Corinne Diacre, nouvelle guide des Marseillaises

La fumée blanche est apparue dans le ciel marseillais, lundi, pour annoncer l’élection du « nouveau Pape » des Marseillaises.

Après avoir fait les beaux jours de son club de cœur Soyaux (2010-2013), avant d’être la première femme à diriger une équipe professionnelle masculine avec Clermont (2014-2017), puis d’apporter un souffle nouveau à l’équipe de France féminine (2017-2023), Corinne Diacre (51 ans) relève aujourd’hui un nouveau challenge en reprenant les rênes de la formation phocéenne. « Je ne sais pas si l’OM ça ne se refuse pas, en tout cas, je ne l’ai pas fait. Le projet était tellement intéressant qu’il était difficile de refuser », souligne-t-elle, mercredi, à l’occasion de sa présentation officielle devant la presse. La Nordiste fait son retour deux ans après avoir mis un terme à son aventure tricolore. Cette pause lui a permis de « beaucoup se reposer » avec le besoin d’avoir « un temps de digestion parce que la sortie n’a pas été simple ».

Désormais revigorée, l’ancienne capitaine des Bleues (121 sélections) en a profité pour clairement exposer l’objectif qu’elle se fixe à la tête du groupe olympien. « On vise le maintien dans un premier temps, parce que c’est ce qui va nous permettre aussi au projet d’évoluer dans le temps. Je sais pertinemment que l’équipe professionnelle ne peut survivre sans des jeunes formés au club. Si on ne fait que recruter des joueuses étrangères, on perd notre identité, notre ADN. Et je crois qu’à Marseille, si je ne me trompe pas, on est attaché à cette identité », poursuit la successeure de Frédéric Gonçalves, puis de Dalin Anrifani, l’adjoint qui a assuré l’intérim sur le banc provençal. Son investissement a permis aux Marseillaises de décrocher leur première victoire en championnat, samedi dernier sur la pelouse de Saint-Etienne (0-4). « Je tiens à le féliciter pour ces trois points très précieux. Il finit sur une bonne note », souligne Corinne Diacre.

Du maintien en Arkema

à la Ligue des Champions

Elle estime que ce succès inédit a « favorisé la passation de pouvoir » avec celui qui récupère sa place d’adjoint. « J’ai rencontré toutes les joueuses lundi, elles avaient toutes le sourire. J’arrive dans des conditions optimales. J’ai dit que mon arrivée allait mettre en place quelque chose de nouveau. Maintenant, il y a un passé et tout n’est pas à jeter. Il y aura certainement des évolutions. Dans quels domaines ? Je ne sais pas encore, j’observe pour le moment. Je m’appuie sur l’existant en apportant ma petite touche sur le terrain », développe celle qui a été la première femme à avoir obtenu le brevet d’entraîneur professionnel de football.

Ambitieuse, à l’instar du projet porté par Stefano Petruzzo, directeur général de la section féminine, elle compte « essayer de qualifier les Marseillaises pour la Ligue des Champions ». « On m’a recruté pour ma rigueur et mon exigence. J’espère ne pas trop avoir changé », martèle Corinne Diacre, qui sera fixée samedi (15h), lors du déplacement à Rodez, dans le cadre du deuxième match de la Coupe de la Ligue LFFP.

La refonte du projet marseillais vu par Petruzzo

Après avoir changé de nom, recruté de nouvelles joueuses, trouvé un nouveau stade pour les accueillir et plus récemment mis la main sur un nouvel entraîneur, quelle est l’étape suivante du projet des Marseillaises ? « On veut avoir de bons résultats chez les pros et continuer à former nos joueuses », insiste Stefano Petruzzo, directeur général de la section féminine. « On a une base sur laquelle travailler. Le stade par exemple, on a fait deux matches à la maison et on veut améliorer l’expérience pour les supporters, parce que ça doit être un bon moment de célébration. Sur le sportif, la suite avec Corinne, c’est de gagner plus de matches. Sur la formation, on veut le label centre de formation. On veut améliorer toutes nos structures », ajoute-t-il.

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