Schneider condamné pour harcèlement

« Le prévenu a passablement énervé le jury et une peine très sévère, maximale, a été prononcée. » La défense d’Erick Schneider n’a pas du tout convaincu le tribunal, ce lundi matin, et la sentence est lourde. L’ex-président du district de Provence a été condamné à 18 mois de prison dont 6 ferme. 3 000 euros d’amende viennent s’ajouter et une interdiction d’exercer pendant 5 ans au sein d’un bureau associatif. Il réalisera ses six mois sous bracelet électronique, après avoir été reconnu coupable de harcèlement moral et propos homophobes.

Neuf personnes ont attaqué en justice Erick Schneider

Durant ses deux ans à la tête du football amateur local (2020-2022), Erick Schneider a semé la terreur avec des pressions pour baisser le salaire de ses employés, en menaçant de licencier et en tenant des propos dégradants et homophobes, notamment envers un arbitre viré, selon lui, à cause de son orientation sexuelle. Le tribunal a retenu un « autoritarisme hors de contrôle », en soulignant que des « effets sur la santé du personnel sont établis ».

Six plaintes avaient été déposées dans un premier temps, avant que trois autres complètent cette liste de victimes. D’abord suspendu à titre conservatoire par la Fédération française de football, l’ex-président du district de Provence n’avait pas reçu de sanction en interne. Finalement, la justice est d’un autre avis.

En mars dernier, la procureure Irina Ternova avait requis une peine de 18 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende. Le tribunal a donc poussé la barre plus haut en donnant du ferme au prévenu de 65 ans. Notons également que la décision devra également être placardée au siège du district et sera publiée dans le journal L’Équipe, « quelque chose de plutôt rare », selon le procureur. Eric Schneider a maintenant 10 jours pour faire appel.

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