Avec à table ! on observe, on devine, on joue, on explore. C’est un moment ludique et convivial à déguster en famille ou entre amis qui saura éveiller la curiosité et régaler petits et grands.

  • Dans le Var à La Celle, le Jardin à papillons reprend son envol

    Dans le Var à La Celle, le Jardin à papillons reprend son envol

    Le Jardin à papillons de La Celle dans le Var célèbre son dixième anniversaire. 10 ans de connaissances pour mieux protéger et s’engager en faveur de la biodiversité. En ce sens, le Jardin de l’Escarelle aux côtés de la LPO Paca vous propose pas moins de 10 sorties nature pour découvrir et apprendre à identifier la faune locale. Le premier rendez-vous est prévu ce samedi sur le site du Jardin à papillons à partir de 9h30.

    En compagnie d’un naturaliste de la Ligue pour la protection des oiseaux, petits et grands sont invités à partir à la découverte de la faune et de la flore locales comme les oiseaux des jardins, les rapaces, les chouettes et hiboux mais aussi les papillons, pollinisateurs, libellules, sauterelles et bien d’autres.

    Découvrir et reconnaître les bruits de la nature

    Une sortie qui mêle observation, écoute, ateliers pratiques et sensibilisation dans un cadre naturel exceptionnel. Science participative et animations conviviales viendront également s’ajouter à ce temps de partage.

    « Oiseaux des jardins : écoutez, observez et construisez votre nichoir ! » est une sortie d’écoute matinale qui s’adresse autant aux débutants qu’aux naturalistes confirmés. Elle vous apprendra à tendre l’oreille pour reconnaître le chant des espèces communes. L’occasion également de comprendre les enjeux de conservation dans notre région, de découvrir des gestes concrets pour accueillir la biodiversité chez soi et de participer à des ateliers pratiques puisque, après la balade vous construirez un nichoir que vous pourrez installer dans votre jardin pour peut-être y abriter des mésanges.

    Le Jardin à papillons,
    c’est quoi ?

    Le domaine de l’Escarelle est d’abord un domaine viticole situé au cœur du département du Var, non loin de Brignoles. Il compte une centaine d’hectares de vignobles enserrée dans une propriété de plus de mille hectares de milieux naturels préservés.

    Parmi eux, le jardin à papillons dont la création a débuté en 2016. Les terrains ont été réhabilités et des plantes indigènes et locales y ont été plantées en fonction de l’inventaire des espèces de papillons déjà présentes sur site et potentielles. L’objectif, ne pas induire de pollution génétique par l’introduction d’hybrides ou de plantes exotiques.

    Et le moins que l’on puisse dire c’est que des papillons, à l’Escarelle il y en a ! Pas moins de 87 espèces différentes sont recensées sur le site, bien qu’il ne soit pas toujours possible de toutes les observer lors d’une sortie. Le Jardin à papillon s’impose donc comme un vecteur de sensibilisation du public à la préservation de la biodiversité, mais également un réel observatoire privilégié de la biodiversité.

    Comptez 25 euros pour la balade de ce samedi.

    Gratuit pour les enfants
    de –
     10 ans. Renseignements : 04.94.72.04.21

  • Le choix des services publics via une hausse de la taxe foncière de la Métropole de Montpellier

    Le choix des services publics via une hausse de la taxe foncière de la Métropole de Montpellier

    Responsable, juste et protecteur » pour les uns. « Trahissant la parole donnée aux électeurs » pour les autres. Voté mardi 28 avril, le budget 2026 de la Métropole de Montpellier n’a pas fini de faire parler. Pas tant pour son montant (1,7 milliard d’euros) dont 1,26 milliard de dépenses réelles parmi lesquelles des dépenses de personnel (173 millions d’euros ; +2,2%) « plutôt maîtrisées », convient le nouveau maire divers droite (DVD) de Grabels, Pascal Heymes. Pas davantage pour la charge de la dette (130 millions d’euros d’annuité) accrue en raison des 480 ME investis sur la 5e ligne de tramway. Ni même à cause d’investissements ramenés à un niveau jugé « plus soutenable » (371 ME au lieu de 450 ME et avant les 200 ME annoncés pour 2027).

    Non, ce qui a nourri les presque quatre heures de débat, c’est le choix du président Michaël Delafosse (PS), révélé la semaine dernière, d’activer le levier fiscal. Un « tournant », selon l’élu LFI de Montpellier, Antoine Bertrand. « Un mois après les municipales, c’est un déni de démocratie. Il fallait le dire pendant la campagne ! », reproche l’ancien bras droit de René Revol (LFI), battu à Grabels. S’il s’était engagé à ne pas toucher à la fiscalité à l’échelle communale, Michaël Delafosse n’avait rien promis au sujet de l’intercommunalité.

    Son choix surprise concerne uniquement la taxe sur le foncier bâti. Si les taux de la Contribution foncière des entreprises (36,58%), du foncier non bâti (5,69%), de la taxe d’habitation (12,8%), de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (14,62%) ou de la taxe pour la gestion des milieux aquatiques et lutte contre les inondations (+50 euros décidés par l’État) restent stables, le taux de la taxe foncière explose, lui, de 0,167% à 5,8%. Pour les propriétaires, cela représente un surplus estimé entre 50 à 250 euros annuels en fonction des caractéristiques du logement.

    La droite vent debout

    C’est trop selon l’élu pro-Altrad, Salim Jawhari. « Ce n’est pas une stratégie, c’est un renoncement. On demande toujours l’effort aux mêmes, aux classes moyennes et aux entreprises qui auront une double peine fiscale. » Du côté des maires, la pilule ne passe pas à Castelnau-le-Lez où le nouveau maire Julien Miro (DVD) a choisi de « baisser de 20% cette taxe et de stopper les logements sociaux ». À Montferrier-sur-Lez, l’édile Frédéric Gueydan (DVD) ne cautionne pas davantage, de même que Guy Lauret (DVD) à Vendargues (DVD), Roger Caizergues (sans étiquette) à Lavérune ou encore Virginie Martos-Ferrara (DVD) à Villeneuve-lès-Maguelone. « C’est un effort trop brutal, trop rapide. » Avec à peine 25 votes contre et 9 abstentions sur 102, la hausse est toutefois validée.

    Si la plupart des élus s’y sont résolus, c’est en raison d’une situation financière délicate. « L’État a supprimé toutes les recettes dynamiques aux collectivités », déplore Christian Assaf (PS). L’État qui « ne s’attaque pas aux plus riches (ISF +211 milliards d’exonérations fiscales) et démantèle les services publics », fustige Hervé Martin (PCF). Un choix funeste refusé à Montpellier. « Nous ne vendrons pas nos médiathèques, nos crèches, nos piscines ou notre réseau des eaux », insiste le vice-président communiste.

    S’il consent que « personne ne paye l’impôt avec plaisir », l’écologiste Grégoire Delforge assure « qu’on peut y consentir s’il est transparent, juste, exemplaire et finance une part d’avenir ». C’est le cas selon le premier vice-président, Renaud Calvat (PS), qui promet que « chaque euro dépensé doit l’être utilement ». 350 millions d’euros iront aux mobilités douces (tramway 124 ME, bustram 8 ME, bus 6 ME…), 176 ME à la transition énergétique (déchets 128 ME), 140 ME à la voirie et à l’espace public (nettoiement 47 ME, entretien voirie 19 ME, espaces verts 9 ME, éclairage 5 ME….), 117 ME à la culture (subventions aux associations 20 ME, médiathèques 15 ME…) et au sport (subventions aux clubs sportifs 8,4 ME, piscines 11,7 ME). La solidarité (rénovation urbaine, aide aux communes) sera dotée de 90 ME (aides à la pierre 34 ME), le développement économique de 44 ME (filières 4,7 ME) ou encore la sécurité de 40 ME (Sdis 20,2 ME). Au total, 1 095 euros de dépenses de fonctionnement par habitant au lieu de 595 en moyenne ailleurs. « Nous faisons plus donc nous portons plus de charges, c’est un choix politique du service public », insiste Julie Frêche (PS). « Fermer des piscines, réduire la voirie, personne ne l’a proposé », observe Michaël Delafosse. « L’impôt ne fait jamais plaisir mais il permet de tenir sur la qualité de vie. »