« C’est déjà un point de satisfaction d’avoir pu monter cette liste et rassemblé toutes les opinions de gauche et écologistes », affirme Martine Assandri, à la tête d’« Uni.e.s pour demain » qui rassemble différents partis de gauche comme le PS, le PCF et EELV. Et même si LFI n’y figure pas, elle lui a donné son assentiment. À Embrun, l’enjeu est de taille : déloger la maire sortante Chantal Eymeoud (Horizons) en poste depuis 2001, d’autant plus après les précédentes élections municipales de 2020 où la gauche ne s’était pas présentée.
« 25 ans, ça suffit », assène Martine Assandri à propos de sa rivale de droite qui, selon elle, « décide de tout sans tenir compte des avis des uns et des autres. La démocratie locale doit pouvoir enfin s’exercer. Le fil rouge de notre politique est d’associer la population à nos décisions », estime la candidate PS qui place la question du logement au cœur du programme. « À Embrun, la situation est catastrophique. Pour toute nouvelle construction, nous souhaitons un quota d’au moins 30% destiné au logement social », illustre-t-elle, alors que cette commune de plus de 6 000 âmes atteint péniblement le seuil de 11%. « On se demande comment on peut vivre dignement dans un pays de montagne comme le nôtre », développe la candidate qui évoque notamment le sort des travailleurs saisonniers ou agriculteurs qui « traversent des périodes difficiles ». Pour y remédier, la liste « Uni.e.s pour demain » a pour « grand projet d’imaginer à long terme une maison des saisonniers, un lieu destiné au logement mais aussi à l’accès aux droits ». Prochaine et dernière réunion publique prévue le 6 mars à 18h, à la salle des fêtes d’Embrun.

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