Tag: Voile

  • [Voile] Le tandem Radulic-Ferrat – Pratt dresse le bilan

    [Voile] Le tandem Radulic-Ferrat – Pratt dresse le bilan

    Pour Christopher Pratt et Maïlys Radulic-Ferrat, ce mondial était une première.

    Les deux Marseillais n’avaient jamais été associés en course. Et pour la seconde, habituée aux régates des classes olympiques, c’était la découverte d’une nouvelle façon de naviguer. Le tandem a donc dû apprendre à se connaître, avant de se lancer dans une coupe du Monde de course au large qui s’est disputée au large de Marseille.

    Ils avaient l’avantage de bien connaître le terrain. Mais les deux savaient que cela ne suffirait pas pour aller chercher la victoire. Néanmoins, lorsqu’ils se sont distingués lors de la première épreuve, qui leur a permis de se qualifier haut la main pour la finale, les espoirs d’aller chercher le titre se sont faits plus tangibles.

    Pépins initiaux

    Pour cette finale, les conditions leur ont été moins favorables. Le départ aura été agité pour le duo marseillais qui a connu quelques soucis techniques. Maïlys Radulic-Ferrat explique : « Nous avons été dans le jus dès le départ ponton, avec un changement de système de barre, puis le hale-bas qui lâche, puis l’impossibilité de prendre un ris dans la grand-voile. Nous sommes arrivés sur la ligne sans vraiment de plan et pas très calés au niveau du timing. Pour en fait faire ce que nous pouvions. »

    Christopher Pratt ajoute : « La configuration n’était pas idéale et le premier bord jusqu’à Cannes a été compliqué. Mais nous avons plutôt bien joué, en arrivant aux îles de Lérins au contact et en 5e position. Nous nous sommes d’ailleurs dit que c’était bien d’en être là à ce moment-là. »

    Le boss de Marsail raconte la suite : « Sur le retour vers Marseille, nous avons bataillé avec les Australiens et les Néerlandais et le dernier gros changement est intervenu au Cap Sicié, à Toulon. C’est là que les Australiens ont pu attraper une risée et s’envoler pendant que nous restions coincés. »

    Christopher et Maïlys n’ont rien lâché et ont continué à faire de leur mieux jusqu’à la ligne d’arrivée, où ils terminent 6e. « Nous n’avons pas le résultat espéré, mais avons appris énormément. Cette finale a été difficile, physiquement et mentalement, mais je suis quand même contente de ce que nous avons fait », explique Maïlys.

    Sont-ils prêts à repartir ensemble sur une prochaine course ? La réponse de Christopher Pratt laisse peu de doutes. « Maïlys a été top, on dirait qu’elle fait ça depuis longtemps. J’espère que ça lui a donné envie d’en faire d’autres. C’était un sacré championnat ! »

    De son côté, la jeune marseillaise abonde. « Au niveau de l’ambiance entre nous, il n’y a rien à dire. Je retiens quand même que c’était mes deux premières nuits consécutives au large, et que j’avais aussi ça à gérer. Et puis, pour devenir un grand champion il faut des réussites mais aussi des échecs, et c’est par ces derniers qu’on progresse le plus. » Et pour la suite de leur duo ? Christopher et Maïlys restent ouverts à toutes les opportunités pour faire évoluer leur duo, et continueront de naviguer ensemble.

    Route du Rhum, Nicolas Rouger est prêt

    C’est désormais officiel, Nicolas Rouger a pu faire l’acquisition de son Imoca.

    Le skipper marseillais, qui sera au départ de la prochaine Route du Rhum à Saint Malo, le 1er novembre, sera à la barre de l’ancien Freelance.com, un plan Farr de 2007 précédemment mené par Guirec Soudée et Alex Thomson. Déjà vainqueur de la Route du Rhum avec Roland Jourdain, cet Imoca, sous le nom de Demain c’est loin, accompagnera ainsi Nicolas Rouger dans sa deuxième participation au Rhum en novembre, avec le Vendée Globe 2028 en ligne de mire.

    Le bateau sera facile à reconnaître. Car sa voile a été décotée par Hervé Di Rosa et sera mise aux enchères après la course.

    M.Ga.

  • Les collégiens sportifs à l’honneur à Marseille

    Les collégiens sportifs à l’honneur à Marseille

    À l’occasion de la 26e cérémonie de remise départementale de matériel sportif, 40 sections sportives, sur les 65 qui bénéficient de l’opération, étaient présentes à l’hôtel du Département (4e arrondissement) mercredi après-midi.

    Avant les prises de parole de la présidente du Conseil départemental, Martine Vassal (DVD), et de Tom Arnoux, vice-champion du monde d’IQFOIL – une discipline de la planche à voile –trois ateliers sportifs étaient proposés aux jeunes athlètes : un stand de biathlon avec initiation au tir de précision, deux rameurs reproduisant les mouvements de l’aviron et quatre SkiErg Concept2 simulant la pratique du ski de fond. Des échecs à l’aviron, 24 disciplines sont représentées au sein des 65 sections sportives concernées.

    « C’est un plaisir d’être ici car j’étais à leur place »

    Tom Arnoux, natif de Marseille, a profité de l’événement pour passer un message : « Les associations sportives nous ouvrent des portes pour faire ce qu’on aime, ça m’a permis de découvrir d’autres sports. C’est un plaisir d’être ici car j’étais à leur place, donc c’est émouvant de voir tout ce monde-là et j’espère qu’ils vont pouvoir avoir les subventions et les aides pour leur permettre de faire du sport plus souvent. »

    L’athlète a également glissé un petit mot sur la réduction du nombre d’heures de cours de sport : « Réduire ce temps de loisir, ça fait un peu mal au cœur, mais on voit qu’il y a un mouvement qui soutient le sport et qui permet de mettre tout en œuvre pour en profiter au maximum ».

    Tous les élèves des sections sportives du département ont reçu, pour cette rentrée, une multitude d’éléments. Après un passage sur le podium et une photo de groupe aux côtés de Martine Vassal et Tom Arnoux, chaque collégien est reparti avec un sac de sport contenant une gourde et une serviette avec une tenue sportive complète composée d’une veste et d’un tee-shirt. C’est notamment le cas de Maïssa, élève de cinquième au collège Edgar-Quinet (3e) et inscrite à la section Échecs de son établissement : « J’aime bien faire du sport, surtout en compétition et c’est en dehors de l’école, donc ça nous occupe souvent. C’est bien aussi car ça permet de se vider la tête. Je suis contente d’être ici et reconnaissante envers mes professeurs ».

    En plus des équipements sportifs offerts aux collégiens, chaque section va bénéficier d’équipements sportifs répondant aux besoins identifiés des disciplines concernées. Au-delà de l’aspect compétitif qui motive les élèves, l’aspect de la santé est lui aussi beaucoup mis en avant.

    « Entretenir la santé

    des adolescents »

    Des valeurs que valorisent le Département et sa présidente, Martine Vassal : « Notre ambition est de favoriser la réussite scolaire et sportive des jeunes collégiens. Avec cette remise de matériels et d’équipements, le Département réaffirme son engagement en faveur d’une pratique régulière dès le plus jeune âge, à la fois pour entretenir la santé des adolescents, mais aussi pour partager les valeurs sportives. C’est aussi ça, l’héritage des Jeux Olympiques 2024 ! »

    Une fois les discours et la remise des équipements terminés, une nuée d’élèves s’est dirigée vers le fond de la salle, attirée par le buffet proposé à l’occasion. Après le sport, le réconfort.

  • [Voile] Pratt et Radulic-Ferrat s’attaquent à leur finale

    [Voile] Pratt et Radulic-Ferrat s’attaquent à leur finale

    C’est le jour J pour le duo Christopher Pratt et Maïlys Radulic-Ferrat. La finale des championnats du monde de course au large démarre, ce mercredi, à Marseille. Mardi en fin de journée, les deux navigateurs ont pu découvrir leur bateau, tiré au sort, puisque toutes les embarcations sont des Class 30 identiques. Après un travail sur l’électronique et sur les voiles, ils sont revenus sur la qualification, qui a eu lieu la semaine dernière.

    « C’était une manche intense et pleine de rebondissements. On est partis avec du vent très léger et on a fait un premier bord qui a été difficile dans les choix stratégiques. Mais ensuite on a assez bien géré et ça nous a permis de reprendre la tête avant la dernière partie plus ventée et avec plus de mer », détaille précisément Maïlys Radulic-Ferrat.

    48 heures chrono

    Cette première place en qualification leur a permis de prendre du repos. Quatre jours bienvenus, alors que certains adversaires ont dû passer par des repêchages. « Les premiers sont arrivés vers 8h ou 9h, ce mardi matin, donc ils n’auront pas beaucoup de repos », souligne Maïlys. Le tandem marseillais explique que chacun des 11 bateaux en lice peut l’emporter, mais il ne laisse pas la place au stress ou aux calculs. « Le classement de la finale, c’est le classement du championnat du monde, donc il y a une envie de bien faire et de tout mettre en place pour réussir à naviguer devant. Après, ça reste une navigation comme une autre. Il faut faire ce qu’on sait faire et naviguer du mieux possible », note simplement Christopher Pratt.

    Pour gagner la finale, il faudra passer sous les 48 heures de course. Le drapeau bleu-blanc-rouge flotte sur le Class 30 frappé du numéro 12. Le calme avant la tempête.

  • Voile : un tandem 100% marseillais défie l’élite mondiale à la maison

    Voile : un tandem 100% marseillais défie l’élite mondiale à la maison

    Le tandem formé par Christopher Pratt et Maïlys Radulic-Ferrat incarne une nouvelle version de l’art de la transmission.

    D’un côté, il y a Christopher, le skipper marseillais habitué des grandes traversées. De l’autre, Maïlys, qui se prépare pour les Jeux olympiques 2028 au Pôle France de Marseille sur son 49 FX. Ensemble, ils vont défier l’élite dans le Mondial de course au large.

    « J’ai eu cette opportunité de rejoindre Christopher Pratt, qui a navigué avec ma maman. Pour moi, c’est un saut dans l’inconnue », reconnaît Maïlys Radulic-Ferrat. « Maïlys m’a été recommandée, nos premières courses et sorties se sont bien passées et je trouve que nous formons un duo complémentaire plutôt chouette », note Christopher Pratt.

    Pour faire connaissance, ils ont disputé une course et multiplié les sorties d’entraînement. « Chacun a pu apprendre à se connaître, se répartir les tâches à bord afin que le jour J, nous puissions être au top », poursuit le pensionnaire de la Pelle.

    L’idée de ce Mondial de course au large est de placer tous les équipages sur un pied d’égalité. Les 18 équipages, dont deux Français, auront tous le même bateau, un Sun Fast 30 OD. Il y aura un tirage au sort pour l’attribution des embarcations la veille de la course.

    À égalité

    « Ce sera la surprise car nous aurons à naviguer sur le voilier tel qu’il sera, sans rien pouvoir modifier », précise Christopher Pratt. Car, même si le tandem s’est entraîné sur un Sun Fast, ce ne sera pas celui qu’il aura à barrer le jour J. « Nous devrons faire de la régate pure, où la stratégie et la vitesse seront primordiales », insiste-t-il.

    Pour Maïlys, se retrouver aux côtés de Christopher Pratt, « est tout simplement magnifique. En plus pour une course chez moi, à Marseille. Je suis une aventurière et je me retrouve dans un univers où j’ai tout à découvrir. J’ai bénéficié d’un apprentissage optimisé avec un tel maître. Et comme je suis une compétitrice, maintenant, j’y vais pour gagner ».

    Par rapport aux compétitions sur dériveur, elle va devoir appréhender une autre approche. « D’habitude, nos courses se déroulent sur plusieurs manches. Nous avons le droit à l’erreur. Mais sur ce Mondial, ce sera ça passe ou ça casse », retient-elle. En effet, l’épreuve se déroulera en deux temps. Deux demi-finales, avec dix équipages qui livreront une course de 24 heures, à l’issue desquelles les cinq premiers de chaque flottille iront en finale. Finale dont celui qui arrivera premier sera sacré champion.

    « Ce sera plus long que mes régates olympiques, avec ces manches de 30 à 40 minutes. Là, c’est du 24 heures, avec une navigation de nuit, la gestion des efforts sera donc différente, il faudra aussi gérer le sommeil », détaille Maïlys.

    Naviguer dans la rade de Marseille, que les deux connaissent bien, est-il un avantage ? « Je ne le pense pas. Il y a certes quelques recoins que je connais bien, mais il y a toujours des pièges. Nous allons nous concentrer sur nous-mêmes et prendre du plaisir dans une compétition chez nous », confie Christopher Pratt.

    Avec néanmoins une petite idée en tête. Faire aussi bien, sinon mieux, que Théa Khelif et Thomas André. L’équipage tricolore est allé chercher le titre mondial en 2025, au nez et à la barbe des Anglais, dans les eaux de l’Ile de Wight. Le duo remettra en jeu son titre, il y aura donc deux équipages français sur la ligne de départ. Il faudra surveiller également les Anglais, qui auront soif de revanche, l’Espagne, la Suède ou encore la Belgique « car ils ont des personnes à l’aise sur les Sun Fast », précise Christopher Pratt.

    De son côté Maïlys Radulic-Ferrat est impatiente de se jeter à l’eau. « Il y a les Jeux en approche, mais j’ai là une belle entrée en matière pour éventuellement prolonger dans la course au large », notant que « l’eau et le vent sont les mêmes ».

  • Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Pour le duo, la date du 23 septembre est soulignée sur leur calendrier.

    Trois jours après le Clasico OM-PSG, Christopher Pratt et sa jeune co-skipper Maïlys Radulic-Ferrat seront au départ du Mondial de course au large. Une épreuve qui se disputera jusqu’au 3 octobre, et dont Marseille, leur port d’attache, sera le point de départ et d’arrivée.

    Il s’agit là d’une grande première pour la course au large dans le bassin méditerranéen, à l’occasion de laquelle le duo espère porter haut les couleurs de la cité phocéenne à bord de Sunfast 30 OD. Ils seront vingt équipages à briguer la victoire.

    Un timing idéal

    C’est au début du printemps, lors de la Massilia Inshore Cup 2026, que le duo Christopher Pratt, 45 ans, et Maïlys Radulic-Ferrat, 22 ans, s’est formé. « Ayant déjà en tête que le championnat du Monde de course au large se déroulerait à Marseille, je me suis mis à chercher une jeune équipière à qui je pourrai transmettre le virus de la course au large. C’est là que l’on m’a parlé de Maïlys en me disant qu’elle était super douée. Je l’ai appelée directement. Ce qui est marrant, c’est que lorsque je faisais du 470, je naviguais aux côtés de sa mère ! », se souvient Christopher Pratt.

    De son côté, l’étudiante en Staps à Brest, qui a plutôt l’habitude du 49er FX et de l’olympisme, est surprise du coup de fil. Elle explique : « Ce n’était pas du tout prévu, j’étais en cours, et j’ai directement sauté sur l’occasion. Je n’avais jamais fait de gros bateaux, mon projet olympique était un peu en stand-by et la course au large était quand même dans un coin de ma tête. Le timing était idéal. »

    La Massilia Inshore Cup se déroule comme dans un rêve : 4 manches, 4 victoires et le duo décide d’envoyer un dossier à la Fédération française de voile pour représenter la France lors des championnats du Monde. Une réponse favorable tombe début juillet et le projet est lancé.

    L’objectif principal reste le championnat du Monde. Mais d’ici la fin septembre, le duo pourra se jauger dès cette semaine sur les Sunfast 30 OD du Mondial, d’abord lors d’un entraînement de 48 heures, puis lors du trophée Semac.

    Les 48 heures de navigation leur permettront de retrouver des automatismes et le trophée, lui, leur permettra de se confronter à des adversaires, chose qu’ils n’ont pas faite depuis la Massilia Inshore Cup. « Chaque heure, chaque minute passées sur le bateau, c’est toujours du temps de gagné », souligne Christopher Pratt.

  • Clap de fin pour les « France » jeunes

    Clap de fin pour les « France » jeunes

    Après dix jours de courses, les championnats de France jeunes et espoirs ont baissé pavillon.

    C’est en deux temps que les épreuves ont investi la station voile de Tholon, ce qui a permis à la Fédération française de voile de proposer des courses claires et à suspenses. D’autant plus que la météo a été favorable.

    « Nous avons eu droit à un peu tous les types de temps durant ces dix jours. Le final a même pu se prolonger, avec deux courses jeudi matin », souligne Bertille Beurel. Pour la responsable communication de la FFV, « l’étang de Berre a permis de proposer de belles choses. Les jeunes ont pu naviguer en toute sécurité. Ces championnats ont rempli leur rôle, car ils ont été très formateurs ».

    Lilou Backès voit double

    Si en première semaine, les locaux s’étaient mis en valeur en récoltant deux titres (Optimist et ILCA 4) et quatre podiums, la seconde leur a moins souri. Un seul titre a été glané, par le tandem Lilou Backès – Gianni Pasero. Les pensionnaires de la Pointe Rouge ont fait la course en tête et n’ont été hors jeu que lors de la quatrième manche.

    À noter que Lilou Backès s’offre son second titre de la campagne, après celui décroché en Optimist, lors de la première semaine.

    Dans les autres séries, la Martégale Lizon Chikli était partie très fort dans les trois premières manches du skiff. Mais sa journée de mercredi a été cauchemardesque. Elle termine finalement à la septième place d’une série qui a vu le sacre d’Océane Bègue.

    Parmi les belles performances, il faut saluer celle de l’équipage néo-calédonien Felix Tron – Antoine Lajouanie, troisième en Nacra 15. Leurs compères Kaïs van Lierde et Charline Puschiasis ont également flirté avec le podium, en Tyka, pour finalement terminer cinquième.

    Les « France » reviendront à Martigues en 2027.

  • Voile : dernier jour de courses à Martigues

    Voile : dernier jour de courses à Martigues

    Plus qu’un jour, et les voiles seront repliées, les remorques chargées et les médailles distribuées.

    La seconde séquence des championnats de France jeunes va connaître son verdict. Elle concerne les équipages en Open skiff, Tyka, F70, Nacra 15 et Feva RS qui, depuis lundi, ont pu s’en donner à cœur joie. Dans des conditions de navigation exceptionnelles.

    « Les conditions étaient bien, nous avions une bonne vitesse. Nous étions un peu en surrégime, mais nous avons réussi à maîtriser le bateau. Je suis un peu déçue de nos résultats, notamment notre première course. Nous nous sommes bien reprises dans la deuxième course » confie Lina, engagée en Tyka.

    Une Martégale à suivre

    Si la compétition reste ouverte, certains affirment déjà leur volonté d’aller chercher le titre. C’est le cas de Côme Zunquin. « Globalement ça a bien fonctionné. L’objectif ici c’est de gagner donc je vais essayer de continuer comme ça », a confié le Royannais, en très bonne position dans la course d’Open Skiff.

    Une classe dans laquelle une Martégale pourrait tirer son épingle du jeu. Ligon Chikli reste dans la course, pour un podium. Elle est à la lutte avec Océane Bègue et Capucine Bouron, dans un duel opposant Atlantistes à Méditerranéennes.

    Les participants ont pu goûter aux délices de la navigation sur l’étang de Berre. Lundi, les conditions se sont rapidement intensifiées, avec des rafales atteignant jusqu’à 25-30 nœuds en fin d’après-midi ! Une météo difficile, mais les courses étaient spectaculaires sur le plan d’eau martégal.

    « La météo est avec nous depuis le début. Nous avons pu proposer plusieurs courses, chaque jour. Et nous nous attendons à avoir un vent plus fort jeudi, pour le dernier jour de compétition » annonce Bertille Beurel, responsable de la communication de ces championnats de France.

  • Le coup d’envoi de la Quadra solo – duo de Marseille aux Embiez a été donné

    Le coup d’envoi de la Quadra solo – duo de Marseille aux Embiez a été donné

    C’est une nouvelle formule qui régit la Quadra solo – duo, qui élargit les perspectives de l’épreuve.

    Afin de soutenir la navigation en équipage réduit en Méditerranée, la Société Nautique de Marseille a décidé d’ouvrir la Quadra Solo Duo à tous les régatiers, sans restriction d’âge. Auparavant, le règlement imposait que le skipper, ou au moins l’un des équipiers pour les duos, ait 40 ans minimum dans l’année en cours. Cette nouvelle disposition rend l’épreuve accessible au plus grand nombre.

    Sur le parcours Marseille – Les Embiez – Marseille, la Quadra solo-duo constitue un rendez-vous particulièrement séduisant du calendrier des régates en Méditerranée. « La course en solitaire ou en double est souvent un rêve. L’expérience permet de se lancer dans le grand bain » explique Stéphane Sollari, membre du comité directeur et responsable du pôle course, qui a lui-même déjà disputé plusieurs fois la grande classique.

    « En participant à une course, on bénéficie de l’accompagnement et de la sécurité du groupe. De l’ambiance aussi !… ». Avec six journées de régate dont une course de nuit et une escale aux Embiez, la Quadra solo-duo est une épreuve toujours particulièrement prisée par les régatiers. Son succès tient à la fois à l’aspect très sportif et à la bonne ambiance à terre, où l’amitié unit les coureurs. En mer, c’est une bataille acharnée ! « L’idée c’est de permettre au plus grand nombre de franchir le pas » ajoute-t-il encore. « Notre souhait est vraiment que chacun se sente bien dans ce nouveau format ».

  • [Voile] Nouvelles salves de championnats à Martigues

    [Voile] Nouvelles salves de championnats à Martigues

    Le passage de témoin, c’est fait dans une bonne ambiance.

    Samedi, Optimists, ILCA 4, 6 et 7, 29er, 420 et Open 5.70 en ont terminé avec « leurs » championnats de France. La flottille a vécu quatre jours de régates, dans de bonnes conditions de vent. Ce qui a permis aux participants de prendre du plaisir et offrir du spectacle, sur les eaux de l’Étang de Berre.

    Ce championnat de France a montré qu’il est bien plus qu’une simple compétition. C’est une célébration de la voile sur l’ensemble du territoire français. Comme le souligne Nathalie Peberel, Vice-présidente de la FFVoile. « C’est un championnat de France, donc les participants viennent de l’Hexagone, mais aussi de beaucoup plus loin. Nous avons ici des Guadeloupéens, Martiniquais, Calédoniens ainsi que Tahiti. Nous avons les territoires ultramarins. Nous avons les ligues hexagonales. Nous avons notre ligue Îlienne la plus proche qui est la Corse. Effectivement, on vient de l’intégralité du territoire français. »

    Au final, deux titres reviennent à des locales. Lilou Backès, de La Pointe Rouge, conserve le sien en Optimist. Un doublé qui lui permet de mieux appréhender son changement de série, puisqu’elle va « monter » en ILCA 4. Tandis qu’Elena Ezraty, de La Pelle, décroche le titre de cette série. Sur le podium, elle est accompagnée de sa coéquipière Luce Langumier.

    Seconde flottille

    Trois autres pensionnaires de La Pelle étaient sur le podium de 29er. À savoir Salomé Joly et Aline Tacquet sur la deuxième, tandis que Camille Caullier, associée à l’Antiboise Justine Barbarin, termine troisième. En 420, le duo Simon Prot (ASPTT Marseille) et Juliette Peyre (La Pelle Marseille) décroche également une médaille de bronze.

    La station de Tholon reste en mode ruche active, avec une nouvelle séquence de championnats de France. Dimanche, cinq nouvelles séries ont pris le relais. À savoir les Nacra 15, Open Skiff, RS Feva, Tyka, Flotte Partagée.

    Jusqu’à mercredi, il y aura donc à nouveau du spectacle sur les quatre parcours dessinés sur les eaux de l’Étang de Berre.

    Des champions en planche à voile

    Les championnats de France de planche à voile se déroulaient à Brest.

    En Finistère, plusieurs Provençaix ont terminé sur le podium. Avec un triplé Mahé, Pelet, Gutton du club de la Pointe Rouge en technofoil hommes et deux médailles de bronze pour la pensionnaire de la Pointe Rouge Agarhe Hanoun, également en technifoil, et la Miramasséenne Pauline Hermitant en windfoil.

  • Les « France » sont partis sur de bonnes bases à Tholon

    Les « France » sont partis sur de bonnes bases à Tholon

    Mercredi, les conditions étaient idéales pour lancer les courses.

    Au lendemain d’une belle cérémonie d’ouverture, le vent s’est levé au bon moment. À 13h, il oscillait entre 11 et 15 nœuds. Parfait pour profiter du plan d’eau de l’étang de Berre. Au total 4 courses ont pu être validées pour tout le monde, répartis sur 4 ronds de course. Une belle première journée de championnat qui lance le rythme.

    Cette première journée a donc été un succès sportif. Avec de belles images de jeunes navigateurs tentant de tirer le meilleur parti de leur embarcation et des conditions de mer. Elle a aussi mis en lumière le savoir-faire du Cercle de voile de Martigues.

    Le temps se gâte

    Ainsi témoigne Pierre Caste. « Nous avons l’honneur d’accueillir ce championnat et, chaque jour, près de 1 500 personnes foulent notre site : 900 concurrents sur 10 jours, 500 bateaux sur l’eau, 80 coaches, et pas moins de 150 bénévoles – à terre comme sur l’eau. Sans oublier l’équipe cuisine de 12 personnes, les gardiens, ou encore ceux qui, discrètement, ramassent les ordures ménagères. Ce sont toutes ces petites mains qui rendent cet événement possible. »

    Au-delà des chiffres, c’est une philosophie qui guide le club qu’il préside, en digne héritier de Bernard Chable, son prédécesseur. « Nous privilégions l’accueil, le sourire. Et en général, le reste suit, car nous avons la chance de disposer d’un plan d’eau superbe ». Une recette qui fonctionne, et qui permet aussi de faire vivre le club au-delà de la compétition. « Organiser un tel spectacle, c’est montrer aux Martégaux et Martégales que notre plan d’eau existe, qu’il est accessible pour la compétition, le loisir, le plaisir… ou même la baignade ! » Une qualité d’eau d’ailleurs confirmée ce matin même par le Gipreb, l’organe de surveillance de l’étang.

    Derrière les coulisses, le Cercle de Voile de Martigues est un acteur clé de la démocratisation de la voile. « Tout au long de l’année, une douzaine de personnes travaillent avec des scolaires : lycée, collèges, écoles. Au total, ce sont 1 000 enfants qui passent par ici. » Pour Pierre Caste, ce championnat est donc bien plus qu’une compétition : « C’est une carte de visite pour montrer tout ce que notre plan d’eau peut offrir ».

    Le temps orageux de la deuxième journée de course a eu raison des manches prévues jeudi. Les organisateurs ont bien tenté de lancer les bateaux sur l’eau, mais seuls les ILCA 6, ILCA 7 et les Open 5.70 ont réussi à lancer une manche à 17h45, profitant du vent léger mais stabilisé.

    Ce vendredi le système orageux devrait être moins présent et le vent devrait se stabiliser pour permettre de lancer les courses prévues. Le premier départ possible est prévu à 11h.