Damien Seguin au départ de sa cinquième route du Rhum

Quand vous êtes né dans la ville la plus haute d’Europe en altitude, comment en arrive-t-on à faire de la course au large ?

La question fait sourire Damien Seguin. « En plus, mon papa était guide de haute montagne, et naviguer sur le lac de Serre-Ponçon, cela n’a rien à voir avec l’océan », plaisante-t-il. Mais à l’âge de 10 ans, après un passage par Vaison-la-Romaine, la famille a posé ses valises en Guadeloupe.

Le petit Damien a donc découvert la voile et le bateau, « et j’étais devenu un fan absolu ». C’est d’abord en spectateur qu’il a assisté aux arrivées des premières routes du Rhum. « Voir ces voiles, ces loups de mer, cela me faisait rêver. »

Nouvelle étape

Même privé de sa main gauche, il s’est jeté à l’eau. Devenant le premier handicapé à s’engager sur une course au large, en 2010. Depuis, d’autres ont suivi son chemin. « La voile est le seul sport qui permet une mixité totale. Vous avez des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des handicapés qui, une fois à bord, n’ont qu’un objectif, aller au bout de leur rêve. Sans limite », souligne-t-il.

Le 1er novembre, à bord de son trimaran Arkea-Crédit Mutuel, Damien Seguin prendra le départ de sa cinquième route du Rhum. Avec une pression supplémentaire. « Les quatre premiers, mon objectif était de finir la course », admet-il. Il en a terminé deux sur Class40 et deux autres sur Imoca. « Mais cette fois, j’ai récupéré un trimaran qui a déjà gagné des courses », détaille-t-il. « Celui de Loïck Peyron, qui a tout gagné avec lui, sauf le Rhum », précise-t-il.

Après avoir navigué avec Loïck Peyron, pour se faire la main, Damien Seguin va donc tenter d’arriver le plus rapidement possible en Guadeloupe, et « si possible gagner, mais je sais que je suis attendu ! » Ce qui le motive d’autant plus.

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