Tag: Olympique de Marseille

  • Nicolas Chabot au FC Nantes, histoire d’une vocation

    Nicolas Chabot au FC Nantes, histoire d’une vocation

    Qu’est-ce qui est emblématique à Nantes ? La biscuiterie et le Grand éléphant fait de bois et d’acier arrivent sûrement en tête. Mais il y a aussi le Football Club et son mythique antre de la Beaujoire. Nicolas Chabot connaît parfaitement les lieux, en tant qu’enfant de la ville et ancien salarié du FCN. Le néo-entraîneur des Marseillaises retrouve, ce vendredi (21h), son ancien club à l’occasion du lancement de la 7e journée de Première Ligue. Le technicien de 32 ans a développé sa carrière de coach chez les Canaris, au cours des dix dernières années.

    Après avoir été un joueur de niveau régional, Chabot a vite basculé vers le banc de touche. À 15 ans, il coachait déjà dans son village avant de passer à la vitesse supérieure. Diplômé en Staps, à l’Université de Nantes, le natif de Rezé entre au FCN en 2014. « Je suis rentré dans le cadre d’un stage. À l’époque, Michel Der Zakarian et Bruno Baronchelli étaient à la tête des pros. J’ai intégré les catégories de jeunes chez les garçons et j’ai grimpé un peu chaque année jusqu’à temps d’avoir mon premier contrat à Nantes. »

    Ce dernier est signé en 2020 et Nicolas Chabot obtient une double casquette entraîneur de l’équipe réserve féminine et des U13 garçons. Couvre-chef qu’il va garder jusqu’au printemps 2023, moment où Oswaldo Vizcarrondo, coach de l’équipe première, voit son rôle évoluer. « On est sur une fin de saison où je crois que ça ne se passe pas très bien chez les hommes. Moi je travaillais à l’époque avec l’équipe réserve, mais ça se passait plutôt bien. Finalement, le club ne veut pas tout bouleverser, donc ils font un appel en interne. C’était aussi une demande des joueuses que je puisse basculer, que ce ne soit pas un nouveau coach qui arrive », détaille le principal intéressé.

    Le meilleur coach en 2026

    Finalement, Nicolas Chabot est resté trois années avec cette équipe, obtenant la montée dans l’élite dès la première saison, avant de finir 7e puis 4e de D1 par la suite. Son développement personnel s’est fortement accéléré, tout comme celui de son groupe. L’exercice 2025-2026 a été la cerise sur le gâteau. « Oui, je pense qu’on a été dans la bataille pour la 3e place pendant longtemps, mais le PFC a été plus régulier que nous sur la saison. On a tiré le maximum du groupe qu’on avait par rapport aux conditions dans lesquelles on était. Avec les possibilités d’action qu’on avait, je sentais que c’était difficile de faire mieux. C’est ce que j’avais aussi dit à ma direction à Nantes, on était arrivé au bout de notre potentiel », explique celui qui a remporté le trophée d’entraîneur de l’année, la saison dernière. À Marseille, l’expatrié poursuit le bon travail effectué.

  • Premier gros test lyonnais pour Les Marseillaises

    Premier gros test lyonnais pour Les Marseillaises

    Duel des dernières invaincues du championnat. Les Marseillaises, quatrièmes avec deux victoires et trois matches nuls acquis successivement ces dernières semaines, se déplacent ce samedi (à 21h) sur la pelouse de l’OL Lyonnes, leaders de Première Ligue sur un sans-faute. Ces dernières se sont toujours imposées jusqu’ici avec un minimum de quatre buts d’écart au score final, dont une dernière leçon infligée au Paris Saint-Germain de Sakina Karchaoui, originaire de Miramas. « C’est comme en Espagne avec le FC Barcelone, il y a Lyon d’un côté et le reste de l’autre », compare Nicolas Chabot, entraîneur des Marseillaises. « Quand tu as quasiment dix meilleures joueuses que l’adversaire quand tu joues le match, c’est compliqué. Surtout que leur banc est d’aussi bonne qualité que le onze titulaire. C’est une machine bien rodée », poursuit-il.

    Investissement collectif

    Fortes des expériences qu’elles ont vécues sur ce début de saison, à l’image de la dernière journée contre Fleury avec l’égalisation dans les derniers instants de la partie (2-2), Mathilde Bourdieu et ses coéquipières débarquent dans le Rhône avec « de bons signaux », selon Nicolas Chabot. « On a développé une force de caractère incroyable », souligne Louise Fleury, l’autrice du but crucial le week-end dernier à Turcan, où les entrantes ont apporté un second souffle à l’équipe.

    « Il y a celles qui commencent le job et celles qui le termine. Je ne vois pas de baisse de niveau en changeant les joueuses. C’est une vraie richesse pour nous », se réjouit le technicien marseillais, persuadé que toutes ses joueuses devront se donner à fond pour essayer de contrecarrer les plans lyonnais.

    La rencontre sera diffusée
    au bar «
     Boom »,
    au 21 Rue André Poggioli (Marseille 6
    e)

  • Stéphane Sparagna, le destin contrarié d’un éternel olympien

    Stéphane Sparagna, le destin contrarié d’un éternel olympien

    Symbole d’une jeunesse prometteuse à l’époque où « El Loco » s’asseyait sur sa glacière, Stéphane Sparagna a tourné la page olympienne.

    À 31 ans, le défenseur marseillais, originaire de Saint-Loup (10e), a rejoint en début de saison l’USM Endoume-les-Catalans, en Régional 1. « Mon contrat avec l’OM s’est terminé le 30 juin et je n’ai pas été prolongé », raconte-t-il. Comme Sofiane Sidi Ali ou Kassim Abdallah avant son arrivée au staff du SC Aubagne Air-Bel, Sparagna a joué le rôle de « grand frère » auprès des jeunes de la réserve phocéenne.

    En quête d’un nouveau projet dans le Sud ou à l’étranger, l’ancien joueur de l’Uspeg a été freiné par une fin de saison compliquée. Opéré d’une hernie en mars, il a vu son temps de jeu diminuer. « Cet été, je n’ai finalement pas eu de proposition intéressante correspondant à mes attentes, dans la région ou ailleurs. Dans le Sud, le principal frein était financier et contractuel », explique-t-il, conscient du coût des contrats fédéraux pour les clubs. Un appel de Guillaume Bosca et Taoufik El Faqyh, avec qui il a évolué respectivement au Red Star et à Aubagne, a finalement rebattu les cartes, ouvrant la voie à un nouveau défi sous les couleurs d’Endoume. Des discussions avec Fos-sur-Mer s’étaient auparavant enlisées, le club s’est montré « frileux » sur les aspects médical et financier.

    Sparagna avait aussi été
    en contact avec l’AS Cannes
    de Djamal Mohamed et le SC Toulon, qui l’avait déjà approché la saison précédente. L’ancien Olympien a aussi reçu des propositions de clubs de deuxième division américaine (USL), sans succès également.

    Étiquette « joueur fragile »

    Malgré cinq expériences hors de Marseille (Auxerre, Boavista, Villafranquense, Red Star et Aubagne), Sparagna est resté attaché à l’OM. Formé puis lancé chez les professionnels par Marcelo Bielsa, il a pu « boucler la boucle » en passant près de six mois avec le groupe professionnel sous Gennaro Gattuso et Jean-Louis Gasset à partir de janvier 2024.

    « C’était deux approches totalement différentes », souligne le défenseur présent dans le groupe à Monaco, à peine un mois après son retour. « Gattuso aimait faire participer beaucoup de jeunes du centre de formation, pas forcément titulaires ou performants, comme des sparring-partners. Ça m’a étonné, car j’ai toujours connu le mérite, mais ce genre d’initiative se fait partout aujourd’hui », observe-t-il, en opposant cette méthode au style plus « traditionnel » de Gasset. « Il était plus proche des joueurs, c’était comme un papa pour nous. » Sparagna a aussi fréquenté brièvement Roberto De Zerbi, dont l’approche lui rappelait Bielsa. « On recherchait tout le temps un peu l’excellence et la perfection. »

    Au centre de formation, il a côtoyé Kelyann Bezahaf, « la belle surprise à ses yeux » malgré quelques réticences initiales, Nouhoum Kamissoko, qu’il juge « le plus à même de jouer » grâce à sa maturité, et Keyliane Abdallah, dont il salue la résilience après « une première partie de saison passée où il était un peu au fond du trou ». « On leur a donné l’occasion de s’exprimer et ils ont su la saisir. Le plus dur, désormais, est de maintenir ce rythme, de progresser et de travailler pour enchaîner les bonnes performances », résume celui qui a vécu la même situation douze ans plus tôt.

    Son ascension a toutefois été freinée par plusieurs blessures, au genou en 2018, au ménisque en 2019 et aux ligaments croisés en 2022. « J’en ai eu une à chaque fois que j’aurais pu franchir un palier », déplore-t-il, en reconnaissant ne pas avoir su gérer sa carrière sur le plan physique. « Ce qui me frustre le plus, ce n’est pas d’avoir été blessé, mais qu’on m’ait collé l’étiquette de joueur fragile dans ce milieu », confie avec amertume Stéphane Sparagna, marqué par cette image indélébile.

  • OM : Nouhoum Kamissoko, un milieu dans la lumière

    OM : Nouhoum Kamissoko, un milieu dans la lumière

    Apprendre à connaître Nouhoum Kamissoko va devenir une obligation pour n’importe quel supporter de l’Olympique de Marseille. Le Malien de 21 ans découvre le monde professionnel à vitesse grand V et ses deux titularisations se sont soldées sur deux prestations solides. Dimanche dernier, à Angers, il a même inscrit de la tête son premier but en Ligue 1. Un plongeon grandeur nature offert par son coach Bruno Genesio, en manque de solutions au milieu de terrain.

    Kamissoko, un soldat

    pour l’équipe

    L’entraîneur né à Lyon affirme que la jeunesse offre « plus de choix, plus de concurrence et plus de possibilités avec l’enchaînement des matchs. Ça permet d’avoir des joueurs frais quasiment à chaque rencontre. C’est important et c’est toujours bien d’avoir une émulation avec des jeunes qui poussent, parce que forcément, ça fera avancer le groupe ». Bruno Genesio découvre encore les possibilités qu’il a devant lui et détecte de nouvelles associations, y compris au milieu. « On a joué avec deux jeunes joueurs [dimanche à Angers (5-2), Ndlr.], Nnadi et Kamissoko, au milieu. C’est vrai que ce milieu a été très complémentaire. Ce sont aussi des motifs de satisfaction parce que ça nous donne beaucoup de possibilités dans un secteur de jeu qui est très important pour gagner des matchs. »

    Après une partition plutôt complète sur la pelouse de Troyes, Kamissoko a confirmé sept jours plus tard au stade Raymond-Kopa d’Angers. Le Malien, mesuré à 1,83m, est assez imposant et se fait vite remarquer lorsqu’il se déplace dans l’entrejeu. Par son gabarit oui, mais aussi par ses prises de décision et sa volonté de porter le ballon. Une propreté remarquée, même si quelques passes (vers l’avant) se sont avérées approximatives, car, heureusement, le joueur de 21 ans possède encore des lacunes techniques. Mais il ose, il n’a pas peur de rater et joue pour l’équipe, ce qui est déjà un sacré avantage dans cet OM-là.

    Nouhoum Kamissoko, arrivé en provenance de l’Académie des Etoiles du Mandé à l’été 2023, a côtoyé la réserve olympienne avant de réaliser un prêt peu concluant à Châteauroux. Jean-Pierre Papin a eu sous ses ordres le jeune milieu lors de son passage à la tête de la Pro 2. L’ancien Ballon d’Or est élogieux quant à l’état d’esprit et aux qualités du nouvel arrivant dans le groupe professionnel. Il n’hésite pas à le comparer à un illustre coéquipier de Didier Drogba à Chelsea. « Il me faisait penser à John Obi Mikel dans l’allure, avec les mêmes caractéristiques et qualités. Il est à l’aise techniquement car il joue simple. Il va récupérer, transmettre, et ça, ce n’est pas donné à tout le monde. C’est une machine à laver, car il rend les ballons propres. C’est un soldat, qui n’a pas peur de mouiller son maillot », déclarait récemment « JPP », à nos confrères de La Provence.

    Kamissoko avait presque fait oublier l’absence de Pierre-Emile Hojbjerg. Le Danois s’apprête à revenir en forme, mais ce n’est pas pour autant que le Malien va perdre du temps de jeu. Les matches vont continuer de s’enchaîner, Bruno Genesio aura besoin de tout le monde.

    700 supporters marseillais attendus à Graz

    C’est la première fois de la saison que les supporters marseillais vont se déplacer en Coupe d’Europe. Interdits à Istanbul, pour le match face à Besiktas (4-1), les ultras olympiens sont bien autorisés pour le déplacement à Graz, jeudi.

    Ils devraient être aux alentours de 700 à voyager jusqu’en Styrie, la région autrichienne où se trouve Graz. Mais attention, ils auront sans doute du répondant niveau ambiance, tant l’atmosphère du Liebenau-Stadion est une référence en Autriche. Les fans autrichiens l’ont montré, dimanche, lors de la victoire dans le derby face au Grazer AK (6-1).

    P.G.

    Sturm Graz – OM : jeudi 22 octobre à 18h45

  • [Entretien] Fabien Laurenti : « Des joueurs comme Højbjerg doivent retrouver leur niveau »

    [Entretien] Fabien Laurenti : « Des joueurs comme Højbjerg doivent retrouver leur niveau »

    La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur ce début de saison de l’OM ?

    Fabien Laurenti : Le début de saison est compliqué, notamment en raison d’un mercato fantomatique et des problèmes financiers du club. Malgré une bonne victoire contre Strasbourg, les résultats ont ensuite été décevants. J’espère que la victoire contre Troyes permettra de relever la tête. Le onze de départ reste cohérent, même s’il est en deçà des attentes liées à l’histoire du club. Les joueurs doivent retrouver leur niveau physique pour permettre à l’OM de rebondir.

    La victoire à Troyes vous rend-elle plus optimiste pour la suite ?

    F.L. : Un peu, même si le contenu du match a été très pauvre. Cette victoire peut toutefois enclencher une dynamique positive et redonner confiance aux joueurs. Nous allons aussi affronter des équipes qui évoluent dans la même zone du classement, contre lesquelles il faudra prendre des points. Je ne suis ni inquiet, ni particulièrement optimiste. Les joueurs doivent prendre leurs responsabilités pour faire remonter l’OM.

    L’OM manque-t-il de leaders ?

    F.L. : Dans cette situation, des joueurs comme Højbjerg doivent retrouver leur niveau et prendre le relais. Timothy Weah, qui porte le brassard, doit également assumer ses responsabilités, tout comme Amine Gouiri, malgré ses quatre buts avant sa blessure, et Aguerd en défense. Une fois leurs difficultés passées, ces joueurs doivent s’imposer davantage, car l’OM a besoin de leaders.

    Faut-il privilégier le championnat
    à la Coupe d’Europe
     ?

    F.L. : Le championnat doit primer, car c’est notre quotidien et la voie vers une éventuelle qualification européenne. La Ligue Europa peut aussi rapporter de l’argent au club, mais l’effectif ne permet pas de jouer à fond sur les trois tableaux. Il faut donc trouver un équilibre, sans faire l’impasse sur une compétition que les joueurs veulent disputer pleinement. Bruno Genesio devra mettre en place un véritable turnover, en faisant notamment jouer les jeunes pour préserver les cadres et assurer en championnat, une compétition longue où les baisses de régime et les suspensions sont inévitables.

    Quel regard portez-vous sur
    les jeunes entrés cette saison
     ?

    F.L. : Il y a de la qualité et leur victoire en Gambardella n’est pas un hasard. Il faut s’appuyer sur eux, d’autant que les difficultés financières de l’OM et la profondeur limitée de l’effectif peuvent leur offrir des opportunités. À eux de les saisir. Les prestations de Bezahaf et Kamissoko contre Troyes sont encourageantes. Le centre de formation marseillais a toujours produit de bons joueurs, mais ils ont été trop peu utilisés. Ayant moi-même eu la chance d’en être issu il y a 25 ans, je sais combien c’est difficile pour un jeune Marseillais de s’imposer. Porter le maillot blanc est une grande fierté. J’espère les revoir régulièrement, car l’effectif actuel devrait leur permettre d’avoir leur chance.

    Vous étiez latéral comme Bezahaf. Quel conseil lui donneriez-vous ?

    F.L. : Je lui conseillerais de conserver la sérénité affichée contre Troyes. Il ne s’est pas affolé, n’a pas cherché à se cacher et a très bien défendu. Son premier rôle est de bien défendre sur son côté, avant d’apporter offensivement, comme il l’a fait en proposant des centres et en créant le surnombre. Il ne doit pas se mettre de pression inutile, même si c’est plus facile à dire qu’à faire devant 65 000 personnes au Vélodrome. Il doit surtout profiter de ces moments, donner le maximum et ne rien regretter, car le temps passe très vite.

  • Les internationaux de l’OM à l’heure de la trêve

    Les internationaux de l’OM à l’heure de la trêve

    Matches amicaux, Ligue des Nations ou encore éliminatoires pour la CAN 2027, les Marseillais ont répondu à l’appel de leur sélection pour cette première trêve de la saison. Près de 3 semaines loin des Bouches-du-Rhône pour 23 joueurs, des moins de 16 ans aux A. Parmi eux, plusieurs éléments de l’équipe première mais aussi des jeunes à fort potentiel.

     Amine Gouiri

    et Himad Abdelli (Algérie)

    Ils sont deux Olympiens à rejoindre la sélection algérienne pour cette phase de qualifications à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Amine Gouiri et Himad Abdelli ne joueront que deux matches, contrairement à leurs coéquipiers en club. Après une Coupe du monde décevante – élimination au 2e tour par la Suisse (2-0) –, les Fennecs ont un nouveau sélectionneur en la personne de Brahim Hemdani. Comme Zidane, il effectuera ses deux premières rencontres avec son pays. La Zambie viendra, vendredi à 20h, à Tizi Ouzou, avant un déplacement mardi prochain, à Bujumbura, capitale du Burundi.

     Pierre-Emile Højbjerg (Danemark)

    Cette fenêtre internationale verra Pierre-Emile Højbjerg voyager entre Copenhague, Oslo et Cardiff. Quatre matches sont au programme de la sélection danoise en ce début d’automne. Absents à la Coupe du monde, les Danois souhaitent remonter la pente. Ils commenceront ce jeudi en Norvège avant d’accueillir par deux fois, le Pays de Galles (dimanche) puis le Portugal (jeudi prochain). Le dimanche 4, ils se déplaceront en terres galloises pour leur quatrième rencontre de Ligue des Nations. Après cette série, ils y verront plus clair dans le groupe 4 de la Ligue A.

     Derek Cornelius (Canada)

    Aperçu par bribes depuis le début de la saison, Derek Cornelius reste un maillon important de la défense canadienne. L’équipe du sélectionneur américain Jesse Marsch effectuera trois matches face à des nations du continent américain. Deux affrontements à domicile, pour commencer, les samedis 26 septembre et 3 octobre. Le Chili débarquera à Toronto avant que le Pérou ne pose ses valises à Montréal. Ensuite, un derby aura lieu à Minneapolis puisque Canadiens et Américains se joueront pour un nouveau match amical (mardi 6 octobre).

     Nayef Aguerd (Maroc)

    Lui aussi retrouve sa sélection, mais parce qu’il était blessé toute la fin de saison dernière. Nayef Aguerd a vécu la Coupe du monde sur son canapé suite à une tenace blessure à l’aine. Pour ce rendez-vous automnal, lui aussi aura deux rencontres à jouer dans ces éliminatoires pour la CAN 2027. Ce vendredi, contre le Gabon, les Marocains lancent leur campagne de qualification. Suivra ensuite un déplacement abordable en Afrique du Sud, pour y affronter le Lesotho (mardi 29). De quoi permettre au défenseur de retrouver ses compatriotes en douceur.

     Antoine Valero et Milan Leccese (France U19)

    Dans une liste de haut niveau pour la relève du football français, Antoine Valero et Milan Leccese sont bien à leur place. L’attaquant et le milieu de terrain ont été récompensés de leur bon début de saison avec les U19 et la Pro 2 des Olympiens pour figurer dans un groupe partant en stage en Espagne. Le dernier cité s’est illustré en National 2 avec deux buts en autant de matches, ajoutant deux autres unités et deux passes décisives lors de ses prestations chez les moins de 19 ans. En N2, Antoine Valero a lui aussi marqué à deux reprises réalisant trois rencontres solides à ce niveau. Dans la région de Valence, la génération 2008 des Bleuets affrontera, coup sur coup, l’Allemagne, l’Angleterre et l’Italie. Un programme riche pour les Minots.

  • OM : les larmes de Wilfried Moké à Konya

    OM : les larmes de Wilfried Moké à Konya

    Entre l’OM et la Turquie, l’histoire est loin d’être de tout repos.

    La première confrontation remonte à 1968, en Coupe des villes de foire. Avec Roger Magnusson, les Marseillais s’étaient inclinés 2 – 0 à Smyrne, face à Göztepe, qui devait aussi s’imposer au Vélodrome sur le même score.

    Quarante ans plus tard, l’OM de Djibril Cissé s’inclinait en Ligue des Champions dans l’antre de Besiktas (1-2), en 2007.

    Suivront deux nuls, d’abord à Eskisehir (1-1) puis face à Fenerbahçe (2-2) , lors de la campagne 2012 de Ligue Europa. Eskesehir sera battu au stade Parsemain, alors que Fenerbahçe éliminera l’OM au Vélodrome.

    Le club marseillais s’est déplacé à Konya pour tenter de se qualifier pour la phase finale de la Ligue Europa 2018. Alors qu’ils se dirigeaient vers une défaite, synonyme d’élimination, les hommes de Rudi Garcia arrachaient l’égalisation au bout du temps additionnel, grâce à un but de Wilfried Moké. Le joueur de konyaspor était en larmes en zone mixte. « Je m’en veux ! Il faut que ce soit moi, ancien du PSG, qui envoie les Marseillais en seizième de finale. Je ne me le pardonnerai jamais !» D’autant plus que sur cette campagne, l’OM allait jusqu’en finale.

    Le dernier voyage, à Galatasaray, sera une défaite 2-4, en Ligue Europa 2021/2022, envoyant l’OM en Conférence européenne.

  • [Entretien] Boudewijn Zenden : « Un déplacement en Turquie, c’est toujours très électrique »

    [Entretien] Boudewijn Zenden : « Un déplacement en Turquie, c’est toujours très électrique »

    La Marseillaise : Vous étiez titulaire lors du dernier match de l’OM à Besiktas, lors de la 5e journée de la Ligue des Champions en novembre 2007. Quel souvenir gardez-vous de ce déplacement à Istanbul ?

    Boudewijn Zenden : Un déplacement en Turquie, ce n’est jamais un match comme les autres. Je pense que ça ne vous étonne pas quand je vous dis que c’était exactement comme prévu : là-bas, c’est toujours très électrique. Je me souviens notamment d’un entraînement au stade. Normalement, il est fermé au public, mais il y avait quand même quelques supporters turcs présents. Je ne dirais pas que j’avais peur, mais, en tant que joueur, tu n’as pas forcément envie que l’adversaire puisse voir toutes les idées de jeu que tu prépares pour le lendemain. Sinon, il peut être préparé en conséquence. Et puis, il y avait tout ce qui entourait le match. Je me souviens que des supporters avaient tiré des feux d’artifice toute la nuit dans Istanbul pour nous empêcher de bien dormir. Dès que tu poses le pied en Turquie, tu ressens cette rivalité, cette tension particulière, et ce, bien avant même le coup d’envoi.

    Et à l’intérieur du stade ?

    B.Z. : Plus le moment fatidique approche et plus l’ambiance monte d’un cran. Tu vois progressivement les tribunes se remplir, le bruit augmenter et la pression s’installer. Les supporters turcs sont vraiment très passionnés. Ils me font beaucoup penser à ceux de Marseille, à vrai dire. Quand tu es joueur, une telle atmosphère te transcende. Ça te donne encore plus d’envie, d’énergie et surtout la volonté de réaliser un grand match.

    Vous avez finalement perdu ce match sur le score de 2-1. Comment analysez-vous votre prestation ?

    B.Z. : Je me souviens que c’était un match compliqué. On avait perdu ce match dans les dernières minutes à cause d’un but de l’attaquant Bobo. Le stade vibrait et tous les supporters commençaient à scander son nom. Besiktas a toujours été une équipe redoutable à domicile. À l’époque, ils avaient trois-quatre brésiliens doués techniquement. Et même si notre match face à eux était finalement équilibré, avec de nombreuses occasions manquées de notre côté, ils ont su être plus efficaces cette fois-là.

    Plus globalement, comment avez-vous vécu vos deux saisons passées dans la cité phocéenne ?

    B.Z. : J’ai adoré mon époque à Marseille. Je sais qu’au début, c’était assez difficile, parce que je suis arrivé avec Albert Emon, et on n’était pas bien placés. Je trouvais aussi qu’à ce moment-là, on n’était pas vraiment une équipe qui bossait collectivement, on était assez individualistes. Eric Gerets a construit une équipe qui se battait, qui jouait plus ensemble, et je crois qu’à partir de là, ça allait beaucoup mieux. On a terminé 3e, puis 2e, en passant très proche du titre. On aurait dû gagner la Ligue 1, mais le match clé, c’était quand on avait perdu à domicile contre Lyon à trois journées de la fin. J’aurais tellement aimé remporter ce titre avec l’OM, on était tellement prêts pour cela. Finalement, c’est la saison suivante qu’ils l’ont soulevé. Mais j’étais déjà parti à Sunderland depuis.

    Et sur l’ambiance à Marseille ?

    B.Z. : Mon ami Djibril Cissé, avec qui j’ai joué à Liverpool, m’avait prévenu de l’ambiance à Marseille. J’avais entendu ses histoires, mais il faut le vivre, il faut le sentir. Et je l’ai bien senti ! La popularité de Marseille, la passion des supporters, c’est quelque chose de très spécial. Les supporters m’ont toujours bien accueilli. Je n’ai jamais eu de problème. Je crois qu’ils m’ont bien apprécié. Et c’est réciproque. Je suis revenu au Vélodrome l’année passée avec ma famille. Mes deux garçons ont adoré l’ambiance. Ils ont bien compris pourquoi j’ai joué à Marseille.

  • Il faudra que les Olympiens bossent fort face à Besiktas

    Il faudra que les Olympiens bossent fort face à Besiktas

    C’est une entrée en matière européenne compliquée qui attend le club marseillais.

    En difficulté en championnat avec trois défaites d’affilée avant de recevoir le Paris SG dimanche, l’OM transporte ses soucis d’effectif ce jeudi à Istanbul, pour y débuter face à Besiktas une campagne de Ligue Europa où ses ambitions sont floues.

    Les possibilités réelles de l’OM cette saison et la vraie valeur de son effectif ont d’ailleurs été les grandes questions de l’après-match samedi à Rennes. Marseille s’y est incliné (1-0), comme à Monaco (2 – 0) et contre le Paris FC (3 – 2), et Bruno Genesio a semblé vouloir lancer un appel à sa direction quant aux ambitions d’un club affaibli par un mercato à zéro recrue.

    Au club, on assure pourtant que les inquiétudes de Bruno Genesio sont audibles et que tout le monde reste « pleinement aligné ». Quant à faire un bilan sportif des premières semaines ou de définir des objectifs, ce ne sera certainement pas avant le terrible enchaînement Besiktas-PSG qui attend les Olympiens cette semaine.

    Or, dans ces conditions, le début de la Ligue Europa, que certains dirigeants du club étaient prêts à sacrifier au moment des discussions avec l’UEFA, semble un peu tomber comme un cheveu sur la soupe.

    Car le calendrier est sans pitié pour une équipe toujours privée de Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi, qui donne régulièrement des signes de souffrance athlétique.

    Néanmoins, Bruno Genesio s’est montré positif. « C’est le bon moment pour nous, pour montrer que Rennes était un match d’espoir », a-t-il ainsi confié en conférence de presse. Pour lui, ce face-à-face avec Besiktas, c’est l’opportunité de « continuer à travailler, et garder le lien entre le staff et les joueurs. Il faut montrer aux joueurs que même si seul le résultat compte au haut niveau, nous avons montré des choses très intéressantes ». L’entraîneur olympien qui a surtout confirmé « qu’il y aura un mélange équilibré » dans son onze de départ. Avec en tête qu’il faudra que l’OM bosse fort pour réussir son entrée européenne à Istanbul.

    REPÈRES

    Les supporters marseillais punis

    L’OM sera privé du soutien de ses supporters au stade Tüpras. L’UEFA les a sanctionnés d’une interdiction de déplacement suite à l’usage un peu trop intense de fumigènes, lors de leur dernier déplacement à Bruges, en Ligue des champions. Ce qui n’empêchera pas le stade de Besiktas d’être à guichets fermés.

    Un minot appelé

    Avant de s’envoler pour Istanbul, Bruno Genesio a programmé une séance d’entraînement à La Commanderie. Parmi les joueurs convoqués figurait Antoine Valero, 18 ans.

    Trossard forfait

    Pour le coup d’envoi de sa saison européenne, Vincenzo Italiano pensait disposer de la totalité de son effectif. Mais, à l’heure de la dernière séance d’entraînement, l’international Belge Leandro Trossard a dû jeter l’éponge et est finalement forfait pour la réception de l’OM.

    Michaël Murillo règle ses comptes

    Le défenseur Panaméen, expédié à Besiktas en janvier dernier, a toujours une dent contre Roberto De Zerbi.

    Même si l’Italien n’est plus sur le banc olympien, Michael Murillo a tenu à revenir sur les conditions de son départ, lors de la conférence de presse d’avant-match. « Je crois que tout le monde a compris que j’ai eu un problème avec l’entraîneur, pas avec l’équipe ou le club. C’était personnel, d’une certaine manière, j’ai senti qu’il m’avait manqué de respect. Ils [les dirigeants de l’époque, ndlr] m’ont pratiquement obligé à quitter le club et c’est comme ça que je me suis retrouvé à Besiktas. »

    Il a aussi indiqué son sentiment sur le match d’ouverture de la saison européenne, et les enjeux pour son équipe. « Nous espérons réussir un bon résultat. La saison a très bien commencé pour nous. Nous avons obtenu des résultats importants qui nous ont donné confiance. » Quant à son ancienne, il confie, « j’ai vu la majorité des matches de l’OM. Elle reste une grande équipe avec des joueurs de grande qualité. »

    M.Ga.

  • OM : Genesio face à un scénario déjà vécu par Élie Baup

    OM : Genesio face à un scénario déjà vécu par Élie Baup

    Dur, dur d’être un entraîneur ! Encore plus lorsque l’on s’assoit sur le banc de l’OM, où la pression est permanente et les responsabilités, nombreuses. « C’est un métier sous pression », confie Élie Baup, entraîneur de l’Olympique de Marseille du 4 juillet 2012 au 7 décembre 2013.

    À la tête du club phocéen, le technicien haut-garonnais âgé de 71 ans à présent a remporté 34 de ses 74 matches, soit 45,9% de victoires. « Il y a toujours des hauts et des bas, avec une responsabilité conséquente. Mais c’est vrai qu’à Marseille, tout est décuplé, parce qu’il y a une telle passion, une telle ferveur populaire et une telle attente permanente de résultats. Surtout dans le paysage du football français, on a besoin de voir l’OM sur le podium », explique-t-il.

    Contraintes économiques déjà bien présentes

    Derrière les ambitions sportives, les réalités économiques ont rapidement rattrapé le club dès la première saison de Baup sur le banc, lors de l’exercice 2012-2013. « Il y a eu directement des restrictions. Il y avait de bons joueurs et la masse salariale était conséquente », souligne Baup, conscient du poids financier de l’effectif dont il avait hérité. À l’époque, le salaire moyen en Ligue 1 se situait autour de 45 000 euros bruts mensuels. Cinq Olympiens – Lucho González, André-Pierre Gignac, Steve Mandanda, Mathieu Valbuena et Loïc Rémy – percevaient alors plus de 200 000 euros par mois. « L’équipe avait fini dixième la saison passée et il fallait réduire la voilure. Donc, la première des choses, c’était de vendre des joueurs. Et, à l’intersaison déjà, beaucoup étaient partis », poursuit l’ancien entraîneur de Toulouse, Bordeaux, Nantes et Saint-Etienne.

    Alou Diarra, César Azpilicueta, Stéphane Mbia, Charles Kaboré ou encore Loïc Rémy avaient ainsi quitté Marseille pour de nouveaux horizons. Une situation qui présente de nombreuses similitudes avec celle vécue par Bruno Genesio cette saison. Et le parallèle ne s’arrête pas aux seules contraintes économiques.

    Faire avec moins

    et utiliser les jeunes

    « On n’a pas utilisé beaucoup de joueurs. On a rapidement été dans la gestion limitée de l’effectif. Mais on avait choisi de faire confiance à quelques jeunes qui se sont plus ou moins révélés », raconte Élie Baup, conscient que Bruno Genesio s’appuie sur des joueurs récemment formés au club, comme Keyliane Abdallah, Tadjidine Mmadi, Kelyann Bezahaf ou Kamissoko pour compléter son effectif. À l’époque de Baup, plusieurs joueurs issus de la formation olympienne avaient ainsi intégré la rotation, à l’image de Raffidine Abdullah, Wesley Jobello, Baptiste Aloé, Billel Omrani, Larry Azouni ou encore Najib Ammari. « Je m’étais servi des tours préliminaires pour bâtir une équipe avec un noyau fort de joueurs. Et ça avait marché, puisqu’on avait gagné les six premiers matches en championnat. Mais derrière, comme je savais que j’avais un effectif limité, j’ai choisi de considérer les matches de Ligue Europa comme ceux de Coupe de France. Ces matches me permettaient aussi d’élargir le groupe et de donner leur chance aux jeunes joueurs. L’Europe, quelque part, permet d’évacuer toute cette pression du championnat », estime l’ancien gardien de but du Sud-Ouest.

    Une stratégie qui avait finalement porté ses fruits. Malgré les restrictions économiques, les départs de plusieurs cadres et un effectif limité, Élie Baup avait réussi à hisser l’OM jusqu’à la deuxième place du championnat lors de la saison 2012-2013. De quoi nourrir quelques espoirs pour Bruno Genesio et ses Olympiens.