Enfin. « Promesse de mandat », rappelle Cécile Helle (PS), la Ville vient d’acter l’instauration d’une mutuelle communale. Après un vote au conseil municipal de juin, la maire a signé, ce jeudi, une convention avec la Mutuelle familiale, complémentaire santé retenue parmi six candidatures. « Un partenariat gagnant-gagnant », résume la première magistrate qui n’engage pas la Ville financièrement mais assure la promotion et actions de communication de la Mutuelle familiale auprès des habitants. Cela commence d’ailleurs ce dimanche, où la complémentaire santé sera présente au forum des associations à la Barthelasse.
Des réunions publiques devraient rapidement être organisées entre octobre et décembre. Le CCAS, les mairies annexes ainsi que les diverses ressources sociales, pour toucher ceux qui sont le plus éloignés des soins, ont été avisés de la mise en place de cette mutuelle communale. « En moyenne, 5% de la population n’est pas couverte par une complémentaire santé et 40% d’entre elles renonce ou diffère des soins pour des raisons financières », campe Cécile Mallah, responsable développement en Paca à la Mutuelle familiale, qui a son siège régional à Avignon et accompagne 1 400 communes en France, dont Carpentras ou Montpellier depuis le début de l’année, séduisant 3 000 nouveaux adhérents dans la préfecture de l’Hérault.
« La mutuelle s’adresse à tous les Avignonnais mais aussi ceux qui y travaillent et les étudiants », précise Cécile Helle pour qui « la relation de proximité avec l’usager » a pesé dans la balance pour « restaurer le droit de l’accès aux soins à l’heure où des complémentaires santé augmentent leurs cotisations sans forcément augmenter les prestations ».
La Mutuelle familiale se veut garante des valeurs de la sécurité sociale et de l’héritage de « son fondateur Ambroise Croizat », assure la présidente Sylvie Ben Jaber. « Nous n’avons pas d’actionnaire, nous voulons garantir l’accès à la protection sociale pour tous dans un esprit de solidarité », revendique-t-elle. Dans un secteur concurrentiel, où certains organismes refusent d’assurer des profils trop vieillissants, la Mutuelle familiale dit ne refuser personne et s’appuie sur le soutien de la Ville pour « rassurer et mettre en confiance » les usagers potentiels. « Ce n’est pas une solution low cost, nous avons 4 offres dont le premier niveau offre un reste à charge zéro pour les soins dentaires, optiques et auditifs », insiste Sylvie Ben Jaber. Les tarifs varient selon l’âge et les profils, allant par exemple de 53 à 101 euros par mois pour les plus de 65 ans ou de 25 à 52 euros pour un adhérent de 30 ans.

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