Depuis les années 2000, il s’est construit un palmarès unique, inégalable. Aucune compétition n’a échappé à son tableau de chasse. Après plus de vingt ans de règne, il a dû ranger les boules en novembre 2024 pendant pratiquement un an à cause d’une opération du genou. Mais son abnégation et sa passion sont inébranlables et le revoilà sur le devant de la scène. En décembre dernier, il a contribué grandement à la victoire de Draguignan en Coupe de France des clubs. Il entame la saison avec une victoire au Grand Prix de La Ciotat (avec Alain Valdes et Tony Lafleur) et une demi-finale à La Valette (avec Julien Martinez et Christophe Martello).
La Marseillaise : Comment va
le Kerfah 2026 avec ce nouveau genou ?
Anthony Kerfah : Très bien, les sensations reviennent. C’est assez long pour les retrouver. Aujourd’hui je vais bien. C’est très encourageant. D’autant que les résultats sont là.
Vous avez changé de club (Draguignan vers Mouans-Sartoux). Pourquoi ce choix ?
A.K. : C’est un choix de cœur et sportif avec un nouveau défi avec mon ami Christophe Martello et Julien Martinez au gros potentiel au tir. Cela me permet de faire le milieu ou tireur. Mouans-Sartoux est un club familial où règne une superbe ambiance. Nous allons faire toutes les compétitions ensemble y compris le Provençal. L’homogénéité de l’équipe est primordiale.
Vous ne ressentez pas de lassitude après toutes ces années et victoires. Où trouvez-vous la motivation ?
A.K. : Non au contraire, ces quelques mois d’arrêt ont été un mal pour un bien. La jeune génération, Enzo Paolucci, Juan Lopez, Martin Torres, Jérémy Jean poussent derrière dans leur rôle spécifique. Ils sont déjà installés et d’autres arrivent à l’image du petit Dorian Royer de Pertuis. C’est une motivation supplémentaire pour rester au niveau. Je ne suis pas rassasié, j’ai toujours faim. Et puis, il y a aussi l’équipe de France.
Justement, parlez-nous de cette équipe de France.
A.K. : C’est un challenge excitant avec le but précis de promouvoir le Jeu Provençal à travers la France et l’Europe. L’an dernier c’étaient les prémices. Cette année, on devrait passer à la vitesse supérieure. Un rassemblement aura lieu au mois de mai en Bulgarie. C’est une source de motivation supplémentaire.
On vous a vu parfois au Mondial La Marseillaise avec notamment un quart de finale. N’envisagez-vous pas de vous consacrer un jour à la pétanque pour gagner le Mondial et rentrer encore plus dans l’histoire ?
A.K. : Non aujourd’hui la pétanque c’est trop dur. Il faut s’entraîner régulièrement. Gagner une épreuve comme La Marseillaise c’est trop compliqué. Il faut être un grand spécialiste. Je préfère me consacrer à mon sport de prédilection et enrichir encore mon palmarès.
Voulez-vous rajouter quelque chose ?
Je tiens à remercier Boulenciel pour sa confiance renouvelée.

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