Tag: Europe

  • [Championnat d’Europe Jeunes et espoirs] Ce fut presque parfait pour Dawson Herlemann

    [Championnat d’Europe Jeunes et espoirs] Ce fut presque parfait pour Dawson Herlemann

    Il a pratiquement fait un sans-faute en décrochant la médaille d’or en triplette avec ses coéquipiers Pierre Metreau, Sacha Jacquet et Léo Parraud en battant l’Italie en finale (13 à 5). Quelques heures auparavant le champion du monde de tir de précision a échoué en finale de cet exercice face à l’italien Nicolo Dagati qui a réalisé un score stratosphérique de 58 points contre 47 au Français.

    Médaille d’or également pour les espoirs féminins (Kimberlay Miclo, Dorinne Mesmin, Camille Picard, Kylie Victoor-Demeter (13 à 9) contre la Suède.

    Enfin les Espoirs masculins Jason Giraud, Matheo Cortes, Tirouan Olivier, Mathis Merlin reviennent avec
    la médaille de bronze
    (battus par l’Espagne en demi-finale).

  • Une « reconnaissance historique » pour le collectif Saint-Jean 24 janvier 1943

    Une « reconnaissance historique » pour le collectif Saint-Jean 24 janvier 1943

    « C’est un moment longtemps espéré qui a fini par aboutir » résume Gérard Agresti au sortir de près de deux heures de réunion avec le Procureur national. Son père, Roger Agresti, était revenu du camp de Sachsenhausen. « On va s’appuyer sur cette reconnaissance pour que cette rafle oubliée ou éludée soit enseignée dans les livres scolaires. C’est un fait qui entre dans l’Histoire de France. » Il souhaite que le Président de la République vienne reconnaître publiquement qu’un crime contre l’Humanité a été commis par les Allemands et malheureusement des Français.

    « C’est une délivrance »

    « C’est un moment exceptionnel aujourd’hui, une délivrance je le dis. Pour moi, aujourd’hui, c’est la fin d’une quête, la reconnaissance de ce que 20 000 Marseillais chassés ont subi. » Rose-Marie Roger, 72 ans, bouleversée, serre fort dans ses mains la photographie encadrée de son grand-père, Vincenzo Ottaviano qu’elle n’a pas connu, mort le 12 avril 1943 au camp d’internement de Royallieu. « Il habitait rue des Honneurs. La Gestapo est venue le chercher. Ma grand-mère ne l’a jamais revu. Depuis toujours, je cherchais sa trace et grâce au collectif, j’ai pu voir son nom sur la stèle de Compiègne. »

    « C’est beaucoup d’émotion. C’est extraordinaire ! Je n’en ai pas dormi tellement je savais l’importance de ce que j’allais vivre » confie Antoine Mignemi, le président du Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943, un des derniers survivants de la rafle. « Il a fallu attendre 83 ans pour que la souffrance des victimes puisse être reconnue. Je pense à mes parents et aux 20 000 personnes qui sont parties, la souffrance dans le ventre. »

    Antoine Mignemi espère maintenant qu’une nouvelle étape soit franchie. « Il faut que le président de la République française Emmanuel Macron, comme l’a fait Jacques Chirac pour la rafle du Vél d’Hiv, vienne reconnaître qu’à Marseille il y a eu cette tragédie et que cette mémoire soit transmise dans les écoles pour que cela ne se reproduise pas. Cette reconnaissance a absolument une portée politique. Car la vigilance est nécessaire face aux forces réactionnaires fascistes qui reviennent en France et entrent dans les gouvernements en Europe. »

    « Cette reconnaissance est un premier pas. J’avais 6 ans, ma mère enceinte pleurait. Un gendarme l’a vue et a eu un geste d’humanité en nous mettant dans le ferry-boat pour passer sur l’autre rive. Si je suis là aujourd’hui, c’est parce qu’il y a eu un gendarme pour nous sauver » tient à dire Guy Nassi, 89 ans. « On va se battre pour que l’État crée un fonds d’indemnisation » réclame Me Michel Pautot, avocat d’Antoinette et Gilbert Castagno qui avait respectivement 9 ans et 11 ans le jour de la rafle. « Ça fait plaisir mais un classement sans suite vraiment ça me choque » grimace Antoinette.

  • La 12e université de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe à Toulon pour mieux faire connaître l’Europe aux collectivités

    La 12e université de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe à Toulon pour mieux faire connaître l’Europe aux collectivités

    Jean-Louis Masson, le président (LR) du conseil départemental du Var, le revendique en toute occasion : les normes l’irritent, qu’elles soient nationales ou européennes. « On applique aux pêcheurs varois les mêmes normes que celles qu’on applique aux pêcheurs de haute mer en Bretagne ou en Normandie. On ne peut pas tout prévoir à Bruxelles, pas plus à Paris d’ailleurs, car c’est souvent l’État qui surtranspose les normes européennes », précise-t-il. Pour autant, l’Europe « est un financeur sur des sujets majeurs, comme les fonds sociaux européens, qui nous ont apporté autour de 10 millions d’euros en 2026 », admet-il. « Et il faut aller chercher ces fonds, ce serait dommage de s’en priver. »

    Pour cela, il faut être au fait des réglementations et des opportunités. C’est la mission de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe (AFCCRE), qui vise à faire davantage connaître l’Europe aux collectivités, à travers, notamment, ses universités annuelles, dont la 12e édition a lieu à Toulon ces jeudi et vendredi.

    « Maintenir la décentralisation »

    Rôle des collectivités dans le budget européen, jumelages, réseaux de coopération… Autant d’enjeux discutés durant deux jours par près de 200 participants élus, agents territoriaux et partenaires institutionnels venus de toute l’Europe. Car dans une UE sur laquelle la commission pèse fortement, et dans le contexte de la baisse de 4,9 milliards d’euros de la dotation globale de fonctionnement des collectivités locales – suite à un amendement porté par le RN dans le projet de loi de finance 2026 -, l’apport des fonds européens demeure primordial. À cet égard, « il est important de maintenir la décentralisation, pour avoir une réponse au plus près des besoins des territoires, au niveau des départements mais aussi des communes, qui peuvent bénéficier de fonds sur de nombreux projets. », affirme Mélanie Lepoultier, présidente déléguée de l’AFCCRE, présidente de la délégation française au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, et maire de Sommervieu (Calvados).

    Dans le Var, Collobrières, et sa maire Christine Amrane, également présidente de la commission Europe du département, sont de bons élèves en la matière : « À chaque fois que je peux, je vais chercher des fonds », abonde cette dernière, pour qui « on méconnaît ce que l’Europe peut apporter aux territoires. » Ces deux jours sont ainsi l’occasion de « faire remonter les problématiques locales aux institutions », pour influer sur les politiques européennes, notamment en matière « de changement climatique. Il faut construire des projets communs sur la protection de demain », milite-t-elle.

  • Peyrot et Colombet se retirent du collectif France féminin

    Peyrot et Colombet se retirent du collectif France féminin

    Rien ne va plus au sein du collectif France féminin. Cindy Peyrot et Angélique Colombet ont décidé de se retirer de l’équipe de France à la suite de plusieurs décisions prises au sein du groupe.

    Selon des sources concordantes, la Fédération française de pétanque et de jeu provençal serait revenue sur sa décision d’autoriser la présence des conjoints auprès des joueuses lors des différentes compétitions. La Direction technique nationale de la Fédération avait, dans un premier temps, donné son accord à leur présence, avant que la décision ne soit remise en cause faute de validation du président Le Bot.

    À la suite de ce revirement, Cindy Peyrot a été la première à quitter le collectif tricolore. Le sélectionneur Quintais a alors dû se mettre à la recherche d’une quatrième joueuse afin de compléter l’équipe qui doit participer aux championnats d’Europe à Loutraki, en Grèce, du 8 au 11 octobre. Mais la situation s’est rapidement tendue.

    Quintais devrait démissionner

    Suite à d’autres conflits antérieurs entre certaines joueuses, six membres du collectif auraient refusé de rejoindre l’équipe établie par Philippe Quintais, qui a toujours défendu Cindy Peyrot. Elles auraient également adressé un courriel à la Fédération afin de demander que le directeur sportif soit écarté de son poste.

    Informé de cette démarche, Philippe Quintais devrait présenter sa démission. Contactée, la Fédération « certifie » qu’elle n’a pas encore été « officiellement déposée ». « Je trouve que les filles ont été trop loin avec Philippe Quintais. C’est un grand monsieur de la pétanque qu’elles n’ont pas respecté. Qu’elles ne soient pas contentes, c’est une chose, mais là, c’est trop », estime Cindy Peyrot.

    Pour rappel, le « Roi » Quintais avait accepté le challenge pour relancer un groupe en manque de résultats sur la scène internationale. Amie du sélectionneur, Angélique Colombet a elle aussi préféré se retirer du collectif. La quadruple championne du monde était revenue « pour lui » et rêvait de créer « un groupe soudé ».

  • À Forcalquier, un lieu pour faire le lien entre Europe et ruralité

    À Forcalquier, un lieu pour faire le lien entre Europe et ruralité

    « Démocratiser l’action de l’Europe », informer, orienter, fournir une aide administrative et encourager les porteurs de projets à se tourner vers les fonds européens : tels sont les objectifs du centre Europe Direct inauguré, mardi, à Forcalquier. « L’objectif est de faire le lien entre les territoires et les institutions, de comprendre les attentes des citoyens, de dialoguer sur les projets qu’ils souhaitent mener, sur leur ressenti vis-à-vis de l’Europe », explique Tanguy Specq, représentant de la Commission européenne à Marseille. L’idée est également de redorer le blason de l’Europe et de montrer qu’elle ne se résume pas qu’à des contraintes, alors que « l’on voyait de plus en plus d’eurosceptiques sur notre territoire », constate Alexandra Fol-Gutierrez, responsable du centre.

    « On a besoin aujourd’hui pour peser d’une Europe qui soit forte. Mais pour pouvoir avoir une Europe forte, il faut qu’elle soit incarnée dans les territoires, avance David Gehant, maire (DVD) de Forcalquier et président de la communauté de communes. Il faut saisir l’opportunité de ces fonds européens qui sont à disposition. »

    Le nouveau centre Europe Direct mettra en place des ateliers pour faire connaître les fonds européens aux élus, et a également pour projet d’intervenir dans les établissements scolaires, les collèges et les lycées agricoles. « L’agriculture est une partie prenante de ce lieu », pour lequel la communauté de communes a travaillé avec la Chambre de l’agriculture, a expliqué David Gehant. Avec cet espace, il espère « faire de cette commune un laboratoire de la ruralité active ». « Les territoires ruraux incarnent l’avenir de notre pays. La ruralité a un potentiel immense », a-t-il lancé.

  • Au Peyrou, un éclairage qui « révèle le patrimoine tout en préservant la nuit »

    Au Peyrou, un éclairage qui « révèle le patrimoine tout en préservant la nuit »

    « C’est un projet européen inédit sur la question de l’éclairage public la nuit. Le but est d’explorer une nouvelle manière de mettre en valeur le patrimoine culturel dans nos villes européennes en faisant de l’obscurité une richesse », résume Clare Hart, vice-présidente de la Métropole de Montpellier déléguée au rayonnement international et à la coopération européenne.

    Aux côtés de quatre autres sites pilotes en Europe : Oulu (Finlande), Tallinn (Estonie), Copenhague (Danemark) et Bologne (Italie), Montpellier a été choisie pour expérimenter, sur la promenade du Peyrou, le projet européen « Art of Darkness ». Coordonné par l’université d’Oulu et entièrement financé par l’Europe, ce projet de recherche-action, qui s’étend sur trois ans (janvier 2025-janvier 2028), propose une nouvelle approche de la mise en lumière afin de révéler le patrimoine tout en préservant l’obscurité, bénéfique pour la biodiversité, sans dégrader le sentiment de sécurité des visiteurs.

    Au Peyrou, l’expérience a débuté le 7 septembre et doit se poursuivre jusqu’au 21. Le dispositif Art of Darkness a été installé sur la moitié du parc, côté rue Pitot, tandis que l’autre moitié conserve son éclairage habituel. Cette configuration permet de comparer les deux ambiances. Des affiches installées aux deux entrées principales présentent le projet et invitent les visiteurs, via un QR code, à participer à l’évaluation et à donner leur avis. Car l’enjeu dépasse la seule question technique de l’éclairage. L’idée est de faire évoluer les perceptions. « On est sur une approche très participative », insiste Clare Hart.

    « Un changement

    de paradigme »

    Avec ses partenaires européens, Montpellier cherche à montrer qu’une baisse de la luminosité peut être compatible avec le confort et le sentiment de sécurité. « On amène un changement de paradigme chez le public », estime l’élue. « Avec ce projet, on espère aussi mieux mettre en valeur des éléments patrimoniaux de ce site un peu iconique de Montpellier et sensibiliser le public aux enjeux de la préservation de l’obscurité. Quand on éteint la nuit, on permet à la biodiversité de reprendre ses droits », souligne Clare Hart. « L’idée est de montrer que l’utilisation de la lumière peut révéler le patrimoine tout en préservant la nuit. »

    Le Peyrou représente une nouvelle étape après les expérimentations menées dans le cadre du plan Lumière montpelliérain. Clare Hart cite notamment la Comédie et l’Esplanade, où la luminosité a été fortement réduite après la requalification de ces deux sites, entraînant, du même coup, une diminution de 60% de la facture énergétique les concernant. Et selon les retours recueillis, « le public adhère totalement », assure Clare Hart. Le choix du Peyrou n’est pas anodin. Ce parc est à la fois un lieu patrimonial emblématique de la ville, un espace de rencontre et un lieu de passage. L’expérimentation doit permettre de tester une ambiance « beaucoup plus intimiste, plus douce » et d’inviter les Montpelliérains à s’approprier autrement ce lieu à la nuit tombée.

    Ce projet innovant est mené avec l’université Paul-Valéry, notamment son laboratoire de psychologie Epsylon. L’École nationale supérieure d’architecture de Montpellier participe, quant à elle, à l’évaluation du dispositif et à la conception lumineuse. Le 18 septembre, « les différentes parties prenantes seront conviées à une visite du dispositif sur la zone témoin du Peyrou afin de contribuer à son évaluation », indique Clare Hart. Une fois l’expérimentation terminée, fin septembre, les résultats montpelliérains comme ceux des autres villes pilotes seront transmis au consortium de chercheurs chargés de construire le modèle Art of Darkness. Car l’expérimentation ne doit pas rester sans lendemain. « Si le public adhère, d’autres expériences et débats pourront être organisés. » Derrière cette expérimentation se dessine ainsi une réflexion plus large sur la ville de demain. « On est fier de pouvoir travailler à l’échelle européenne sur ce type de projet », souligne Clare Hart. « Ça sert à ça aussi, l’Europe, c’est un énorme think tank pour penser la ville de demain. »

    Amélie Goursaud

  • Coup de tonnerre : Plan-de-Cuques vainqueur de Brest !

    Coup de tonnerre : Plan-de-Cuques vainqueur de Brest !

    Parfois, les mots manquent tant l’exploit est majuscule, unique. La scène de liesse au moment du but victorieux de Beatriz Sousa est à graver dans l’histoire du club de Plan-de-Cuques. La jeune Portugaise est allée chercher un angle de tir improbable pour venir battre Floriane André et crucifier le monstre qu’est Brest dans le championnat de France (27-26). Le BBH n’avait plus perdu contre une équipe autre que Metz, l’autre géant, depuis le 19 avril 2023. Une rencontre face à Nantes perdue 22-29.

    Le HBPC s’est montré ambitieux dès le premier coup de sifflet de l’arbitre. Le BBH a eu du mal à entrer dans sa partie, étonnamment, avec une vitesse de jeu moindre et peu d’imagination en phase offensive. Les Bretonnes étaient en mode diesel, accélérant par moments, mais sans dominer comme elles ont l’habitude de le faire en championnat. Leur agressivité défensive a tout de même augmenté, posant des problèmes aux locales.

    Ces dernières ont compté jusqu’à 4 buts d’avance (10-6, 20e), notamment grâce aux parades d’Agathe Quiniou, formée au BBH. La gardienne de 25 ans a réalisé 4 parades cruciales, inscrivant même un but en cage vide. À la pause, Plan-de-Cuques menait 14 à 12, déjà un exploit face à l’équipe qui a terminé 4e de la dernière Ligue des Champions.

    Sang-froid maximum

    De toute évidence, le Brest Bretagne Handball s’est remis l’esprit à l’endroit durant cette pause de 15 minutes. La capitaine Oriane Ondono, plutôt absente lors du premier acte, a pris plus de poids, perturbant le secteur central bucco-rhodanien. Mais en face, la jeune Lorine Boudekhane a réalisé quelques prouesses, dont une double parade hors du commun à bout portant. À 12 petites minutes du terme, le score était de 22-22, laissant encore un espace pour créer l’exploit. Le temps-mort posé par Angélique Spincer a permis de conserver du sang-froid.

    Et il fut irrespirable avec un arrêt de Boudekhane dans la dernière minute et ces deux derniers buts de Sousa. Angélique Spincer avait du mal à trouver des mots après ce final en apothéose : « Il y avait une brèche, on savait qu’on pouvait les battre en début de saison, elles n’étaient pas encore prêtes. Demain (ce jeudi), c’est repos ! »

    Plan-de-Cuques 27 (14)

    BREST 26 (12)

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis

    Plan-de-Cuques : Quiniou, Boudekhane – Puleri, Berrais, Antonissen, Loquay, Dembélé, Naal, Auriac, Perret, Nkindanda, Kromoska, Martel

    Entraîneur : Angélique Spincer

    Brest : Depuiset, André, Joyet-Bondu – Mairot, Coatanea, Horacek, Delaye, Michalak, Lott, Borg, Ondono, Tshimanga, Smetkova

    Entraîneur : Tomas Hlavaty

  • [Motocross] Mathys Agullo entre dans la cour des grands en rejoignant la Team KTM

    [Motocross] Mathys Agullo entre dans la cour des grands en rejoignant la Team KTM

    C’est à 5 ans que Mathys Agullo a effectué ses premiers tours de roue.

    « C’est un coup de cœur, après être monté sur une moto avec mon père. » Son père, c’est Florent, qui n’a jamais fait de compétition, juste roulé pour le plaisir. Alors que Mathys a rapidement su que sa passion l’amènerait à la compétition. À tout juste 12 ans, le Ciotaden a intégré un sport-études, afin de combiner entraînement, compétition et scolarité.

    « Tout est calculé à la minute près, afin que je puisse avoir mes quatre entraînements par semaine, plus les mercredis et week-ends », détaille-t-il. Avec le soutien total de sa famille, qui ne compte plus les kilomètres et les sacrifices pour amener Mathys sur les compétitions françaises, européennes et mondiales. « En moyenne, ce sont 60 000 kilomètres par an, essentiellement avec le camping-car familial », indique son père. Sauf pour se rendre aux championnats du monde, en Bulgarie. « Nous y sommes allés en avion, la logistique a suivi, c’était une sacrée organisation ! »

    Florent Agullo qui, jusqu’à présent, était également mécanicien, pour l’entretien des six motos nécessaires à la pratique du haut niveau. Néanmoins, depuis un mois, la carrière de Mathys Agullo a pris une nouvelle dimension. En devenant pilote officiel chez KTM, une des plus importantes écuries en motocross, il va bénéficier d’une logistique qui lui simplifiera la vie et lui permettra de gravir les échelons vers le très haut niveau, qu’il tutoie déjà.

  • L’ONU anticipe une planète en surchauffe

    L’ONU anticipe une planète en surchauffe

    L’an dernier, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait déjà admis – tout comme d’autres scientifiques – que le dépassement de la barre des 1,5 °C était inévitable, mais c’est la première fois qu’une agence des Nations unies explore les moyens de limiter les dégâts une fois cet objectif climatique dépassé.

    Les scientifiques s’accordent à dire qu’un réchauffement supérieur à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle présente de graves risques, et près de 200 pays se sont engagés en 2015 à Paris à tenter de maintenir la hausse de la température mondiale à ce seuil le plus ambitieux. Mais la planète devrait dépasser cet objectif d’ici quelques années, et l’attention se porte désormais sur la meilleure façon de minimiser l’intensité et la durée de toute période dite de « dépassement » au-delà de 1,5 °C. Dans un rapport attendu et publié mercredi, le Programme des Nations unies pour l’environnement (Unep) affirme sans équivoque que l’objectif ne sera pas atteint et que « le défi n’est plus d’éviter le dépassement, mais de le gérer ».

    « Retour à la réalité »

    « C’est un retour à la réalité. Nous devons vivre avec ce monde plus chaud (…) mais il reste encore beaucoup à faire pour limiter le réchauffement », a dit Richard Betts, coauteur du rapport, professeur à l’université britannique d’Exeter, au cours d’une conférence de presse mardi. Ce rapport « porte sur les réponses à apporter plutôt que de se contenter de constater que le phénomène est en cours », a-t-il expliqué. Il est important pour les décideurs politiques de « prendre conscience que les règles du jeu sont en train de changer » et que les approches existantes pour lutter contre le changement climatique ne sont plus adaptées, a dit de son côté Debra Roberts, co-auteure du rapport. « Nous devons désormais repenser notre gouvernance climatique pour faire face à une trajectoire de dépassement. Aucun de nos plans n’est préparé à cela », a déclaré la climatologue sud-africaine.

    Les conclusions du rapport ont alarmé les associations militantes qui se sont mobilisées autour de l’objectif de 1,5 °C depuis qu’il a été consacré comme référence la plus ambitieuse en matière de climat dans l’Accord de Paris.

    Bill Hare, climatologue et patron de l’institut de recherche Climate Analytics, a critiqué ce rapport, estimant qu’il risquait de devenir « un appel à l’apathie » plutôt qu’à l’action. Le monde s’est déjà réchauffé d’environ 1,4 °C depuis la période 1850-1900, principalement en raison de la combustion des énergies fossiles. Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées et les émissions de gaz à effet de serre piégeant la chaleur, tels que le dioxyde de carbone et le méthane, continuent d’augmenter. Les scientifiques affirment qu’un dépassement de 1,5 °C risque d’entraîner des phénomènes météorologiques plus extrêmes et de rapprocher la planète de points de basculement tels que l’effondrement des calottes glaciaires et la disparition des récifs coralliens tropicaux

    Pour limiter le réchauffement, le piégeage du dioxyde de carbone – processus consistant à extraire le carbone de l’air et à le stocker – serait essentiel, parallèlement à des réductions profondes et rapides des émissions, indique le rapport. La capture du carbone ne joue aujourd’hui qu’un rôle infime dans la lutte contre le changement climatique, et la recommandation de son utilisation formulée dans le rapport de l’Unep a suscité une vive opposition de la part de certains groupes militants. « La seule façon de minimiser les dégâts est de réduire les émissions dès maintenant (…) et non de retarder l’action avec des solutions technologiques spéculatives », a critiqué Lili Fuhr, du Centre pour le droit international de l’environnement (Ciel).

  • L’Europe prise à son propre piège sur la viande du Brésil

    L’Europe prise à son propre piège sur la viande du Brésil

    Après avoir conclu un accord de « libre-échange » avec le grand pays d’Amérique latine, l’Union européenne commence à se mordre les doigts et va suspendre à partir de jeudi les importations de volaille et de bœuf brésiliens, a indiqué Bruxelles, qui attend des garanties du Brésil sur le respect de ses règles sanitaires.

    À ce stade, la Commission européenne reproche au Brésil de ne pas avoir apporté de garanties suffisantes sur la conformité de ses produits avec les règles européennes contre l’utilisation abusive d’antibiotiques dans l’élevage. « Le Brésil est un partenaire important de l’UE et nous travaillons étroitement, de manière constructive et positive, avec les autorités brésiliennes afin d’assurer leur conformité à ces exigences. Une fois cette conformité démontrée, les exportations vers l’UE pourront reprendre », a précisé une porte-parole de l’exécutif européen.

    La suspension des importations brésiliennes concerne aussi les œufs et le miel. Bruxelles n’a pas souhaité donner de calendrier pour la reprise des importations. Sollicité par l’AFP, le gouvernement brésilien n’a pas commenté l’annonce dans l’immédiat, bien qu’il ait fait valoir en mai qu’il « prendrait rapidement » toutes les mesures nécessaires pour que le commerce reprenne. Concernant la volaille et le miel, un audit est en cours et doit s’achever vendredi. S’il s’avérait concluant et que les pays européens donnent leur feu vert, les exportations de volaille brésilienne vers l’UE pourraient de nouveau être autorisées dans les semaines qui viennent. Les délais pourraient en revanche être plus longs pour le bœuf. « En raison de la durée des cycles de production selon les espèces animales concernées, la date à partir de laquelle le Brésil pourrait être en mesure de certifier sa conformité aux exigences de l’UE varie selon les filières », précise ainsi la Commission européenne.

    L’UE veut donner des gages de sa vigilance, alors qu’elle a été vivement critiquée par le secteur agricole et la France après avoir signé en janvier 2026 un accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur : Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay.

    « Un éleveur européen

    n’a aucun moyen

    de rivaliser avec moi »

    Le Brésil a été retiré en mai d’une liste de pays respectant les règles de l’UE relatives à l’utilisation intensive d’antibiotiques dans l’élevage, sous la pression de ce secteur après la signature de cet accord.

    En 2025, le Brésil était le deuxième exportateur vers l’UE de viande bovine, avec plus de 92 000 tonnes de produits bovins, représentant plus de 713 millions d’euros. « Un éleveur européen n’a aucun moyen de rivaliser avec moi » et si les gouvernements « importent de la viande bon marché, ils vont anéantir l’agriculture de leur pays », a déclaré à Carlos Roberto dos Santos, un éleveur de Barretos, dans l’État de São Paulo (sud-est). Le produit qu’il utilise pour ses bêtes les « aide à digérer l’herbe » pour qu’elles prennent « plus de poids, il ne sert pas à traiter une maladie », admet-il.

    Selon les règles européennes, l’utilisation d’antimicrobiens en élevage dans le but de favoriser la croissance ou d’augmenter les rendements est interdite. Ces mesures font partie d’une politique européenne visant à lutter contre la résistance des microbes aux médicaments, en évitant les recours inutiles aux traitements antibiotiques.

    D’après l’Organisation mondiale de la Santé, les superbactéries résistantes aux antimicrobiens (RAM) sont directement responsables de plus d’un million de décès et contribuent à près de cinq millions de morts supplémentaires chaque année.