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  • Route du Rhum : Mathieu Claveau face à la dépression des Açores

    Route du Rhum : Mathieu Claveau face à la dépression des Açores

    «Les premières heures et la nuit de dimanche à lundi ont été ultra intenses et je n’ai pas eu beaucoup de repos» indique Mathieu Claveau. Ce n’est que mardi que le Marseillais a pu souffler un peu, «mais c’était un calme relatif», reconnaît-il. Mercredi, les choses sérieuses ont repris le dessus, avec un changement de voile pour préparer son bateau à affronter la dépression des Açores qui s’annonce.

    Avec des vents annoncés à 50, voire 55 nœuds, il a fait le choix de la contourner par le nord. «Cela fait un petit détour, mais cette route est plus «safe». «Cette option va me permettre d’aller chercher les vents portants», détaille-t-il. Mathieu Claveau joue donc la carte de la sécurité, sachant que la Guadeloupe est encore loin. Il a aussi pris connaissance des mésaventures de certains concurrents, contraints à l’abandon pour cause de casse ou de chavirage, notamment chez les Ultim.

    Lui poursuit son bonhomme de chemin. «Le bateau répond bien, et ce que je vis est plutôt cool», confie-t-il. Même s’il a repéré une petite avarie sur le spy, «mais ce n’est pas grave». Son objectif est de sortir au mieux de la dépression afin d’aborder le week-end dans de bonnes conditions.

  • Tout est prêt pour la grande traversée de la Route du Rhum

    Tout est prêt pour la grande traversée de la Route du Rhum

    Dimanche, à 13h02, la flotte va prendre le large, direction la Guadeloupe.

    Amarrés depuis le 22 octobre dans les bassins de Saint-Malo, les skippers sont entrés de plain-pied dans cette nouvelle édition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Pour tous, ce regroupement était le point d’orgue d’une préparation de longue haleine, qui s’est intensifiée ces derniers mois. Les dernières courses qui ont été disputées cet été et à la rentrée ont apporté leur lot d’enseignements et certains skippers aborderont forcément la course avec un peu plus de confiance que d’autres.

    Parmi eux, le Marseillais Mathieu Claveau. À bord d’un nouveau Class40, Inherent – Phare 40, il s’apprête à disputer son second « Rhum », quatre ans après une première traversée en solitaire de l’Atlantique. « J’ai maintenant hâte de partir, vivre cette course qui reste magique. » Avec un objectif ambitieux, « terminer sur le podium ».

    C’est un sprint de 17 jours qu’il va donc lancer, aux côtés d’une flottille de Class40 qui sera la plus importante à prendre le départ, dimanche. « Si je veux réussir, il me faudra aller vite dès le début », note-t-il. Sachant que faire la course en tête n’est pas synonyme de victoire assurée. Car, une fois en vue de la Guadeloupe, il faudra faire un tour de l’archipel. « Ce sera une autre course qui débutera, et mon expérience en Méditerranée peut faire la différence », estime-t-il.

    Mathieu Claveau va surtout tester sa capacité à tenir la distance sur une course en solitaire longue distance. Dans sa ligne de mire, le Vendée globe et un passage en Imoca. « C’est un peu une répétition générale, avant de monter en gamme. »

    Outre les Class40, où deux bateaux font figure de favoris (Corentin Douguet sur SNSM, Faites un don ! et Guillaume Pirouelle sur Sogestran – Seafrigo), d’autres classes vont se disputer la victoire jusqu’à Pointe à Pitre.

    Ouverte à tous les niveaux

    En Imoca, derrière Sam Goodchild, ils seront 21 à tenter de lui damer le pion. Le skipper de Macif Santé Prévoyance, a placé la barre très haut. Le Franco-Britannique a impressionné par sa capacité à exploiter son bateau et à limiter les erreurs. Un statut d’homme à battre qu’il assume, sans pour autant considérer que la partie est jouée. « Si je fais partie des favoris, je suis loin d’être le seul. Et puis, c’est une course en solitaire : ça remet les choses à plat, ça ouvre le jeu et les opportunités. On devra se méfier de tout le monde ! »

    Les huit Ultim de la planète seront tous réunis sur une même ligne de départ. Tenant du titre, Charles Caudrelier revient avec une machine révolutionnaire (Gitana 18) dont la mise au point est encore loin d’être achevée. Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI) et Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) misent sur des trimarans éprouvés, Anthony Marchand (Actual Ultim 4) a hérité du bateau victorieux en 2022 et Tom Laperche (SVR-Lazartigue) possède de sérieux arguments pour bousculer ses aînés. Guirec Soudée (Liamm), Alexia Barrier (Idec Sport-CIC) et Louis Burton (Ultim Armand Thiery) apportent, eux, leur lot d’inconnues. De quoi brouiller les lignes dans une hiérarchie difficile à établir.

    À suivre également les Océan fifty. Ils sont dix à tenter l’aventure à bord de ces multicoques de 15 mètres. Et parmi eux, ils sont très nombreux à pouvoir prétendre au podium ou à une place d’honneur. Un suspense exacerbé avec une bataille, aussi, entre les plus expérimentés dont Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton by Delanchy) et les plus jeunes menés par Basile Bourgnon (Edenred).

    Tous ces candidats n’attendent désormais qu’une chose. Le top départ de la course. Ce sera dimanche, à 13h02 exactement, que sera lancée la grande traversée.

    Les amateurs pourront également participer, sur www.virtualregatta.com

  • [Voile] Le nouveau challenge de Mathieu Claveau

    [Voile] Le nouveau challenge de Mathieu Claveau

    Après s’être préparé en Méditerranée, Mathieu Claveau a pris la direction de l’Ille et Vilaine.

    Son Class40 amarré à Saint-Malo, le skipper marseillais, co-fondateur de l’écurie de courses au large « Mer et connexion », va prendre part à sa seconde Route du Rhum.

    En 2022, pour sa première participation à cette mythique transatlantique en solitaire, il avait signé une belle 28e place en Class40. Il avait surtout réussi à amener son bateau en tête des « vintages ». Depuis, Mathieu a fait le choix de se consacrer pleinement à la course au large, portant sur les fonts baptismaux son écoule de course au large, basée à Marseille, avec laquelle il a obtenu de très bons résultats. Il a également permis à certains de se langer dans le grand bain.

    Palmarès étoffé

    Quatre ans après cette première expérience, il s’apprête à retrouver la ligne de départ, avec de nouvelles ambitions et un parcours professionnel qui a évolué depuis sa dernière participation.

    Car, s’il n’a pas pris part à l’édition 2024 de la Transat en solitaire, Mathieu Claveau a néanmoins réussi de belles performances dans des épreuves de très haut niveau. Il a notamment pris part aux éditions 2025 et 2026 de la Med Race, épreuve disputée en Méditerranée. La première fois, il a amené son Class40 sur la plus haute marche de sa catégorie. Lors de sa seconde participation, Mathieu Claveau a été le vainqueur de l’épreuve, associé à François Verdier.

    L’année 2026 l’a vu également s’imposer dans la Paprec 600 de Saint-Tropez et finir sur le podium de la Massilia off shore, course reliant Marseille à Barcelone. À la barre de son Phénix Phare 40, il est prêt à se lancer une nouvelle fois à l’abordage de l’Atlantique et rejoindre la Guadeloupe au plus vite, après avoir parcouru 3 542 miles nautiques.

    Ce défi, Mathieu Claveau va le mener à bien pour mettre en lumière son engagement aux côtés des gendarmes et soldats blessés en missions. Il sera leur porte-drapeau. Départ dimanche de Saint-Malo.

  • Damien Seguin au départ de sa cinquième route du Rhum

    Damien Seguin au départ de sa cinquième route du Rhum

    Quand vous êtes né dans la ville la plus haute d’Europe en altitude, comment en arrive-t-on à faire de la course au large ?

    La question fait sourire Damien Seguin. « En plus, mon papa était guide de haute montagne, et naviguer sur le lac de Serre-Ponçon, cela n’a rien à voir avec l’océan », plaisante-t-il. Mais à l’âge de 10 ans, après un passage par Vaison-la-Romaine, la famille a posé ses valises en Guadeloupe.

    Le petit Damien a donc découvert la voile et le bateau, « et j’étais devenu un fan absolu ». C’est d’abord en spectateur qu’il a assisté aux arrivées des premières routes du Rhum. « Voir ces voiles, ces loups de mer, cela me faisait rêver. »

    Nouvelle étape

    Même privé de sa main gauche, il s’est jeté à l’eau. Devenant le premier handicapé à s’engager sur une course au large, en 2010. Depuis, d’autres ont suivi son chemin. « La voile est le seul sport qui permet une mixité totale. Vous avez des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des handicapés qui, une fois à bord, n’ont qu’un objectif, aller au bout de leur rêve. Sans limite », souligne-t-il.

    Le 1er novembre, à bord de son trimaran Arkea-Crédit Mutuel, Damien Seguin prendra le départ de sa cinquième route du Rhum. Avec une pression supplémentaire. « Les quatre premiers, mon objectif était de finir la course », admet-il. Il en a terminé deux sur Class40 et deux autres sur Imoca. « Mais cette fois, j’ai récupéré un trimaran qui a déjà gagné des courses », détaille-t-il. « Celui de Loïck Peyron, qui a tout gagné avec lui, sauf le Rhum », précise-t-il.

    Après avoir navigué avec Loïck Peyron, pour se faire la main, Damien Seguin va donc tenter d’arriver le plus rapidement possible en Guadeloupe, et « si possible gagner, mais je sais que je suis attendu ! » Ce qui le motive d’autant plus.

  • [Voile] Le tandem Radulic-Ferrat – Pratt dresse le bilan

    [Voile] Le tandem Radulic-Ferrat – Pratt dresse le bilan

    Pour Christopher Pratt et Maïlys Radulic-Ferrat, ce mondial était une première.

    Les deux Marseillais n’avaient jamais été associés en course. Et pour la seconde, habituée aux régates des classes olympiques, c’était la découverte d’une nouvelle façon de naviguer. Le tandem a donc dû apprendre à se connaître, avant de se lancer dans une coupe du Monde de course au large qui s’est disputée au large de Marseille.

    Ils avaient l’avantage de bien connaître le terrain. Mais les deux savaient que cela ne suffirait pas pour aller chercher la victoire. Néanmoins, lorsqu’ils se sont distingués lors de la première épreuve, qui leur a permis de se qualifier haut la main pour la finale, les espoirs d’aller chercher le titre se sont faits plus tangibles.

    Pépins initiaux

    Pour cette finale, les conditions leur ont été moins favorables. Le départ aura été agité pour le duo marseillais qui a connu quelques soucis techniques. Maïlys Radulic-Ferrat explique : « Nous avons été dans le jus dès le départ ponton, avec un changement de système de barre, puis le hale-bas qui lâche, puis l’impossibilité de prendre un ris dans la grand-voile. Nous sommes arrivés sur la ligne sans vraiment de plan et pas très calés au niveau du timing. Pour en fait faire ce que nous pouvions. »

    Christopher Pratt ajoute : « La configuration n’était pas idéale et le premier bord jusqu’à Cannes a été compliqué. Mais nous avons plutôt bien joué, en arrivant aux îles de Lérins au contact et en 5e position. Nous nous sommes d’ailleurs dit que c’était bien d’en être là à ce moment-là. »

    Le boss de Marsail raconte la suite : « Sur le retour vers Marseille, nous avons bataillé avec les Australiens et les Néerlandais et le dernier gros changement est intervenu au Cap Sicié, à Toulon. C’est là que les Australiens ont pu attraper une risée et s’envoler pendant que nous restions coincés. »

    Christopher et Maïlys n’ont rien lâché et ont continué à faire de leur mieux jusqu’à la ligne d’arrivée, où ils terminent 6e. « Nous n’avons pas le résultat espéré, mais avons appris énormément. Cette finale a été difficile, physiquement et mentalement, mais je suis quand même contente de ce que nous avons fait », explique Maïlys.

    Sont-ils prêts à repartir ensemble sur une prochaine course ? La réponse de Christopher Pratt laisse peu de doutes. « Maïlys a été top, on dirait qu’elle fait ça depuis longtemps. J’espère que ça lui a donné envie d’en faire d’autres. C’était un sacré championnat ! »

    De son côté, la jeune marseillaise abonde. « Au niveau de l’ambiance entre nous, il n’y a rien à dire. Je retiens quand même que c’était mes deux premières nuits consécutives au large, et que j’avais aussi ça à gérer. Et puis, pour devenir un grand champion il faut des réussites mais aussi des échecs, et c’est par ces derniers qu’on progresse le plus. » Et pour la suite de leur duo ? Christopher et Maïlys restent ouverts à toutes les opportunités pour faire évoluer leur duo, et continueront de naviguer ensemble.

    Route du Rhum, Nicolas Rouger est prêt

    C’est désormais officiel, Nicolas Rouger a pu faire l’acquisition de son Imoca.

    Le skipper marseillais, qui sera au départ de la prochaine Route du Rhum à Saint Malo, le 1er novembre, sera à la barre de l’ancien Freelance.com, un plan Farr de 2007 précédemment mené par Guirec Soudée et Alex Thomson. Déjà vainqueur de la Route du Rhum avec Roland Jourdain, cet Imoca, sous le nom de Demain c’est loin, accompagnera ainsi Nicolas Rouger dans sa deuxième participation au Rhum en novembre, avec le Vendée Globe 2028 en ligne de mire.

    Le bateau sera facile à reconnaître. Car sa voile a été décotée par Hervé Di Rosa et sera mise aux enchères après la course.

    M.Ga.

  • Les collégiens sportifs à l’honneur à Marseille

    Les collégiens sportifs à l’honneur à Marseille

    À l’occasion de la 26e cérémonie de remise départementale de matériel sportif, 40 sections sportives, sur les 65 qui bénéficient de l’opération, étaient présentes à l’hôtel du Département (4e arrondissement) mercredi après-midi.

    Avant les prises de parole de la présidente du Conseil départemental, Martine Vassal (DVD), et de Tom Arnoux, vice-champion du monde d’IQFOIL – une discipline de la planche à voile –trois ateliers sportifs étaient proposés aux jeunes athlètes : un stand de biathlon avec initiation au tir de précision, deux rameurs reproduisant les mouvements de l’aviron et quatre SkiErg Concept2 simulant la pratique du ski de fond. Des échecs à l’aviron, 24 disciplines sont représentées au sein des 65 sections sportives concernées.

    « C’est un plaisir d’être ici car j’étais à leur place »

    Tom Arnoux, natif de Marseille, a profité de l’événement pour passer un message : « Les associations sportives nous ouvrent des portes pour faire ce qu’on aime, ça m’a permis de découvrir d’autres sports. C’est un plaisir d’être ici car j’étais à leur place, donc c’est émouvant de voir tout ce monde-là et j’espère qu’ils vont pouvoir avoir les subventions et les aides pour leur permettre de faire du sport plus souvent. »

    L’athlète a également glissé un petit mot sur la réduction du nombre d’heures de cours de sport : « Réduire ce temps de loisir, ça fait un peu mal au cœur, mais on voit qu’il y a un mouvement qui soutient le sport et qui permet de mettre tout en œuvre pour en profiter au maximum ».

    Tous les élèves des sections sportives du département ont reçu, pour cette rentrée, une multitude d’éléments. Après un passage sur le podium et une photo de groupe aux côtés de Martine Vassal et Tom Arnoux, chaque collégien est reparti avec un sac de sport contenant une gourde et une serviette avec une tenue sportive complète composée d’une veste et d’un tee-shirt. C’est notamment le cas de Maïssa, élève de cinquième au collège Edgar-Quinet (3e) et inscrite à la section Échecs de son établissement : « J’aime bien faire du sport, surtout en compétition et c’est en dehors de l’école, donc ça nous occupe souvent. C’est bien aussi car ça permet de se vider la tête. Je suis contente d’être ici et reconnaissante envers mes professeurs ».

    En plus des équipements sportifs offerts aux collégiens, chaque section va bénéficier d’équipements sportifs répondant aux besoins identifiés des disciplines concernées. Au-delà de l’aspect compétitif qui motive les élèves, l’aspect de la santé est lui aussi beaucoup mis en avant.

    « Entretenir la santé

    des adolescents »

    Des valeurs que valorisent le Département et sa présidente, Martine Vassal : « Notre ambition est de favoriser la réussite scolaire et sportive des jeunes collégiens. Avec cette remise de matériels et d’équipements, le Département réaffirme son engagement en faveur d’une pratique régulière dès le plus jeune âge, à la fois pour entretenir la santé des adolescents, mais aussi pour partager les valeurs sportives. C’est aussi ça, l’héritage des Jeux Olympiques 2024 ! »

    Une fois les discours et la remise des équipements terminés, une nuée d’élèves s’est dirigée vers le fond de la salle, attirée par le buffet proposé à l’occasion. Après le sport, le réconfort.

  • [Voile] Pratt et Radulic-Ferrat s’attaquent à leur finale

    [Voile] Pratt et Radulic-Ferrat s’attaquent à leur finale

    C’est le jour J pour le duo Christopher Pratt et Maïlys Radulic-Ferrat. La finale des championnats du monde de course au large démarre, ce mercredi, à Marseille. Mardi en fin de journée, les deux navigateurs ont pu découvrir leur bateau, tiré au sort, puisque toutes les embarcations sont des Class 30 identiques. Après un travail sur l’électronique et sur les voiles, ils sont revenus sur la qualification, qui a eu lieu la semaine dernière.

    « C’était une manche intense et pleine de rebondissements. On est partis avec du vent très léger et on a fait un premier bord qui a été difficile dans les choix stratégiques. Mais ensuite on a assez bien géré et ça nous a permis de reprendre la tête avant la dernière partie plus ventée et avec plus de mer », détaille précisément Maïlys Radulic-Ferrat.

    48 heures chrono

    Cette première place en qualification leur a permis de prendre du repos. Quatre jours bienvenus, alors que certains adversaires ont dû passer par des repêchages. « Les premiers sont arrivés vers 8h ou 9h, ce mardi matin, donc ils n’auront pas beaucoup de repos », souligne Maïlys. Le tandem marseillais explique que chacun des 11 bateaux en lice peut l’emporter, mais il ne laisse pas la place au stress ou aux calculs. « Le classement de la finale, c’est le classement du championnat du monde, donc il y a une envie de bien faire et de tout mettre en place pour réussir à naviguer devant. Après, ça reste une navigation comme une autre. Il faut faire ce qu’on sait faire et naviguer du mieux possible », note simplement Christopher Pratt.

    Pour gagner la finale, il faudra passer sous les 48 heures de course. Le drapeau bleu-blanc-rouge flotte sur le Class 30 frappé du numéro 12. Le calme avant la tempête.

  • Voile : un tandem 100% marseillais défie l’élite mondiale à la maison

    Voile : un tandem 100% marseillais défie l’élite mondiale à la maison

    Le tandem formé par Christopher Pratt et Maïlys Radulic-Ferrat incarne une nouvelle version de l’art de la transmission.

    D’un côté, il y a Christopher, le skipper marseillais habitué des grandes traversées. De l’autre, Maïlys, qui se prépare pour les Jeux olympiques 2028 au Pôle France de Marseille sur son 49 FX. Ensemble, ils vont défier l’élite dans le Mondial de course au large.

    « J’ai eu cette opportunité de rejoindre Christopher Pratt, qui a navigué avec ma maman. Pour moi, c’est un saut dans l’inconnue », reconnaît Maïlys Radulic-Ferrat. « Maïlys m’a été recommandée, nos premières courses et sorties se sont bien passées et je trouve que nous formons un duo complémentaire plutôt chouette », note Christopher Pratt.

    Pour faire connaissance, ils ont disputé une course et multiplié les sorties d’entraînement. « Chacun a pu apprendre à se connaître, se répartir les tâches à bord afin que le jour J, nous puissions être au top », poursuit le pensionnaire de la Pelle.

    L’idée de ce Mondial de course au large est de placer tous les équipages sur un pied d’égalité. Les 18 équipages, dont deux Français, auront tous le même bateau, un Sun Fast 30 OD. Il y aura un tirage au sort pour l’attribution des embarcations la veille de la course.

    À égalité

    « Ce sera la surprise car nous aurons à naviguer sur le voilier tel qu’il sera, sans rien pouvoir modifier », précise Christopher Pratt. Car, même si le tandem s’est entraîné sur un Sun Fast, ce ne sera pas celui qu’il aura à barrer le jour J. « Nous devrons faire de la régate pure, où la stratégie et la vitesse seront primordiales », insiste-t-il.

    Pour Maïlys, se retrouver aux côtés de Christopher Pratt, « est tout simplement magnifique. En plus pour une course chez moi, à Marseille. Je suis une aventurière et je me retrouve dans un univers où j’ai tout à découvrir. J’ai bénéficié d’un apprentissage optimisé avec un tel maître. Et comme je suis une compétitrice, maintenant, j’y vais pour gagner ».

    Par rapport aux compétitions sur dériveur, elle va devoir appréhender une autre approche. « D’habitude, nos courses se déroulent sur plusieurs manches. Nous avons le droit à l’erreur. Mais sur ce Mondial, ce sera ça passe ou ça casse », retient-elle. En effet, l’épreuve se déroulera en deux temps. Deux demi-finales, avec dix équipages qui livreront une course de 24 heures, à l’issue desquelles les cinq premiers de chaque flottille iront en finale. Finale dont celui qui arrivera premier sera sacré champion.

    « Ce sera plus long que mes régates olympiques, avec ces manches de 30 à 40 minutes. Là, c’est du 24 heures, avec une navigation de nuit, la gestion des efforts sera donc différente, il faudra aussi gérer le sommeil », détaille Maïlys.

    Naviguer dans la rade de Marseille, que les deux connaissent bien, est-il un avantage ? « Je ne le pense pas. Il y a certes quelques recoins que je connais bien, mais il y a toujours des pièges. Nous allons nous concentrer sur nous-mêmes et prendre du plaisir dans une compétition chez nous », confie Christopher Pratt.

    Avec néanmoins une petite idée en tête. Faire aussi bien, sinon mieux, que Théa Khelif et Thomas André. L’équipage tricolore est allé chercher le titre mondial en 2025, au nez et à la barbe des Anglais, dans les eaux de l’Ile de Wight. Le duo remettra en jeu son titre, il y aura donc deux équipages français sur la ligne de départ. Il faudra surveiller également les Anglais, qui auront soif de revanche, l’Espagne, la Suède ou encore la Belgique « car ils ont des personnes à l’aise sur les Sun Fast », précise Christopher Pratt.

    De son côté Maïlys Radulic-Ferrat est impatiente de se jeter à l’eau. « Il y a les Jeux en approche, mais j’ai là une belle entrée en matière pour éventuellement prolonger dans la course au large », notant que « l’eau et le vent sont les mêmes ».

  • Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Pour le duo, la date du 23 septembre est soulignée sur leur calendrier.

    Trois jours après le Clasico OM-PSG, Christopher Pratt et sa jeune co-skipper Maïlys Radulic-Ferrat seront au départ du Mondial de course au large. Une épreuve qui se disputera jusqu’au 3 octobre, et dont Marseille, leur port d’attache, sera le point de départ et d’arrivée.

    Il s’agit là d’une grande première pour la course au large dans le bassin méditerranéen, à l’occasion de laquelle le duo espère porter haut les couleurs de la cité phocéenne à bord de Sunfast 30 OD. Ils seront vingt équipages à briguer la victoire.

    Un timing idéal

    C’est au début du printemps, lors de la Massilia Inshore Cup 2026, que le duo Christopher Pratt, 45 ans, et Maïlys Radulic-Ferrat, 22 ans, s’est formé. « Ayant déjà en tête que le championnat du Monde de course au large se déroulerait à Marseille, je me suis mis à chercher une jeune équipière à qui je pourrai transmettre le virus de la course au large. C’est là que l’on m’a parlé de Maïlys en me disant qu’elle était super douée. Je l’ai appelée directement. Ce qui est marrant, c’est que lorsque je faisais du 470, je naviguais aux côtés de sa mère ! », se souvient Christopher Pratt.

    De son côté, l’étudiante en Staps à Brest, qui a plutôt l’habitude du 49er FX et de l’olympisme, est surprise du coup de fil. Elle explique : « Ce n’était pas du tout prévu, j’étais en cours, et j’ai directement sauté sur l’occasion. Je n’avais jamais fait de gros bateaux, mon projet olympique était un peu en stand-by et la course au large était quand même dans un coin de ma tête. Le timing était idéal. »

    La Massilia Inshore Cup se déroule comme dans un rêve : 4 manches, 4 victoires et le duo décide d’envoyer un dossier à la Fédération française de voile pour représenter la France lors des championnats du Monde. Une réponse favorable tombe début juillet et le projet est lancé.

    L’objectif principal reste le championnat du Monde. Mais d’ici la fin septembre, le duo pourra se jauger dès cette semaine sur les Sunfast 30 OD du Mondial, d’abord lors d’un entraînement de 48 heures, puis lors du trophée Semac.

    Les 48 heures de navigation leur permettront de retrouver des automatismes et le trophée, lui, leur permettra de se confronter à des adversaires, chose qu’ils n’ont pas faite depuis la Massilia Inshore Cup. « Chaque heure, chaque minute passées sur le bateau, c’est toujours du temps de gagné », souligne Christopher Pratt.

  • Clap de fin pour les « France » jeunes

    Clap de fin pour les « France » jeunes

    Après dix jours de courses, les championnats de France jeunes et espoirs ont baissé pavillon.

    C’est en deux temps que les épreuves ont investi la station voile de Tholon, ce qui a permis à la Fédération française de voile de proposer des courses claires et à suspenses. D’autant plus que la météo a été favorable.

    « Nous avons eu droit à un peu tous les types de temps durant ces dix jours. Le final a même pu se prolonger, avec deux courses jeudi matin », souligne Bertille Beurel. Pour la responsable communication de la FFV, « l’étang de Berre a permis de proposer de belles choses. Les jeunes ont pu naviguer en toute sécurité. Ces championnats ont rempli leur rôle, car ils ont été très formateurs ».

    Lilou Backès voit double

    Si en première semaine, les locaux s’étaient mis en valeur en récoltant deux titres (Optimist et ILCA 4) et quatre podiums, la seconde leur a moins souri. Un seul titre a été glané, par le tandem Lilou Backès – Gianni Pasero. Les pensionnaires de la Pointe Rouge ont fait la course en tête et n’ont été hors jeu que lors de la quatrième manche.

    À noter que Lilou Backès s’offre son second titre de la campagne, après celui décroché en Optimist, lors de la première semaine.

    Dans les autres séries, la Martégale Lizon Chikli était partie très fort dans les trois premières manches du skiff. Mais sa journée de mercredi a été cauchemardesque. Elle termine finalement à la septième place d’une série qui a vu le sacre d’Océane Bègue.

    Parmi les belles performances, il faut saluer celle de l’équipage néo-calédonien Felix Tron – Antoine Lajouanie, troisième en Nacra 15. Leurs compères Kaïs van Lierde et Charline Puschiasis ont également flirté avec le podium, en Tyka, pour finalement terminer cinquième.

    Les « France » reviendront à Martigues en 2027.