C’était l’événement tant attendu par les passionnés de la petite boule. L’Europétanque 2026 a amorcé son grand retour à Nice, prélude d’une réinstallation définitive sur la promenade des Anglais prévue pour 2027.
Dès le vendredi le ton était donné. Devant un public de connaisseurs, le concours de tir de précision a offert le premier coup de théâtre du week-end. Contre toute attente, les grands favoris ont été éclipsés par l’Antibois Yanis Emmanuelidis. Il a réalisé un exploit retentissant en battant Henri Lacroix en finale.
et Sarrio au sommet
Le tableau masculin a offert des duels d’une intensité rare. La finale a été 100% française dimanche après-midi. La triplette de l’équipe de France, composée de Ludovic Montoro, Mickaël Bonetto et Christophe Sarrio, a décroché le titre suprême en battant la formation menée par le multiple champion du monde Henri Lacroix (associé à Ligan Doerr et Simon Mièvre) sur le score de 13 à 9.
Pourtant, la partie avait très mal démarré pour les Bleus. Portée par un « Ligan » Doerr en état de grâce au tir, l’équipe Lacroix s’est rapidement détachée pour mener 9 à 3. C’est à ce moment précis que la partie a basculé. Avec l’avantage de Boule on pensait Lacroix et les siens pouvoir creuser un peu plus l’écart. Mais un carreau de Bonetto et un loupé de Doerr permettaient aux bleus d’inscrire deux points. La suite demeure les mystères de la pétanque où jamais rien n’est joué. En deux mènes, (4+4), Montoro, Sarrio, Bonetto concluent une partie qui pourtant a longtemps semblé leur échapper.
Quelques heures plus tôt, en demi-finale, les futurs vainqueurs avaient envoyé un message fort en surclassant la redoutable « Squadra infernale » du duo italien champion du monde Rizzi-Chiappelo associé à Puccinelli en la circonstance (13-1).
des Anglais en 2027
Et en quart de finale, ce sont les Malgaches qui ont subi la foudre des tricolores. De bon augure avant les championnats du monde qui se dérouleront en Thaïlande du 20 au 25 novembre. Toutefois un Mondial c’est une autre pression, un autre contexte et le sélectionneur Didier Choupay n’est pas dupe. « Notre préparation n’est pas terminée. Il nous reste Monaco ce week-end et Saint-Tropez. Il faut nous perfectionner pour arriver au championnat du monde avec tous les atouts dans les mains dans un climat complètement différent. »
Au-delà des performances sportives, cette édition 2026 restera comme celle de la transition réussie. En réinvestissant partiellement Nice, l’Europétanque a prouvé que son histoire d’amour avec la capitale azuréenne restait intacte. Les regards se tournent désormais en octobre 2027 où l’intégralité de la compétition devrait retrouver les galets et le grand soleil de la promenade des Anglais.

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