À Aix, Sophie Joissains mène enfin sa propre liste

En bas du cours Mirabeau, les baffles crachent « I’m gonna rock you » alors que la maire sortante (UDI) d’Aix-en-Provence fend la foule pour rejoindre la scène installée devant sa permanence de campagne. À peine plus de deux semaines après avoir officialisé sa candidature, Sophie Joissains a présenté, ce lundi soir, devant environ un millier de personnes selon l’organisation, la première liste qu’elle mène sur son nom.

Au micro, ses premiers mots sont pour sa mère, Maryse Joissains (LR), à laquelle elle a succédé il y a cinq ans. « Elle ne sort pas beaucoup, mais elle vous salue tous très chaleureusement, elle nous accompagne de toute sa ferveur et de tout son enthousiasme », sourit-elle. L’édile sortante lui avait proposé une place sur la liste, confie-t-elle à la presse : « Elle m’a dit “je soutiens, mais j’ai tourné la page”. »

Face à ses partisans, elle souligne les difficultés rencontrées lors du dernier mandat, en insistant sur la disparition des conseils de territoire, « qui nous a privé de la cohésion nécessaire de notre territoire et de moyens financiers importants ». Et de saluer « une équipe forte, courageuse, qui n’a jamais faibli ». Cette équipe, qu’elle n’avait pas elle-même composée, est cependant renouvelée pour moitié, rajeunie avec une moyenne d’âge de 54 ans. Une liste « ouverte sur le monde et les défis de demain », appuie Sophie Joissains, qui explique avoir misé sur « la jeunesse et la transmission, la multiplicité des profils et des compétences ».

Grégory Allione directeur de campagne

Pour la continuité, le premier adjoint Éric Chevalier est au premier rang derrière elle. Mais sur les seize adjoints sortants, cinq ne sont pas reconduits. « Ça a été long et difficile de constituer la liste, explique à la presse la maire sortante. Il y a une cohésion, de nombreux élus qui ont travaillé, mais à un moment donné, il faut faire des choix. »

Parmi les nouveaux venus, l’administrateur de la chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille, Patrick Ardizzoni, l’ancien directeur régional des affaires culturelles Marc Ceccaldi, la startupeuse Julie Davicot-Pahin ou encore le conseiller régional président du comité régional olympique Hervé Liberman.

Mais, surtout, après avoir été dans l’opposition, le parti Renaissance intègre les rangs de la majorité. Sans pour autant accorder son investiture. La pilote désignée par le parti macroniste, Elisabeth Huard, est en 11e position, le député européen ancien président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers Grégory Allione, au 14e rang, est désigné directeur de campagne. « J’ai choisi les candidats que je souhaitais avoir dans mon équipe, explique Sophie Joissains. Je n’ai pas de problème avec les étiquettes. » L’ex-député Mohamed Laqhila fait partie des absents, même si le Modem est représenté. « Je le soutiendrai dans d’autres circonstances », glisse l’édile. Qui écarte une fusion de listes au second tour. « Voir des alliances pas naturelles, ça ne plaît pas », sourit-elle, en espérant « être élue le plus largement possible ».

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