Bien entendu, tout le monde garde en tête et met à son crédit d’avoir éjecté, en 2001, une extrême droite en pleine déliquescence de la tête de Toulon, puis rebâti la ville sur les ruines d’une mandature calamiteuse. Un certain courage politique également, en rompant avec son parti les Républicains devenu « trop à droite », bel euphémisme, sous Éric Ciotti.
Tout cela étant dit, sa voix est-elle encore audible, aujourd’hui, pour les Toulonnais ? Beaucoup lui reprochent la perte d’une certaine cohérence politique. Il a beau aujourd’hui faire amende honorable, dire qu’il s’est trompé : la trahison risque d’être mal digérée et faire perdre un peu de sa splendeur à celui qui faisait de sa constance une force.
Après avoir adoubé Josée Massi en juin 2024, nous avoir confié en exclusivité qu’elle était « l’avenir » de la ville puis confirmé un peu plus tard par communiqué son total soutien à la maire sortante aujourd’hui candidate (SE), il retourne subitement sa veste, à la rentrée, au bénéfice du candidat (LR) Michel Bonnus. Ce dernier, pourtant, avait débuté sa campagne sans même attendre les décisions des recours judiciaires de son ancien mentor, spéculant même sur sa chute annoncée.
Mais bon, on a semble-t-il la mémoire courte de ce côté de l’échiquier politique, certains amis d’hier (ils n’étaient pas nombreux à se bousculer au portillon à l’époque) devenant des proscrits, alors que d’autres, un peu moins scrupuleux, retrouvant grâce.
De quoi faire perdre leurs repères à pas mal de Toulonnais.

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