Tag: Mercato

  • Un second acte plus ambitieux pour Les Marseillaises

    Un second acte plus ambitieux pour Les Marseillaises

    A contrario de l’équipe masculine, la section féminine de l’Olympique de Marseille – appelée « Les Marseillaises » depuis son accession à l’Arkema Première Ligue la saison passée – a profité du mercato estival pour se refaire une santé. Treize recrues ont été annoncées tout au long de l’intersaison, dont les internationales tricolores Claire Lavogez (35 sélections) et Julie Thibaud (3 sélections).

    Mais l’arrivée la plus marquante dans la cité phocéenne reste celle de Nicolas Chabot. Au terme de sa douzième saison au FC Nantes la saison passée, le technicien de 31 ans a été élu meilleur entraîneur du championnat, après avoir mené « les Canaries » à la quatrième place grâce à un bilan de 12 victoires, 5 nuls et 5 défaites.

    « Nicolas incarne tout ce que l’on veut représenter humainement : le travail, l’humilité et l’ambition », souligne Stefano Petruzzo, directeur général des Marseillaises. « C’est un très jeune entraîneur, mais avec un profil de bâtisseur, comme il l’a prouvé à Nantes », poursuit-il, conscient que son nouvel homme fort était à la recherche d’un nouveau challenge.

    « J’ai fait le meilleur de ce que je pouvais faire à Nantes », estime le natif de Rezé, en Loire-Atlantique, persuadé que le club phocéen « mérite de figurer dans la première moitié de tableau » en Arkema Première Ligue. « On a essayé de construire un effectif pour faire mieux que la saison passée », ajoute Nicolas Chabot, dont la préparation s’est révélée fructueuse avec cinq victoires, dont deux succès en Coupe de la Ligue LFFP.

    De Turcan au Vélodrome

    Leur première journée de championnat aura lieu dès ce samedi à 21h, avec la réception du Havre au stade Francis-Turcan. Comme la saison dernière, l’enceinte martégale reste l’antre des Marseillaises. « On se sent très bien à Martigues. C’est la meilleure option que nous avons à moyen terme, même si on cherche toujours des solutions à Marseille. Mais ce n’est pas évident de trouver le moyen de s’y installer durablement », confie le directeur général.

    L’équipe olympienne délocalisera tout de même l’un de ses rendez-vous au Vélodrome, comme lors de la rencontre face à Montpellier, le 28 mars dernier. « La Prise du Vel’ » avait alors attiré plus de 35 000 spectateurs, établissant le record d’affluence pour une rencontre de football féminin. « On a envie de le refaire, mais les détails restent à définir. Ce ne sera peut-être pas seulement un match au Vélodrome, mais plusieurs. Mais on ne veut pas brûler les étapes », insiste Stéphano Petruzzo.

  • L’OM passif en Ligue 1, mais s’active chez les jeunes

    L’OM passif en Ligue 1, mais s’active chez les jeunes

    Comme les travaux d’Héraclès, ils sont au nombre de douze.

    Edson Mbengi, Kiyan Martin, Leny Hassoumi, Issa Sidibé et Rémy Séry ont tout juste 15 ans. Milan – Sandro Cheval, Adam el Boughlamy, Kelian Magnagu Ngando, Wesley Boli, Josua Karoka et Samuel-Eddine Allaoui 17 ans et Osmane Ndiaye 18. Ils arrivent de Caen, Istres, Malpassé, du Burel ou de région parisienne.

    Ne les cherchez pas dans la liste des joueurs susceptibles de donner un coup de main au groupe de Bruno Genesio. Cette classe biberon est venue renforcer les équipes du centre de formation de l’OM. Un OM qui semble enfin miser sur la formation pour produire ses forces vives. Mais il faudra attendre avant de les voir en Ligue 1.

    Un par classe d’âge

    Le palmarès de la coupe Gambardella, qui est chez les jeunes l’équivalent de la Coupe de France, en est un des exemples. En 70 éditions, le club olympien n’en a gagné que deux (1979, 2024), soit autant que Bordeaux, le PSG, Lens ou Strasbourg. Le FC Martigues, a même devancé l’OM au palmarès, avec son sacre en 1968, à ce jour le seul d’un club amateur. Loin derrière Auxerre et 7 victoires, Monaco (5) ou Rennes et Lyon (4).

    Régulièrement, la question des jeunes et de leur gestion revient depuis la bascule dans les années 2000. Didier Deschamps affirmait sa réticence à les intégrer. Néanmoins, quelques-uns ont pu percer. Là où Lyon, Rennes, Lens ou Montpellier n’hésitent pas à faire « monter » plusieurs éléments d’une classe d’âge en professionnel, du côté de la Commanderie, à l’exception des frères André et Jordan Ayew (209 et 147 matches), il n’y en a qu’un à réellement percer par génération. Cédric Carrasso (85), Mathieu Flamini (24), Samir Nasri (166), Rafidine Abdullah (23) Maxime Lopez (150), Bouba Kamara (170) sont ceux qui ont eu du temps de jeu.

    Mais la majorité se sont contentées de bribes et de quelques titularisations, avant d’aller chercher ailleurs le temps de jeu que ne leur offraient pas les entraîneurs successifs. À l’image de Laurent Abergel, Chris Gadi, et plus récemment Darryl Bakola ou Robinio Vaz.

    Avec un effectif réduit, avec la blessure de longue durée de Tochukwu Nnadi et l’incertitude concernant Geoffrey Kondogbia, Bruno Genesio pourrait être contraint d’ouvrir largement son groupe. Ceux dont il dispose doivent avoir en tête ses propos, avant le fiasco de Monaco. « Nos jeunes ont des compétences et des qualités qu’ils se doivent de montrer à l’entraînement et saisir les opportunités quand ils sont amenés à jouer. »

    Il insiste sur la nécessité « de garder un niveau d’exigence et savoir gérer le mental quand ils sont sur le terrain ». Pour lui, le succès vient d’un savant mélange de « patience et d’indulgence ». Selon ses critères, Tadjidine Mmadi et Keyliane Abdallah ont marqué des points. Il leur faut maintenant s’ancrer dans la durée pour espérer plus de temps de jeu.

    Le club des chômeurs attend de nouveaux contrats

    Tout au long de l’été, l’Union nationale des footballeurs professionnels a cherché avec eux des solutions.

    Eux, ce sont les 192 joueurs du plus grand club de France, celui des chômeurs. Parmi eux, figurent des joueurs ayant une solide expérience en Ligue 1 et dont les noms étaient régulièrement cités lors des divers mercato. Mais actuellement, Youssef en Arabi, Benjamin Stambouli, Arnaud Souquet, Tanguy Ndombélé, Yann M’Vila, Aïssa Mandi ou les anciens Olympiens Romain Cagnon, Julien Fabri, Kélian le Pironnec, Jérémie Porsan-Clemente, Stéphane Sparagna et Chancel Mbemba, Ils peuvent être engagés à tout moment par les clubs.

    M.Ga.

  • Avec l’OM, tout est toujours une question d’équilibre

    Avec l’OM, tout est toujours une question d’équilibre

    La bonne nouvelle : Paixão reste à Marseille

    Rares sont les situations où la passion du jeu l’emporte sur le pouvoir de l’argent dans le football moderne. Le trio Richard-Lorenzi-Genesio peut donc se féliciter d’avoir réussi à conserver Igor Paixão au sein du collectif marseillais. Après les départs de Mason Greenwood vers Fenerbahçe et de Pierre-Emerick Aubameyang à La Corogne, l’ailier brésilien reste la principale arme offensive de l’OM. Son transfert aurait constitué un coup dur pour le jeu olympien. Une première esquisse de ce que pourrait devenir l’attaque marseillaise sans lui a d’ailleurs été visible lors du dernier match à Monaco, où seul le jeune Keyliane Abdallah est véritablement parvenu à faire des différences.

    La saison passée, l’ancien pensionnaire du Feyenoord avait inscrit 12 buts et délivré six passes décisives en 42 matches toutes compétitions confondues. À lui désormais de franchir un cap et de porter davantage une équipe marseillaise qui aura besoin de son talent.

    Bilan comptable amélioré mais insuffisant

    Avec onze départs en plus des clauses à la revente de Jonathan Rowe et Iliman Ndiaye, l’OM a comptablement récupéré 40 millions d’euros (en profit) et a surtout économisé près de 30 millions d’euros de masse salariale. Une opération qui reste toutefois à relativiser puisque le club olympien compte encore dans ses rangs dix joueurs percevant plus de 250 000 euros brut par mois, soit tout de même six de moins que la saison passée. En tête de cette liste figurent Pierre-Emile Højbjerg, avec environ 500 000 euros mensuels, et Geoffrey Kondogbia, autour de 450 000 euros. Ce vaste dégraissage a néanmoins permis à l’OM de contenter une partie des exigences du gendarme financier.

    Le club marseillais n’est toutefois pas encore totalement sorti de cette contrainte économique et devra probablement réaliser de nouvelles ventes d’ici juin 2027, notamment lors du mercato hivernal.

    Manque de profondeur et de cohérence

    Un tel dégraissage, réalisé avant tout pour des raisons économiques, ne pouvait évidemment pas être sans conséquence sur le plan sportif. Si un onze de départ semble se dégager assez clairement, le groupe marseillais apparaît en revanche particulièrement limité en termes de profondeur de banc. Un problème d’autant plus préoccupant que l’OM devra mener de front la Ligue 1 et la Ligue Europa. L’effectif olympien semble également manquer de cohérence à certains postes. C’est notamment le cas en attaque, où le poste d’avant-centre apparaît particulièrement fourni avec Amine Gouiri, Neal Maupay et Faris Moumbagna.

    À l’inverse, l’entrejeu offre beaucoup moins d’alternatives crédibles. Geoffrey Kondogbia est davantage utilisé dans un rôle défensif depuis le début de la saison, tandis que Tochukwu Nnadi, touché au genou lors de la dernière journée à Monaco, pourrait manquer plusieurs semaines. Sa durée d’indisponibilité n’a, à ce stade, pas encore été communiquée par le club.

    Départs sur le tard

    Si le mercato s’est clôturé mardi soir en France, il reste encore ouvert dans plusieurs pays, notamment en Turquie, au Portugal, au Brésil et en Arabie saoudite. Une fenêtre dont l’OM pourrait encore profiter pour poursuivre son dégraissage. Derek Cornelius, Alexis Koum et Neal Maupay pourraient ainsi faire leurs valises vers l’une de ces destinations dans les prochains jours. De leur côté, Nayef Aguerd, Amine Harit et Pierre-Emile Højbjerg seraient disposés à entrer dans un projet de lissage salarial pour aider le club.

    Point de rupture évoqué par le président

    Alors que l’OM a connu un mercato estival compliqué par de nombreuses contraintes financières, le président Stéphane Richard a confié dans « Rothen s’enflamme » sur RMC, mercredi soir, que Bruno Genesio avait été proche du point de rupture. « Dans nos échanges au quotidien durant le mercato, j’ai quand même senti qu’on approchait d’un point qui pouvait être difficile », a déclaré le dirigeant marseillais, en assurant que l’entraîneur olympien « n’a jamais directement menacé de quitter l’OM ». Le président Richard en a également profité pour annoncer que le recrutement de joueurs libres « serait compliqué dans l’immédiat » et qu’il prépare le prochain rendez-vous devant la DNCG en fin novembre-début décembre.

  • Un marché d’été sans recrue pour un OM diminué

    Un marché d’été sans recrue pour un OM diminué

    Les dirigeants olympiens ont toujours été actifs le dernier jour du mercato. Que ce soit le 31 août ou le 1er septembre, les heures avant la clôture n’ont jamais été de tout repos pour les fans marseillais. Chacun était scotché devant son écran, attendant les infos sur une nouvelle arrivée. Il y a 9 ans, ils étaient tous si bien ensemble que l’annonce du « grantatakan », Kostas Mitroglou, avait été faite après minuit, alors horaire de fermeture du marché des transferts. Pas plus tard qu’en 2025, Benjamin Pavard, Matt O’Riley et Arthur Vermeeren ont eu la permission de débarquer à Marignane ce fameux dernier jour.

    Le contexte est différent en cette fin d’été 2026. L’OM avait jusqu’à 19h59, ce mardi, pour enregistrer une recrue, mais sans surprise : le néant. Les départs n’ont pas été assez conséquents et Frank McCourt n’a pas pu mettre la main à la poche, la DNCG bloquant toute transaction. Les Phocéens peuvent encore ajouter un ou plusieurs joueurs à leur effectif grâce aux transferts nationaux libres, mais pas plus. Karl Toko Ekambi est le nom sortant du chapeau, l’ex-Lyonnais pourrait arriver libre dans les prochains jours. L’occasion de renforcer une attaque peu dense, comptant les titulaires Gouiri, Harit et Paixão, plus les jeunes Mmadi et Abdallah.

    Ce dernier jour du marché des transferts pouvait accoucher de départs. Plusieurs éléments à forte valeur marchande et/ou salaires élevés auraient pu quitter le navire : Højbjerg, Paixão, Emerson, Kondogbia. à noter qu’un départ de Quinten Timber semblait à l’étude, mardi soir, avec la piste Crystal Palace, revenu à la charge pour enrôler le milieu de 25 ans, le marché anglais se concluant à minuit (après notre bouclage). Deux visions se sont opposées : celle du propriétaire Frank McCourt, désireux de générer un maximum de rentrées d’argent, et celle du secteur sportif, avec Genesio et Lorenzi en tête, qui souhaitaient conserver un effectif compétitif avant les échéances importantes de l’automne.

    Que des départs

    Les hommes de terrain ont donc fait pencher la balance de leur côté, avec Igor Paixão qui n’a pas rejoint l’Angleterre, alors que Pierre-Emile Højbjerg n’est pas parti en Angleterre ou en Italie. Attention, des départs sont toujours possibles puisque certains marchés restent ouverts cette semaine [voir ci-contre]. Le bilan est simple : aucun joueur n’a signé à l’OM durant l’été, une situation inédite pour un club français engagé dans une compétition européenne. Ils ont tout de même été nombreux à quitter les Bouches-du-Rhône depuis le mois de juin. Dix au total, en comptant les fins de prêts de Nwaneri, Pavard et Vermeeren et le départ libre de Bilal Nadir vers Hambourg.

    Officiellement, trois joueurs ont été définitivement achetés avec le capitaine Timothy Weah, Facundo Medina et Hamed Junior Traoré, mais les deux derniers cités sont déjà repartis sous d’autres cieux. C’est aussi le cas pour Pierre-Emerick Aubameyang (La Corogne), Gerónimo Rulli (Manchester City), Leonardo Balerdi (AS Roma) et bien sûr Mason Greenwood (Fenerbahçe), dont l’OM ne verra que 60% des 39 millions d’euros récoltés. Un amincissement forcé, et le serrage de ceinture est toujours de mise.

    Le mercato encore ouvert dans certains pays

    Dans les cinq grands championnats, le marché des transferts s’est clos ce mardi 1er septembre. C’était à 19h59 pour la France, 20h pour l’Italie et l’Allemagne, minuit pour l’Espagne et l’Angleterre. D’autres pays ont choisi d’étirer ce mercato pour quelques jours supplémentaires.

    C’est le cas pour les Pays-Bas et les États-Unis (mercredi soir), la Belgique et le Qatar (jeudi soir) et le Portugal et la Turquie (vendredi 23h59).

    Les départs vers l’Arabie Saoudite sont encore possibles pour une longue période. Les Saoudiens ne fermeront le marché pas avant le 12 octobre prochain. En Europe, ce dernier ouvrira à nouveau le 1er janvier 2027.

  • Football : Leo Balerdi quitte l’OM pour la Roma

    Football : Leo Balerdi quitte l’OM pour la Roma

    Et encore un départ. L’OM enregistre celui de Leo Balerdi. Après six saisons et 200 matches disputés sous le maillot marseillais, l’international argentin s’est engagé en faveur de la Roma. Il fait l’objet d’un prêt avec option d’achat.

    Son remplaçant dans le groupe de Bruno Genesio ne sera pas Jean Clair Todibo. L’international français quitte West Ham pour s’engager avec Lens.

  • Pour Bruno Genesio, une « éventuelle démission n’est pas d’actualité !»

    Pour Bruno Genesio, une « éventuelle démission n’est pas d’actualité !»

    Igor Paixão ne s’est pas entraîné de la semaine. Il n’en fallait pas plus pour raviver les rumeurs d’un départ de l’OM. D’autant plus que Sunderland annonçait avoir l’accord du Brésilien pour qu’il s’engage chez les « Black Cats » anglais. Bruno Genesio a tenu à apporter des précisions. « Il a un problème à la cuisse. Il a joué avec la douleur à Strasbourg. Il est en soins », a-t-il confié en conférence de presse. Précisant que l’ailier gauche « ne sera pas dans le groupe à Monaco ».

    Autre absence confirmée, celle de Leo Balerdi. À demi-mot, Bruno Genesio a confirmé que l’Argentin allait quitter le club. « Des discussions sont en cours ». La Roma devrait le récupérer dans les prochaines heures.

    Interrogé sur la gestion de sa semaine, entre rumeurs, tirage au sort de la Ligue Europa et préparation du déplacement à Monaco, l’entraîneur a salué « l’investissement des joueurs qui restent concentrés sur l’entraînement. Nous avons pu préparer ce qui sera notre premier gros test à l’extérieur. Je n’ai songé qu’à cela sur le terrain. » Reconnaissant néanmoins avoir eu « d’autres éléments à gérer, hors entraînement ». Quant à une éventuelle démission de sa part, due au manque de moyens pour constituer son groupe, Bruno Genesio a tenu à tordre le cou à la rumeur. « Mon éventuelle démission n’est pas d’actualité ! » Quant à déterminer des objectifs sportifs, il insiste que « ce ne sera pas à moi d’en parler. Il n’est d’ailleurs pas possible d’en fixer avec autant d’incertitudes sur l’effectif. »

    Bruno Genesio a également abordé la Ligue Europa. « Les matches diront si nous avons un bon tirage ou non. Nous allons rencontrer de belles équipes, des habituées de la Ligue des Champions, de belles ambiances au Celtic ou à Istanbul. Avec une possibilité d’en sortir. Il nous faudra bien gérer et équilibrer les temps de jeu et les déplacements ».

  • Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Qui sera du voyage à Monaco dimanche dans
    le groupe de Bruno Genesio ?

    Pas Leo Balerdi, attendu à Rome pour rejoindre la Roma. Et sans doute pas Igor Paixão qui a accepté une offre de Sunderland et a séché plusieurs séances d’entraînement. Cela a ravivé les inquiétudes chez les supporters. Déjà échaudés par les départs et l’absence de recrue, la possibilité de voir le Brésilien changer d’air inquiète.

    Gregory Lorenzi fait des pieds et des mains pour éviter le départ de celui qui devait être le pendant à gauche d’Amine Gouiri. En marge du tirage au sort de la Ligue Europa, le directeur sportif olympien s’est livré face aux médias présents à Monaco. « Igor est un joueur important pour l’OM, nous avons envie de le conserver, forcément.»

    Néanmoins, comme Bruno Genesio, il subit la pression de Frank McCourt, qui insiste pour poursuivre la vente de joueurs pour alléger la masse salariale. C’est pourquoi Gregory Lorenzi se montre fataliste. « Il y a une situation qui fait que nous n’en aurons peut-être pas la possibilité. Nous allons nous battre pour faire le maximum et le garder à l’OM… L’équation est très facile. Même si nous vendons un joueur, nous n’aurons pas le droit d’enregistrer une arrivée, donc concrètement, il faudrait qu’il y ait plusieurs départs pour que nous puissions faire une arrivée. Je ne sais pas si les gens comprennent bien la situation et le problème auquel nous sommes confrontés. C’est pour ça que faire sortir Igor, c’est difficile, parce que nous n’aurons peut-être pas la possibilité de le remplacer. »

    Sur ce dossier, comme sur d’éventuelles arrivées, les prochaines heures seront décisives. Le mercato fermant ses portes le 31 août au soir.

    D’ici là, l’OM aura à défendre le fauteuil de leader que sa victoire initiale face à Strasbourg lui a offert. Certes, être premier de la classe au soit de la journée d’ouverture peut paraître anecdotique. Mais la manière dont les Alsaciens ont été balayés au Vélodrome a permis de rassurer, au moins provisoirement, ceux qui ont l’amour du club chevillé au cœur.

    L’OM qui, dimanche, effectue son premier déplacement chez son voisin Monégasque. Dans un stade Louis II où la défaire est au rendez-vous sur les trois dernières années. La mission est donc de sortir de cette spirale, et envoyer un nouveau signal que, malgré les soucis, l’équipe reste soudée et peut réussir de belles choses.

    Pour ce court voyage Bruno Genesio saura au dernier moment sur qui il peut compter. Notamment si Igor Paixão sera toujours là. Il n’est pas le seul susceptible d’être ailleurs qu’au pied du Rocher dimanche. Néanmoins, il y aura bien onze Phocéens sur la pelouse au coup d’envoi. Et ces joueurs devront se montrer à la hauteur de l’enjeu qui les attend.

    À savoir montrer que le succès face à Strasbourg n’est pas dû au hasard. Que l’OM, même dans une configuration différente, peut encore surprendre. Que le fauteuil de leader, qui n’est pas une fin en soi dans les premières journées d’une saison, peut être le catalyseur d’ambitions.

    Surtout, réussir un résultat face à Monaco, qui reste sur trois succès en autant de matches officiels (deux en barrage de Conférence européenne face au Gornik Zabrze et un succès au Havre lors de la première journée) peut bonifier les choses. Et permettre à ceux qui y contribueront de montrer qu’ils ont le niveau pour aider l’OM à réussir une bonne saison, malgré les vicissitudes.

    Le collectif sera passé au crible dimanche. Et pour l’OM, il s’agira d’un nouvel examen dont le résultat aura son importance.

    2E JOURNÉE

    Lille – PSG . . . . . . . . . . . . . . . . . tardif

    Strasbourg – Lens . . . . . . . . 17h15

    Brest – Toulouse . . . . . . . . 20h45

    Lyon – Le Havre . . . . . . . . . 20h45

    Auxerre – Angers . . . . . . . 20h45

    Lorient – Troyes . . . . . . . . 20h45

    Paris FC – Nice . . . . . dim 15h00

    Rennes – Le Mans . . dim 17h15

    Monaco – OM . . . . . . dim 20h45

    REPÈRES

    Leo Balerdi attendu à Rome

    Si le dossier Igor Paixão est encore en phase de discussion, celui de Leo Balerdi est en passe de se conclure. Le défenseur international Argentin (11sélections), est attendu samedi matin à Rome. Il doit rencontrer les dirigeants de la Roma et passer une visite médicale, préalable à la signature d’un nouveau contrat en faveur du club de Série Aitalienne.

    Le PSG sanctionné

    Concernant la rencontre comptant pour la 1ère journée de Ligue 1PSG–Rennes, qui a été inversée le 19 août, la Commission des compétitions de la LFP a décidé d’infliger une amende de 150 000€au PSG en application de l’article 501.4 du règlementdes compétitions de la LFP. Concernant la rencontre comptant pour la 23e journée de Ligue 1Rennes–PSG, le match est inversé et se tiendra au Parc des Princes.

  • L’OM s’apprête à vendre Igor Paixão sous la contrainte

    L’OM s’apprête à vendre Igor Paixão sous la contrainte

    Lors de sa première prise de parole en tant que nouvel entraîneur de l’OM, Bruno Genesio indiquait le contexte dans lequel il s’attendait à préparer la saison.

    « Pour nous, ce n’est pas simple. Nous aimerions disposer d’un effectif déjà largement constitué afin de travailler sereinement depuis le début de la préparation ». Il assumait son choix de s’installer sur le banc olympien. « Je connaissais cette situation avant d’accepter ce poste. Je ne vais donc pas m’en plaindre aujourd’hui ». Il se montrait même optimiste, alors que les premiers départs importants étaient effectifs. « Je sais que tout le monde travaille en interne et je suis convaincu que les choses vont évoluer dans les jours qui viennent. »

    Un mois plus tard, il y a eu deux faux départs, Nayef Aguerd à la Réal Sociedad et Pierre-Emile Höjbjerg à Newcastle, Geronimo Rulli et Facundo Medina ont quitté la galère phocéenne, ce qui représente 69 millions d’euros de ventes, auxquelles s’ajoutent les économies sur les salaires. Et le championnat a commencé, avec un succès encourageant face à Strasbourg (4 – 0).

    Nouvelles couleuvres

    Malgré tout, côté effectif, Bruno Genesio a dû avaler de nouvelles couleuvres. Les départs de juillet et d’août ne suffisent pas pour apurer les finances. Lorsque l’entraîneur a rencontré Frank McCourt, il a appris que d’autres cadres devaient quitter le club, avant que la DNCG ne donne son feu vert pour recruter.

    S’il pouvait accepter de se séparer de Nayef Aguerd, Pierre-Emile Höjbjerg, voire Quinten Timber, qu’Amine Gouiri, double buteur face à Strasbourg, et Igor Paixão soient aussi dans la balance fait grincer des dents Bruno Genesio.

    D’autant plus que le Brésilien a visiblement des envies de départ. Sunderland a lancé ses amorces et l’ailier gauche phocéen est prêt à être ferré. Son départ laisserait un vide énorme dans un couloir gauche où les solutions ne sont pas légion. Le seul, dans l’effectif actuel, pouvant relever le gant est Tadjidine Mmadi. Il n’est pas sûr que ce soit suffisant pour un groupe qui doit impérativement jouer le haut du tableau en Ligue 1 et redorer son blason européen.

    La saison dernière, l’OM avait dû débourser 35 millions d’euros pour recruter le Brésilien, alors à Feyenoord. Pour rentrer dans ses frais, le club doit, a minima, obtenir la même somme de la part de Sunderland. Néanmoins, même si la barre symbolique des 100 millions de ventes sera franchie, il n’est pas certain que cela suffise au club marseillais pour enclencher la phase recrutement.

    Et si des joueurs sont dans les starting-blocks pour rejoindre Marseille, auront-ils la patience jusqu’à l’obtention du feu vert ? Seront-ils au niveau pour compenser les pertes ? Un feu vert qui ne doit plus tarder. Car la date de fermeture du mercato se rapproche à grands pas.

    L’OM va connaître ses adversaires européens

    C’est à Monaco que sera effectué ce vendredi le tirage des groupes de la phase principale de la Ligue Europa.

    L’OM se retrouve dans le chapeau 1. Il devra affronter huit adversaires, soit deux de chacun des quatre chapeaux, quatre à Vélodrome, et quatre en déplacement.

    Aux treize équipes déjà qualifiées, sont venues s’ajouter les onze reversées de la Ligue des Champions, à savoir le Celtic (ECO), Beer-Sheva (ISR), Dinamo Zagreb (CRO), Celje (SLO), Levski Sofia (BUL), Lyon (FRA), Nimègue (PB), Olympiakos (GRE), Saint Gilles (BEL), Sparta Prague (RTC) et Sturm Graz (AUT). Ainsi que les vainqueurs des barrages, disputés dans la nuit de jeudi.

  • Mercato et Europe, une semaine décisive pour l’OM

    Mercato et Europe, une semaine décisive pour l’OM

    Agatha Christie aurait pu rédiger un chapitre supplémentaire à ses « Dix petits nègres ».

    La reine du polar aurait pu s’inspirer d’un été olympien marqué par des ventes à gogo. Et surtout utiliser le onze de départ de vendredi, face à Strasbourg, pour imaginer qui se cache derrière les « trois, quatre ou cinq joueurs » pouvant encore être transféré d’ici la fermeture du mercato, le 31 août.

    Au micro de Ligue 1+, alors que son équipe venait de réussir une belle démonstration collective en s’imposant 4 – 0, Bruno Genesio s’est montré fataliste. « On doit baisser la masse salariale. Tant que ça ne sera pas fait, on ne pourra pas recruter. Ça peut être trois, quatre, cinq joueurs. »

    L’entraîneur olympien était au courant des discussions entre Frank McCourt et les représentants de groupes de supporters, avant le coup d’envoi du match. Le boss de Boston s’est montré intraitable sur la question. Il n’y aura aucune recrue tant que les plus gros salaires n’auront pas changé d’air.

    La manière dont ces gros salaires, notamment Pierre-Emile Höjbjerg, se sont comportés face à Strasbourg, pourrait-elle infléchir la volonté du patron ? Car cet OM, sans recrue mais avec des joueurs revanchards, a montré de belles choses.

    Ils étaient huit titulaires, vendredi, à cocher les cases des exigences du propriétaire. Et la manière dont l’OM a abordé le match de toutes les peurs contre Strasbourg a montré qu’il fallait peu de choses pour que le groupe, tel qu’il est, puisse être compétitif.

    Rendez-vous européen

    Même si la victoire a été acquise aux dépens d’un adversaire qui cherche encore son style de jeu et ses repères, il était capital d’ouvrir la saison de cette manière. Ne serait-ce que pour aborder plus sereinement le premier déplacement à Monaco, dimanche. Un voyage que certains ne feront donc peut-être pas. Un voyage qui sera intercalé entre le tirage au sort de la Ligue Europa, vendredi, et le dernier jour du mercato, lundi.

    Cette semaine s’annonce donc cruciale pour l’avenir du club. Bruno Genesio va vivre des heures compliquées, alors que les supporters, mêmes s’ils n’y croient pas trop, espèrent une fin heureuse de ce suspense intenable.

    1ere journée

    OM – Vendredi 4 – 0

    Lens – Auxerre 5 – 2

    Le Mans – Brest 2 – 2

    Nice – Lorient 0 – 0

    Toulouse – Lyon 0 – 2

    Troyes – Paris FC 0 – 0

    Angers – Lille 0 – 2

    Le Havre – Monaco 0 – 1

    PSG – Rennes tardif

    « On doit baisser
    la masse salariale… de 3, 4, 5 joueurs »

  • Megnan, affaire de premier plan

    Megnan, affaire de premier plan

    Il vient de poser un pied dans le monde pro, il en décolle déjà. Le jeune attaquant de Montpellier Laciné Megnan, 16 ans, avance à la vitesse de la lumière et défriche les sentiers de la précocité. Plus jeune buteur en Ligue 2, plus jeune joueur à débuter à ce niveau : l’avant-centre va vite, ne laisse pas de temps au temps. Et assume devant les micros avec un certain calme et une rare maturité.

    Il éclabousse ce début de saison de Montpellier, candidat à la montée, et propage un espoir au sein d’une équipe rajeunie à l’intersaison. Et offre un bol d’oxygène à un club, confronté à des soucis financiers en cette période de vaches maigres et de droits télés au rabais.

    Deux journées en Ligue 2, deux coups d’éclat. Vendredi 14 août à Nancy, sur les terres ancestrales de Michel Platini, l’entraîneur Zoumana Camara lance Laciné Megnan d’entrée à la pointe de l’attaque. Pour suppléer la recrue malienne Mamadou Camara, blessé à une épaule et indisponible pour plusieurs semaines.

    Dans une rencontre verrouillée, l’avant-centre débloque tout. D’un geste de classe. Un appel judicieux, un service parfait pour son partenaire Yanis Issoufou et une première victoire pour Montpellier.

    Une semaine plus tôt, entré en jeu à cinq minutes de la fin, le solide athlète (1,87m) avait inscrit le but montpelliérain. Avec la rage d’un buteur.

    Ce but, validé quelques jours plus tard par le LFP, et cette passe décisive donnent un peu plus de crédit à cette valeur montante. Et marchande. Depuis deux ou trois semaines, le Paris SG, double champion d’Europe, s’intéresse à cet attaquant. « C’est le meilleur de sa génération, c’est le capitaine de l’équipe de France U16 » assure le président de Montpellier. Qui ne veut pas vendre sa pépite, qui veut pour le moins s’assurer une belle plus-value.

    Paris n’est pas seul sur le coup. Dans la foulée de la signature de son premier contrat professionnel, en février, des clubs anglais, espagnols ou allemands sont aux aguets. Ils observent le phénomène, ils sont prêts à miser sur ce nouveau talent de la formation française. En l’occurrence celle de Montpellier.

    Laciné Megnan est né à Montpellier en 2010. À l’âge de cinq ans, le gamin, originaire des environs de Pézenas, a rejoint le club héraultais. « Il est costaud dans sa tête, il est bien entouré, et il offre le profil d’un attaquant moderne », raconte-t-on du côté de Grammont, le centre d’entraînement.

    Éducateurs, dirigeants et proches : personne n’est surpris par sa trajectoire ascendante.

    Et le parcours en Coupe Gambardella, compétition dédiée aux jeunes de moins de 18 ans et vitrine de la formation, est venu rappeler son savoir-faire. Et celui d’une belle génération.

    Au printemps dernier, l’équipe dirigée par Michel Rodriguez s’est hissée en finale de la Coupe Gambardella. Au bout d’un parcours, où elle a éliminé tour à tour Strasbourg, Nice, Rennes, tenant du titre, avant de chuter en finale au Stade de France devant le Paris SG.

    Par sa générosité, ses qualités d’attaquant, Laciné Megnan a drainé dans son sillage une bande de gamins, dont cinq ont intégré l’équipe de Zoumana Camara. Trois d’entre eux : Noah Vidal-Cartoux, Hichem Abderrebi ou Megnan ont pris part au début de saison. Les défenseurs Mathis Chambon et Tidiane Diallo, pour leur part, ont effectué la préparation et attendent leur heure.

    Megnan peut-il rejoindre Paris SG dès cette saison ? Le club parisien fait le forcing pour s’attacher les services de ce jeune joueur, dès son éclosion, plutôt que d’en payer le prix fort dans six mois ou un an. « Il ne passera pas ses vingt ans chez nous », lâche le président montpelliérain.

    Selon divers médias, spécialisés dans les transferts, le joueur, et son entourage, auraient trouvé un accord avec le Paris SG. L’indemnité du transfert, doublé d’un prêt dans son club formateur, se négocie. Elle permettrait à Montpellier d’équilibrer son budget actuel. Et de préparer la suite dans la sérénité. Laciné Megnan, lui, pourrait voir plus haut.