Deux soirées « à la cool » au Silo avec Mac DeMarco

C’est le genre de concert qui attire l’oreille des amateurs habitués à filer à Lyon, Montpellier, ou Paris, et à guetter les festivals d’été, pour espérer voir passer cette espèce d’artistes. Devendra Banhart (2010, Dock des Suds), King Krule (2017, Cabaret Aléatoire), Unknown Mortal Orchestra (2018, Cabaret Aléatoire), Ty Segall (2018, Espace Julien)… On pourrait presque les compter sur les doigts d’une main. Cette fois-ci, c’est Mac DeMarco qui fait étape à Marseille dans le cadre d’une tournée européenne qui l’aura vu passer par Nantes et Bordeaux avant de filer à Barcelone, Madrid ou Lisbonne.

éternel adolescent

Le crooner lo-fi canadien, figure majeure de l’indie pop internationale depuis le début des années 2010, se produit au Silo les 13 et 14 septembre. Un doublé assez rare pour être souligné. La seconde a été ajoutée au début de l’été, alors que les quelque 2 000 places en prévente pour le 13 avaient toutes trouvé preneur. Pour les retardataires, il n’en reste plus qu’une poignée pour la seconde date.

Pour les curieux, Mac DeMarco, c’est cette dégaine d’éternel adolescent en casquette usée, cigarette au coin des lèvres et sourire désarmant. Mais derrière ce personnage de glandeur revendiqué se cache l’un des mélodistes les plus inspirés de sa génération. Depuis le raz-de-marée de ses premiers albums 2 (2012), Salad Days (2014) ou This Old dog (2017), « l’homme le plus cool de la planète » a imposé une esthétique immédiatement reconnaissable : guitares cotonneuses, mélancolie douce et refrains addictifs. Des titres comme Chamber of Reflection, My Kind of Woman ou Heart to Heart cumulent des centaines de millions d’écoutes.

Sur scène, le contraste est toujours saisissant. Entre deux blagues absurdes, des improvisations improbables et une proximité permanente avec le public, Mac DeMarco et ses musiciens plongent leur assistance dans un douillet brouillard dont eux seuls ont le secret. Pour cette tournée, il présente ses morceaux les plus récents tirés d’un dernier album, petit bijou minimaliste folk baptisé Guitar, sorti il y a plus d’un an, sans se priver de balayer sa foisonnante discographie devenue référence.

C’est la pianiste californienne de formation classique, Vicky Farewell, signée sur son label et récompensée aux Grammy awards pour ses collaborations avec Anderson.Paak, qui assurera l’ouverture.

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