Sous la pluie hivernale de ce samedi 17 janvier, les 106 parcelles des jardins ouvriers Coder semblent remercier le ciel de ce coup de pouce. C’est en ces lieux, vestiges de l’usine éponyme où se construisaient des rames de trains et tramways jusque dans les années 1970, et où se perpétue depuis 85 ans la culture de la terre en communauté, que s’est tenue l’assemblée générale de son association gestionnaire.
Une réunion à laquelle participait Yannick Ohanessian, qui en a profité pour saluer « le travail accompli et l’engagement » de ses membres, avant de se faire interpeller pour certains problèmes rencontrés par ces derniers. Une vie d’adjoint au maire en charge de la sécurité en fin de mandat, ayant tenu à témoigner de son attachement aux jardins Coder. Une propriété de la Ville enserrée par l’Huveaune, l’A50 et la voie ferrée Marseille-Toulon. « C’est une institution. Avec la Ville, on leur a permis de pouvoir s’élargir en 2022 en préemptant un terrain à proximité immédiate. Ils permettent le lien social, la solidarité au travers de la terre et de son partage, comment on apprend aux plus jeunes à la labourer, à planter ses propres fruits et légumes », rappelle l’élu municipal. « En 1941, il y avait 242 parcelles, avec une réduction depuis, années après années, des jardins. On en a toujours perdu, sauf cette année », situe pour sa part Denis Barthélémy, secrétaire général de l’association. « Ici le vivre-ensemble, on le voit dans les faits. Il y a des juifs, des musulmans… On a aussi par exemple un jardinier qui sait à peine lire et écrire, qui côtoie un docteur, finaliste des Chiffres et des lettres. Ils s’entendent comme des larrons en foire », illustre cet ancien conseiller général PS.
Pour Yannick Ohanessian, l’occasion de humer l’air de la campagne, électorale également. Mais aussi de se démarquer du maire des 11-12 sortant, Sylvain Souvestre (LR), et du RN, qui ne parlent que de sécurité. « Même si ces enjeux sont importants, tout ne peut pas se résumer à ceux-ci », estime l’élu PS. Son opposant de droite confiait il y a quelques jours dans La Marseillaise ses principales fiertés politiques, parmi lesquelles la création d’un centre de paddle et d’une Maison des abeilles et de la biodiversité. « Pas à la hauteur des aspirations des habitants du secteur avec notamment la question du logement », rétorque l’adjoint de Benoît Payan. Pour l’heure, le Printemps marseillais n’a pas encore désigné sa tête de liste dans les 11-12. « C’est au maire de décider, mais moi, je suis prêt », affirme-t-il.

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