Tag: Alpes Maritimes

  • Maurel, Jackel et Barbato sur un nuage

    Maurel, Jackel et Barbato sur un nuage

    À Nice pour le souvenir Fernand et Coco Rivière joueurs emblématiques sur la Côte d’Azur et bien au-delà, on a pu voir à l’œuvre beaucoup de champions à l’image d’Henri Lacroix, parrain de l’épreuve, les champions du monde Rizzi et Chiapello. Hatchadourian, le Béninois Gbetable, le petit prodige Herlemann, Baudino… Mais c’est une équipe « corse » sous la bannière d’Île Rousse qui s’est imposée dans cette épreuve organisée par le Case de Nice . Pierre Maurel (deuxième victoire en trois ans) Basil Jackel et Joseph Barbato. Les ex-Niçois ont fait preuve de beaucoup d’abnégation pour atterrir en finale et affronter les Malgaches Zigle et Yves, le dernier vainqueur du Mondial La Marseillaise, associés à Franck Picq

    Une finale de très haut niveau où les tireurs se sont rendus coup pour coup. Finalement, la victoire est retenue aux insulaires. Ça promet pour la 65e édition du Mondial La Marseillaise.

  • [EQDD] À Isola, ils réalisent un atlas de la biodiversité communale

    [EQDD] À Isola, ils réalisent un atlas de la biodiversité communale

    L’objectif est de recenser faune et flore, du village aux sommets, afin de mieux connaître et protéger les milieux naturels, tout en aidant les décisions d’aménagement. L’initiative met en lumière la richesse écologique locale, à la croisée d’influences méditerranéennes et montagnardes, mais aussi la fragilité de certains milieux (zones humides, cours d’eau) face aux activités touristiques et au changement climatique. En mobilisant habitants, élus, chasseurs et acteurs du tourisme autour d’actions concrètes, l’ABC a vocation à préparer un territoire en pleine mutation mais aussi, renouer le dialogue. Au-delà de l’inventaire scientifique, le projet vise à recréer du dialogue et à concilier développement de la station de ski et préservation de la biodiversité. Un plan d’action et une cartographie finale seront remis à la commune.

    Par Flora Zanichelli Nice Matin

  • [EQDD] En Pays de Fayence, l’urbanisme sur pause pour préserver l’eau

    [EQDD] En Pays de Fayence, l’urbanisme sur pause pour préserver l’eau

    L’eau de Siagnole coule à flots. L’hiver pluvieux augure d’un été sans restriction. Rien à voir avec ce que les neuf villages du Pays de Fayence ont connu en 2022 et 2023. Depuis, la communauté de communes a pris une série de mesures inédites. En tête, le gel des permis de construire. Car dans ce territoire particulièrement attractif à la lisière du Var et des Alpes-Maritimes, la population ne fait que grandir et, avec elle, les besoins en eau.

    « Pendant longtemps, on a cru qu’il y aurait toujours de l’eau », reconnaît Jean Florimond, le président de l’association des usagers de l’eau du Pays de Fayence. Il y a quatre ans pourtant, les habitants réapprenaient brutalement l’évidence : l’eau est une ressource finie. Ils en font l’expérience dès février 2022 lorsque tombent les premières alertes « sécheresse ». Puis, en mai, la première limitation de l’usage de l’eau : 200 litres par jour et par personne. À l’été, le quota baisse encore à 150 litres. À 100 litres mi-octobre. L’approvisionnement est au bord de la rupture.

    Un saut dans le vide validé par la justice

    « Ce qu’on considérait comme une anomalie a pris le tour d’une crise sans précédent », résume François Cavallier, maire de Callian et nouveau président de l’intercommunalité. Un coup de semonce pour les édiles, comme pour les résidents. Tous le savent bien désormais : « La normalité apparente de ce printemps cache une fragilité structurelle ».

    C’est pour agir sur ce point que, début 2023, les neuf maires prennent une décision unanime : un moratoire sur les permis de construire, gelés pour cinq ans, afin de contenir les besoins en eau. « Nous sommes contents d’être attractifs, reprend le maire de Callian, mais il faut que nous puissions accueillir les gens. La stabilisation de l’urbanisme, c’est une pause pour mettre à niveau nos services ». D’ici à fin 2027, une conduite depuis le lac de Saint-Cassien doit ainsi venir soutenir l’alimentation en eau.

    « C’était un saut dans le vide, revendique François Cavallier, car nous n’avions pas qualité pour prendre cette décision ». Mais l’État suit. Et lorsque certains portent le refus de permis de construire qui leur est opposé devant la justice, le tribunal administratif, puis le Conseil d’État, donnent raison aux élus. « Une véritable satisfaction », se félicite le président du Pays de Fayence. Qui se réjouit aussi que, depuis, la mesure ait fait des émules : le Vaucluse, les Pyrénées orientales et l’Ain, des départements connaissant de fortes tensions sur l’approvisionnement en eau, ont pris des décisions similaires.

    Les limites du technosolutionnisme

    Le moratoire est bien accepté par la population, qui « a compris qu’il n’y avait pas d’autres choix », souligne encore l’élu. « On est rassuré par le sérieux avec lequel le problème est géré », confirme Jean Florimond. Pour autant, le dispositif n’est pas sans conséquence. « On observe clairement une hausse des prix de l’immobilier et une raréfaction des biens », admet François Cavallier.

    Ainsi, la question de l’accès au logement se pose-t-elle. Tout comme celle des carnets de commandes des professionnels du bâtiment, « mis en difficulté », regrette le maire de Callian. « La sobriété foncière a des avantages, mais on ne pourra pas la tenir indéfiniment ». Reste donc à savoir « ce que nous ferons en 2028 », une fois le moratoire arrivé à échéance.

    Parce que « même avec l’eau du lac, il faut changer de paradigme », prévient François Cavallier, avant d’asséner : « Le technosolutionnisme, tout comme la ressource, a des limites ». Jean Florimond ne dit pas le contraire. Au-delà des infrastructures, l’association des usagers de l’eau du Pays de Fayence prône une gestion plus sobre. Par l’amélioration des réseaux et de leurs rendements, mais aussi une tarification incitative, en cours d’élaboration, récompensant les foyers les plus économes.

    « On l’a vu entre l’été 2022 et l’été 2023 : lorsque les tarifs augmentent avec la consommation, celle-ci baisse de 30% », remarque François Cavallier. Sans ça, renchérit le président des usagers, « les gens se désintéressent de la problématique ». Le risque de pénurie, lui, demeure.

    Par Virginie Rabisse Var Matin

  • Glissa Nissa

    Glissa Nissa

    Inimaginable. La deuxième ville de la région, Nice, qui devait être le cœur battant des Alpes du Sud à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de 2030, s’est auto-sabordée.

    Par entêtement, courte vue, inimitié politique, le nouveau maire d’extrême droite de Nice, Éric Ciotti, a pris la responsabilité de faire perdre à sa ville le pôle glace olympique. Une glissade qui emporte dans sa chute la cérémonie de clôture des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030. Un moment d’exposition mondiale pour Nice quand on sait que pour les Jeux d’hiver de Milan-Cortina, près de 3 milliards de téléspectateurs cumulés à travers le monde ont suivi la compétition et que la seule cérémonie de clôture représentant une audience mondiale estimée à 600 millions de téléspectateurs.

    Au-delà de la bérézina

    Un non-sens alors que tous les maires du monde envient une telle promotion de leur ville à l’international.

    Pire, la situation va engendrer une perte, selon les estimations, de 800 millions et 1,1 milliard d’euros pour Nice et la région, en investissements, en retombées touristiques, en héritage dans les infrastructures et les logements… Le choix du recroquevillement, de l’immobilisme, de l’isolationnisme chers à l’extrême droite équivaut à punir les habitants et le tissu économique de toute une partie de la région.

    Face à ce grand gâchis, la proposition de repositionner la cérémonie de clôture à Marseille ou sur le lac de Serre-Ponçon doit être étudiée collectivement pour transformer cette bérézina niçoise en réussite collective pour nos territoires.

  • Le festival de Cocciolo. Dubois et Giraud

    Le festival de Cocciolo. Dubois et Giraud

    Ce fut le cas. Notamment dès la première journée avec un gigantesque choc. La jeunesse montante Dubois et Giraud associés à Cocciolo étaient opposés à Leclerc, Rizzi et Rocher, les icônes de la pétanque.

    Le duel des champions du monde italiens revenait à Cocciolo après une partie épique. Une victoire prémonitoire pour les trois hommes qui se sont mis en confiance et ont su conserver leur niveau de jeu.

    Dimanche, en 8e de finale, onretrouvait des joueurs du cru comme Dran en compagnie de Guarnieri et Gérard. Le Rognacais alignait les performances en sortant successivement un autre Italien Bottero, puis la famille Marsille avant de céder en demi-finale face à Rivièra Hatchadourian et Fernandez.

    De l’autre côté, Cocciolo poursuivait son festival en souffrant contre le Marseillais Fouque, avec maestria en demi-finale face à « Chato » Cano, Santos et Bauer.

    La finale tenait toutes ses promesses avec un duel de géant entre Hatchadourian et Dubois au tir. Cocciolo, régulier, colmatait les brèches. Riviera était dans son rôle et va l’appoint. Très peu de failles étaient ouvertes dans cette finale. Et lorsque la victoire était proche pour Cocciolo, Hatchadourian noyait le bouchon. Il le fit à trois reprises mais échouait à la quatrième.

    Belle victoire (13 à 9) des champions de France juniors et triplette mixte du Var Giraud et Dubois avec l’expérimenté Cocciolo, véritable métronome dans cette compétition

  • Fusillade mortelle de Nice : trois mises en examen

    Fusillade mortelle de Nice : trois mises en examen

    Les procureurs de Marseille et de Nice, Nicolas Bessone et Damien Martinelli, ont annoncé lundi, lors d’une conférence de presse à Marseille, avec le directeur du service interdépartemental de la police judiciaire, Éric Antonetti, « l’élucidation ultra-rapide » de la fusillade du quartier des Moulins.

    Le 11 mai à 15h20, un homme masqué à trottinette avait calmement rafalé à l’arme automatique un commerce situé à 20 mètres d’un point de deal, tuant en terrasse deux personnes « totalement étrangères au trafic » et en blessant six autres.

    Après avoir identifié deux appartements conspiratifs à Nice, l’un dans le quartier des Musiciens, l’autre à l’est de Nice, et comprenant qu’un second projet criminel se préparait en reproduisant le mode opératoire de la veille avec un deuxième Renault Captur encore volé à Marseille, la Police judiciaire de Nice décidait d’interpeller le 13 mai à Nice et le lendemain à Marseille deux hommes âgés de 19 et 30 ans et deux femmes âgées de 26 et 50 ans. Une arme longue de type 7.62 correspondant à celle de la fusillade était trouvée en perquisition, avec des munitions, un masque postiche. L’homme de 30 ans venu de la région parisienne et connu de la justice, serait le tireur. Son téléphone borne à la fois sur le lieu de la fusillade, sur le lieu où a été retrouvé incendié le véhicule Renaut Capture volé à Marseille et incendié. La femme de 50 ans n’a pas été déférée. Les trois autres ont été mis en examen et placés en détention provisoire.

    « Ce sont des faits de narcomicides, de guerre territoriale » déclare M. Bessone. Cette fusillade s’inscrit dans « une montée de tension entre deux équipes des quartiers Est et ceux des Moulins » ajoute le patron de la PJ. « Les interactions clairement s’intensifient entre réseau niçois et réseau marseillais avec des influences de la région parisienne » ajoute Damien Martinelli.

  • Pépites et coups de cœur du festival de Cannes

    Pépites et coups de cœur du festival de Cannes

    Le festival qui se poursuit jusqu’à samedi offre son lot de pépites au gré des sélections.

    Fatherland de Pawel Pawlikowski

    L’écrivain allemand Thomas Mann, a très vite compris le danger des régimes fascistes. C’est ce qui lui a fait quitter l’Allemagne où s’installe le nazisme. Lorsqu’il revient, après la guerre, son pays natal est divisé. À l’Ouest comme à l’Est on se dispute ce Prix Nobel de littérature. L’auteur de La Montagne magique se rend alors à Francfort puis à Weimar pour le bicentenaire de Goethe.

    Le réalisateur polonais Pawel Pawlikowski s’est attaché à cet épisode pour poursuivre sa réflexion entamée avec ses deux premiers opus, Ida et Cold War, dans lesquels il explorait l’histoire européenne. Avec Fatherland (la patrie), il évoque les prémisses de la Guerre froide. L’écrivain (Hanns Zischler en Mann plus vrai que nature), accompagné de sa fille Erika (époustouflante Sandra Hüller), se prête au jeu avec une distance digne du narrateur de ses romans. Se mêlent ainsi les drames familiaux (le fils Klaus se suicide), les contrastes entre les deux Allemagne (États-Unis d’un côté, URSS de l’autre). À travers cet homme c’est la déchirure d’un monde qui apparaît, fait de doutes, de peurs et de solitude. Une fois de plus Pawlikowski utilise le noir et blanc, sublimant le grain de l’histoire. Sous le vernis de l’homme public se cache aussi une nostalgie que seule la musique de Bach lui permet de surmonter comme le montre une magnifique scène finale.

    Marie-Madeleine

    de Géssica Généus

    En Haïti, Jésus se décline sous toutes formes : eau sacrée de Jésus, Jésus divine power… Un univers fait d’évangélistes qui veulent imposer leur vision du monde (surtout celui d’après la mort, le vrai n’étant que souffrance quotidienne). C’est dans ce microcosme qu’évolue Marie-Madeleine (Gessica Généus elle-même), une prostituée. En face du bordel dans lequel elle vit, appelé non sans ironie « Belle Époque », s’érige l’église du Père Jacques. Un homme qui se trompe de colère et déverse son trop-plein de rage, détruisant toute aptitude à aimer. Y compris son propre fils Joseph pourtant évangéliste aussi. La rencontre de Joseph avec Marie-Madeleine réveille des sentiments profonds qui les sortent de leur léthargie. Elle, arrache Joseph à la nocivité des religieux, lui permettant de s’émanciper. Lui, offre à cette femme libre l’attention qu’elle n’avait jamais reçue.

    Ce film haïtien qui échappe à toute narration classique se révèle d’une beauté bouleversante. Les images filmées, retravaillées par la cinéaste, se déploient comme un poème visuel. Gessica Généus mélange fiction, documentaire, chant et danse pour dire une île sinistrée de tous les points de vue. Présenté en Sélection officielle, le film a reçu une très longue ovation lors de sa présentation jeudi à Cannes.

    Tin castle d’Alexander Murphy

    Le réalisateur franco-irlandais Alexander Murphy signe une chronique tendre et joyeuse au sein d’une famille soudée, menacée d’expulsion. On les dit infréquentables parce qu’ils ont une manière d’habiter le monde qui ne correspond pas à la normalité urbaine. Pa’, Lisa et leurs dix enfants vivent dans une vieille caravane en bordure de route. Dans cette « forteresse » de tôle (Tin castle) échouée au milieu des champs, les O’Reilly nous enseignent une conception différente de la vie : une aspiration à la liberté et une cohésion familiale intense. Chacun, petits ou grands se démène pour préserver cet idéal à atteindre, malgré les difficultés financières et administratives.

    La caméra est comme une extension aux relations familiales, partageant les moments de joie et de tristesse, de bonheur et de frustration. Lisa, la mère est le pilier de Pa’, et l’interface avec la société urbaine, s’occupant de toutes les formalités. Le patriarche, lui, est un taiseux qui gère la pénurie. Gardien d’une culture ancestrale, il transmet son amour pour les chevaux, pour la nature et la chasse aux lièvres. Une communauté d’Irlandais vivant dans des mobil-homes et stigmatisés. Le film qui défait les étiquettes collées aux Irish travellers est présenté à la Semaine de la Critique et concourt pour l’Œil d’or.

  • Le pôle glace de Nice des JO 2030 délocalisé ?

    Le pôle glace de Nice des JO 2030 délocalisé ?

    Nouveau coup de chaud pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030. Les discussions entre la Ville de Nice, la Région et les instances olympiques pataugent dans une soupe digne d’un bas de piste de fin de saison à Pra-Loup. Déjà plombé par les démissions et les retards, la possible délocalisation des épreuves de hockey, patinage, short-track et curling fait désordre.

    Depuis l’élection d’Éric Ciotti (UDR) à la mairie de Nice, les équilibres du projet ont été fragilisés. Si un cadre de travail commun a pu être posé lors d’une réunion technique le 1er avril, une seconde rencontre, organisée vendredi, a mis en lumière un blocage majeur autour l’Allianz Riviera, le stade de l’OGC Nice, dont le président, Jean-Pierre Rivère, figurait sur la liste de Ciotti.

    Présentation ce lundi

    Si la Région note que des convergences ont été trouvées sur le village olympique et le complexe omnisports de Nikaïa, la couverture et l’immobilisation pour trois mois minimum du stade, appelé à accueillir les épreuves de hockey, n’a pas obtenu l’accord de la nouvelle municipalité. L’alternative proposée entraînerait un surcoût de 45 millions, jugé incompatible avec la trajectoire budgétaire des Jeux et porteur d’un « risque majeur d’impasse procédurale et de dérive calendaire ».

    Face à cette impasse, un ultimatum a été fixé à ce lundi. Une présentation technique détaillée doit être soumise à l’ensemble des parties prenantes du comité d’organisation, avec l’objectif d’acter une décision. En filigrane, plane la menace d’une remise en cause pure et simple du pôle niçois. La ville de Lyon s’est déjà portée candidate.

    Initiateur de la candidature alpine, Renaud Muselier(Ren.) ne cache plus son inquiétude. « Après m’être battu pour garantir la parité des épreuves et des médailles avec nos partenaires du nord, je constate que les blocages actuels exposent directement le pôle niçois », alerte le président de la Région Sud, qui appelait vendredi à sortir du blocage.

    Il en va de la crédibilité d’un projet sommé de sortir de l’ornière politique, alors la carte définitive des sites est attendue pour fin juin par le Comité international olympique.

  • Robineau supplante tout le monde

    Robineau supplante tout le monde

    Dans le Var considéré comme le plus difficile de France, il y avait des allures de championnat de France, voire du monde lors de certaines confrontations. Et contrairement aux prévisions des spécialistes, ce ne sont ni Henri Lacroix, ni Dylan Rocher, ni Diego Rizzi. ni Jean-Michel Puccinelli qui ont triomphé à La Crau mais l’immense Stéphane Robineau sous les couleurs de Fréjus bien sûr.

    Dans une finale extraordinaire il a conclu par un carreau lors d’un frappant gagné-manquant perdu (13 à 12) face à un adversaire tout aussi impressionnant en la personne de Ligan Doerr (La Crau). Les deux joueurs iront au championnat de France à Bergerac les 25 et 26 juillet dans la peau de favoris.

    Dans l’Hérault, c’est le jeune Florian Redon du club de Castries qui est l’heureux élu.

    Dans le Gard, Louis Molinas a dominé les débats en s’imposant contre Theo Bernard de l’ACB Barjac. un seul qualifié au championnat de France. Bernard devra passer par le championnat d’Occitanie le 25 à Auch pour avoir une nouvelle chance d’aller au France. Il sera accompagné par Tyson Molinas vainqueur du barrage entre les demi-finalistes.

    Tombeur de Philippe Rayne en 8e de finale et Gilles Gayraud en demi-finale. Le joueur de Bédarrides Baptiste Ruscelli a gagné le titre dans le Vaucluse en dominant Faouzi Djouad (Boule Atomique Orange) en finale.

    Dans les Alpes-Maritimes, Adrien Delahaye transfuge du Var et champion l’an dernier s’est incliné en finale sous les couleurs de son nouveau club le Case de Nice contre Mason Buche également du Case.

    Dans les Hautes-Alpes, le duel des Gapençais entre Manuel Pascal (Kro Gapençais) et Mickaël Arsac (Pelleautier) a tourné à l’avantage du premier nommé.

    Des Transferts déjà réussis

    Parti de Nice pour atterrir dans le Rhône à Bron Terraillon Mickaël Bonetto a déjà réussi son pari en remportant le titre individuel contre son coéquipier de l’équipe de France et du club Christophe Sarrio.

    À un degré moindre Marc Cognard a également justifié son transfert de la Boule Modérée à la Boule du col Saint-Georges (Corse).

    Il s’incline à Ajaccio en finale du championnat Corse-du-Sud contre Kévin Bonvarlet.

  • [Salon de l’agriculture] Le Var et les Alpes Maritimes demandent à l’Union Européenne une IGP sur le mimosa

    [Salon de l’agriculture] Le Var et les Alpes Maritimes demandent à l’Union Européenne une IGP sur le mimosa

    Lundi matin, avant même l’inauguration de leurs stands respectifs, responsables politiques maralpins et varois se sont retrouvés pour une conférence commune dédiée à la question du mimosa. « L’or de la Côte d’Azur, cette fleur que nous partageons avec les Alpes-Maritimes » a introduit Guillaume Décard, président de Var Tourisme, qui n’a pas manqué de mentionner l’inévitable Route du mimosa et « ses 130 km de route entre Bormes et Grasse en huit étapes », avec, pour paysage, « cette fleur hivernale qui perce notre forêt et illumine nos massifs ».

    Un élément essentiel du « tourisme 4 saisons, qui est aussi un tourisme 4 couleurs : l’or du mimosa l’hiver, le vert du printemps, le vin rosé de l’été et le rouge des vignes à l’automne », décrit le président du Département Jean-Louis Masson (LR). Une idée à laquelle adhère le président de la Route du mimosa, Florian Raoux : « La route a été créée en 2001 pour faire de l’hiver une saison à part entière et non pas une simple parenthèse. C’est une stratégie pour changer une période en une vraie destination. »

    Mais, quand on parle de cette fleur, « on parle autant de tourisme que d’agriculture », rappelle ce dernier. Ainsi, « lancer la Route du mimosa au Salon de l’agriculture a beaucoup de sens », car la filière « vit bien au-delà de sa période de floraison », avec « des produits dérivés, bougies, parfums, aliments, des opportunités économiques si les choses sont bien faites ».

    Un document pour porter une IGP à Bruxelles

    Pour ce faire, « la coordination portée par la Route du mimosa est décisive, en recensant ce qui existe avec les acteurs de la filière, identifier les dérives et renforcer notre marque. Et cela ne pourra se faire qu’au travers d’une Indication géographique protégée (IGP) », soutient Florian Raoux. « Nous sommes une filière de niche. C’est important que les Départements nous soutiennent car au niveau national, on n’a rien. Il faut venir en aide aux jeunes et on va continuer à travailler sur cette IGP », plussoie Michel Lovera, président de la filière à la Chambre d’Agriculture du Var.

    L’échange, débuté sur le stand du Var, s’est poursuivi sur celui des Alpes-Maritimes, pour symboliser le trait d’union qu’incarne cette route. Jean-Louis Masson et son homologue Charles-Ange Ginesy, président (LR) du Département des Alpes-Maritimes, accompagnés de Guillaume Décard et d’Alexandra Borchio Fontimp, sénatrice (LR) des Alpes-Maritimes et présidente du comité régional du tourisme Côte d’Azur France, ont ainsi signé un document pour porter la création d’une IGP auprès de Bruxelles. « Un message fort pour ceux qui travaillant dans des conditions difficiles, avec une concurrence déloyale de pays n’ayant pas les mêmes lois et qui usurpent notre marque », souligne cette dernière. Un lien supplémentaire, qui rappelle l’importance capitale d’un autre : l’eau. « Comme l’a évoqué Jean-Louis Masson, avec le lac de Saint-Cassien notamment. Nous partageons cette problématique, car il n’y a pas d’agriculture sans eau », abonde Charles-Ange Ginesy.

    Le Stand du Var inauguré

    L’inauguration du stand du Département du Var s’est tenue lundi après-midi. « Le but est de faire parler de nos producteurs, de la marque Var – peut-être faut-il l’inventer -, faire connaître nos filières, nos savoir-faire, développer l’attrait du consommateur sur nos produits locaux. Être présent au SIA est un vecteur de communication dont on ne peut se passer », affirme son président, Jean-Louis Masson, qui rappelle aussi « qu’avec l’agriculture et la pêche, il y a la transformation et l’artisanat ». « Le produit brut agricole varois, c’est 350 millions, la production vendue, c’est 1 milliard, soit 650 millions sur l’aval des filières », ajoute Sylvain Audemard, président de la Chambre d’agriculture du Var. « Sur le territoire, c’est un moteur économique et un vecteur d’équilibre. »