Paul-Roger Gontard entre un peu plus au bal des prétendants

Début juillet, au moment de présenter son association politique Confluences citoyennes, Paul-Roger Gontard gardait un semblant de mystère quant à ses ambitions personnelles pour les municipales des 15 et 22 mars. L’actuel adjoint (La Convention) à l’urbanisme répondait « débats, idées » et surtout pas « casting ». Ce jeudi devant la presse, le voilà qu’il s’affirme un peu plus comme candidat à l’Hôtel de ville. « Je suis prêt à être maire mais je n’en fais pas une condition élémentaire aux discussions en vue d’une union, le temps est encore à fabriquer des propositions, si je suis le mieux armé, je ne me déroberai pas », assume-t-il, sans que la presse n’ait eu besoin de lui poser la question.

Alors qu’au sein de la majorité de Cécile Helle (PS), David Fournier (PS) est prêt à aller « jusqu’au bout », que Joël Peyre (PRG) est aussi lancé, et que le Premier adjoint Claude Nahoum s’est rallié au candidat de Place publique, le rassemblement tant appelé par chacun est très loin d’aboutir. « Je ne crains pas la multiplication des candidatures, c’est le propre de la période, les nuances d’aujourd’hui feront la richesse de demain dans une alliance », veut croire Paul-Roger Gontard. L’avocat, représentant local du courant de Bernard Cazeneuve, se donne jusqu’à la fin de l’année pour « fabriquer » cette unité.

Les LR, une ligne rouge

Le contour de cette union doit aujourd’hui dépasser celui de l’actuelle majorité. « Face aux risques de deux extrêmes qui écriraient une page noire de l’histoire d’Avignon, il faut s’ouvrir et dans l’obligation de nous avancer unis », défend-il. Comprendre donc vers le centre droit, « ceux qui sont peut-être aujourd’hui dans l’opposition, des écologistes du réel », évoque-t-il. Une main tendue au collectif Voix d’Avignon, rassemblant les soutiens à la politique macroniste. Mais pas jusqu’à Julien Aubert (LR), tenant « d’une droite qui exprime un vocabulaire et une grammaire » trop proche de l’extrême droite. Quant à l’hypothèse Olivier Galzi, ex-présentateur TV, « je ne l’ai pas rencontré, mais regardons qui lui tend la main et ses soutiens », glisse-t-il. À savoir Julien Aubert et « la sarkozie de l’époque ».

Alors que les discussions semblent grippées entre candidats de la majorité, Paul-Roger Gontard assure qu’un « embryon d’alliances multilatérales » est à l’œuvre. En attendant, l’adjoint avance ses pions et ses priorités, toutes « au pluriel » : sécurités, « il n’y a pas de fatalité », en s’inspirant de Saint-Ouen (93) « où une action massive et coordonnée est menée », mais aussi mobilités en prônant « un tram-train » et enfin prospérités. Trois réunions publiques sur ces thèmes sont prévues à l’automne.

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