Category: accueil-merge

  • Les filles de Montpellier sur un fil

    Les filles de Montpellier sur un fil

    Sur un fil, sur le qui-vive. Montpellier est toujours en vie. Toujours un club de première division, mais sûr de rien jusqu’au mercredi 6 mai et son voyage sur les terres de l’ogre lyonnais.

    L’un des pionniers du foot féminin français, vendu par la famille Nicollin l’automne dernier, menace de tomber en seconde division, et peut-être dans un abîme sans fond, mais résiste avec cœur depuis la nomination de Jean-Louis Saez à la tête de l’équipe.

    D’abord les faits. À la veille de l’ultime journée de la Ligue féminine, Montpellier occupe la 10e place, la première non relégable, aux dépens de Lens. Qui compte le même nombre de points, mais une différence de buts inférieure. Et, par ailleurs il possède trois points d’avance sur la lanterne rouge : Saint-Etienne.

    Montpellier s’apprête à se déplacer à Lyon, demi-finaliste de la Ligue des champions et leader incontesté du championnat, et Lens jouera pour sa part au Paris FC, dauphin des Lyonnaises. Enfin, Saint-Etienne recevra, pour sa part, Fleury, club de milieu de tableau. Tout reste possible et Jean-Louis Saez met en garde.

    « La victoire devant Saint-Etienne nous permet de rester en vie. De sortir de la zone de relégation. Lens va jouer à Paris FC lors de la dernière journée, nous à Lyon, St-Etienne reçoit Fleury. En espérant que tout le monde joue le jeu. Être aujourd’hui non relégable à la 21e journée, ça reste important, sinon on était mort. Les filles dans les matches à enjeu que ce soit face au PSG ou à Marseille ou aujourd’hui sur un match de maintien, elles sont au rendez-vous avec un super état d’esprit », affiche Jean-Louis Saez après la dernière victoire face aux Verts (1-0).

    Saez est l’homme providentiel. Depuis plusieurs saisons, il est l’homme fort du football féminin de Montpellier. L’ancien technicien d’Arles-Avignon a vécu la fin de l’âge d’or de l’équipe féminine. Avec un quart de finale de la Ligue des champions, six saisons (2013-19) à contester l’hégémonie de Lyon et du Paris SG, à recruter des joueuses étrangères notamment les Suédoises : Jakobson, Sembrant, Blackstenius

    Jean-Louis Saez est le fils de deux figures de Montpellier. Son père Louis, décédé à l’automne, était l’un des amis de la première heure de Louis Nicollin. Sa mère Jeanine s’est occupée du centre de formation à sa création. Ils avaient accompagné les premiers jeunes au centre de formation.

    L’ex-directeur sportif (59 ans) a été rappelé au chevet d’une équipe au bord du précipice début mars. Pour remplacer Yannick Chandioux, en panne de solutions à la tête d’une équipe reconstruite autour des premières joueuses issues du centre de formation. Une équipe sans expérience, privée de cadres partis à l’intersaison.

    Jean-Louis Saez, créateur du centre de formation de la section féminine, a redonné confiance à ses jeunes joueuses. Pour les encadrer, il a fait appel à Marion Torrent. Figure emblématique de Montpellier (34 ans), et ancienne internationale (48 sélections), elle avait mis sa carrière entre parenthèses pour accueillir son premier enfant.

    L’ancienne joueuse de l’équipe de France, proche de Corinne Diacre, a repris sa place dans l’équipe. Et ses responsabilités de capitaine et de cadre à un poste de milieu de terrain.

    Ces deux figures de la Paillade : Saez et Torrent ont mêlé leur destin pour sauver Montpellier. Ou plutôt pour le préserver au plus haut niveau et assumer la mission d’une vie. Selon une vieille recette de la Paillade qui vit ses derniers jours.

    À l’aube du siècle, Louis Nicollin avait créé la première section féminine d’un club professionnel. Deux titres de champion, trois victoires en Coupe de France : l’ancien président de Montpellier, décédé en juin 2017, avait très vite trouvé la recette du succès en recrutant les meilleures joueuses. Et en formant d’autres éléments prometteurs comme Karchaoui, Torrent…

    Récompense de son investissement et de son implication dans le foot féminin : Montpellier avait été l’une des villes hôtes de la Coupe du monde en 2019. Un vrai échec et vrai tournant pour le football féminin français.

    Prise dans la tourmente de la crise des droits télé et d’une profonde crise financière, au lendemain de la relégation de leur équipe en Ligue 2, la famille Nicollin avait vendu la section féminine à un à Crux Football, dirigé par l’ancienne internationale néo-zélandaise Bex Smith. le 1er octobre.

    Dépourvu d’expérience, le nouveau propriétaire n’a jamais réussi à imposer sa marque de fabrique. Débordé, il s’est résolu à rappeler Jean-Louis Saez comme on fait un pas vers le passé pour assurer l’essentiel et la survie. La reconstruction attendra. Pour le moins jusqu’au 6 mai.

  • Un gisement très rare d’œufs de dinosaures

    Un gisement très rare d’œufs de dinosaures

    C’est une découverte extraordinaire ! », se réjouit Alain Cabot. Ce géologue de formation, passionné de paléontologie, a fondé il y a 30 ans le Musée-parc des dinosaures de Mèze après avoir mis au jour, dans cette pinède de 6 hectares, des œufs de dinosaures. « Depuis, nous trouvons des pontes comportant quelques œufs : 4, 5, 6… maximum 10 », explique Alain Cabot.

    Lors d’une nouvelle campagne de fouilles lancée en octobre dernier, « je suis passé sur une zone où j’ai trouvé de la coquille partout au sol. J’ai fait un premier sondage et j’ai découvert un nid de 8 œufs. En continuant à creuser, j’ai trouvé une aire de ponte contenant plus d’une centaine d’œufs de dinosaures ! Et j’ai déjà commencé à regarder à côté, il y a encore des coquilles partout… Ce qui veut dire que cette zone à œufs s’étend peut-être sur plusieurs centaines de mètres et qu’il pourrait y avoir plusieurs centaines d’œufs », s’enthousiasme le directeur.

    Une concentration exceptionnelle qui fait rentrer le site de Mèze « dans la cour des grands ». « On a deux ou trois gros gisements sur la planète, en Argentine, en Chine… Dans le sud de la France, on trouvait pas mal d’œufs de dinosaures, mais là on passe à un niveau supérieur. On se retrouve à la tête d’un gisement qui, avec le reste de ce qui a été trouvé dans le sud de la France, est en train de devenir un des plus gros du monde », estime le scientifique.

    Visites guidées sur le site

    Le gisement de Mèze date du crétacé supérieur, « de -75 à
    -66 millions d’années, ce qui signifie que nous avons les tout derniers dinosaures avant et pendant l’extinction
     ». Les œufs retrouvés sont, « pour les trois-quarts, des œufs de gros dinosaures herbivores, long cou, longue queue, quatre pattes, qu’on appelle titanosaures. Ils mesurent 15 à 17 mètres et pèsent une vingtaine de tonnes », décrit Alain Cabot. Leurs œufs, dont la taille oscille « entre le ballon de hand et le ballon de football », sont ronds « alors que les carnivores, eux, pondaient des œufs oblongs ». Ce sont ces œufs ronds qui ont été retrouvés en abondance, pour certains non éclos. « Cet automne, on les passera au scanner et on verra si, chose rare, il y a un embryon à l’intérieur », livre le spécialiste. Cela permettrait de confirmer scientifiquement qu’il s’agit bien d’œufs de titanosaures. Car pour l’instant « on se base sur le fait qu’en Argentine, ils ont trouvé le même type d’œufs que nous avec un embryon qu’ils ont pu attribuer au titanosaure ».

    « Il va falloir deux ou trois ans pour étudier une découverte comme ça », estime le directeur du musée. En attendant, les visiteurs, eux, ont déjà pu découvrir ce trésor grâce à des visites commentées organisées, durant les vacances scolaires (tous les jours à 15h30, jusqu’au 3 mai), par Alain Cabot lui-même. « Par la suite nous allons réfléchir à une solution pour que les gens aient accès au site sans que j’aie besoin d’être présent. Nous installerons peut-être un écran avec des commentaires explicatifs. »

  • Contre la misère, le SPF entend « mondialiser la solidarité »

    Contre la misère, le SPF entend « mondialiser la solidarité »

    La scène internationale est marquée par de fortes turbulences ces dernières années, en témoignent les discours bellicistes qui fleurissent à tout bout de champ. À cela s’ajoutent les catastrophes naturelles, amplifiées par le dérèglement climatique – cyclone Gezani à Madagascar en février 2026, ouragan Melissa aux Caraïbes fin 2025 – plongeant une partie non négligeable de la population dans la précarité. Alors, comme chaque année, le Secours populaire français (SPF) lance sa grande campagne du Printemps de la solidarité mondiale. L’occasion de communiquer sur les différentes actions que l’association mène à l’international, une facette à laquelle le grand public est encore peu habitué. « Le SPF consacre chaque année 10 millions d’euros pour l’international. Nous sommes capables de déclencher une aide sur trois jours pour répondre à l’urgence. On envoie de l’argent au national et des équipes sur le terrain font des constats pour que la redistribution aille à l’essentiel », détaille Gilles Loison, secrétaire fédéral, chargé de la solidarité mondiale au SPF.

    Le SPF met également en avant ses projets d’aide au développement durable, réalisés avec 200 partenaires dans 60 pays. La fédération héraultaise apporte elle aussi sa pierre à l’édifice : en 2025, cette dernière s’est engagée avec l’association togolaise Métis-France-Togo. « L’objectif est de favoriser la formation professionnelle des femmes en situation de précarité à la couture », poursuit Gilles Loison. Le SPF34 financera jusqu’en 2027 la création d’un atelier d’apprentissage à hauteur de 10 000 euros par an.

    Panneaux solaires à Cuba

    Des projets concrets pour sortir des personnes de la misère. Cette année, le SPF a voulu mettre en lumière deux actions prioritaires à destination de pays présents sur le devant de la scène internationale mais pour de mauvaises raisons : le Liban – dont la population civile est bombardée par le gouvernement israélien – et Cuba, sous embargo total des USA. Dans le pays du Cèdre, le SPF a noué un partenariat avec l’association Offre Joie. « L’objectif principal de l’association est la collecte de fonds et de l’envoyer sur le terrain. Nous avons par exemple construit un centre à Beyrouth en 2024 capable d’accueillir 1 000 personnes et de leur offrir trois repas par jour », présente Amin Faraj, représentant d’Offre Joie France. Cet avocat s’est par ailleurs rendu à Beyrouth et a été témoin de la situation dramatique dans laquelle se retrouvent des familles de civils. « Aujourd’hui, plus d’un quart de la population libanaise est sans logement. Certains dorment dans des voitures, des tentes, sur la plage », poursuit Amin Faraj, montrant l’urgence de la situation. Des graines de Cèdre sont mises en vente par le SPF afin de financer des projets avec Offre Joie.

    Les Libanais ne sont pas le seul peuple à souffrir des velléités expansionnistes de petits dirigeants autoritaires obsédés par leur nombril. De l’autre côté de l’Atlantique, ce sont les Cubains qui sont les victimes collatérales d’un blocus décrété par les États-Unis et amplifié par Donald Trump depuis janvier. « Je suis allé à Cuba en novembre. On voit les effets de 60 ans de blocus : les maisons tombent en ruine, le réseau d’eau potable est lamentable, ce qui fait qu’il est très rare de pouvoir boire du café le matin. Il y a des pannes de courant de façon aléatoire, les poubelles traînent car les camions n’ont pas assez d’essence pour les ramasser », décrit Jacques Linares, de l’association Cuba-France-Cuba, louant « la résilience des Cubains qui se débrouillent seuls ». Notamment face aux pénuries d’énergie, qui sont foison dans le pays. Le SPF lance donc une campagne afin de financer 1 000 panneaux solaires, installés dans des structures de soins collectives ou des écoles.

  • [Lecture] Victor Hugo disait que le Diable était la nuit de Dieu

    [Lecture] Victor Hugo disait que le Diable était la nuit de Dieu

    Il y a cent ans, le Diable naissait sous le soleil noir (oxymore nervalien), surgi de la plume de Georges Bernanos, qu’obsède la lutte d’un saint contre l’esprit du Mal. Bernanos, en lequel l’un de ses contemporains voyait, suite aux convulsions de la guerre, un romancier capable de faire résonner, tel un coup frappé sur l’airain, la déchirante angoisse d’un abbé aux prises avec le Malin. C’est ce dernier qui fait son grand retour dans les nouvelles que nous vous présentons aujourd’hui, mais pour parvenir à ses fins, il a choisi d’apparaître, là où on ne l’attend pas. Son qualificatif de « Malin » n’est-il pas synonyme de rusé, d’habile, d’ingénieux ? Il peut donc se trouver dans une boîte apparemment vide, et piéger les plus méfiants des mortels.

    N’oublions pas que Jésus de Nazareth, en personne, a failli se laisser tenter, avant de demander à Satan de se retirer. Ne vous croyez surtout pas protégés, quel que soit le pays que vous habitez, car, réfugié apatride depuis que Dieu l’a déchu de sa nationalité céleste, le Diable possède le don d’ubiquité, l’art du « trans », et colonise, à lui seul, les esprits, même ceux qui se croyaient à l’abri de l’Enfer… Nous ne pouvons pas, à notre grand regret, donner à chacun des neuf auteurs la part d’éloges qu’ils méritent, mais tous ont réussi le coup de force de ne jamais faire tomber les lecteurs dans l’ennui. À leur qualité d’écrivain, s’ajoute leur foisonnante imagination. Et à leur 20/20 s’ajoute la mention 666, nombre biblique de la Bête…

    Séguier, 20 euros

  • [Chroniques Méditerranéennes] Corse… ici aussi

    [Chroniques Méditerranéennes] Corse… ici aussi

    Pour beaucoup, la Corse est d’abord une histoire familiale, faite de filiations, de villages d’origine, de trajectoires entre l’île et le continent. Elle vit dans les récits, les habitudes, les traditions, une manière d’être au monde qui dépasse la seule géographie. Mais cette transmission reste partielle : une langue souvent entendue plus que maîtrisée, une culture héritée sans toujours être pleinement vécue.

    Ce parcours, je le connais. Née à Marseille de deux parents corses, j’ai grandi avec cette présence constante de l’île. Du côté de mon père, mon grand-père était Corse du Panier. Du côté de ma mère, mes grands-parents sont nés en Corse, lui du Cap Corse, elle du sud. La Corse a donc toujours été présente. Elle a toujours été là, transmise, racontée, vécue.

    Le lien est fort, évident, sans relever du folklore ni d’une simple attache sentimentale.

    Grandir ailleurs, c’est entretenir un rapport à la fois proche et distant avec l’île. Une terre que l’on connaît bien sans en partager pleinement le quotidien, mais à laquelle on reste profondément attaché.

    Cela pose forcément une question : que signifie être Corse lorsque l’on n’y est pas né, lorsque l’on n’y vit pas en permanence ? La réponse tient sans doute dans l’essentiel : l’identité ne se limite pas à un territoire, elle se construit aussi dans la transmission, les pratiques culturelles ou l’engagement. À Marseille, la présence corse participe depuis longtemps à la vie sociale et associative et prouve qu’une identité peut vivre au-delà de ses frontières.

    Être Corse ailleurs c’est faire vivre ce lien, simplement, sans jamais le perdre. Grandir entre deux identités n’est donc pas selon moi une contradiction mais une richesse. D’où que l’on vienne.

  • [Travailleur de demain] Luis Araujo Da Costa, cador du codage

    [Travailleur de demain] Luis Araujo Da Costa, cador du codage

    Un attrait pour la machine né bien avant l’âge de coder. Luis Araujo Da Costa, vice champion de France des WorldSkills 2025 dans la catégorie « Solutions logicielles en entreprise », dit hériter son goût pour l’informatique de sa plus tendre enfance, déjà magnat des écrans en classe de primaire. « Petit, quand je rentrais de l’école, j’allais sur l’ordinateur de ma mère puis je me mettais à bidouiller des trucs. Ça m’amusait », raconte le jeune homme, comme une évidence. Et le passage au collège n’aura pas eu raison de cette passion précoce. « On a commencé à utiliser Scratch [langage de programmation graphique à but éducatif, utilisable sur le logiciel du même nom, Ndlr] en classe. J’y ai passé des heures, peut-être 10 par semaine en dehors des cours, dès la primaire puis j’ai continué au collège, se souvient-il. C’est là que j’ai commencé à apprendre à créer des sites web, ce genre de truc, ça me plaisait. » Comme un hobby donc, qu’il traîne jusque sur les bancs de l’Université Côte d’Azur, où il suit désormais une licence 3 MIAGE (Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises). Ce qui lui plaît dans l’informatique : mettre sa créativité au service de la résolution de problème. « On est constamment confronté à de nouvelles problématiques et nous avons tous notre façon de les résoudre, s’enthousiasme-t-il. Chacun peut venir avec son idée et c’est vraiment quelque chose que j’apprécie. Tester les différentes options, voir ce qui marche le mieux, c’est ce que j’aime le plus. »

    Viser la lune

    Passé par un BTS, qu’il qualifie de « petite erreur de parcours », Luis espère obtenir un ticket pour entrer l’an prochain à l’Ensimag, école d’ingénieur à Grenoble spécialisée dans l’informatique et les mathématiques appliquées. « En général, le parcours classique c’est plutôt d’aller en classe préparatoire puis de passer les concours pour entrer en École, détaille-t-il. Mais certaines permettent de rentrer avec un bac +2. J’ai choisi le BTS, conseillé par mes parents, car ça permettait de directement travailler si jamais je ne voulais pas poursuivre. Malheureusement, j’ai voulu continuer et l’école m’a refusé l’an dernier ». Le jeune informaticien retente donc sa chance cette année, l’occasion, peut être, de se sentir un peu plus « challenger ». Car que ce soit au lycée, dans sa spécialité NSI qu’il a jugé « un peu trop simple », ou lors de son BTS au cours duquel « il a toujours été premier », Luis a souvent constaté qu’il « était bon en informatique », sans jamais savoir « à quel point ». « C’est aussi pour ça que j’ai voulu tenter ma chance aux WorldSkills, pour voir ce que je valais au-delà de ma classe. Participer à une compétition des métiers au niveau national me permettait d’avoir un vrai point de comparaison », retrace-t-il. Exigeant, il ne souhaite pas se contenter de la deuxième place obtenue en octobre. « Ça s’est joué à vraiment pas grand-chose et je dois Reconnaître que les résultats m’ont un peu déçu », se désole-t-il. Pas question d’en rester là donc. Luis tentera sa chance aux WorldSkills mondiaux, organisés à Shanghai dans cinq mois. « Cette fois je compte vraiment bien me préparer, pour être sûr de pouvoir donner le meilleur de moi-même », promet-il. Verdict en septembre.

  • Les parents dénoncent une classe de maternelle à 30 enfants à Garde-Colombe

    Les parents dénoncent une classe de maternelle à 30 enfants à Garde-Colombe

    Trente, c’est trop ! » Plusieurs parents et enseignants ont manifesté ce jeudi matin à 7h30 devant l’école Henri-Audibert de Garde-Colombe pour dénoncer le sureffectif de la classe de maternelle, qui comptera trente élèves à la rentrée 2026. Face à cette situation, les parents d’élèves réclament l’ouverture d’un quatrième poste au sein du personnel éducatif. Selon eux, avec un effectif de trente élèves regroupés en une classe, de la petite à la grande section, l’école présente le sureffectif le plus important des Hautes-Alpes. Or, depuis 2020, le ministère a fixé pour objectif de plafonner les classes de grande section à 24 élèves maximum. Le sureffectif, déjà présent en 2025, avait occasionné la mise en service de moyens provisoires.

    Les parents réclament l’ouverture d’un poste

    Les parents d’élèves mobilisés dénoncent qu’à la rentrée 2026, la carte scolaire ne prévoit pas d’ouverture d’un nouveau poste pour l’école, nécessaire selon eux pour assurer de bonnes conditions d’apprentissage compte tenu du nombre d’élèves. « Une classe en sureffectif en maternelle, c’est un risque de tensions pour l’ensemble de la classe, de fatigue excessive et d’épuisement professionnel », dénonce le communiqué paru jeudi. A.F.

  • [1er-Mai] Manosque, les femmes toujours lésées

    [1er-Mai] Manosque, les femmes toujours lésées

    Militants CGT, PCF ou encore LFI étaient rassemblés vendredi à Manosque pour le 1er-Mai. Parmi les raisons de leur colère, l’élargissement des professions autorisées à travailler le 1er-Mai et les inégalités persistantes entre femmes et hommes au travail.

    « Les salariés ne sont pas payés double s’ils travaillent le 1er-Mai. Par rapport aux autres salariés qui ne travaillent pas le 1er-Mai, qui eux sont payés, tu es juste payé de ta journée de travail. Les femmes seront d’autant plus pénalisées qu’aucun service de garde d’enfants ne sera disponible ce jour-là », a déploré au micro Sylvain Miralles de la CGT.

    « Pour la CGT, c’est inacceptable, car au-delà de faire travailler davantage sans salaire, c’est bafouer la lutte des travailleurs, mais c’est aussi piétiner les tombes des morts au combat social, c’est aussi brider les luttes à venir, c’est aussi une régression sociale intolérable et inadmissible », a revendiqué le syndicaliste. Pour lui, le 1er-Mai n’est « pas un jour de fête, mais un jour de lutte », a-t-il insisté.

    « Les métiers d’hommes sont mieux rémunérés. On a des différences d’avancement de carrière liées aux congés maternité », regrette Nadège Bonanno, la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital de Manosque. « On a 81% de femmes à l’hôpital de Manosque, mais 86% de femmes en CDD », ajoute-t-elle. « Il y a une grande précarisation des femmes à l’hôpital », abonde Sandrine Daumeries, trésorière adjointe de la CGT de l’hôpital de Digne-les-Bains. « Il y a beaucoup plus d’hommes dans les postes à responsabilités, les directeurs », déplore Anne-Laure Collado, secrétaire de la CGT de l’hôpital de Digne.

    Un partage des tâches inégalitaire

    « Il y a un recul dans la mise en place du congé maladie ordinaire. On ne touche plus que 90% de son salaire. Cela touche particulièrement les femmes, puisque cela concerne même les femmes enceintes qui sont en arrêt avant leur congé maternité », regrette Ariane Sedes, cosecrétaire de la FSU 04 et référente académique VSS au rectorat. « Le congé paternité n’est pas suffisant pour qu’il y ait un réel partage des tâches », ajoute-t-elle. Dans l’éducation aussi, les inégalités de genre sont encore marquées. « Les AESH, qui sont des accompagnantes essentielles pour les enfants en situation de handicap, subissent des temps partiels imposés et sont contraintes de toucher des salaires très bas », déplore Ariane Sedes.

    Léa, militante au collectif féministe départemental qui travaille auprès d’enfants dans un centre social de Forcalquier, constate ces inégalités au quotidien. « Je vois beaucoup de familles monoparentales. C’est compliqué de trouver un mode de garde pour les mamans qui travaillent la nuit. Elles ne peuvent pas évoluer au niveau de leur carrière », regrette-t-elle. « J’ai surtout des mamans divorcées qui gèrent en majorité les enfants. En plus, en ruralité, elles ont des problèmes de déplacement qui s’ajoutent. »

    « Il y a toujours des inégalités dans le monde du travail, des écarts de salaire et des différences d’évolution de carrière », alerte Marie-Thérèse Fraboni du collectif Femmes 04 contre la guerre, qui lutte contre « la politique de Macron d’embrigader et militariser la jeunesse ».

    Les femmes françaises gagnent en moyenne 21,8% de moins que les hommes hors emplois publics, selon les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique. Cet écart ne s’est réduit que de 0,4 point en 2024, contre 0,9 point par an en moyenne de 2019 à 2023. À ce rythme, il faudrait 54,5 années avant que cet écart moyen ne soit entièrement résorbé. Les écarts de revenus s’élevaient à plus de 6 000 euros en 2024.

  • Le burger de la Nonna chez Casa Mamma

    Le burger de la Nonna chez Casa Mamma

    Une polenta crémeuse

    Commencez par réaliser la polenta, c’est ce qui vous prendra le plus de temps car vous devez la faire refroidir avant de la travailler. à la maison, Nadine vous conseille d’utiliser un paquet de polenta express que vous trouverez dans le commerce et qui fera parfaitement l’affaire. Suivez les instructions mais restez sans cesse devant la casserole pour surveiller la cuisson et éviter que votre préparation se transforme en plâtre, conseil de la Mamma ! Quand vous arrivez en fin de cuisson, n’hésitez pas à ajouter dans la polenta un peu de mascarpone pour lui apporter douceur et onctuosité. Une fois la préparation terminée, étalez-la dans un plat et faites refroidir pour enfin en faire des palets à l’aide d’un emporte-pièce par exemple. Vous pouvez aussi couper des carrés au couteau.

    Un goût inégalé

    Pour la caponata, cuisez les légumes séparément. Pour cela, coupez tous vos légumes en petits morceaux, commencez par faire confire l’oignon dans l’huile d’olive avec un peu de sucre ou de miel si vous le souhaitez. Une fois qu’ils sont prêts, réservez et vous en ferez de même pour chaque ingrédient. Suivi du poivron et ce dans la même poêle. Le poivron va donner du goût à l’huile d’olive et vous pouvez à ce moment-là faire cuire également vos deux gousses d’ail. Enfin les aubergines qui vont s’imprégner des saveurs des légumes cuits précédemment. Mélangez ensuite tous les légumes et ajoutez de la sauce tomate et un peu de vinaigre, Quelques pignons peuvent venir compléter la recette. D’ailleurs en Italie, ils font partie de la recette authentique et traditionnelle. Réservez. Faites frire vos palets de polenta à la friteuse ou dans une poêle avec de l’huile jusqu’à ce qu’ils soient dorés et croustillants. Dans votre assiette déposez un palet de polenta puis la caponata et de nouveau la polenta. Râpez du parmesan et ajoutez une feuille de basilic. Bon appétit.

    Il vous faudra :

    – Un paquet de polenta express

    – Un pot de mascarpone

    – Une aubergine, un oignon, un poivron rouge, 2 gousses d’ail

    – De la sauce tomate

    – Une feuille de basilic frais, de l’huile d’olive, du vinaigre

    – Du parmesan en copeaux

  • [Entretien] « La nature de l’énergie noire reste une grande question de la cosmologie »

    [Entretien] « La nature de l’énergie noire reste une grande question de la cosmologie »

    La Marseillaise : Vous travaillez sur les données fournies par le télescope Euclid, mis en orbite en 2023. En quoi cela consiste-t-il ?

    Pauline Vielzeuf : Nous travaillons sur les données récoltées pendant la première année d’observation. Nous avons un catalogue de galaxies, avec leur position en trois dimensions et nous identifions les endroits où il y en a très peu : les vides cosmiques. Quand nous aurons des catalogues de vides, nous pourrons faire de l’analyse cosmologique et tenter de comprendre ce qu’est l’énergie noire.

    Qu’essaye-t-on de comprendre à son sujet ?

    P.V. : Sa nature. Cela reste une des grandes questions de la cosmologie. Pour l’instant, son existence est supposée pour expliquer l’expansion accélérée de l’Univers mais nous ne savons pas d’où elle vient. Il y a plusieurs hypothèses. Cela pourrait être une constante -c’est comme ça et nous ne savons pas l’expliquer-, ou être causé par un fluide que nous n’arrivons pas à détecter. Cela pourrait aussi être un problème avec la théorie de la relativité générale qui devrait être corrigée à certaines échelles.

    L’an dernier, la collaboration Desi a publié des premiers résultats semblant montrer que l’énergie noire ne serait pas une constante…

    P.V. : Effectivement. Si c’était confirmé, cela remettrait en question ce que l’on considère depuis des décennies. Mais si nous considérions que l’énergie noire était une constante, c’est parce que nos mesures n’étaient pas assez précises. C’est en train de changer. Et avec Euclid, nous essayerons de préciser cette variation.