Qu’est-ce qui est emblématique à Nantes ? La biscuiterie et le Grand éléphant fait de bois et d’acier arrivent sûrement en tête. Mais il y a aussi le Football Club et son mythique antre de la Beaujoire. Nicolas Chabot connaît parfaitement les lieux, en tant qu’enfant de la ville et ancien salarié du FCN. Le néo-entraîneur des Marseillaises retrouve, ce vendredi (21h), son ancien club à l’occasion du lancement de la 7e journée de Première Ligue. Le technicien de 32 ans a développé sa carrière de coach chez les Canaris, au cours des dix dernières années.
Après avoir été un joueur de niveau régional, Chabot a vite basculé vers le banc de touche. À 15 ans, il coachait déjà dans son village avant de passer à la vitesse supérieure. Diplômé en Staps, à l’Université de Nantes, le natif de Rezé entre au FCN en 2014. « Je suis rentré dans le cadre d’un stage. À l’époque, Michel Der Zakarian et Bruno Baronchelli étaient à la tête des pros. J’ai intégré les catégories de jeunes chez les garçons et j’ai grimpé un peu chaque année jusqu’à temps d’avoir mon premier contrat à Nantes. »
Ce dernier est signé en 2020 et Nicolas Chabot obtient une double casquette entraîneur de l’équipe réserve féminine et des U13 garçons. Couvre-chef qu’il va garder jusqu’au printemps 2023, moment où Oswaldo Vizcarrondo, coach de l’équipe première, voit son rôle évoluer. « On est sur une fin de saison où je crois que ça ne se passe pas très bien chez les hommes. Moi je travaillais à l’époque avec l’équipe réserve, mais ça se passait plutôt bien. Finalement, le club ne veut pas tout bouleverser, donc ils font un appel en interne. C’était aussi une demande des joueuses que je puisse basculer, que ce ne soit pas un nouveau coach qui arrive », détaille le principal intéressé.
Finalement, Nicolas Chabot est resté trois années avec cette équipe, obtenant la montée dans l’élite dès la première saison, avant de finir 7e puis 4e de D1 par la suite. Son développement personnel s’est fortement accéléré, tout comme celui de son groupe. L’exercice 2025-2026 a été la cerise sur le gâteau. « Oui, je pense qu’on a été dans la bataille pour la 3e place pendant longtemps, mais le PFC a été plus régulier que nous sur la saison. On a tiré le maximum du groupe qu’on avait par rapport aux conditions dans lesquelles on était. Avec les possibilités d’action qu’on avait, je sentais que c’était difficile de faire mieux. C’est ce que j’avais aussi dit à ma direction à Nantes, on était arrivé au bout de notre potentiel », explique celui qui a remporté le trophée d’entraîneur de l’année, la saison dernière. À Marseille, l’expatrié poursuit le bon travail effectué.

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