À quoi pouvait-on s’attendre d’un OM qui restait sur deux festivals offensifs ?
Mais surtout un OM qui devait une revanche à ses supporters, après son match de reprise raté face à Nantes. Un OM qui défiait le champion d’Angleterre, et qui pouvait composter son billet pour, a minima, les barrages de la Ligue des Champions. Néanmoins, face à un Liverpool blessé, la mission n’a pas été aussi agréable que la balade de John et Yoko.
Car les Reds ont rappelé qu’ils n’étaient pas un perdreau de l’année. Et que si les Marseillais voulaient goûter aux saveurs de miel d’un troisième succès consécutif, il leur faudrait se faire violence. La jouer collectif pour réaliser tout qu’ils devaient réussir.
Mais à la pause, l’avantage était pour Liverpool. Les Anglais s’étaient montrés plus entreprenants, mieux inspirés dans leurs choix et plus incisifs à l’approche de la surface de Geronimo Rulli. Ils trouvaient la faille, sur coup franc, dans le temps additionnel de la première période.
L’OM venait encore de craquer dans une de ces périodes de flottement précédant une fin de mi-temps. Après avoir passé quarante-cinq minutes à tenter d’exister, face à des Reds qui avaient eu le contrôle des débats.
Les hommes de Roberto De Zerbi avaient déjà connu une telle situation. Face à Newcastle, ils avaient su renverser la vapeur en reprenant sur les chapeaux de roues. Ils revenaient d’ailleurs avec de meilleures intentions, plus présents dans la moitié de terrain anglaise. Mais sans parvenir à aller jusqu’au bout de leurs intentions.
Le 25 novembre, Pierre-Emerick Aubameyang avait remis les pendules à l’heure dès la reprise. Pour ensuite balayer les Magpies. Mais Liverpool avait d’autres arguments à opposer. Notamment une défense bien en place. Et Alisson, un gardien aux réflexes de chat. À l’image de son duel gagné face à Mason Greenwood (52e).
Là où les Reds s’appliquaient dans leurs remontées de balle, amenant souvent un danger sur le but de Geronimo Rulli, les initiatives olympiennes étaient trop « helter – skelter » comme aurait fredonné John Lennon. Un désordre qui profitait à des Anglais voyant se rapprocher la très belle opération, sachant tout ce qu’ils avaient à faire pour se faire un pas de géant vers une qualification directe en huitième de finale.
Comme si la maîtrise liverpuldienne ne suffisait pas, un coup de main, bien involontaire de Geronimo Rulli, devait transformer la soirée marseillaise en dure nuit. L’OM voyait son rêve fou de bousculer Liverpool une nouvelle fois s’envoler, et avec lui l’espoir de revoir apparaître le soleil.
Même s’ils n’ont jamais marché seul de leur soirée, les Phocéens n’ont pas été à la hauteur. Ils ont fait preuve d’une naïveté qui a permis à Liverpool de passer une soirée finalement tranquille. De celles qui montrent la différence entre un habitué des joutes de la Ligue des Champions, et d’un apprenti qui espère un jour s’inviter dans la cour des grands.
Nwaneri et Timber sont arrivés
Quinten Timber et Ethan Nwaneri, les deux premières recrues du mercato hivernal, ont atterri à Marignane, ce mercredi après-midi, et ont pu assister à la rencontre face aux Reds.
Mmadi vers une prolongation
La prolongation de contrat jusqu’en 2029 pour Tadjidine Mmadi serait bel et bien actée. Le jeune marseillais a marqué son premier but pro, fin décembre, contre Bourg-en-Bresse.
Pas d’ultras à Paris
La préfecture de police de Paris a pris deux arrêtés pour interdire la venue des supporters marseillais contre le PFC (31/01) et le PSG (08/02).
Avant le coup d’envoi, il y a toujours des imprévus. Le forfait d’Emerson, victime d’une blessure musculaire lors du dernier entraînement, a obligé Roberto De Zerbi à revoir ses plans.
Sans l’international italien, c’est son flanc gauche qu’il a dû remodeler. En confiant le piston à Michaël Murillo, l’entraîneur olympien testait son entente avec Hamed Traoré, dans une entame où l’OM avait du mal à trouver ses marques, comme si le Vélodrome s’était transporté de Penny Lane.
Il y a eu un premier avertissement, avec le but refusé à Hugo Ekitiké (23e). Puis une réaction marseillaise par Amine Gouiri, qui chauffait les gants d’Alisson (27e). L’OM devait rester dans le dur, pour finalement rentrer aux vestiaires avec un but de retard, concédé au plus mauvais moment.
En début de seconde, et jusqu’à l’entrée de Pierre-Emerick Aubameyang, les Marseillais devaient entretenir l’espoir d’un renversement de situation. Mais un second but anglais venait clore le suspense.

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