Lorsqu’ils ont accepté leur contrat avec l’OM, Gregory Lorenzi et Bruno Genesio savaient à quoi s’en tenir. Les nouveaux directeur sportif et entraîneur allaient avoir à composer une équipe en tenant compte de contraintes financières draconiennes, avec une épée de Damoclès placée sur la tête de l’institution par l’UEFA, à savoir une exclusion des compétitions européennes pour non-respect des engagements vis-à-vis du fair-play financier.
Ainsi, avant de songer à faire venir de nouveaux éléments, la priorité est de réduire la masse salariale actuelle, en vendant certains joueurs à fort potentiel, et proposer à ceux qui resteraient dans la galère phocéenne de renégocier certains termes de leur contrat. Notamment celui ayant trait au salaire.
Car l’OM doit faire des économies. Les départs de Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang, Hamed Traoré et, dans une moindre mesure Bilal Nadir, qui est officiellement hambourgeois, ont permis de faire une première coupe de 15 millions d’euros. Néanmoins, cela n’est pas suffisant car, avec encore 100 millions d’euros (il s’agit d’une estimation), le club dépense toujours trop en salaires de joueurs.
Néanmoins, Gregory Lorenzi travaille d’arrache-pied pour trouver des solutions. Des discussions ont été lancées avec les plus gros salaires afin que ces derniers, si d’aventure ils ne trouvaient pas de porte de sortie, acceptent de toucher moins. L’échec sportif de la saison dernière peut être un argument à mettre en balance pour y parvenir. Reste à savoir si les intéressés seront d’accord avec ce principe.
Côté renforts, les premiers ont été enregistrés. Mais il s’agit avant tout de jeunes éléments, venus pour étoffer le centre de formation. Même si certains peuvent prétendre à intégrer le groupe de Bruno Genesio, il n’est pas certains qu’ils fassent la maille sur le long terme, pour un OM dont l’impératif sera de retourner en Ligue des Champions en 2027 et d’être dans les clous financiers.
Un OM qui se rend compte également que sa situation ne va pas faciliter la tâche. Le cas de Mason Greenwood en est l’illustration. Pour trouver preneur, il a fallu baisser le prix de vente de l’Anglais, pour lequel le club n’a d’ailleurs pas eu énormément de demande.
D’autres éléments à salaire conséquent, au-delà des 300 000 euros mensuels, ne seront pas retenus en cas d’offre. Mais encore en faudrait-il. Pierre-Emile Højbjerg, Facundo Medina ou encore Geoffrey Kondogbia ont le profil.
Une chose est sûre, l’OM ne pourra recruter qu’une fois terminées ses ventes. Dans ce contexte, Gregory Lorenzi s’est lancé dans une prospection tous azimuts, ciblant des joueurs libres, ou évoluant en Ligue 2. Mais avec l’étiquette OM, il sait que personne n’est prêt à faire de cadeau. Car nombreux sont les clubs, comme Marseille, en quête de liquidités.
OM-Nice, ce samedi à huis clos à la Commanderie
Après un premier galop d’essai en Côte d’Ivoire face à Yamoussoukro, gagné 3-0, l’OM va enchaîner sur son deuxième match de préparation.
Samedi, c’est face à Nice que les hommes de Bruno Genesio vont se tester. Une rencontre qui se jouera à la Commanderie, à huis clos. Mais que les abonnés de Ligue 1+, diffuseur du football en France, pourront suivre à partir de 18h.
Trois autres matches vont suivre. Le 30 juillet contre Nîmes, également à la Commanderie et à huis clos (18h). Puis deux rendez-vous de gala face à l’Athletic Bilbao, le 9 août (17h45), puis l’Atlético de Madrid, le 14 août, cette fois au Vélodrome (17h30).

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