À Marseille, Emmanuel Macron veut se poser en garant de l’ordre

Après avoir échangé dimanche avec le maire (DVG) Benoît Payan, le président de la République s’est rendu ce lundi matin à Marseille, pour une brève visite improvisée, une semaine après les violences qui ont marqué la journée de mobilisation du 17 octobre. Il a pu en constater les stigmates dans la salle Bailli de Suffren de l’hôtel de ville, et s’arrêter devant le buste de Marianne renversé au sol lors de l’envahissement du bâtiment par des individus masqués.

«C’est tout à fait vrai qu’à Marseille comme ailleurs, il n’y avait pas assez de forces le 17 octobre», a reconnu Emmanuel Macron devant la presse à l’issue d’un bref échange privé avec le maire de Marseille. «Samedi [24 octobre, ndlr], les manifestations se sont tenues dans tout le pays et l’ordre aussi a été tenu», a-t-il cependant rappelé en promettant d’améliorer encore le dispositif pour le week-end à venir. «Le droit de manifesté a été préservé», défend-il, malgré les interdictions et changements de dernière minute qui ont imposé des circuits loin des commerces de centre-ville.

«Répondre aux demandes»

«Nous continuerons d’avoir des tracés de mobilisations déclarées, qui sont demandés par les syndicats représentatifs, qui se feront en dehors des centre-villes», annonce le résident de l’Élysée. «On tient la République aujourd’hui sans l’état d’urgence, cela ne veut pas dire que si les choses devaient se dégrader c’est un interdit ou un tabou», précise-t-il.

Avant de rencontrer les représentants des commerçants à la préfecture, Emmanuel Macron a rappelé que l’Etat avait mis en place un fonds abondé par les collectivités locales et qu’il comptait poursuivre dans cette voie, mettant à contribution les assureurs. «Nous allons évidemment accompagner les collectivités les plus touchées, comme la mairie de Marseille», promet aussi le président de la République alors que Benoît Payan réclamait la semaine précédente d’être remboursé au centime près.

«J’ai demandé au gouvernement de répondre aux demandes légitimes qui sont à la racines de ce mouvement social», lâche aussi Emmanuel Macron, un mois après le début de ces mobilisations. En promettant «des annonces fortes et des avancées pour changer les choses et enclencher des chantiers à très court terme».

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