L’Après se construit maintenant dans l’unité à La Seyne

Après avoir largement expliqué, dans notre édition du 23 septembre, les raisons qui les amenaient à quitter la France insoumise avec une dizaine de leur coreligionnaires, c’est à la conférence de presse de L’Alliance pour la République écologique et sociale (L’Après), le mouvement de Clémentine Autain, que nous retrouvons les deux anciens animateurs locaux des insoumis.

« On avait dit qu’on allait se réinventer ailleurs, c’est aujourd’hui chose faite », confirme sobrement Hervé Fechino. Et de poursuivre : « Nous voulons rester le trait d’union du rassemblement parce que la gauche ne peut pas se désunir pour battre la droite et l’extrême droite. » Et cela en continuant à s’appuyer sur le programme du Nouveau Front populaire.

Une dynamique inchangée que les militants souhaitent continuer à faire vivre à La Seyne, pour les municipales, afin « de redonner confiance à l’électorat de gauche ».

« On a démissionné pour favoriser cette union, c’est bien pour cela qu’on se reconnaît tout à fait dans les termes d’Alliance pour la République écologique et sociale », précise Isabelle Renier.

Mais attention, rappelle-t-elle, « pas une union à n’importe quel prix, on n’acceptera pas les Macron-compatibles, c’est-à-dire Place publique ».

L’union pour battre la droite et l’extrême droite

C’est de cette façon que L’Après souhaite peser dans les rencontres avec les autres partis de gauche. En attendant, le mouvement dénonce le démantèlement des services publics en France et, bien sûr, dans le Var. Avec les fermetures de bureaux de poste et le désengagement de l’État dans les hôpitaux, comme à Hyères ou Draguignan. Sans compter la précarisation massive des travailleurs, notamment dans le tourisme et le BTP, comme l’explique Laurent Gilbert.

Et de continuer : « Pendant ce temps, le Rassemblement national avance masqué, instrumentalisant la colère sociale pour imposer son projet de division et de régression. »

Face à cette situation, L’Après 83 propose la voie de l’unité et de la rupture. « Nous refusons de nous résigner, de laisser le Var et la France se faire broyer entre les mâchoires du piège présidentialiste. » Les militants défendent donc un projet social, écologique et démocratique pour les municipales de 2026.

Dans lequel il s’agit, par exemple, tout à la fois de s’opposer à la spéculation des promoteurs pour lutter contre la pénurie de logements et en les rendant plus accessibles, tout en s’opposant aux « grands projets inutiles » et à « la bétonisation du littoral ».

Pour ce qui est des transports en commun, les militants rappellent que le Bus à haut niveau de service (BHNS) ne doit pas se faire au détriment du tramway, seul capable de répondre aux besoins de la métropole.

Et de conclure : « Nous refusons l’idée de gauches irréconciliables étant donné que les divisions ne profitent qu’à nos adversaires. Et tendons la main à tous les partenaires du Nouveau Front populaire. »

On ne voit pas trop ce qui pourrait faire obstacle à l’union. Si ce n’est, ce qui est complètement impensable, le refus de reprendre la ville.

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