La Marseillaise : Que vous inspire la tenue du congrès national du Mouvement de la paix à Port-de-Bouc ?
Laurent Belsola : Je suis d’abord très fier pour la section locale du Mouvement de la paix de Port-de-Bouc, qui est tenue par Élise Taillaumard et Boulenouar Sirat. C’est une belle récompense pour le travail qu’ils réalisent depuis des années. Je rappelle qu’ils sont allés à Hiroshima, par exemple, mais ils sont de tous les combats. Les militants du Mouvement de la paix organisent d’ailleurs régulièrement des réunions au niveau départemental à Port-de-Bouc.
À vous entendre, la paix est presque dans l’ADN de Port-de-Bouc, finalement ?
L.B. : Nous sommes une ville de paix. Nous sommes opposés à tous les conflits, on préfère largement la négociation. On a pu voir l’embrasement des situations au Moyen-Orient, en Ukraine, en Iran. Je dis qu’il faut que la diplomatie reprenne ses droits. Que le droit international reprenne le pouvoir sur les armes et la loi du plus fort. Car voir les bombes arriver sur n’importe quel peuple sera toujours un désastre pour moi.
Port-de-Bouc compte de nombreuses communautés issues de l’immigration, comme la communauté chypriote. La paix est-elle indispensable au vivre-ensemble, et inversement ?
L.B. : On peut remercier les anciens qui ont créé l’association Amitié France-Chypre suite à un voyage et qui militent pour que Chypre redevienne ce qu’elle était. Nous recevrons bientôt la visite de M. le consul honoraire de Chypre à Marseille, à l’occasion d’une soirée consacrée à une chorale prochainement. Cela s’annonce comme une belle soirée. La paix et le vivre-ensemble sont des obligations dans notre ville, on ne peut vivre en paix que si tout le monde se respecte. La République est en cela un projet politique non ethnique, qui inclue toutes les différences, culturelles comme religieuses, et qui nous unit.

Leave a Reply