Les élèves marseillais prennent date pour la manifestation du 17 octobre

À 48 heures des vacances, le mouvement ne faiblit pas. à Saint-Exupéry (15e), après une semaine tendue, le lycée était fermé avec passage en distanciel. Le Rempart (7e) et Saint-Charles (1er) aussi ont fermé, Thiers (1er) et Montgrand (6e) ont été bloqués. Dans les quartiers est, à Jean-Perrin (10e), le lycée a été évacué et fermé après l’intervention des CRS. Les cours pour le secondaire et le supérieur se feront en distanciel jusqu’aux vacances.

Refus de participer à la coordination nationale

Au sud, à Marseilleveyre (8e), où aucun cours distanciel n’est proposé et le mouvement très calme depuis le début, une trentaine de CRS ont débarqué dans la matinée pour mettre fin au blocus. Sur les conseils des équipes pédagogiques présentes, les lycéens se sont repliés dans l’établissement. Sans suite. Victor-Hugo (2e) aussi était fermé et des élèves se sont retrouvés au commissariat du 15e en soutien à des camarades placés en garde à vue. 21 personnes ont été interpellées dans les Bouches-du-Rhône, dans la journée.

à 14h, une AG de l’interlycéenne a été organisée à la Bourse du travail. Ambiance de classe occupée dans la salle Jean-Jaurès, pleine à craquer. Une centaine de lycéens de Marie-Curie, Montgrand, Thiers, Marseilleveyre, Saint-Charles ou Périer (8e) débattent, discutent et mettent au vote. Certains sont venus de plus loin encore, comme ces élèves de Saint-Exupéry et Diderot (13e).

La manifestation « Gilet jaune » du 17 octobre a été le gros morceau de ces 2h30 d’AG, explique Lounes. L’interlycéenne rejoindra la manifestation sur le Vieux Port (14h), mais divers rassemblements seront organisés dans la ville.

Parmi les autres décisions prises, le refus de participer à la coordination nationale lycéenne. « On a voté et on a refusé, parce qu’on a un peu regardé ce que c’était, elle a été montée avec des militants du NPA-R et elle n’a pas d’ancrage local ici », explique Eustache, lycéen à Montgrand. « On a jugé qu’il n’était pas possible de rejoindre une coordination qui ne représente personne sur le terrain, pour ne pas être récupéré. »

Au menu aussi l’après 17 octobre et les vacances. « La première chose, ça va être de se reposer un peu, parce que depuis trois semaines on se mobilise de manière intense. Mais on va essayer de rejoindre les étudiants et d’aller au-devant du monde du travail », poursuit Eustache. Des tractages au métro sont aussi envisagés pour « discuter avec l’ensemble de la population ».

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