Tag: District de Provence

  • Le district de Provence mise sur l’intelligence artificielle

    Le district de Provence mise sur l’intelligence artificielle

    Un assistant basé sur l’intelligence artificielle qui fait office de support pour les clubs et les licenciés de la région. Depuis la semaine dernière, le district de Provence a mis en place le « Provence Football Assistant » afin d’aider plus rapidement ses adhérents à effectuer certaines démarches. « Le District de Provence franchit un cap numérique en devenant l’une des toutes premières instances départementales à intégrer l’intelligence artificielle générative au bénéfice de ses structures affiliées. Avec le lancement de ce chatbot interactif réglementaire, le District entend moderniser le soutien apporté à ses 170 clubs et près de 50 000 licenciés », indique l’entité dans un communiqué.

    L’utilisation paraît être un jeu d’enfant puisqu’il suffit de cliquer sur le lien, poser une question dans un espace dédié et l’assistant apporte une réponse dans un délai très court. Il est disponible sept jours sur sept et 24 heures sur 24, sur mobile, tablette et ordinateur. L’outil conserve toutefois une vocation essentiellement informative et ne dépasse pas vraiment ce cadre. « L’immense majorité du temps, les clubs ont des questions de règlement sportif, ou à la limite de statut, et ça permet d’y répondre. Il y en a aussi sur des obligations d’engagement des équipes, des questions de règlement sportif, sur les conditions de jeu selon les catégories », décrit Ludovic Girard, le président du district.

    En complément du chatbot, des fiches questions-réponses ont été rédigées, cette fois par des humains, afin de répondre aux interrogations les plus fréquentes des clubs. Elles abordent des sujets allant des obligations pour filmer un match de football à la manière de déposer une réserve, conformément au règlement fédéral.

    Lancé il y a seulement quelques jours, l’assistant IA n’a pas encore fait l’objet de véritables retours d’expérience. Ludovic Girard préfère attendre « encore un peu, parce qu’on est encore en phase de communication ». L’outil est amené à être amélioré au fil des retours recueillis dans les prochains mois. « L’avantage, c’est que c’est évolutif. Nous aussi, nous pouvons avoir un retour sur toutes les questions qui ont été posées, celles auxquelles il n’y a pas eu de réponse, pour travailler et adapter le dispositif pour qu’il s’améliore », poursuit le président, mettant également en avant la volonté de former les équipes du district afin qu’elles puissent, elles aussi, utiliser le Provence Football Assistant.

    Quasiment une première en France

    La mise en place d’un tel dispositif dans le football français n’est pas une nouveauté. Sur les quelque 80 districts présents dans l’Hexagone, deux autres disposent déjà d’un système similaire. Le district de Provence avait pris contact avec une start-up pour ce projet, pour avancer sur la faisabilité et réaliser de premiers essais. Ludovic Girard assure que les « clubs eux-mêmes, aujourd’hui, utilisent énormément ChatGPT, plus ou moins d’une façon efficace ».

    Président de la Fédération Française de Football, Philippe Diallo était en visite à Aix-en-Provence, ce lundi. Il a pu livrer son regard sur l’intelligence artificielle : « Je pense que tout est souvent question d’équilibre. Moi, je suis très attaché à un football humain. Le football est un sport populaire dans tous les sens du terme, qui réunit toutes les classes de la société de manière large. Je pense que c’est ça qui fait notre force. Après, il y a des arrivées technologiques, je pense qu’aujourd’hui, c’est peut-être mieux de faire des licences comme ça, si on peut les faire plus rapidement. Ça c’est l’évolution naturelle de la société. »

    Eric Borghini, à la tête de la Ligue Méditerranée, se dit plutôt pour l’arrivée de l’intelligence artificielle : « Ça peut être utile pour tout ce qui est réglementaire. Les règlements des districts, c’est indigeste. On s’y perd. Alors, si l’IA peut permettre de s’y retrouver, de faire ressortir aussi les contradictions entre les différents règlements et donc faire progresser finalement, c’est une bonne chose ».

  • « Il est encore possible de prendre du plaisir en regardant du foot »

    « Il est encore possible de prendre du plaisir en regardant du foot »

    La Marseillaise : Quel bilan tirer de ces quatre jours de finales ?

    Franck Kodjabachian : Je pense que nous pouvons dire que c’est une grande réussite. L’accompagnement de la Ville de Salon-de-Provence a été prépondérant car elle a mis les moyens dont nous avions besoin à notre disposition. Je souligne aussi l’engagement de l’ensemble des forces vives du District, ses dirigeants et bénévoles qui ont permis cette belle réussite. Ces quatre jours sont le point final d’une saison où nous avons organisé 30 000 rencontres et montrent qu’il est encore possible de prendre du plaisir à regarder du foot. Que notre sport permet la réunion des gens de toutes origines, de toutes classes. Et que les violences restent à la marge, même si pour moi il y en a toujours trop.

    Pourtant, la saison avait débuté par des mauvaises nouvelles ?

    F.K. : C’est vrai, avec ce qui est arrivé au FC Martigues et à Marignane/Gignac a dû être géré un peu dans l’urgence. Mais nous sommes arrivés à tout réorganiser nos championnats, sans trop de casse, et mis en place des soutiens pour aider ces clubs à se reconstruire. Heureusement, il y a eu de bonnes nouvelles sportives, avec Aubagne, qui va intégrer la Ligue 3. Et Berre qui monte en Nationale 2.

    Comment se passent les relations avec les clubs phares que sont l’OM et maintenant Aubagne ?

    F.K. : Pour notre District, qui est le cinquième de France en nombre de licenciés, avoir un club comme l’OM et un atout. Ses dirigeants ont compris qu’ils avaient intérêt à s’associer à nos actions, afin d’alimenter une dynamique réciproque. La machine a été mise en route, et chacun va y gagner. Pour Aubagne, nous allons aider ses dirigeants parce que la dynamique mise en place dans cette partie du territoire perdure. Il y a de quoi faire quelque chose de bien.

    Et du côté du football féminin ?

    F.K. : Les territoires jouent enfin le jeu. Les clubs ont aussi compris l’importance de créer des sections féminines. Et le fait que l’OM donne des moyens à ses féminines est un sacré booster. Le football féminin est en train de se faire sa place. Il lui faudrait maintenant que l’équipe nationale décroche un titre pour franchir un nouveau palier.

    Au niveau du District, comment cela se passe pour l’accompagnement du football féminin ?

    F.K. : Nous travaillons à la mise en place de référents dans toutes les équipes. Ce sont des femmes dont le rôle est de servir de relais entre le vestiaire et les entraîneurs. Chacun restera dans sa zone, pour éviter toute ambiguïté.

    Le District que vous présidez a connu des turbulences. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    F.K. : Nous sommes arrivés à insuffler une nouvelle dynamique, après trois ans d’efforts pour tout reconstruire. Nous sommes repartis de zéro. Il fallait recréer une structure saine, réorganiser les commissions, restaurer les relations et le dialogue avec les clubs qui avaient été perdues. Nous avons travaillé en symbiose avec les territoires. En nous appuyant sur les bases, en collaboration directe avec tous ceux qui vont vivre le football dans le département. Ce qui nous permet d’envisager sereinement une réforme du territoire pour la saison prochaine.

    Les malheurs du FC Martigues, contraint de s’exiler au Vélodrome, puis à Gueugnon, ont mis en lumière un problème de structures dans le département des Bouches-du-Rhône ?

    F.K. : Malheureusement, le District n’a pas de pouvoir en ce qui concerne la définition des normes dans les stades. Nous pouvons conseiller, mais ce sont les municipalités qui ont le dernier mot. Maintenant, il serait de bon ton d’anticiper les résultats des équipes susceptibles de gravir les échelons, pour leur faciliter les choses lors d’une montée en Régional, voire en National.

    Attendez-vous quelque chose
    de la Coupe du Monde
     ?

    F.K. : Oui ! Nous avons besoin de ce rendez-vous mondial. Et surtout, d’une équipe de France qui y soit performante. Cela nous permettrait de ramener une certaine dynamique, car ces dernières saisons, au niveau national, il y a eu une perte chez les jeunes. Notre District a plutôt bien résisté. Mais d’autres ont plus de mal.

  • Une belle fête du football provençal qui a tenu toutes ses promesses

    Une belle fête du football provençal qui a tenu toutes ses promesses

    Un stade Marcel Roustant avec ine tribune pleine. Une ambiance familiale. Et de beaux matches.

    « C’est exactement ce que nous recherchions, en proposant de regrouper l’ensemble des finales de coupes et de challenges sur le long week-end de Pentecôte. Les joueurs, les familles, les encadrants, tout le monde a apprécié » souligne Raouf Ben Belgacem.

    Pour le conseiller technique départemental, l’idée était « que chaque finale soit un moment fort pour ceux qui la vivrait. Et vu l’ambiance, je pense que c’est réussi ». L’ensemble du personnel du District de Provence, secondé par les bénévoles du club de Salon-de-Provence, avaient mis les petits plats dans les grands. Avec une moyenne de 400 personnes par rencontre. Ce qui devrait amener à conserver cette organisation pour les prochaines années.

    Samedi 23 mai

    U14 : Cheminot – La Castellane 5 -0

    U15 : Arles – Malpassé 3 – 2

    U16 : Le Rove – Malpassé 2 – 2 (tàb)

    U17 : Le Rove – S.O Caillols 2 – 0
    Futsal Meyreuil – St Barthelemy reporté

    U19 : Le Rove – SCAAB 2 – 2 (tàb)

    Séniors Berre – Marignane-G 3 – 2

    Dimanche 24 mai

    Vétérans Airbus – Croix Sainte 4 – 2

    U15 F Croix Sainte–SCAAB 3 – 1

    U18 F St Victoret – St-Loup 20 – 1
    Séniors F: St Martin – Michelis 6 – 1

    Vétérans St Mitre R– SCAAB 5 – 4

    Lundi 25 mai

    Challenge Laggiard
    Port St Louis – Le Rove 2 – 10

    Chalenge Garau

    Carnoux – Istres 2 – 1

    Challenge Romanelli

    Gemenos – Pennes Mirabeau 0 – 7

    Challenge Régnier

    Ca Croix Sainte – Fcl Malpasse 2 – 0

    Challenge Oliver

    Luynes – Marignane-Gignac 7-3

    Challenge Crouzet

    Le Rove – Luynes . 0-3

  • Schneider condamné pour harcèlement

    Schneider condamné pour harcèlement

    « Le prévenu a passablement énervé le jury et une peine très sévère, maximale, a été prononcée. » La défense d’Erick Schneider n’a pas du tout convaincu le tribunal, ce lundi matin, et la sentence est lourde. L’ex-président du district de Provence a été condamné à 18 mois de prison dont 6 ferme. 3 000 euros d’amende viennent s’ajouter et une interdiction d’exercer pendant 5 ans au sein d’un bureau associatif. Il réalisera ses six mois sous bracelet électronique, après avoir été reconnu coupable de harcèlement moral et propos homophobes.

    Neuf personnes ont attaqué en justice Erick Schneider

    Durant ses deux ans à la tête du football amateur local (2020-2022), Erick Schneider a semé la terreur avec des pressions pour baisser le salaire de ses employés, en menaçant de licencier et en tenant des propos dégradants et homophobes, notamment envers un arbitre viré, selon lui, à cause de son orientation sexuelle. Le tribunal a retenu un « autoritarisme hors de contrôle », en soulignant que des « effets sur la santé du personnel sont établis ».

    Six plaintes avaient été déposées dans un premier temps, avant que trois autres complètent cette liste de victimes. D’abord suspendu à titre conservatoire par la Fédération française de football, l’ex-président du district de Provence n’avait pas reçu de sanction en interne. Finalement, la justice est d’un autre avis.

    En mars dernier, la procureure Irina Ternova avait requis une peine de 18 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende. Le tribunal a donc poussé la barre plus haut en donnant du ferme au prévenu de 65 ans. Notons également que la décision devra également être placardée au siège du district et sera publiée dans le journal L’Équipe, « quelque chose de plutôt rare », selon le procureur. Eric Schneider a maintenant 10 jours pour faire appel.

  • Une première année ambitieuse pour Michaël Gallet à la tête du CDOS 13

    Une première année ambitieuse pour Michaël Gallet à la tête du CDOS 13

    Avec ses équipes, il accompagne depuis le mois de mars dernier 60 comités départementaux, plus de 4 400 clubs et plus de 500 000 licenciés sur le territoire des Bouches-du-Rhône. Michaël Gallet, président du Comité départemental olympique et sportif (CDOS 13), se félicite des actions menées durant cette première année de mandature, malgré « les difficultés conjoncturelles et économiques ». « Nous sommes devenus le premier et unique CDOS de France signataire de la Charte des 15 engagements écoresponsables du ministère des Sports. Mais surtout, nous avons voulu dépasser le symbole en mettant en place des appuis-conseils collectifs pour accompagner nos Comités dans leurs propres démarches RSO. L’idée, c’est de leur donner des outils concrets pour agir », souligne l’ex-directeur du district de Provence de football, fier de pouvoir mettre en avant un engagement fort en matière de responsabilité sociale.

    Des enjeux de plus en plus complexes pour les clubs

    En collaboration avec le Comité régional olympique et sportif (Cros), le CDOS participe également à structuration et la professionnalisation du mouvement sportif. « Nous avons renforcé l’accompagnement des dirigeants, développé des outils et participé à des dispositifs nationaux, comme le Club des 300 et Dirigeants de Demain, visant à faciliter l’accès des femmes et des jeunes aux postes à responsabilité au sein de nos associations sportives. Cette professionnalisation est essentielle, car les enjeux auxquels font face les clubs aujourd’hui sont de plus en plus complexes », poursuit Michaël Gallet. Depuis son arrivée, le CDOS 13 a développé des partenariats stratégiques avec le monde économique, avec des organisations comme World Trade Center ou UPE 13, universitaire, en tissant des liens avec la faculté des sciences du sport, et institutionnel, au travers de réunions trimestrielles tripartites avec le conseil départemental et le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES). « Le sport ne peut plus fonctionner en vase clos et nous devons agir en collaborant avec les multiples acteurs de notre territoire », martèle le dirigeant marseillais.

  • La violence gangrène le football amateur

    La violence gangrène le football amateur

    Agressions entre joueurs, bagarres entre supporters, menaces envers un arbitre… Les violences et les incivilités sont devenues monnaie courante dans le monde du football amateur.

    Pas plus tard que le 26 octobre dernier, où la rencontre du 6e tour de Coupe de France entre Aubagne Air Bel (National) et le FC Avignon (Régional 2) a été interrompue à la 72e minute après des incidents entre supporters en tribune. Une affiche qui devait déjà se disputer la veille, mais qui a été décalée au lendemain en raison de craintes liées à la sécurité, notamment concernant le déplacement des supporters vauclusiens. La mère d’un joueur avignonnais, touchée lors des affrontements entre supporters et forces de l’ordre, a porté plainte contre le Sporting club Aubagne Air-Bel et la Ligue Méditerranée pour manquement à la sécurité.

    Chaque année, plus de 10 000 actes de violences sont enregistrés sur les terrains amateurs, selon l’Observatoire des comportements de la Fédération française de football. La barre des 12 000 a même été franchie pour la première fois l’an passé, soit une moyenne de 230 incidents chaque week-end. Ces débordements peuvent conduire jusqu’au retrait de l’agrément d’un club, synonyme d’arrêt des activités de l’association, comme l’a vécu celui d’Orange FC, dans le Vaucluse, au mois de janvier.

    « Depuis la saison sportive 2022-2023 (…), de nombreuses rencontres impliquant le club, ses supporteurs ou ses encadrants ont conduit à des actes de violence contre des équipes adverses ou des officiels », précisait le communiqué du préfet. Depuis, des dizaines d’enfants, passionnés par le ballon rond, se retrouvent punis et privés de leur sport favori. Entre temps, la Ville d’Orange a permis au Rugby Club Orangeois de récupérer le stade Marcel-Clapier.

    Menacés de mort

    De nouveaux dispositifs pour lutter contre ce phénomène vont être proposés, a annoncé la Ligue Méditerranée, le week-end dernier (lire ci-dessous).

    Parmi les acteurs victimes de ces violences et de ces incivilités, les arbitres sont de plus en plus pris pour cible sur les terrains. Plus de 100 agressions – insultes, menaces, intimidations, voire violences physiques – ont été signalées, à l’échelle nationale, après un mois de compétition seulement en début de saison 2024-2025.

    « Au-delà de ce qu’ils peuvent subir sur les terrains, on constate que de plus en plus d’arbitres sont pris à partie sur les réseaux sociaux, où ils sont critiqués après un match, avec des insultes à tout va et jusqu’à même recevoir des menaces de mort », déplore Lionel D’Antonio, président de la Commission départementale de l’arbitrage au District de Provence.

    « ça n’a jamais été simple, mais c’est devenu très compliqué d’arbitrer, parce qu’au-delà de la petite indemnité que chacun perçoit, il y va quand même des fois de notre intégrité physique. Il faut être fort mentalement pour continuer. » D’où la nécessité d’un nouvel arsenal dissuasif et préventif.

    « Il y va quand même des fois de notre intégrité physique »