Tag: saison

  • Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Si son classement n’est pas encore conforme à ses ambitions, le RC Toulon va mieux depuis trois semaines. « Au-delà des trois victoires de rang, ce sont trois matches où on s’est vraiment engagé », constate avec satisfaction Cédric Béal, qui a pris de l’épaisseur dans la gestion de la défense du RCT depuis la démission de Pierre Mignoni. « On engrange de la confiance, donc on va s’appuyer là-dessus pour la suite, et petit à petit regagner des places. »

    Sur le terrain, les Rouge et Noir, à l’image de ce qui ressemblait à « un match référence » face à Pau, semblent avoir enfin trouvé la bonne formule, avec un plan de jeu « beaucoup plus clair pour tout le monde », affirme Jérémy Sinzelle, qui admet qu’en début de saison, « tout le monde n’était pas sur la même page. C’était ça notre problème, donc on a établi un plan de jeu qu’on évaluera dans 4, 5, 6 semaines si besoin ».

    « Les victoires à l’extérieur font les grandes saisons »

    Dans les grandes lignes : « Garder de l’énergie dans le camp adverse, moins jouer chez nous, en faisant du jeu plus direct, en essayant d’alterner le jeu d’avants et le jeu de trois-quarts », poursuit le centre toulonnais. « Après, on ajuste. Par exemple, contre Pau, on a joué long car ils étaient meilleurs que nous en l’air. »

    Mais pour rester dans la continuité, « il faut que les mecs prennent du plaisir, et on sent qu’ils en prennent », appuie Cédric Béal. Mais aussi, et surtout « que tout le monde soit concerné », dans une période marquée par l’absence de certains internationaux, et une cascade de blessures (voir repères). « Il faut cette émulation, et peu importe qui est sur le terrain, qu’il y ait le même niveau d’engagement. » L’opportunité aussi, pour « ceux qui restent, d’avoir leur chance, pour d’autres d’enchaîner ». Ils l’auront pendant deux semaines, à commencer par ce week-end, avec un périlleux déplacement à Perpignan, qui réalise un carton plein à la maison depuis le début de saison. « Ils sortent d’un très bon match à Toulouse », ajoute Cédric Béal. « C’est une équipe très forte à domicile, qui fait de grosses deuxièmes mi-temps et ose jouer au rugby, en se nourrissant des ballons portés et du jeu de trois-quarts. On connaît aussi ses vertus de combat et d’agressivité. »

    Le tout, dans la chaude ambiance d’Aimé-Giral, à laquelle les joueurs ont tenté de s’habituer en s’entraînant avec des haut-parleurs diffusant les chants des supporters catalans. « Pendant le match, on fait abstraction de ça », tempère toutefois Jérémy Sinzelle. Nécessaire pour confirmer les trois victoires de rang, en regagnant enfin à l’extérieur en Top 14, fait devenu trop rare à Toulon ces dernières saisons. « C’est la dernière chose qui nous manque. Ce sont souvent les victoires à l’extérieur qui font les bonnes saisons, pour l’instant on n’en a pas », note l’ancien Rochelais, prêt à se jeter dans la bataille, comme à Édimbourg, pour aller chercher un nouveau match référence.

  • [Entretien] « Amiens ne donne jamais de victoires faciles »

    [Entretien] « Amiens ne donne jamais de victoires faciles »

    La Marseillaise : Vous êtes actuellement troisièmes du championnat, avec neuf victoires après 13 journées. Comment analysez-vous ce premier tiers de la saison ?

    Fabien Bourgeois : C’est clairement un très bon début de saison. On a enchaîné sept victoires, avec de belles performances et des victoires importantes. Les deux défaites qui ont suivi nous ont permis de voir comment le groupe était capable de réagir dans les moments plus difficiles. On a su rebondir, ce qui est très positif. Globalement, le bilan de ce début de saison est très encourageant.

    Qu’est-ce qui fait la différence
    à vos yeux
     ?

    F.B. : Cette année, on a un groupe exceptionnel, avec des mecs qui travaillent tous dans le même sens. On a gardé le même noyau et la même philosophie de jeu, avec beaucoup d’intensité et de pression sur l’adversaire, mais tout le monde adhère pleinement au projet. L’aspect mental et la cohésion font une vraie différence, et ça se ressent sur la glace. Quand tout le monde s’entend bien et tire dans le même sens, c’est magique, et les victoires sont au bout.

    Vos coéquipiers reçoivent
    votre ancien club d’Amiens,
    qui vous a vaincu récemment
    (4-5, le 16
     octobre). Comment expliquez-vous cette défaite ?

    F.B. : On a maîtrisé le match pendant presque 60 minutes, puis tout a basculé en quelques instants. On s’est un peu sabotés nous-mêmes et Amiens en a profité, porté par son public, pour renverser la situation. Malgré tout, il y a beaucoup de positif à retenir. On n’a simplement pas réussi à jouer 60 minutes pleines. C’est une bonne leçon. Il faut rester concentrés jusqu’au bout.

    Après un mauvais début
    de saison, ils remontent progressivement…

    F.B. : Ils n’ont pas forcément engrangé les points en début de saison, mais la saison est un long marathon. Amiens est une équipe qui ne donne jamais de victoires faciles. Ils mettent toujours beaucoup d’intensité, avec un jeu physique et beaucoup d’impact. C’est une équipe qui ressemble aux formations nord-américaines. Si tu n’es pas prêt à 100%, tu sais que la soirée peut vite devenir compliquée. Mais quand on joue chez nous, avec cette ferveur marseillaise, c’est dur de ne pas être motivé.

  • Face à la Section Paloise, le RC Toulon s’est offert « un match référence »

    Face à la Section Paloise, le RC Toulon s’est offert « un match référence »

    C’est le meilleur match depuis le début de saison. » Au sortir d’un succès bonifié d’ampleur face à une Section Paloise 2e du Top 14, et qui ne s’était inclinée qu’une fois, Maxime Petitjean, l’entraîneur du jeu au pied toulonnais, savourait la prestation aboutie de ses joueurs, qui ont « respecté ce qu’on voulait faire ». Avec, en particulier, « un grand coup chapeau aux avants qui ont dominé la rencontre. C’est plus facile de jouer quand ils sont dominants comme ça ».

    Ceux-ci ont souvent permis de mettre le RCT dans l’avancée. Mais aussi de défendre farouchement la ligne d’en-but en première période, lors d’une longue séquence paloise qui aurait pu changer le cours du match si elle avait été au bout. « On a mis beaucoup d’énergie en défense, on crée du turnuvoer, on joue plutôt bien, même si tout n’est pas parfait », résume Maxime Petitjean. Une qualité de jeu qui s’est traduite au tableau d’affichage. Les Rouge et Noir ont offert un festival offensif à leur public pendant 50 minutes, durant lesquelles ils ont parfois semblé irrésistibles, chaque attaque ou presque se concluant par un essai.

    « Faire preuve d’humilité »

    Une affaire de confiance ? « Oui, ça en fait partie. On ose tenter des coups, on ne les réussit pas tous mais on est moins frileux qu’il y a un mois », constate l’entraîneur adjoint toulonnais, qui ose parler de « match référence », et avoue que « si on nous avait dit en début de semaine qu’on prendrait 5 points, je ne sais pas si on y aurait cru ». « La confiance vient avec les victoires », appuie Zach Mercer, qui semble revigoré, alors que le meilleur joueur du Top 14 2022 peine à convaincre depuis son arrivée dans la Rade.

    Il n’est pas la seule satisfaction de la soirée. Huw Jones, arrivé cet été dans un secteur du centre plus que jamais fourni, a inscrit son premier essai en rouge et noir. « Il faut lui laisser le temps de s’adapter, mais aujourd’hui, on a vu le vrai Huw Jones », salue Maxime Petitjean. Mais l’homme du match se nomme Melvyn Jaminet. Déjà étincelant à Édimbourg la semaine passée, l’arrière toulonnais a signé le premier triplé de sa carrière, et confirmé son retour en forme après un début de saison raté ponctué d’une mise à l’écart face au Racing. Ce qui lui donne droit aux hommages de son entraîneur du jeu au pied : « Ça montre que c’est un grand compétiteur, il a été piqué d’être sorti du groupe. On le retrouve à son niveau, plein d’envie et d’énergie ».

    L’envie, un dénominateur commun à tout le groupe selon Teddy Baubigny : « On avait la rage. Pau venait avec sa meilleure équipe et beaucoup d’ambition. Après le bordel (sic) qu’on a vécu, on a mis beaucoup de caractère, on avait vraiment envie de gagner ». Mais cette victoire n’est pas une fin en soi, même si le talonneur avoue que « que ces dernières semaines sont différentes. On prend du plaisir, mais il faut faire preuve d’humilité ». Et « garder les pieds sur terre. On sait où on était il y a trois semaines », rappelle Maxime Petitjean, avant un déplacement périlleux à Perpignan. Et malgré un petit bond qui lui permet d’entrevoir le top 6, « le classement reste très serré, un faux pas et on peut se retrouver dans les dernières places ». Alors, à Toulon, une fois n’est pas coutume, « on ne s’enflamme pas ».

    « Ces dernières semaines sont différentes,
    on prend
    du plaisir »

  • Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Pour la première fois depuis le début de saison, le Rugby Club Toulonnais a enchaîné deux victoires et s’est imposé hors de ses bases, à Edimbourg (17-27), vendredi dernier, en ouverture de la Challenge cup. Avec une équipe remaniée et des joueurs peu utilisés jusqu’ici qui ont su saisir leur chance. « Toute l’équipe a marqué des points », se réjouit Franck Azéma. « Quand on fait appel à toi, tu réponds présent. C’est notre objectif de construction : avoir un groupe de 30-35 joueurs pros et des garçons issus de la formation qui soient prêts. »

    Au-delà de l’aspect comptable et de la sempiternelle question de « l’électrochoc », sur laquelle l’entraîneur toulonnais ne veut « pas revenir chaque semaine », ce qui importe, désormais, c’est « comment on se comporte en compétition. Il y a une trêve dans deux semaines. On verra où on en est et vers quoi il faut aller, dans la qualité, l’efficacité de ce qu’on produit, sur comment on fonctionne à l’intérieur, dans le management… ».

    Il y a indiscutablement du mieux, dans le jeu comme dans les attitudes, même si Jean-Baptiste Gros estime que le groupe « n’a pas changé grand-chose depuis le départ de Pierre [Mignoni]. Peut-être que le fait de devoir se remobiliser nous a fait du bien. On essaye de jouer le plus simplement possible et de retrouver cette confiance ». Mais c’est encore loin d’être une fin en soi pour le pilier gauche des Bleus, qui rejoindra Marcoussis, dimanche, pour préparer la tournée de novembre : « Il faut continuer. Il y a eu deux bons matches, mais il ne faut pas rester sur nos acquis. »

    « Être au-dessus de nos standards »

    D’autant plus qu’en face arrive la Section Paloise, valeur montante du Top 14. Quatrièmes la saison dernière après avoir longtemps occupé les deux premières places, actuels dauphins du Stade Toulousain, les coéquipiers de l’ancien toulonnais Facundo Isa n’ont perdu qu’une fois, cette saison, et possèdent la meilleure attaque du Top 14. Ce n’est pas pour rien si cinq des six Béarnais appelés par Fabien Galthié pour le rassemblement automnal du XV de France sont des trois-quarts. Particulièrement à l’aise dans le jeu aérien, leurs qualités ont poussé Franck Azéma à « mettre le focus là-dessus, mais pas que. Ils sont offensivement très en place, marquent plus de cinq essais par match. Ils ont une défense consistante, une conquête de qualité. C’est le standard d’une équipe de haut du tableau ».

    Mais l’enjeu de ce test sera, pour l’entraîneur varois, de « maîtriser ce qu’on fait. Je ne peux pas passer la semaine à apprendre les lancements de Pau ». Car il demeure certain que si ce RCT est en progrès, « il va falloir sortir un match au-dessus de nos standards actuels », affirme-t-il, pour espérer un succès qui peut ramener les Rouge et Noir dans le top 6.

    REPÈRES

    Plusieurs joueurs en sélection

    Outre Ollivon, Gros et Ferté, avec les Bleus, Shioshvili (Géorgie), Brex et Lucchesi (Italie), Albornoz (Argentine) vont rejoindre leurs sélections pour le Championnat des nations. White et Jones (Écosse) pourraient les imiter.

    Deux légendes mises à l’honneur

    Samedi à 9h, le quart de tribune situé entre les tribunes Delangre et Bonnus sera renommé en l’honneur d’Eric Melville, double-champion de France avec le RCT, décédé il y a 9 ans. Le parvis du stade portera désormais le nom d’André Herrero, disparu l’an dernier.

    TOULON– PAU

    7e journée de Top 14

    Samedi 24 octobre, 21h

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Rousselet

    Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Rebbadj, Ribbans ; Mercer, Ollivon, Ludlam (Cap.) ; White, Albornoz ; Tuicuvu, Brex, Jones, Cowie, Jaminet.

    Pau : Kaulashvili, Montoya, Laclayat ; Auradou, Pesenti ; Grondona, Zegueur, Gorgadze (Cap.) ; Garcia, Desperes ; Grandidier-Nakanang, Brau-Boirie, Gailleton, Marta ; Atissogbe.

  • [RCT] Titulaire à Édimbourg, l’heure de Patrick Tuifua a enfin sonné

    [RCT] Titulaire à Édimbourg, l’heure de Patrick Tuifua a enfin sonné

    Il aura fallu attendre plus d’un an pour voir Patrick Tuifua débuter un match avec le RCT. Annoncé comme un grand espoir du rugby mondial à son arrivée à Toulon en 2025, le natif de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), chipé au nez et à la barbe de la franchise néo-zélandaise des Hurricanes et du Super Rugby alors qu’il évoluait en terre maorie depuis cinq ans (et que les All Blacks lui faisaient les yeux doux en dépit de ses sélections avec les U20 français) n’a, jusqu’ici, porté le maillot rouge et noir qu’à quatre reprises.

    La faute à une blessure au genou qui l’a éloigné des terrains une grande partie de la saison dernière, au cours de laquelle il n’a disputé que deux matches. « Ça a été une période difficile, avec les gens qui parlaient sur les réseaux aussi », avoue le troisième ligne de 22 ans. « Heureusement, mes proches m’ont soutenu. » Entré en jeu face à La Rochelle et Castres, il sera titulaire ce vendredi, après avoir repris le rythme avec les espoirs la semaine dernière.

    « Un grand jour » pour lui, malgré « une petite appréhension » liée à son genou, après avoir reçu « un coup qui l’a fait gonfler il y a deux semaines ». « Mais je pense à ce que j’ai vécu pendant ma convalescence. Ça a été dur, alors maintenant je veux tout donner », explique-t-il. Dans une compétition que celui qui sera une des curiosités du jour pour les supporters a hâte de découvrir : « Mon père me parlait tout le temps de la coupe d’Europe. Ça va être spécial, surtout si on va au bout ».

  • [Entretien] Fabien Laurenti : « Des joueurs comme Højbjerg doivent retrouver leur niveau »

    [Entretien] Fabien Laurenti : « Des joueurs comme Højbjerg doivent retrouver leur niveau »

    La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur ce début de saison de l’OM ?

    Fabien Laurenti : Le début de saison est compliqué, notamment en raison d’un mercato fantomatique et des problèmes financiers du club. Malgré une bonne victoire contre Strasbourg, les résultats ont ensuite été décevants. J’espère que la victoire contre Troyes permettra de relever la tête. Le onze de départ reste cohérent, même s’il est en deçà des attentes liées à l’histoire du club. Les joueurs doivent retrouver leur niveau physique pour permettre à l’OM de rebondir.

    La victoire à Troyes vous rend-elle plus optimiste pour la suite ?

    F.L. : Un peu, même si le contenu du match a été très pauvre. Cette victoire peut toutefois enclencher une dynamique positive et redonner confiance aux joueurs. Nous allons aussi affronter des équipes qui évoluent dans la même zone du classement, contre lesquelles il faudra prendre des points. Je ne suis ni inquiet, ni particulièrement optimiste. Les joueurs doivent prendre leurs responsabilités pour faire remonter l’OM.

    L’OM manque-t-il de leaders ?

    F.L. : Dans cette situation, des joueurs comme Højbjerg doivent retrouver leur niveau et prendre le relais. Timothy Weah, qui porte le brassard, doit également assumer ses responsabilités, tout comme Amine Gouiri, malgré ses quatre buts avant sa blessure, et Aguerd en défense. Une fois leurs difficultés passées, ces joueurs doivent s’imposer davantage, car l’OM a besoin de leaders.

    Faut-il privilégier le championnat
    à la Coupe d’Europe
     ?

    F.L. : Le championnat doit primer, car c’est notre quotidien et la voie vers une éventuelle qualification européenne. La Ligue Europa peut aussi rapporter de l’argent au club, mais l’effectif ne permet pas de jouer à fond sur les trois tableaux. Il faut donc trouver un équilibre, sans faire l’impasse sur une compétition que les joueurs veulent disputer pleinement. Bruno Genesio devra mettre en place un véritable turnover, en faisant notamment jouer les jeunes pour préserver les cadres et assurer en championnat, une compétition longue où les baisses de régime et les suspensions sont inévitables.

    Quel regard portez-vous sur
    les jeunes entrés cette saison
     ?

    F.L. : Il y a de la qualité et leur victoire en Gambardella n’est pas un hasard. Il faut s’appuyer sur eux, d’autant que les difficultés financières de l’OM et la profondeur limitée de l’effectif peuvent leur offrir des opportunités. À eux de les saisir. Les prestations de Bezahaf et Kamissoko contre Troyes sont encourageantes. Le centre de formation marseillais a toujours produit de bons joueurs, mais ils ont été trop peu utilisés. Ayant moi-même eu la chance d’en être issu il y a 25 ans, je sais combien c’est difficile pour un jeune Marseillais de s’imposer. Porter le maillot blanc est une grande fierté. J’espère les revoir régulièrement, car l’effectif actuel devrait leur permettre d’avoir leur chance.

    Vous étiez latéral comme Bezahaf. Quel conseil lui donneriez-vous ?

    F.L. : Je lui conseillerais de conserver la sérénité affichée contre Troyes. Il ne s’est pas affolé, n’a pas cherché à se cacher et a très bien défendu. Son premier rôle est de bien défendre sur son côté, avant d’apporter offensivement, comme il l’a fait en proposant des centres et en créant le surnombre. Il ne doit pas se mettre de pression inutile, même si c’est plus facile à dire qu’à faire devant 65 000 personnes au Vélodrome. Il doit surtout profiter de ces moments, donner le maximum et ne rien regretter, car le temps passe très vite.

  • À Édimbourg, le RC Toulon veut profiter de la Coupe d’Europe pour confirmer ses progrès et respirer

    À Édimbourg, le RC Toulon veut profiter de la Coupe d’Europe pour confirmer ses progrès et respirer

    Il faudra sûrement du temps avant de retrouver des sourires francs et un RCT à la mesure de ses moyens. Mais le succès obtenu, samedi dernier, face au Racing 92 (29-15), offre quelques motifs de satisfaction, tant dans l’attitude que dans le contenu, plus que bienvenus en cette période difficile. « Cette victoire a fait du bien. Tout le monde a pris conscience des choses, c’était une semaine plus tranquille pour travailler », abonde Maxime Petitjean, entraîneur du jeu au pied toulonnais.

    Des paroles qui ressemblent à s’y méprendre à celles prononcées par Franck Azéma après le succès face à Vannes, et qui n’avaient pas empêché de vivre un séisme quelques jours plus tard, avec la défaite à Montpellier suivie de la démission de Pierre Mignoni. Mais le contexte est différent en cette semaine de rentrée européenne.

    Car si Maxime Petitjean affirme que le RCT « va jouer la Challenge cup à fond », la situation est moins urgente qu’elle ne l’était en Top 14 et le turnover opéré au niveau de l’effectif laisse penser que la priorité reste, pour l’heure, le championnat. Et ce, même si celui qui rejoindra le staff du XV de France la semaine prochaine, pour préparer les matches de novembre, voit en cette rencontre face à Édimbourg l’opportunité « de valider ce qu’on a bien fait la semaine dernière », et considérerait au contraire une baisse de régime sur ces points-là comme « une grosse désillusion ».

    La paire Frisch-Sinzelle

    a des choses à prouver

    Cette rencontre sera aussi l’occasion « de donner du temps de jeu » à « certains joueurs frustrés de ne pas en avoir eu beaucoup », qui devront saisir l’opportunité « de passer devant et nous faire nous gratter la tête pour les week-ends suivants », appuie Maxime Petitjean. Parmi eux, des joueurs pas ou peu vus depuis plusieurs semaines (Garcia, Lucchesi, Tuifua [lire par ailleurs]), une recrue qui va connaître ses premières minutes en rouge et noir (Narogo), et une paire de centres (Frisch et Sinzelle), victime de problèmes de riches à ce poste, qui doit avoir des fourmis dans les jambes. Le premier, pas une seule fois dans le groupe depuis le début de saison, « s’est toujours très bien entraîné », assure l’adjoint de Franck Azéma, « mais s’est blessé au mollet au moment où on pensait à l’aligner. À lui de nous prouver qu’on peut compter sur lui ». Le second, qui dispute probablement la dernière saison de sa carrière et a déjà intégré l’encadrement du centre de formation, a néanmoins « aussi rongé son frein. Mais c’est une paire complémentaire et on espère qu’ils vont apporter leur expérience et leur dynamisme ».

    Pour un premier pas sur les traces du dernier cru toulonnais à avoir disputé et remporté la « petite coupe d’Europe », en 2023.

    ÉDIMBOURG– TOULON

    1re journée de Challenge cup

    Vendredi 16 octobre, 21h

    Hive Stadium, Édimbourg

    Arbitre : M. Breakspear (GAL)

    Édimbourg : Schoeman, Ashman, Blyth-Lafferty ; Hunter-Hill, Young ; Currie, Douglas, Bradbury (Cap.) ; Patterson, Grayson ; Satala, Tuipulotu, Currie, Graham ; O’Conor.

    Toulon : Gros, Lucchesi, Gigashvili ; S. Rebbadj, Mézou ; Mercer, Abadie, Tuifua ; White (Cap.), Garcia ; Narogo, Sinzelle, Frisch, Tuicuvu ; Jaminet.

    REPÈRES

    Édimbourg, mauvais souvenir

    Hasard du calendrier, le RCT avait également démarré son aventure européenne sur la pelouse d’Édimbourg l’an dernier. Après avoir bien démarré le match avec deux essais de leur international écossais Ben White, les Toulonnais s’étaient écroulés sous une pluie battante (33-20). « C’était un match compliqué qu’on a en mémoire », affirme Maxime Petitjan.« Les conditions météo seront différentes, mais Édimbourg n’a pas changé de philosophie. Ils aiment tenir le ballon. La priorité sera d’être en place, et jouer nos ballons de turnovers comme on sait le faire. » « C’était un match frustrant car on avait bien commencé, mais le momentum avait changé », se souvient Ben White.

  • Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Claque sur claque. La formation masculine du Cercle des nageurs de Marseille nous habitue depuis plusieurs saisons à dominer outrageusement le championnat national, mais elle n’est désormais plus la seule à être impériale dans le bassin Pierre-Garsau. Son pendant féminin, créé cette saison, rayonne tout autant. Les poloïstes marseillaises se sont imposées successivement samedi lors du 8e de finale du Trophée Alice-Milliat face à l’Union St-Bruno Bordeaux
    (32-3), puis dimanche, de nouveau à domicile contre les mêmes Bordelaises, mais cette fois-ci à l’occasion de la cinquième journée de championnat (29-1). Avec cette cinquième victoire de la saison, elles conservent d’une main de maître leur place de leader national.

    Pause avant deux chocs

    Au-delà des deux rencontres féminines, le bassin Pierre-Garsau a également été le théâtre d’un nouveau succès de l’équipe masculine. Opposés à Monaco, dernier venu du championnat Elite, les Marseillais n’ont jamais été inquiétés
    (30-3). Les neuf buts du serial-buteur Thomas Vernoux leur ont permis d’enchaîner une troisième victoire consécutive, et ainsi, garder la tête du classement. L’entraîneur monténégrin Milos Scepanovic a profité de cette opposition afin de faire tourner son effectif. Plusieurs pensionnaires des sections jeunes, à l’instar de Swuanzo Chiron, Elias Ferrand et l’Allemand Nnamdi-Obadja Gamisch, auteur d’un doublé, étaient présents sur la feuille de match. Les Marseillais vont désormais profiter d’une pause de deux semaines bien méritées avant de reprendre le chemin de la Ligue des Champions, avec un déplacement dans le bassin du Steaua Bucarest le 28 octobre (18h30). Ils enchaîneront seulement trois jours plus tard avec le derby provençal face au Pays d’Aix, défait dimanche à domicile lors de la troisième journée de poule en Euro Cup face à Primorac (8-20). Cela ne les empêche pas de poursuivre l’aventure européenne jusqu’à fin décembre.

  • Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Au vu des premières minutes de la rencontre, débutée par un coup d’envoi d’Albornoz directement en touche, ce samedi après-midi avait, de prime abord, tout pour être le coup de grâce d’une semaine éprouvante dans la rade. Mais bien que malmenés par le Racing, acculés sur leur ligne d’en-but, auteurs de nombreuses fautes et réduits à 14 au bout de sept minutes, les Toulonnais ont résisté, au prix d’une débauche d’énergie significative de leur envie de se racheter.

    « Je pense qu’on gagne le match sur nos dix premières minutes. Sur notre ligne, on n’a rien lâché. Les joueurs se sont envoyés et ont été très solidaires », salue Franck Azéma, désormais seul aux commandes du bateau rouge et noir. Les prémices d’une réaction d’orgueil attendue suite au départ de Pierre Mignoni, qui avait vocation à créer « un électrochoc », comme on le martelait cette semaine au club. « On peut dire que c’est réussi », appuie l’entraîneur toulonnais après la victoire des siens (29-15).

    L’ex-directeur du rugby du RCT était dans toutes les têtes, avant et après le match. « Des pertes, j’en ai vécues plein. Mais comme Pierre, c’est rare. C’est la première fois avec autant d’émotions et autant d’affection pour la personne, avoue Gaël Fickou, très affecté par son départ. On avait vraiment à cœur de faire un énorme match pour nous, pour nos supporters mais aussi pour lui, pour tout ce qu’il a apporté à ce club car il y a tout gagné, il a grandi ici. »

    « Il fallait les agresser »

    Ses ex-protégés lui ont bien rendu. Car leur envie n’a jamais semblé décroître tout au long du match, et a permis d’emmener un public de Mayol dont la réaction était forcément attendue, voire crainte. « Tout le monde s’est mis au diapason à partir du moment où ils ont vu que les mecs se retroussaient les manches. Les gens ont senti ça, c’est ce qui fait la force de Mayol », constate Franck Azéma.

    Une communion favorisée par une prestation certes imparfaite, mais bien plus proche des attentes liées à cet effectif. Sans avoir pour autant tout révolutionné en une semaine : « On s’est concentré sur nous, on a fait un plan de jeu qui nous correspondait. On a eu peu de jours pour s’entraîner, donc on a été à l’essentiel », résume Charles Ollivon. « Il y a eu du mieux, notamment dans l’agressivité, dans l’intensité, dans notre jeu, dans notre stratégie aussi », note Gaël Fickou, dont la connaissance du Racing, où il a passé les cinq dernières saisons, a bien aidé à préparer la rencontre : « Je ne voulais pas les attendre. Il fallait qu’on les agresse, parce que je les connais par cœur : si on les attendait, on allait se faire pulvériser. » Et c’est finalement cela qui a, selon Franck Azéma, permis de « construire la confiance. D’abord à travers la défense, en ne lâchant rien sur le premier quart d’heure, puis en provoquant des fautes dans leur défense. Petit à petit, on a pris le score et construit le match ».

    Après les deux essais de Gros et Baubigny en première période, illustrations d’un jeu plus direct et incisif, c’est en effet grâce aux pénalités, converties par le pied d’Albornoz, auteur de 19 points et d’un sans-faute, que le RC Toulon a creusé l’écart en prenant à chaque fois les points : « Il y a eu des bonnes décisions de Lewis [Ludlam] et des leaders dans la période qu’on traverse », loue l’entraîneur varois.

    L’objectif sera désormais de poursuivre dans cette voie, en entamant de la même manière l’aventure européenne sur le terrain d’Édimbourg, vendredi : « Quand tu bastonnes comme ce soir, c’est aussi ce qui nourrit ton ambition et le plaisir que tu prends en équipe. Il faut s’appuyer là-dessus, essayer de l’exacerber et de le faire grossir petit à petit dans les prochaines semaines », se projette-t-il.

  • Pour sa première sans Mignoni, le Toulon domine le Racing 92 à Mayol

    Pour sa première sans Mignoni, le Toulon domine le Racing 92 à Mayol

    Pour la première fois depuis septembre 2022 – à l’exception d’une rencontre la saison dernière sur le terrain du LOU, alors que l’ancien demi-de-mêlée du RCT avait été victime d’un burn-out -, Pierre Mignoni, qui a quitté ses fonctions de directeur du rugby du club toulonnais mardi, n’a pas pris place sur le banc, ni dans les tribunes de Mayol ce samedi après-midi face au Racing 92.

    Après une semaine de préparation difficile, et un début de saison raté, les hommes de Franck Azéma espéraient repartir de l’avant, mais montraient des signes de fébrilité dès le coup d’envoi. Albornoz envoyait inexplicablement le ballon en touche, permettant aux Franciliens d’obtenir une mêlée et de s’installer dans le camp toulonnais. S’ensuivait une succession de phases de jeu visiteuses, pour autant de fautes varoises, qui conduisaient à un carton jaune pour Kyle Sinckler (7e), symbole de la nervosité des siens.

    Une efficacité offensive retrouvée, le sans faute d’Albornoz au pied

    Mais après avoir résisté à l’orage, les Rouge et Noir reprenaient le jeu à leur compte. Avec une adresse retrouvée ballon en main, ils parvenaient, comme trop peu souvent depuis le début de saison, à mener des attaques rapides et étaient logiquement récompensés grâce à Gros, en force (7-0, 21e). Six minutes plus tard, Baubigny, sur un maul porté consécutif à une touche, concrétisait une deuxième fois la domination varoise (14-0, 28e). Mais piqué, le Racing réagissait dans la minute, grâce à Gibert, qui exploitait les largesses sur la droite de la défense toulonnaise pour aplatir sous les perches (14-7, 31e). Juste avant la pause, le Racing se voyait refuser un essai pour un en-avant du passeur Naituvi, et malgré dix dernières minutes plus difficiles, le RCT regagnait les vestiaires avec l’avantage au score.

    Dans un second acte plus cadenassé, le RCT s’en remettait au pied de Tomas Albornoz. L’ouvreur argentin (43e, 58e, 63e, 68e) profitait de l’indiscipline parisienne pour donner jusqu’à 16 points d’avance au RCT et faisait oublier les maladresses de Melvyn Jaminet dans ce secteur ces dernières semaines. Les hommes de Patrice Collazo réduisaient cet écart par Hughes, en force (26-15, 70e).

    Les dix dernières minutes s’avéraient une nouvelle fois compliquées pour les coéquipiers de Lewis Ludlam, en infériorité numérique après le carton jaune reçu par Quere-Karaba (74e). Mais Albornoz poursuivait son sans-faute et enquillait une nouvelle pénalité de 50 mètres (77e) pour entériner une victoire plus que bienvenue avant de se déplacer à Édimbourg, vendredi prochain, pour la première journée de Challenge Cup.

    RC Toulon – Racing 92 (MT : 14-7)
    6e journée de Top 14
    Samedi 10 octobre, 16h35
    Stade Félix-Mayol, Toulon
    13 225 spectateurs
    Arbitre : M. Marbot
    Points RCT : 2E Gros (20e), Baubigny (27e) ; 2T Albornoz (21e, 28e) ; 5P Albornoz (43e, 58e, 63e, 68e, 77e)
    Points Racing : 2E Gibert (30e), Hughes (70e) ; 1T Seunes (31e) ; 1P Seunes (55e)
    Cartons jaunes : Sinckler (7e), Quere-Karaba (75e) pour le RCT

    RCT : Gros (Ametlla, 59e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Gigashvili, 56e) ; Kpoku (Cancoriet, 51e), Ribbans ; Ludlam (Cap.), Ollivon, Mercer (Quere-Karaba, 69e) ; Serin (White, 64e), Albornoz ; Ferté (Jones, 41e, Rebbadj 75e), Fickou, Brex, Tuicuvu (Gigashvili, 12e ; Tuicuvu, 17e) ; R. Rebbadj (Keletaona, 72e). Entraîneur : Franck Azéma

    Racing : Njocke (Kharaishvili, 56e), Escobar (Basse, 76e), Bamba (Tupou, 56e) ; Lainault (Martins, 46e), Taofifenua (Joseph, 48e) ; Diallo (Hughes, 46e), Manyarara (Sanconnie, 69e), Baudonne ; Gibert, Seunes ; Ravutaumada, Tuisova, Habosi, Naituvi, Spring (cap.) (Spring, 64e). Entraîneur : Patrice Collazo