La Marseillaise : Vous avez remporté la dernière édition du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise au terme d’un sprint final dantesque à Luminy. Comment avez-vous vécu cette victoire ?
Valentin Ferron : C’est une course que j’affectionne. Je suis très content d’avoir remporté le Grand prix de La Marseillaise. C’est une course historique du calendrier français qui marque l’ouverture des courses en France. Je suis très fier d’avoir inscrit mon nom à ce palmarès. J’avais déjà fini deuxième en 2023. C’est un parcours qui me correspond bien, avec un final assez dur. Les années précédentes, c’était la route des Crêtes, donc il fallait faire un bel écrémage. En plus, je suis un coureur de début de saison, donc je suis souvent performant à La Marseillaise. Cela s’est confirmé l’année dernière, puisque j’arrive à m’imposer sur cette course-là. J’étais très fier de gagner cette course, qui est quand même une des courses prestigieuses en France de début de saison. C’était une très belle victoire.
Vous venez d’évoquer la route des Crêtes, passage mythique du Grand prix qui ne sera pas présent sur le tracé de cette nouvelle édition. Comment analysez-vous ce nouveau parcours ?
V.F. : La route des Crêtes était quand même une ascension assez dure qui permettait d’éliminer beaucoup de coureurs. Traditionnellement, on n’arrive pas à un gros sprint massif dans les rues de Marseille. C’est sûr que ça va être un scénario différent. Maintenant, ce sont les coureurs qui feront la course. Peut-être que la course va se décanter plus tôt. Peut-être pas. Peut-être qu’il y aura un gros peloton pour se disputer la victoire à Marseille. Ça va être une année un peu différente, avec un parcours qui varie un petit peu. Ça va être un autre scénario.
Pour vous, quelle est la clé pour être performant au Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise ?
V.F. : C’est déjà d’arriver très en forme, avoir fait une bonne préparation hivernale, être quasiment à son top niveau. Les courses sont de plus en plus dures à gagner. Le niveau est de plus en plus dense. Les courses sont de plus en plus exigeantes. Donc déjà arriver avec une condition physique irréprochable. Et puis après, le jour de l’épreuve, mettre en place la stratégie adéquate qui nous permet d’avoir le plus de chances de l’autre côté pour s’imposer.
En parlant de stratégie, quelle a été celle de votre équipe l’année passée ?
V.F. : On avait une bonne équipe au départ. On n’avait pas de gros favoris dans l’équipe, donc on avait plusieurs coups à jouer. On avait plusieurs hommes en forme qui étaient capables de basculer la route des Crêtes dans le premier groupe. Il y avait Benjamin Thomas, Damien Touzé et Sam Maisonobe. Après, on s’est mis d’accord. Moi, j’ai dit que je me sentais bien de faire le sprint, j’avais encore de l’énergie. Et c’est là où ils ont fait un formidable travail d’équipe pour revenir sur la dernière échappée de 4 ou 5 coureurs dans les derniers hectomètres de l’épreuve. Derrière, j’ai pu produire mon effort pour aller m’imposer. C’est sûr que gagner d’entrée de jeu, ça m’a fait beaucoup de bien. Ça ramène de la confiance, du moral aussi, ça montre qu’ils ne se sont pas trompés dans le recrutement. Ça amène aussi de la sérénité, ça valide le travail hivernal qui a été fait. Après, pour ma part, j’ai connu une saison un peu plus compliquée après le Grand Prix de La Marseillaise. Mais il y avait d’autres facteurs, d’autres aléas à prendre en compte.
Depuis votre sacre à Marseille, comment s’est déroulée la suite de votre saison ?
V.F. : En fait, j’ai été opéré justement au mois d’octobre d’une endofibrose de l’artère iliaque. Et voilà, c’est un peu ce qui a contrarié la suite de ma saison. Physiquement, ça va bien. Après, comme je viens de le dire, j’ai été opéré au mois d’octobre. Et voilà, je suis encore un peu dans la période de reprise un peu progressive. Et je ne serai pas apte pour faire le début de saison. Moi, je dois reprendre justement mi-mars.
L’Étoile de Bessèges a pour habitude de suivre le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. En quoi l’épreuve gardoise est-elle différente de la course phocéenne ?
V.F. : Déjà, c’est une course par étapes. Donc, ça se court différemment. Il y a plusieurs courses dans la course à Bessèges. Il y a des fois le gain de l’étape en jeu et parfois plus le gain du général. Chose qu’il n’y a pas au Grand prix de La Marseillaise. Après, il y a aussi beaucoup de points communs. Ce sont deux courses de début de saison qui peuvent parfois être un peu compliquées avec des conditions climatiques. Et aussi, les premières courses de la saison, chacun prend ses marques. Donc, c’est toujours une ambiance un peu particulière.

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