Universités d’Oser la France à Avignon : nouveau lieu et soutien appuyé du préfet

Après le refus du Rouge Gorge, salle de spectacle avignonnaise, d’accueillir les universités de rentrée du mouvement politique de Julien Aubert (LR), Oser la France, prévues le 17 octobre, le responsable politique a annoncé, ce samedi 10 octobre, avoir « trouvé un nouveau lieu », sans en révéler l’emplacement.

À la suite de la mobilisation d’un collectif d’associations vauclusiennes, dont NousToutes 84, la direction de l’établissement avait annoncé, vendredi, mettre fin au contrat de location.

À Avignon, le Rouge Gorge renonce à accueillir Oser la France

Les universités de rentrée du mouvement Oser la France doivent accueillir notamment Sarah Knafo (Reconquête), François Fillon, Natacha Polony, Valérie Boyer (LR), François-Xavier Bellamy (LR) ou encore Jean Branco.

Sur les réseaux sociaux, samedi, Julien Aubert a estimé que « sous la pression d’une nébuleuse de collectifs et groupuscules locaux émargeant à l’extrême-gauche, un théâtre privé qui accueillait depuis 3 ans nos événements a dû se rétracter. Campagne d’intimidation sur sa façade, appels aux boycotts, tentative de déstabilisation économique : nos opposants n’ont pas attaqué l’organisateur de la manifestation, ni ses invités mais le lieu. Alors que le secteur de la culture souffre des coupes budgétaires, être prêt à tuer un lieu de culture au nom de son Idéologie, c’est extrêmement grave. C’est une censure qui ne dit pas son nom. Ces méthodes rappellent les heures les plus sombres de notre histoire. »

L’ex-député ajoute avoir lancé une pétition pour « défendre la démocratie et la liberté d’expression contre l’intimidation ».

Le préfet de Vaucluse a également choisi de prendre position dans ce dossier. Dans un communiqué, publié ce samedi, Thierry Suquet « regrette qu’un climat de pression conduise à l’annulation d’un événement politique et fasse peser le risque d’une restriction de fait du débat public. Agiter le spectre de la violence pour empêcher une réunion politique est inacceptable, et constitue une vraie menace pour la démocratie. La confrontation des idées doit relever du débat, non de l’intimidation ou de la censure des idées divergentes. »

Contestant « tout risque avéré pour l’ordre public et toute incapacité des forces de police à faire face aux éventuelles manifestations », le préfet « appelle à faire vivre, par le dialogue et la contradiction, une vie publique ouverte à la diversité des opinions. »

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