Tag: Olympique de Marseille

  • Les internationaux de l’OM à l’heure de la trêve

    Les internationaux de l’OM à l’heure de la trêve

    Matches amicaux, Ligue des Nations ou encore éliminatoires pour la CAN 2027, les Marseillais ont répondu à l’appel de leur sélection pour cette première trêve de la saison. Près de 3 semaines loin des Bouches-du-Rhône pour 23 joueurs, des moins de 16 ans aux A. Parmi eux, plusieurs éléments de l’équipe première mais aussi des jeunes à fort potentiel.

     Amine Gouiri

    et Himad Abdelli (Algérie)

    Ils sont deux Olympiens à rejoindre la sélection algérienne pour cette phase de qualifications à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Amine Gouiri et Himad Abdelli ne joueront que deux matches, contrairement à leurs coéquipiers en club. Après une Coupe du monde décevante – élimination au 2e tour par la Suisse (2-0) –, les Fennecs ont un nouveau sélectionneur en la personne de Brahim Hemdani. Comme Zidane, il effectuera ses deux premières rencontres avec son pays. La Zambie viendra, vendredi à 20h, à Tizi Ouzou, avant un déplacement mardi prochain, à Bujumbura, capitale du Burundi.

     Pierre-Emile Højbjerg (Danemark)

    Cette fenêtre internationale verra Pierre-Emile Højbjerg voyager entre Copenhague, Oslo et Cardiff. Quatre matches sont au programme de la sélection danoise en ce début d’automne. Absents à la Coupe du monde, les Danois souhaitent remonter la pente. Ils commenceront ce jeudi en Norvège avant d’accueillir par deux fois, le Pays de Galles (dimanche) puis le Portugal (jeudi prochain). Le dimanche 4, ils se déplaceront en terres galloises pour leur quatrième rencontre de Ligue des Nations. Après cette série, ils y verront plus clair dans le groupe 4 de la Ligue A.

     Derek Cornelius (Canada)

    Aperçu par bribes depuis le début de la saison, Derek Cornelius reste un maillon important de la défense canadienne. L’équipe du sélectionneur américain Jesse Marsch effectuera trois matches face à des nations du continent américain. Deux affrontements à domicile, pour commencer, les samedis 26 septembre et 3 octobre. Le Chili débarquera à Toronto avant que le Pérou ne pose ses valises à Montréal. Ensuite, un derby aura lieu à Minneapolis puisque Canadiens et Américains se joueront pour un nouveau match amical (mardi 6 octobre).

     Nayef Aguerd (Maroc)

    Lui aussi retrouve sa sélection, mais parce qu’il était blessé toute la fin de saison dernière. Nayef Aguerd a vécu la Coupe du monde sur son canapé suite à une tenace blessure à l’aine. Pour ce rendez-vous automnal, lui aussi aura deux rencontres à jouer dans ces éliminatoires pour la CAN 2027. Ce vendredi, contre le Gabon, les Marocains lancent leur campagne de qualification. Suivra ensuite un déplacement abordable en Afrique du Sud, pour y affronter le Lesotho (mardi 29). De quoi permettre au défenseur de retrouver ses compatriotes en douceur.

     Antoine Valero et Milan Leccese (France U19)

    Dans une liste de haut niveau pour la relève du football français, Antoine Valero et Milan Leccese sont bien à leur place. L’attaquant et le milieu de terrain ont été récompensés de leur bon début de saison avec les U19 et la Pro 2 des Olympiens pour figurer dans un groupe partant en stage en Espagne. Le dernier cité s’est illustré en National 2 avec deux buts en autant de matches, ajoutant deux autres unités et deux passes décisives lors de ses prestations chez les moins de 19 ans. En N2, Antoine Valero a lui aussi marqué à deux reprises réalisant trois rencontres solides à ce niveau. Dans la région de Valence, la génération 2008 des Bleuets affrontera, coup sur coup, l’Allemagne, l’Angleterre et l’Italie. Un programme riche pour les Minots.

  • OM : les larmes de Wilfried Moké à Konya

    OM : les larmes de Wilfried Moké à Konya

    Entre l’OM et la Turquie, l’histoire est loin d’être de tout repos.

    La première confrontation remonte à 1968, en Coupe des villes de foire. Avec Roger Magnusson, les Marseillais s’étaient inclinés 2 – 0 à Smyrne, face à Göztepe, qui devait aussi s’imposer au Vélodrome sur le même score.

    Quarante ans plus tard, l’OM de Djibril Cissé s’inclinait en Ligue des Champions dans l’antre de Besiktas (1-2), en 2007.

    Suivront deux nuls, d’abord à Eskisehir (1-1) puis face à Fenerbahçe (2-2) , lors de la campagne 2012 de Ligue Europa. Eskesehir sera battu au stade Parsemain, alors que Fenerbahçe éliminera l’OM au Vélodrome.

    Le club marseillais s’est déplacé à Konya pour tenter de se qualifier pour la phase finale de la Ligue Europa 2018. Alors qu’ils se dirigeaient vers une défaite, synonyme d’élimination, les hommes de Rudi Garcia arrachaient l’égalisation au bout du temps additionnel, grâce à un but de Wilfried Moké. Le joueur de konyaspor était en larmes en zone mixte. « Je m’en veux ! Il faut que ce soit moi, ancien du PSG, qui envoie les Marseillais en seizième de finale. Je ne me le pardonnerai jamais !» D’autant plus que sur cette campagne, l’OM allait jusqu’en finale.

    Le dernier voyage, à Galatasaray, sera une défaite 2-4, en Ligue Europa 2021/2022, envoyant l’OM en Conférence européenne.

  • [Entretien] Boudewijn Zenden : « Un déplacement en Turquie, c’est toujours très électrique »

    [Entretien] Boudewijn Zenden : « Un déplacement en Turquie, c’est toujours très électrique »

    La Marseillaise : Vous étiez titulaire lors du dernier match de l’OM à Besiktas, lors de la 5e journée de la Ligue des Champions en novembre 2007. Quel souvenir gardez-vous de ce déplacement à Istanbul ?

    Boudewijn Zenden : Un déplacement en Turquie, ce n’est jamais un match comme les autres. Je pense que ça ne vous étonne pas quand je vous dis que c’était exactement comme prévu : là-bas, c’est toujours très électrique. Je me souviens notamment d’un entraînement au stade. Normalement, il est fermé au public, mais il y avait quand même quelques supporters turcs présents. Je ne dirais pas que j’avais peur, mais, en tant que joueur, tu n’as pas forcément envie que l’adversaire puisse voir toutes les idées de jeu que tu prépares pour le lendemain. Sinon, il peut être préparé en conséquence. Et puis, il y avait tout ce qui entourait le match. Je me souviens que des supporters avaient tiré des feux d’artifice toute la nuit dans Istanbul pour nous empêcher de bien dormir. Dès que tu poses le pied en Turquie, tu ressens cette rivalité, cette tension particulière, et ce, bien avant même le coup d’envoi.

    Et à l’intérieur du stade ?

    B.Z. : Plus le moment fatidique approche et plus l’ambiance monte d’un cran. Tu vois progressivement les tribunes se remplir, le bruit augmenter et la pression s’installer. Les supporters turcs sont vraiment très passionnés. Ils me font beaucoup penser à ceux de Marseille, à vrai dire. Quand tu es joueur, une telle atmosphère te transcende. Ça te donne encore plus d’envie, d’énergie et surtout la volonté de réaliser un grand match.

    Vous avez finalement perdu ce match sur le score de 2-1. Comment analysez-vous votre prestation ?

    B.Z. : Je me souviens que c’était un match compliqué. On avait perdu ce match dans les dernières minutes à cause d’un but de l’attaquant Bobo. Le stade vibrait et tous les supporters commençaient à scander son nom. Besiktas a toujours été une équipe redoutable à domicile. À l’époque, ils avaient trois-quatre brésiliens doués techniquement. Et même si notre match face à eux était finalement équilibré, avec de nombreuses occasions manquées de notre côté, ils ont su être plus efficaces cette fois-là.

    Plus globalement, comment avez-vous vécu vos deux saisons passées dans la cité phocéenne ?

    B.Z. : J’ai adoré mon époque à Marseille. Je sais qu’au début, c’était assez difficile, parce que je suis arrivé avec Albert Emon, et on n’était pas bien placés. Je trouvais aussi qu’à ce moment-là, on n’était pas vraiment une équipe qui bossait collectivement, on était assez individualistes. Eric Gerets a construit une équipe qui se battait, qui jouait plus ensemble, et je crois qu’à partir de là, ça allait beaucoup mieux. On a terminé 3e, puis 2e, en passant très proche du titre. On aurait dû gagner la Ligue 1, mais le match clé, c’était quand on avait perdu à domicile contre Lyon à trois journées de la fin. J’aurais tellement aimé remporter ce titre avec l’OM, on était tellement prêts pour cela. Finalement, c’est la saison suivante qu’ils l’ont soulevé. Mais j’étais déjà parti à Sunderland depuis.

    Et sur l’ambiance à Marseille ?

    B.Z. : Mon ami Djibril Cissé, avec qui j’ai joué à Liverpool, m’avait prévenu de l’ambiance à Marseille. J’avais entendu ses histoires, mais il faut le vivre, il faut le sentir. Et je l’ai bien senti ! La popularité de Marseille, la passion des supporters, c’est quelque chose de très spécial. Les supporters m’ont toujours bien accueilli. Je n’ai jamais eu de problème. Je crois qu’ils m’ont bien apprécié. Et c’est réciproque. Je suis revenu au Vélodrome l’année passée avec ma famille. Mes deux garçons ont adoré l’ambiance. Ils ont bien compris pourquoi j’ai joué à Marseille.

  • Il faudra que les Olympiens bossent fort face à Besiktas

    Il faudra que les Olympiens bossent fort face à Besiktas

    C’est une entrée en matière européenne compliquée qui attend le club marseillais.

    En difficulté en championnat avec trois défaites d’affilée avant de recevoir le Paris SG dimanche, l’OM transporte ses soucis d’effectif ce jeudi à Istanbul, pour y débuter face à Besiktas une campagne de Ligue Europa où ses ambitions sont floues.

    Les possibilités réelles de l’OM cette saison et la vraie valeur de son effectif ont d’ailleurs été les grandes questions de l’après-match samedi à Rennes. Marseille s’y est incliné (1-0), comme à Monaco (2 – 0) et contre le Paris FC (3 – 2), et Bruno Genesio a semblé vouloir lancer un appel à sa direction quant aux ambitions d’un club affaibli par un mercato à zéro recrue.

    Au club, on assure pourtant que les inquiétudes de Bruno Genesio sont audibles et que tout le monde reste « pleinement aligné ». Quant à faire un bilan sportif des premières semaines ou de définir des objectifs, ce ne sera certainement pas avant le terrible enchaînement Besiktas-PSG qui attend les Olympiens cette semaine.

    Or, dans ces conditions, le début de la Ligue Europa, que certains dirigeants du club étaient prêts à sacrifier au moment des discussions avec l’UEFA, semble un peu tomber comme un cheveu sur la soupe.

    Car le calendrier est sans pitié pour une équipe toujours privée de Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi, qui donne régulièrement des signes de souffrance athlétique.

    Néanmoins, Bruno Genesio s’est montré positif. « C’est le bon moment pour nous, pour montrer que Rennes était un match d’espoir », a-t-il ainsi confié en conférence de presse. Pour lui, ce face-à-face avec Besiktas, c’est l’opportunité de « continuer à travailler, et garder le lien entre le staff et les joueurs. Il faut montrer aux joueurs que même si seul le résultat compte au haut niveau, nous avons montré des choses très intéressantes ». L’entraîneur olympien qui a surtout confirmé « qu’il y aura un mélange équilibré » dans son onze de départ. Avec en tête qu’il faudra que l’OM bosse fort pour réussir son entrée européenne à Istanbul.

    REPÈRES

    Les supporters marseillais punis

    L’OM sera privé du soutien de ses supporters au stade Tüpras. L’UEFA les a sanctionnés d’une interdiction de déplacement suite à l’usage un peu trop intense de fumigènes, lors de leur dernier déplacement à Bruges, en Ligue des champions. Ce qui n’empêchera pas le stade de Besiktas d’être à guichets fermés.

    Un minot appelé

    Avant de s’envoler pour Istanbul, Bruno Genesio a programmé une séance d’entraînement à La Commanderie. Parmi les joueurs convoqués figurait Antoine Valero, 18 ans.

    Trossard forfait

    Pour le coup d’envoi de sa saison européenne, Vincenzo Italiano pensait disposer de la totalité de son effectif. Mais, à l’heure de la dernière séance d’entraînement, l’international Belge Leandro Trossard a dû jeter l’éponge et est finalement forfait pour la réception de l’OM.

    Michaël Murillo règle ses comptes

    Le défenseur Panaméen, expédié à Besiktas en janvier dernier, a toujours une dent contre Roberto De Zerbi.

    Même si l’Italien n’est plus sur le banc olympien, Michael Murillo a tenu à revenir sur les conditions de son départ, lors de la conférence de presse d’avant-match. « Je crois que tout le monde a compris que j’ai eu un problème avec l’entraîneur, pas avec l’équipe ou le club. C’était personnel, d’une certaine manière, j’ai senti qu’il m’avait manqué de respect. Ils [les dirigeants de l’époque, ndlr] m’ont pratiquement obligé à quitter le club et c’est comme ça que je me suis retrouvé à Besiktas. »

    Il a aussi indiqué son sentiment sur le match d’ouverture de la saison européenne, et les enjeux pour son équipe. « Nous espérons réussir un bon résultat. La saison a très bien commencé pour nous. Nous avons obtenu des résultats importants qui nous ont donné confiance. » Quant à son ancienne, il confie, « j’ai vu la majorité des matches de l’OM. Elle reste une grande équipe avec des joueurs de grande qualité. »

    M.Ga.

  • OM : Genesio face à un scénario déjà vécu par Élie Baup

    OM : Genesio face à un scénario déjà vécu par Élie Baup

    Dur, dur d’être un entraîneur ! Encore plus lorsque l’on s’assoit sur le banc de l’OM, où la pression est permanente et les responsabilités, nombreuses. « C’est un métier sous pression », confie Élie Baup, entraîneur de l’Olympique de Marseille du 4 juillet 2012 au 7 décembre 2013.

    À la tête du club phocéen, le technicien haut-garonnais âgé de 71 ans à présent a remporté 34 de ses 74 matches, soit 45,9% de victoires. « Il y a toujours des hauts et des bas, avec une responsabilité conséquente. Mais c’est vrai qu’à Marseille, tout est décuplé, parce qu’il y a une telle passion, une telle ferveur populaire et une telle attente permanente de résultats. Surtout dans le paysage du football français, on a besoin de voir l’OM sur le podium », explique-t-il.

    Contraintes économiques déjà bien présentes

    Derrière les ambitions sportives, les réalités économiques ont rapidement rattrapé le club dès la première saison de Baup sur le banc, lors de l’exercice 2012-2013. « Il y a eu directement des restrictions. Il y avait de bons joueurs et la masse salariale était conséquente », souligne Baup, conscient du poids financier de l’effectif dont il avait hérité. À l’époque, le salaire moyen en Ligue 1 se situait autour de 45 000 euros bruts mensuels. Cinq Olympiens – Lucho González, André-Pierre Gignac, Steve Mandanda, Mathieu Valbuena et Loïc Rémy – percevaient alors plus de 200 000 euros par mois. « L’équipe avait fini dixième la saison passée et il fallait réduire la voilure. Donc, la première des choses, c’était de vendre des joueurs. Et, à l’intersaison déjà, beaucoup étaient partis », poursuit l’ancien entraîneur de Toulouse, Bordeaux, Nantes et Saint-Etienne.

    Alou Diarra, César Azpilicueta, Stéphane Mbia, Charles Kaboré ou encore Loïc Rémy avaient ainsi quitté Marseille pour de nouveaux horizons. Une situation qui présente de nombreuses similitudes avec celle vécue par Bruno Genesio cette saison. Et le parallèle ne s’arrête pas aux seules contraintes économiques.

    Faire avec moins

    et utiliser les jeunes

    « On n’a pas utilisé beaucoup de joueurs. On a rapidement été dans la gestion limitée de l’effectif. Mais on avait choisi de faire confiance à quelques jeunes qui se sont plus ou moins révélés », raconte Élie Baup, conscient que Bruno Genesio s’appuie sur des joueurs récemment formés au club, comme Keyliane Abdallah, Tadjidine Mmadi, Kelyann Bezahaf ou Kamissoko pour compléter son effectif. À l’époque de Baup, plusieurs joueurs issus de la formation olympienne avaient ainsi intégré la rotation, à l’image de Raffidine Abdullah, Wesley Jobello, Baptiste Aloé, Billel Omrani, Larry Azouni ou encore Najib Ammari. « Je m’étais servi des tours préliminaires pour bâtir une équipe avec un noyau fort de joueurs. Et ça avait marché, puisqu’on avait gagné les six premiers matches en championnat. Mais derrière, comme je savais que j’avais un effectif limité, j’ai choisi de considérer les matches de Ligue Europa comme ceux de Coupe de France. Ces matches me permettaient aussi d’élargir le groupe et de donner leur chance aux jeunes joueurs. L’Europe, quelque part, permet d’évacuer toute cette pression du championnat », estime l’ancien gardien de but du Sud-Ouest.

    Une stratégie qui avait finalement porté ses fruits. Malgré les restrictions économiques, les départs de plusieurs cadres et un effectif limité, Élie Baup avait réussi à hisser l’OM jusqu’à la deuxième place du championnat lors de la saison 2012-2013. De quoi nourrir quelques espoirs pour Bruno Genesio et ses Olympiens.

  • Les supporters entre inquiétude et espoir

    Les supporters entre inquiétude et espoir

    Tic-tac. Une trentaine de supporters attendent devant le centre d’entraînement de l’Olympique de Marseille, ce mercredi, sous un soleil brûlant. Ils espèrent rencontrer les joueurs, une fois leur séance terminée, pour leur demander autographe et photo. « Kondogbia m’a donné son maillot il y a trois ans », se vante un jeune homme, arborant fièrement le drapeau de la Centrafrique, pays d’origine du milieu de terrain olympien. D’autres supporters patientent à l’ombre, assis ou adossés contre un mur tagué aux couleurs de l’OM. Mais ce qu’attendent surtout ces fans, venus des quatre coins de la France, c’est la reprise de l’OM en Ligue 1. Le club phocéen débute le championnat ce vendredi à 20h45 contre Strasbourg. Après « une saison catastrophe », les attentes pour la saison prochaine sont grandes. « J’aimerais qu’on se qualifie en Europe », exprime Angelo, 12 ans, vêtu d’un maillot de l’OM, lunettes de vitesse bleues sur le nez et casquette jaune fluo vissée sur la tête.

    Les impératifs raisonnent aussi dans les discussions et sur les réseaux sociaux. « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre. Dans l’histoire du club, il y a rarement eu deux mauvaises saisons consécutives. Nous venons d’en vivre une », souligne Gilbert Deukmedjian, ancien membre du Club Central des Supporters, la plus ancienne association de supporters de l’OM, qui n’est plus un groupe officiel depuis 2016. « Pour le moment, c’est la grande expectative. ajoute de son côté l’ultra marseillais Thierry Mode, plus connu sous le nom de Titi c’est toi le boss. Les résultats vont dépendre du groupe qui va rester. S’il reste en l’état, je pense que cela peut tenir la route en Ligue 1 », considère-t-il. « Comme à chaque inter-saison, je ne lis pas et n’écoute pas ce qui se passe à l’OM. Mais cette fois, je dois reconnaître que je m’inquiète un peu. Il n’y a pas eu le moindre recrutement », se désole Gilles, supporter de la Vieille Garde Ultra, premier groupe d’ultras français.

    L’absence de recrue inquiète

    À dix jours de la fin du mercato, qui se clôture le 1er septembre, l’Olympique de Marseille n’a en effet recruté aucun joueur. Une première dans l’histoire du club, qui inquiète les supporters. « J’ai peur de la saison qui arrive. On vend tout le monde, on achète personne. Il y a un problème », regrette Adonis, 14 ans, devant les grilles de la Commanderie, pour qui son meilleur souvenir restera une victoire contre l’OL, il y a deux ans. De son côté, Soraya, 50 ans, supportrice de l’OM « depuis toujours », relativise. « Faisons avec l’équipe qu’on a. N’essayons pas encore d’acheter pour acheter et derrière, creuser la dette. Essayons d’être à l’équilibre et après on verra », soutient celle qui se souvient encore des papinades de Jean-Pierre Papin.

    L’attente s’éternisant, deux petits garçons en survêtement du club se réfugient sous l’ombre du seul palmier de l’entrée du centre d’entraînement. « Weah, Weah ! » s’écrient les supporters. La voiture du défenseur phocéen passe mais ne s’arrête pas. Seuls Ange Lago, attaquant réserviste et Jelle Van Neck, deuxième gardien, s’arrêtent pour passer un moment avec leurs supporters.

    Genesio inspire confiance

    Cette saison marque aussi l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc phocéen. Et il a déjà gagné le cœur de certains supporters. « J’ai confiance en Genesio. Il va faire du bon travail, si les dirigeants lui laissent le temps. Cette saison, l’OM paye les erreurs de l’ancienne direction. Il faut faire avec et laisser Genesio travailler », assure Gilbert Deukmedjian. Un sentiment partagé par Thierry Mode. « C’est un très bon entraîneur, qui a déjà réalisé de bonnes choses avec Rennes et Lille. » Mais il est aussi attendu au tournant par certains. « Je dois avouer que j’ai du mal avec Genesio. J’ai le sentiment que l’OM passe d’un extrême à l’autre. J’attends de voir ce que cela peut donner », avance Gilles, de la Vieille Garde Ultra. Malgré une saison « très difficile » l’an dernier, la passion demeure chez les supporters. « En 1993, la ville s’est transformée, elle était bleu et blanc. Il y a un petit bout de tout ça qui est toujours là. C’est aussi pour ça qu’on continue à supporter l’OM, cette ferveur existe toujours », s’émerveille Soraya qui a vécu le sacre européen à Marseille.

    « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre »

  • La force du collectif

    La force du collectif

    L’épilogue de la précédente saison de l’OM a eu lieu sur les pelouses de la Coupe du Monde. Le seul joueur de l’effectif 2025-2026 à faire partie de l’équipe de France était… le milieu de terrain Adrien Rabiot. Celui qui quelques semaines après le début de la saison avait été prié de quitter le club suite à une rocambolesque « altercation » avec Jonathan Rowe… L’OM en a payé l’addition comme on paye les musiciens à la fin du bal. Avec une deuxième partie de saison catastrophique, en roue libre, un avion sans pilote qui naviguait à vue, au fil des matches, en trottinant, parfois même pas. Jusqu’à l’entraîneur, en l’occurrence Roberto De Zerbi qui en arrive à jeter l’éponge. « Vivement que ça se finisse ! », était la phrase la plus récurrente et la plus entendue durant ce chemin de croix.

    Renverser
    la table

    Alors qu’attendre
    de la nouvelle équipe dirigeante de l’Olympique de Marseille ? Tout ! Évidemment. Que le club retrouve des couleurs et avec lui ses supporters. Que ce nouveau départ, qui rabat beaucoup de cartes, permette de souder un collectif, qui à l’instar de Lens contre le PSG lors du trophée des Champions, soit en capacité de renverser la table dans n’importe quel match. Là encore, les difficultés financières de l’OM rendent assez improbable l’arrivée d’une pléthore de joueurs de premier plan d’ici le 1er septembre. Mais ce n’est peut-être pas plus mal d’être acculé à devoir se serrer les coudes, à mouiller
    le maillot et à compter les uns sur les autres plutôt que dans une « individualité » qui ferait la différence à
    tous les coups.
    S’il y a un chemin à suivre, c’est celui du collectif, dont la force est parfois insoupçonnable.

  • Sept Olympiens, deux finalistes et un chèque

    Sept Olympiens, deux finalistes et un chèque

    Alors que la préparation de la nouvelle saison a déjà débuté, sept joueurs de l’Olympique de Marseille n’ont pas encore retrouvé le groupe de Bruno Genesio. Derek Cornelius (Canada), Nayef Aguerd (Maroc), Amine Gouiri (Algérie), Timothy Weah (États-Unis), Quinten Timber (Pays-Bas), Facundo Medina (Argentine) et Gerónimo Rulli (Argentine) étaient engagés avec leur sélection lors de la Coupe du monde 2026. Leonardo Balerdi devait lui aussi faire partie de l’aventure avec l’Albiceleste, mais une blessure à la jambe l’a contraint à déclarer forfait avant le début de la compétition.

    Les sept Olympiens ont tous franchi la phase de groupes. Seuls Quinten Timber et Amine Gouiri, auteur d’un but face à la Jordanie lors du troisième match de poule, ont été éliminés dès les seizièmes de finale. Derek Cornelius et Timothy Weah ont, eux, vu leur parcours s’arrêter en quarts de finale, tandis que Nayef Aguerd et le Maroc ont été battus par l’équipe de France aux portes du dernier carré.

    En finale, Facundo Medina et Gerónimo Rulli étaient les deux derniers représentants marseillais encore en lice. Si le gardien argentin n’a pas disputé la moindre minute du tournoi, son compatriote, arrivé l’été dernier en provenance de Lens, a été titularisé à trois reprises avant de perdre sa place à partir des huitièmes de finale. Il est tout de même entré en jeu à la 70e minute et a donc pu profiter d’un temps de jeu conséquent lors de la finale.

    Plus de 400 000 euros

    grâce à Médina et Rulli

    Grâce à un dispositif de la FIFA qui prévoit le versement d’environ 5 000 dollars par joueur et par jour aux clubs employeurs, sur la période allant du 1er juin au lendemain du dernier match disputé par leur sélection, l’OM devrait ainsi percevoir environ 500 000 dollars, soit près de 437 000 euros, par l’intermédiaire de Facundo Médina et Geronimo Rulli. Toujours bon à prendre.

  • OM : le tandem Genesio-Lorenzi annonce la couleur

    OM : le tandem Genesio-Lorenzi annonce la couleur

    Le mois de juillet est celui des bonnes résolutions dans le football. Et cette année, alors que la reprise verra Strasbourg rendre visite au Vélodrome le 21 août pour lancer la nouvelle saison, l’OM en a plus que de raison. « Nous nous devons de placer le club sur de nouveaux rails, lui redonner sa stabilité et une viabilité économique ». Stéphane Richard, qui est désormais président, a défini le cadre dans lequel son directeur sportif et son entraîneur vont devoir travailler. Conscient que « ce défi n’est pas simple ».

    Travailler avec des bouts de ficelles pour arriver à des miracles, Gregory Lorenzi a démontré qu’il en était capable avec Brest : « J’ai une âme de bâtisseur et lorsque je m’engage, c’est sur du long terme. » Il a pris en main les Tyzefs lorsqu’ils étaient en Ligue 2. « Le projet était progressif et le parcours a été exceptionnel, avec la Ligue des Champions au bout », se souvient-il. Mais avec l’OM, c’est un tout autre challenge qui s’offre à lui. « Il est excitant, mais aussi difficile du point de vue financier. Il faut reconstruire. Cela prendra du temps. Mais je suis motivé », a-t-il confié en conférence de presse.

    Lui est chargé d’alimenter le groupe de nouvelles recrues. Mais aussi de faire rentrer de l’argent frais dans les caisses du club en vendant certains éléments. Les départs de Mason Greenwood et Hamed Traoré entrent dans ce cadre. « Cela ne veut pas dire que tout le monde peut partir. Il faut juste retrouver un équilibre financier. Car l’OM doit rester ambitieux. Il faut juste l’être avec ces contraintes financières. »

    Honneur et fierté

    Bruno Genesio était au courant de la situation lorsqu’il a franchi le Rubicon. Il aurait pu opter pour un nouveau bail lillois, avec à la clef une campagne en Ligue des Champions, « mais j’avais besoin de l’adrénaline que procure un club comme Marseille. Je suis venu en connaissance de cause. Entraîner ici, c’est à la fois un honneur et une fierté », souligne le Gone.

    Il est conscient qu’il s’attaque à une mission compliquée. « Depuis que je suis arrivé, je comprends que l’OM représente beaucoup. Que l’engouement et les attentes sont d’un tout autre niveau que ce qui se trouve ailleurs.»  Les finances serrées ne l’inquiète pas. Celui qui est présenté comme un entraîneur pragmatique compte bien apporter sa contribution à la renaissance sportive olympienne.

    Il ouvre ainsi la porte aux jeunes. « Partout où je suis passé, je leur ai fait confiance. Je leur répète que ce sont eux qui ont les cartes en main et doivent nous donner envie de les faire jouer », précise-t-il. Pour lui, le moment est venu de « trouver la bonne alchimie… et pouvoir aider l’OM à battre ses concurrents directs ».

    Il sait que le moment est venu de tourner une page, dans une période incertaine. Bruno Genesio qui a avoué « avoir trouvé des gens éprouvés, mais qui ont toujours envie de tout donner pour l’OM ». D’où son envie de réussite.

    L’OM en Côte d’Ivoire, sans Pierre-Emerick Aubameyang

    Sitôt terminée la première conférence de presse de Bruno Genesio et Gregory Lorenzi, l’OM s’est envolé pour la Côte d’Ivoire.

    Dans le cadre du partenariat avec le programme d’Etat « Sublime Côte d’Ivoire », un stage de trois jours est au menu des Olympiens. Il se terminera sur un match amical, le premier, face à Yamoussoukro, vendredi.

    Un stage auquel n’a pas pris part Pierre-Emerick Aubameyang. L’attaquant gabonais a pris la direction de La Corogne, qui vient de retrouver la Liga espagnole. L’homme aux 14 buts et 10 passes décisives la saison dernière a obtenu un bon de sortie de la part de ses dirigeants. Il sera le troisième départ de la semaine.

  • Une rentrée de l’OM qui s’annonce très chaude

    Une rentrée de l’OM qui s’annonce très chaude

    Plus le mois de juillet approche, plus les événements vont s’accélérer pour l’Olympique de Marseille. La seconde vitesse a été passée récemment avec le naming du stade, la DNCG, l’arrivée imminente de Stéphane Richard et un mercato qui est dans l’obligation de se décanter. Les prochains jours vont être décisifs pour le club ayant enfin annoncé sa date de reprise d’entraînement.

    Quelle destination pour Mason Greenwood ?

    Les dirigeants marseillais sont fermes à ce sujet, ce sera 55 millions d’euros ou rien pour l’Anglais. Ces derniers jours, Fenerbahce est arrivé avec une offre bien faible, à 30 millions. L’avocat du joueur formé à Manchester United continue de pousser pour trouver un point de chute à son client. Le principal intéressé, lui, espère toujours que l’Atletico Madrid revienne à la charge. Après Getafe, Greenwood se verrait bien rejoindre l’équipe de Diego Simeone. Outre les Madrilènes, l’attrait de l’AS Roma ne lui déplaît pas et la destination est plausible. Les Romains pourraient atteindre le montant demandé, même si eux aussi sont dans l’obligation de vendre, après avoir été sanctionnés par l’UEFA. Malgré tout, ce dossier pourrait être le premier à avoir une issue positive.

    Stéphane Richard arrive

    Alban Juster va quitter ses fonctions. Président intérimaire depuis le départ, cet hiver, de Pablo Longoria, Juster s’apprête désormais à laisser sa place. Cette semaine, le 2 juillet précisément, Stéphane Richard sera officiellement le nouveau président de l’Olympique de Marseille. L’ex-PDG d’Orange a déjà pris ses marques depuis l’annonce de sa nomination le 10 avril dernier. Un impératif, tant le club qu’il va diriger est instable.

    Apparu souvent dans les médias, il a également assisté à l’audience de l’OM au siège de la DNCG. Le 23 juin, un sursis a été donné aux Olympiens avant que, trois jours plus tard, un encadrement de la masse salariale soit prononcé. Pas d’interdiction de transferts, mais le communiqué de la LFP précisait que Marseille devra régler des indemnités de mutation. Par ailleurs, ce même 2 juillet, une conférence de presse sera donnée au CEPAC Vélodrome, à propos du nouveau naming du stade.

    En pré-saison, ce sera

    la Côte d’Ivoire

    Surprise pour la reprise. Le retour à l’entraînement se fera entre le 5 et le 7 juillet pour l’OM. Les Phocéens sont les derniers, en Ligue 1, à avoir annoncé leur redémarrage. Après quelques jours passés à la Commanderie, le club s’envolera pour l’Afrique. Un stage de pré-saison sera organisé en Côte d’Ivoire pour lancer les joueurs vers la saison 2026-2027. C’est la première fois que les Marseillais choisissent cette destination, leur base de supporters est notamment importante dans la patrie de Didier Drogba.

    Avec les décisions DNCG et le début de contrat de Stéphane Richard, il ne fait maintenant plus aucun doute que Bruno Genesio dirigera ce stage de pré-saison en Côte d’Ivoire. Il ne manque plus que l’officialisation.

    Cinq Olympiens encore à la Coupe du monde

    Cinq Marseillais avec 4 nations différentes disputeront les 16es de finale de la Coupe du monde. Facundo Medina et Geronimo Rulli se sont aisément qualifiés avec l’Argentine et affronteront le Petit Poucet cap-verdien. L’Algérie d’Amine Gouiri est aussi monté dans le train et jouera un match ouvert face à la Suisse.

    Quinten Timber aura le droit à l’un des grands chocs de ce deuxième tour. Les Pays-Bas seront opposés au Maroc, demi-finaliste 2022. Le perdant repartira à la maison. Timothy Weah et les États-Unis ont la possibilité de passer un tour supplémentaire avec cette rencontre face à la Bosnie-Herzégovine. Le 8e de finale pourrait être face au Sénégal ou à la Belgique.