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  • À Villes-sur-Auzon, un concert de Jean-Louis Aubert pour la restauration du toit de l’église Saint-André

    À Villes-sur-Auzon, un concert de Jean-Louis Aubert pour la restauration du toit de l’église Saint-André

    Ce lundi 25 mai fera date à Villes-sur-Auzon avec le concert donné par Jean-Louis Aubert au bénéfice de la restauration du toit de l’église du village.

    Juste avant le spectacle Jean-Louis Aubert a reçu la presse dans un contact simple. Il a raconté son enfance passée dans ce village où sa famille (parents, grands-parents et arrières-grands-parents) ont vécu. Son père était sous-préfet, son grand-père était communiste et instituteur. Un membre de sa famille a même été moine. C’est dire la diversité, et « le vécu » au sein du village. Il a évoqué son enfance, les chansons dans les champs avec ses collègues, et les bêtises faîtes. Sa mère a été a dernière personne passée à l’église pour la messe de funérailles. Quinze jours après le maire fermait l’église.

    À l’occasion de la conférence de presse, notre journal lui a remis l’article rédigé il y a quelques années à l’occasion de son concert aux carrières du Bruoux à Gargas (près d’Apt) pour l’enregistrement de l’émission de France 2 Le concert unique. Quand Jean-Louis Aubert donne un spectacle, il « va vers les gens », ce qui explique la relation privilégiée qu’il a avec le public. Il a aussi dit avoir été ami avec Patrick Vian (le fils de Boris Vian) qui résidait à Saignon. Il a également précisé que son album RockEclerc avait été enregistré à La Fabrique, studio d’enregistrement à Saint-Rémy-de-Provence.

    Il a évoqué ses parents et notamment son père qui avant de mourir lui a confié : « Merci pour tout ce que tu as fait, je crois que j’aurais voulu faire tout ce que tu as fait ! » (un bel hommage). Il a aussi salué sa sœur disparue il y a peu et qui, lors de le visite de Jean-Louis à l’hôpital, lui a dit : « Je suis désolée d’être malade et de te déranger » . Il a salué son autre sœur présente dans le public.

    Il a interprété : « La Bombe humaine », « Alter ego » , une chanson en hommage à Barbara, et un de ses titres , et aussi « Temps à nouveau » , « Juste une illusion » et bien d’autres titres. Rappelons que Jean-Louis Aubert était le 23 Mai au grand concert du Vélodrome à Marseille : « Corsu Mezu, Mezu » . Il a terminé le concert avec « Voilà c’est fini ». Et il s’est écrié : « C’est un bonheur d’être avec vous ! ».

    Les bénéfices du concert seront reversés pour la rénovation de l’église. Un chantier que le maire, Frédéric Rouet, chiffre à 1,5 million d’euros et pour lequel des financements de l’État et de la Région Sud ont été actés. L’édile mise aussi sur le loto du patrimoine et sur les dons de particuliers.

    José VINCENTELLI

    Pour envoyer des dons pour la restauration : site fondation du patrimoine https://www.fondation-patrimoine.org ou association pour la sauvegarde de l’église de ville-sur-Auzon 4, place de la mairie, 8457O Villes-sur-Auzon.

  • Yoa : « Pour moi, l’art est toujours politique »

    Yoa : « Pour moi, l’art est toujours politique »

    La Marseillaise : Vous êtes en tournée depuis plus d’un an pour votre album « La Favorite ». Cela vous plaît-il toujours autant de monter sur scène ?

    Yoa : Bien sûr, monter sur scène c’est la continuité de l’écriture, de la composition, donc ça me plaît beaucoup. On finit en août la tournée, avec les festivals de cet été. Ces mois qui viennent de passer en tournée, c’était vraiment très intense. On a eu énormément de dates, on en a parlé hier avec mon équipe, je crois que j’ai fait une centaine de dates. Donc oui, c’est quand même conséquent, je me rendais même pas compte qu’on en avait fait autant. Mais même si le rythme est très soutenu, c’est tellement génial.

    Vous serez sur scène
    à Aix-en-Provence samedi prochain. Connaissez-vous la région
     ?

    Yoa : Je connais un peu ce coin-là, mais de toute façon, passer dans le sud, c’est trop cool. Je sais que j’adore ce public, quand je viens autour de Marseille je n’ai presque plus besoin de chanter. J’ai vraiment hâte de venir.

    « La favorite » est votre premier album, après plusieurs EP et singles. Comment s’est-il construit ?

    Yoa : L’album s’est construit assez traditionnellement, j’avais fait des EP avant et je savais que c’était dans la continuité de ce que je faisais de sortir cet album. Alors j’ai juste continué à écrire, assez naturellement, sur des choses qui m’étaient très intimes. La création de l’album s’est étendue sur environ deux ans, entre les premiers morceaux que j’ai sortis qui sont dans cet album et ce que l’album est devenu une fois terminé.

    Donc c’était un processus assez long. Entre les deux j’ai changé d’équipe, de personnes avec qui j’avais l’habitude de travailler donc je pense que j’ai beaucoup grandi pendant la création de cet album.

    Vous parlez de sujets intimes, tels que la rupture amicale, les relations amoureuses. Pensez-vous que la musique permette de s’exprimer sur des thématiques intimes pour partager son expérience ?

    Yoa : Oui complètement, je pense que c’est même le but de s’exprimer sur des sujets intimes mais qui sont finalement très universels. Donc j’ai écrit sur mon intimité, sur moi, sur mes expériences, sur ma vie. En tout cas, partager son expérience c’est ce que j’essaye de faire, et c’est ce que je fais.

    Comment est arrivée la musique dans votre vie et pensiez-vous qu’elle aurait une telle place ?

    Yoa : J’ai toujours aimé faire de la musique, depuis petite. Et puis pendant le Covid, au départ je cherchais juste à ne pas m’ennuyer. Alors pour passer le temps, j’écrivais un peu, et finalement ça a grandi, petit à petit. En cinq ans, six ans maintenant, ça a continué à grandir. J’espérais que ça allait marcher mais je ne me doutais pas du tout que ça irait jusque-là. C’est des choses qui paraissent tellement énormes que je ne me suis jamais permise de penser à ça. C’est trop bien que ça en arrive là mais je ne m’étais jamais dit qu’un jour je ferai plein de dates, que je remporterai une Victoire de la Musique. C’était des choses qui m’attiraient mais que je n’espérais pas.

    Cet été, vous avez annulé votre participation au festival des Francofolies de Spa, reconnaissant une programmation en désaccord avec vos « convictions sociales, politiques et humanistes ». Pensez-vous que l’art soit politique ? En tant qu’artiste, est-il important pour vous de vous positionner ?

    Yoa : Oui complètement. De toute manière, quand on parle de son intimité, on fait de la politique, à partir du moment où on n’est pas dans les clous de la société, c’est-à-dire qu’on n’est pas blancs, qu’on n’est pas un homme… Même si évidemment, je pense qu’il n’y a pas besoin de ça pour se positionner, mais forcément, ce sont aussi des choses qui jouent. Donc oui, pour moi l’art est toujours politique.

    Vous étiez nommée dans la catégorie « Révélation féminine » des Victoires de la Musique, en 2025. Quels sont les points positifs de cette nouvelle scène musicale en France ?

    Yoa : Pour moi, c’est une vraie joie de faire partie de cette génération, qui est belle, qui est digne, qui est très courageuse, et qui s’engage ensemble pour ne plus reproduire des schémas un peu patriarcaux du passé, dont on ne veut plus. Donc c’est vraiment agréable pour moi d’évoluer là-dedans. Je pense qu’on peut parler de tout, qu’il y a une liberté créative. J’ai l’impression qu’il y a de la place pour tout le monde. Ça fait du bien.

    Des places sont encore disponibles pour le concert d’Aix-en-Provence, avec un tarif normal à 25€ et un tarif réduit à 23€. Des places à 28€ sont aussi disponibles pour Montpellier. La billetterie est accessible via : https://tix.to/yoa_tour

  • Yoa, énergie pop et voix forte au Super Moustache festival

    Yoa, énergie pop et voix forte au Super Moustache festival

    Révélation scène des Victoires de la musique 2025, Yoa s’affirme comme une artiste complète, traçant sa voie entre une pop électro mainstream et une musique aux sonorités indie. Elle sera l’une des voix fortes du Super Moustache Festival, ces 12 et 13 septembre à Aix.

    « Yoa sur scène ? C’est moi mais c’est aussi mes danseuses », pose d’emblée la jeune femme née à Paris en 1998, « J’ai voulu un spectacle total avec tout ce que j’aime, de la danse, des moments drôles, un beau décor ». Formée au théâtre, nourrie par la danse et les grandes figures féminines de la pop, elle revendique une approche scénique exigeante. « Je veux que les gens en aient pour leur argent, ce n’est pas rien de se déplacer pour voir un artiste. On essaie de leur en mettre plein les yeux. »

    Son inspiration ? Les femmes. « Je ne suis pas un homme, donc je m’identifie plus aux femmes. Et je trouve qu’en pop, elles sont souvent meilleures sur scène. Beyoncé, Doja Cat, Rihanna… leurs shows m’émeuvent plus. » Une sensibilité qu’elle transpose dans ses textes où l’amitié tient une place centrale. « Mes danseuses, c’est la personnification de mes copines dans ma chanson, ça me fait du bien qu’elles soient là », justifie celle qui revendique une pop féminine à la française.

    « Activisme performatif »

    Mais Yoa, c’est aussi une voix politique sans détour. « J’affiche mes opinions dans mes textes et dans la vie, tant mieux si on me considère comme une artiste engagée », glisse la jeune femme née d’un père suisse jurassien et d’une mère camerounaise. Antifasciste, engagée pour la Palestine, elle parle rapport au corps, féminité, violences sexuelles, ne cache rien de ses convictions et dénonce les silences confortables : « Ne pas parler de politique est un privilège de personnes blanches et bourgeoises… L’existence des personnes trans, racisées, discriminées est politique. »

    En juillet, elle a annulé sa participation aux Francofolies de Spa, refusant de partager l’affiche avec Amir qu’elle accuse de soutenir l’armée israélienne et de ne pas reconnaître le génocide en Palestine. Au-delà du simple « activisme performatif », sa sincérité tranche dans un milieu artistique frileux.