Category: sport

  • Megnan, affaire de premier plan

    Megnan, affaire de premier plan

    Il vient de poser un pied dans le monde pro, il en décolle déjà. Le jeune attaquant de Montpellier Laciné Megnan, 16 ans, avance à la vitesse de la lumière et défriche les sentiers de la précocité. Plus jeune buteur en Ligue 2, plus jeune joueur à débuter à ce niveau : l’avant-centre va vite, ne laisse pas de temps au temps. Et assume devant les micros avec un certain calme et une rare maturité.

    Il éclabousse ce début de saison de Montpellier, candidat à la montée, et propage un espoir au sein d’une équipe rajeunie à l’intersaison. Et offre un bol d’oxygène à un club, confronté à des soucis financiers en cette période de vaches maigres et de droits télés au rabais.

    Deux journées en Ligue 2, deux coups d’éclat. Vendredi 14 août à Nancy, sur les terres ancestrales de Michel Platini, l’entraîneur Zoumana Camara lance Laciné Megnan d’entrée à la pointe de l’attaque. Pour suppléer la recrue malienne Mamadou Camara, blessé à une épaule et indisponible pour plusieurs semaines.

    Dans une rencontre verrouillée, l’avant-centre débloque tout. D’un geste de classe. Un appel judicieux, un service parfait pour son partenaire Yanis Issoufou et une première victoire pour Montpellier.

    Une semaine plus tôt, entré en jeu à cinq minutes de la fin, le solide athlète (1,87m) avait inscrit le but montpelliérain. Avec la rage d’un buteur.

    Ce but, validé quelques jours plus tard par le LFP, et cette passe décisive donnent un peu plus de crédit à cette valeur montante. Et marchande. Depuis deux ou trois semaines, le Paris SG, double champion d’Europe, s’intéresse à cet attaquant. « C’est le meilleur de sa génération, c’est le capitaine de l’équipe de France U16 » assure le président de Montpellier. Qui ne veut pas vendre sa pépite, qui veut pour le moins s’assurer une belle plus-value.

    Paris n’est pas seul sur le coup. Dans la foulée de la signature de son premier contrat professionnel, en février, des clubs anglais, espagnols ou allemands sont aux aguets. Ils observent le phénomène, ils sont prêts à miser sur ce nouveau talent de la formation française. En l’occurrence celle de Montpellier.

    Laciné Megnan est né à Montpellier en 2010. À l’âge de cinq ans, le gamin, originaire des environs de Pézenas, a rejoint le club héraultais. « Il est costaud dans sa tête, il est bien entouré, et il offre le profil d’un attaquant moderne », raconte-t-on du côté de Grammont, le centre d’entraînement.

    Éducateurs, dirigeants et proches : personne n’est surpris par sa trajectoire ascendante.

    Et le parcours en Coupe Gambardella, compétition dédiée aux jeunes de moins de 18 ans et vitrine de la formation, est venu rappeler son savoir-faire. Et celui d’une belle génération.

    Au printemps dernier, l’équipe dirigée par Michel Rodriguez s’est hissée en finale de la Coupe Gambardella. Au bout d’un parcours, où elle a éliminé tour à tour Strasbourg, Nice, Rennes, tenant du titre, avant de chuter en finale au Stade de France devant le Paris SG.

    Par sa générosité, ses qualités d’attaquant, Laciné Megnan a drainé dans son sillage une bande de gamins, dont cinq ont intégré l’équipe de Zoumana Camara. Trois d’entre eux : Noah Vidal-Cartoux, Hichem Abderrebi ou Megnan ont pris part au début de saison. Les défenseurs Mathis Chambon et Tidiane Diallo, pour leur part, ont effectué la préparation et attendent leur heure.

    Megnan peut-il rejoindre Paris SG dès cette saison ? Le club parisien fait le forcing pour s’attacher les services de ce jeune joueur, dès son éclosion, plutôt que d’en payer le prix fort dans six mois ou un an. « Il ne passera pas ses vingt ans chez nous », lâche le président montpelliérain.

    Selon divers médias, spécialisés dans les transferts, le joueur, et son entourage, auraient trouvé un accord avec le Paris SG. L’indemnité du transfert, doublé d’un prêt dans son club formateur, se négocie. Elle permettrait à Montpellier d’équilibrer son budget actuel. Et de préparer la suite dans la sérénité. Laciné Megnan, lui, pourrait voir plus haut.

  • La valse des départs prend de l’ampleur à l’OM

    La valse des départs prend de l’ampleur à l’OM

    Qui succédera à Mason Greenwood, Bilal Nadir, Pierre-Emerick Aubameyang et Hamed Junior Traoré dans la liste des départs durant ce mercato d’été ? Avec les portes de la braderie grandes ouvertes, depuis l’annonce du nouveau directeur sportif olympien Grégory Lorenzi, les prétendants sont de plus en plus nombreux à s’intéresser aux joueurs qui ont de la valeur.

    Parmi eux, Facundo Medina fait notamment l’objet d’un grand intérêt du Bayer Leverkusen. Le club allemand a transmis une première offre de 20 millions d’euros, tandis que les dirigeants marseillais réclament au moins 25 millions d’euros, auxquels pourraient s’ajouter des bonus, pour laisser partir l’international argentin. Le refus de cette première offre pourrait pousser Leverkusen à finalement jeter son dévolu sur le latéral espagnol Miguel Gutiérrez.

    Rulli comme doublure

    de Donnarumma à City

    Peu évoqué depuis le début du mercato, le poste de gardien est plus que jamais au centre des négociations. L’Olympique de Marseille a reçu une offre de Manchester City pour Gerónimo Rulli, mais souhaiterait d’abord trouver le nom de son successeur avant de le lâcher définitivement.

    Parmi les candidats ciblés figurent le portier toulousain Guillaume Restes et l’international polonais Marcin Bulka. Selon L’Équipe, les deux sont trop chers compte tenu des maigres finances marseillaises.

    Toujours dans les cages, Jeffrey De Lange pourrait également faire ses valises plus rapidement que prévu. Le Néerlandais de 28 ans, frustré d’être resté la doublure de Rulli, serait sur le point de faire son retour dans son pays natal sous les couleurs du FC Twente.

    Aucun accord définitif n’a été trouvé pour le moment, mais une photo de Jeffrey De Lange publiée sur Instagram dans un aéroport vendredi renforce l’hypothèse d’un départ imminent.

    Avec un grand nombre de joueurs sur les postes du milieu de terrain, l’OM souhaiterait se séparer d’une bonne partie d’entre eux. Les noms de Geoffrey Kondogbia, Pierre-Emile Højbjerg, Amine Harit et Quinten Timber sont mis en avant. Leurs départs permettraient d’alléger la masse salariale. Ainsi, la direction olympienne pourra officiellement passer à l’attaque sur le mercato, en ne se faisant pas d’illusion comme avec Meunier.

  • La nouvelle aventure istréenne de Matthieu Ong, légende d’Aix

    La nouvelle aventure istréenne de Matthieu Ong, légende d’Aix

    Une page se tourne. Formé au Pauc et professionnel depuis 2013, Matthieu Ong, 34 ans, a signé pour deux ans à Istres (ProLigue). Le club aixois ne souhaitant « pas prolonger » l’aventure, selon l’ancien capitaine, Istres s’est positionné « assez tôt » sur le joueur. « J’ai discuté avec le président et l’entraîneur. Ce qu’ils m’ont proposé me convenait parfaitement », raconte l’ailier gauche de formation, séduit par le recrutement et le projet de jeu du club. D’autres propositions lui ont été faites, mais « pas au point d’avoir un contrat sur la table ».

    Cette signature marque un « retour aux sources » pour Matthieu Ong, passé au pôle espoirs d’Istres : « Je connais un peu l’environnement. Mon lycée était juste en face de la salle où on s’entraîne. » Chez les Taureaux, il retrouvera Léo Martinez, son coéquipier au pôle espoirs, et Louis Despreaux, avec qui il a évolué deux saisons au Pauc, qu’il « connaît très bien ».

    « Aix, c’est ma maison »

    Arrivé à Aix-en-Provence en petite section de maternelle avec sa famille, le natif de Clichy a passé toute son enfance dans les Bouches-du-Rhône. « J’avais à cœur de rester dans ma région. J’y suis très attaché, confie-t-il. Je suis aussi attaché à ma mer. Ma deuxième passion, c’est l’apnée et la chasse sous-marine. C’est une activité que je peux aussi faire en étant à Istres. C’est quelque chose d’essentiel pour mon équilibre. Ça me permet de couper dans des semaines qui sont parfois un peu compliquées. » Ses parents et sa sœur, volleyeuse internationale, habitent toujours la région. « Toute ma famille est proche de moi, ça joue aussi. Ma vie est dans les Bouches-du-Rhône », exprime celui qui est papa d’une petite fille de deux ans.

    Pur produit aixois, avec un détour au centre de formation du HBC Nantes de 2010 à 2012, Matthieu Ong a joué 25 saisons au Pauc. « Aix, c’est ma maison. J’y ai passé des moments extraordinaires. Aujourd’hui, j’ai tourné la page. Aix est derrière moi et j’en garde que de bons souvenirs. » Comme cette première victoire d’Aix à Montpellier. « C’était quelque chose, se souvient-il. Ce n’était pas arrivé depuis un moment et très peu d’équipes y parviennent. C’est un point d’orgue dans une carrière. » Sans oublier son premier match de Coupe d’Europe. « En commençant ma carrière, je n’aurais jamais imaginé que je jouerai la Coupe d’Europe. Pouvoir la jouer quatre saisons avec Aix, c’était très sympa. »

    Le fils de l’ancien handballeur et agent, Bhakti Ong, ne cache pas sa déception face à l’arrêt de son aventure aixoise cette année : « J’aurais bien fini ma carrière à Aix, mais ce ne sont pas des choses qu’on décide et qu’on contrôle. » À Istres, Matthieu Ong découvrira la deuxième division. L’objectif du club étant de remonter en première division. « Je suis très content d’aller à Istres. C’est un challenge sympa de jouer la montée. Ce que j’attends, c’est que tout le monde donne le meilleur de soi-même. J’ai hâte de montrer ce que je sais faire à mon nouveau club, j’ai envie de les aider le mieux possible. »

  • Yamal, le digne successeur du grand Messi

    Yamal, le digne successeur du grand Messi

    On ne peut pas en être encore sûr, mais Lamine Yamal marche sur les pas de Leo Messi. Talent précoce comme la Pulga, le jeune catalan de 19 ans impressionne par sa vitesse d’exécution, sa technicité et sa pointe de vitesse. « Il fait la fierté de La Masia », a déclaré Laporta à la radio espagnole RAC1. « Messi, c’est le passé et le présent, tandis que Lamine, c’est le présent et l’avenir. Nous sommes très heureux de disposer de ce qui constitue le véritable style de jeu du Barça. En tant que président, je suis fier d’avoir formé ces deux joueurs chez nous, et si l’on ajoute Joan Garcia, Eric Garcia, [Pau] Cubarsi, qui réalise une Coupe du monde spectaculaire, [Dani] Olmo, Gavi, Pedri, Ferran [Torres]… C’est spectaculaire », ajoute-t-il. D’ailleurs, 25 des 52 joueurs qui fouleront la pelouse avant le coup d’envoi de la finale sont sous contrat avec un club de Liga. Deuxième plus représenté, le Barça comptera huit joueurs – tous espagnols – dans cet ultime match.

    Incertain à cause d’une blessure

    Comme son compatriote Pedro Porro, Lamine Yamal a manqué l’entraînement et a été aperçu avec un bandage autour de la cuisse. L’attaquant du FC Barcelone avait déjà été touché à cet endroit en avril dernier, alimentant les interrogations à quelques jours de la finale. Sa présence face à l’Argentine ne semble toutefois pas remise en cause à ce stade, même si son état physique sera suivi de près par le staff.

  • L’heure de la reprise a sonné pour le RC Toulon

    L’heure de la reprise a sonné pour le RC Toulon

    Les batteries sont rechargées, les ballons gonflés, le mental aussi. Ce jeudi marquait l’heure de la reprise pour le Rugby club toulonnais, après un mois et demi de vacances. Le moment d’écrire les premières lignes d’un chapitre 2026/2027 que les Rouge et Noir espèrent meilleur que le précédent, décevant tant en termes de résultats que de contenu, malgré l’éclaircie de la demi-finale de Champions Cup disputée face au Leinster.

    « Je suis excité et content, on l’est tous. On a envie de faire une grande saison, montrer notre ADN et ce qu’on a envie de faire », lance Pierre Mignoni, le directeur du Rugby du RCT, qui annonce « le top 6 et jouer la Coupe d’Europe à fond » comme objectifs. Pour ce faire, il sera épaulé, tel qu’annoncé en fin de saison, par un staff renouvelé. Exit Andréa Masi, entraîneur des trois-quarts. C’est Franck Azéma, de retour dans la Rade comme entraîneur principal, qui sera dédié à cet aspect du jeu, et partagera le banc avec son binôme de la saison 2022/2023, en charge de l’organisation générale et du jeu défensif. Un secteur que vient renforcer Alex Codling, qui occupait cette fonction au Munster. Exit également Sergio Parisse, remplacé à la touche par Cédric Béal. Promu en équipe première l’an dernier, le responsable du centre de formation garde ses attributions tout en devenant officiellement intervenant sur la touche et le jeu d’avants. Enfin, Maxime Petitjean (assistant jeu au pied et manipulation), Richie Gray (consultant attitude aux contacts) et Mathieu Bastaraud (team manager) restent en place.

    Concurrence au centre

    L’effectif aussi a connu quelques ajustements. Notamment au centre, avec l’arrivée des expérimentés Gaël Fickou et Huw Jones, dans un secteur où « on avait besoin de talent et d’expérience », justifie Pierre Mignoni. Avec les présences de Brex, Smaïli, Cowie, Frisch, Tuicuvu et même Sinzelle, qui a prolongé d’une saison et « donnera un coup de main sur le programme RCT Passion, pour préparer la suite », il y aura « de la concurrence, et je veux qu’elle nous pousse à tout donner, surtout à l’extérieur », ambitionne le directeur du rugby du RCT.

    Pour le reste, un mélange entre l’expérience de Rabah Slimani, la polyvalence de Judicaël Cancoriet, la vitesse de l’ailier fidjien Apete Narogo, et la jeunesse (lire ci-dessous) des frères Luka et Tana Keletaona, du 2e ligne Argentin Luciano Asevedo et de Junior Kpoku, transféré définitivement du Racing 92. Pas de joker en vue malgré les longues indisponibilités (Villière, Dréan, Priso, Halagahu, Domon).

    Si une large partie du groupe a repris, d’autres éléments se font encore attendre : les internationaux (White, Brex, Lucchesi, Garbisi) ne reprendront que le 16 août, au moment du stage à Serre Chevalier, au même titre que Ribbans et Cowie, qui seront réintégrés à l’entraînement collectif à ce moment-là. Fickou, demi-finaliste du Top 14 avec le Racing, reprendra le 27 juillet. Un seul match amical est prévu, le 28 août, à Issoire, face à Clermont, avant de retrouver le championnat le 5 septembre sur le terrain de Bayonne.

    La jeunesse au cœur du projet

    Cette année encore, Pierre Mignoni insistera sur le lien entre le centre de formation et l’équipe première, à travers la « cellule rouge », composée de joueurs intégrés au groupe pro ou proches de l’être et la « cellule rouge minots » pour les plus jeunes, qui « s’entraîneront parfois avec les pros », précise l’homme fort du RCT. « Le but, c’est d’avoir un certain pourcentage de joueurs formés au club en équipe une l’an prochain », ajoute-t-il.

    Outre la formation, le recrutement a également permis de signer de jeunes joueurs internationaux comme Luka et Tana Keletaona (France U20), Junior Kpoku (Angleterre U20) et l’impressionnant 2e ligne argentin Santiago Asevedo (2,03m, 125 kg), 22 ans, déjà appelé dans le groupe des Pumas sans jamais entrer en jeu. Ad.B.

  • À Nîmes, l’objectif affiché de la rénovation des Costières

    À Nîmes, l’objectif affiché de la rénovation des Costières

    Quarante millions d’euros ! Balancé à l’emporte-pièce durant la campagne municipale par la droite aux affaires, qui avait choisi l’option du stade des Antonins, le coût de la rénovation du stade des Costières pourrait finalement se révéler bien moins élevé. En attendant le vrai chiffre, qui sera donné par l’audit en cours, l’adjoint aux sports a, d’après les premières estimations, le sentiment que l’addition pourrait être deux fois moins salée. « Nous ferons un point avec l’audit à la rentrée », assure Bruno Ferrier sans s’avancer davantage.

    Quoi qu’il en soit, il semblerait que la volonté du maire Vincent Bouget (PCF) de remettre en état l’infrastructure qui fut l’enceinte du Nîmes Olympique de 1989 à 2022 n’a rien d’une lubie. L’option est d’autant plus suivie par sa majorité qu’elle a acquis la conviction que le stade provisoire des Antonins, érigé par l’ancien propriétaire Rani Assaf, n’est pas viable. « Il n’a pas de parking ni de salle de réception. Il n’a que 8 000 places et coûte 500 000 euros par an à la Ville », liste Bruno Ferrier. Qui prévient que la municipalité ne pourra pas injecter indéfiniment dans un club tombé en National 2 (4e division). « On va faire un effort cette année [1,2 million d’euros était injecté l’an passé, Ndlr] mais il va falloir ensuite réfléchir à un projet où la Ville ne soit pas le principal investisseur », anticipe l’adjoint aux sports. En disant cela, Bruno Ferrier pose les bases des échanges à venir avec l’actuel président Thierry Cenatiempo. Lequel se voyait bien rester aux Antonins…

    « Pas de défaut de structure »

    « L’avenir du Nîmes Olympique est aux Costières », lance Bruno Ferrier. S’il dit cela, c’est qu’il pense l’opération de réhabilitation faisable. « Le stade n’a pas de défaut de structure », précise-t-il. Dans son jus depuis trois ans et demi, la pelouse s’est transformée en terrain vague et des arbustes, à l’instar de figuiers, ont poussé dans certaines travées. Rien de rédhibitoire a priori. Côté bâtiments, l’ancienne municipalité s’était contentée d’injecter 700 000 euros pour rénover l’ancienne salle de gymnastique qui abritait le service des sports de la Ville de Nîmes. Lequel est d’ailleurs en train de réintégrer les lieux. La municipalité de gauche a l’intention de rénover toutes les salles qui en ont besoin. Elle vient par ailleurs d’injecter 250 000 euros dans le stade annexe. « Il fallait décaisser et refaire la pelouse. Ce sera prêt en novembre », indique Bruno Ferrier. Une première étape dans la reconquête de cette friche qui, on l’aura compris, en appelle vite d’autres.

    Si la volonté politique de redonner au Nîmes Olympique son écrin est présente, quelle sera l’ampleur du projet final ? Difficile à dire car il y aura nécessairement des arbitrages dans une Ville qui manque un peu de tout et qui ne roule pas sur l’or. « Il va falloir se mettre autour de la table et décider des priorités avec un plan pluriannuel d’investissements : est-ce qu’on privilégie le stade, les écoles, les piscines… ». Côté équipements sportifs, le nouvel adjoint a fait le tour et pris connaissance de l’état des besoins. « C’est une catastrophe. Il manque au moins 10 stades et 5 gymnases pour éviter une surutilisation des équipements qui les use plus vite. » Pour ce qui est des Costières, on devrait y voir plus clair avec les résultats de l’audit à la rentrée.

  • Ces familles en or qui font vivre l’esprit Marseillaise

    Ces familles en or qui font vivre l’esprit Marseillaise

    Marseille, chaque premier dimanche de juillet, à 8h du matin une foule immense déferle sur le Parc Borély, à pied, en voiture. Ils viennent du monde entier, boules en main. Beaucoup traînent derrière eux la glacière. Ils sont là pour la fête, l’énorme fête de la pétanque. C’est comme une procession. Le rendez-vous de la famille. Frère, sœurs, enfants, cousins se retrouvent pour le grand rendez-vous de l’année. Pour beaucoup ce sera le seul.

    Voilà pourquoi le Mondial la Marseillaise à pétanque est unique. Il fait déplacer des foules simplement pour participer à une partie, sans pression, ni obligation de résultat. Le dimanche d’ouverture est un immense camping avec des airs de festival où les familles reviennent inlassablement pour goûter à l’allégresse d’une journée sans égale. Mais pourquoi cet amour pour La Marseillaise ?

    Anniversaire de mariage

    Car certains traversent la France pour se retrouver dans ce lieu mythique comme la famille Baradel qui fait le déplacement de Kaysersberg en Alsace afin de participer pour la première fois au Mondial la Marseillaise. Fanny, la fille aînée au nom prédestiné, a offert ce long voyage à ses parents pour leur anniversaire de mariage.

    « Ils rêvaient depuis longtemps de découvrir ce Mondial dont tout le monde parle. Enfin ils vont pouvoir y participer en toute modestie », glisse la jeune femme, heureuse d’offrir ce moment magique à Colette et Olivier, qui sont loin d’être des novices. « Ils pratiquent la pétanque dans un petit club », poursuit Fanny. « Maman originaire de Hyères a quelques prédispositions, et papa, pur Alsacien se défend pas mal. Mon petit-frère Alan sera le troisième larron de cette première aventure Marseillaise. » Elle pourrait en appeler d’autres.

    Plus au nord, les Mahieuw habitent Dunkerque et ne sont pas à leur coup d’essai. L’an dernier, Christophe, le papa, Mathias le fils aîné et Romain le cadet, ont fait le long déplacement de leur nord natal. Une expérience joyeuse, avec la découverte d’un lieu unique et une ambiance exceptionnelle.

    Ils reviennent en force cette fois, à six plus un enfant. « On remet le couvert », se réjouit Mathias, « en joignant l’utile à l’agréable puisque nous passerons dix jours au rythme de la pétanque. En espérant faire mieux que l’an dernier ».

    Plus près de chez nous, à la Bouilladisse à l’est de Marseille exactement, les Negro font le court déplacement. « Ça devient un rituel » confirme le papa Claude pour qui ce sera la troisième participation, « dont une où nous avons atteint le mardi matin avec les copains », sourit-il. « Cette année nous allons unir nos forces avec mes fistons Julien et Thomas pour cette aventure. La Marseillaise est un concours incontournable pour les passionnés. Il y a ce côté festif du dimanche unique. Je me souviens d’une époque où notre club affrétait un bus pour la circonstance avec les glacières bien remplies. Manger un sandwich. boire un petit coup, discuter avec les gens venus de tout horizon, ce sont des plaisirs simples mais de plus en plus rares dans le monde où nous vivons. »

    Ces exemples-là, on pourrait les multiplier par dix, par cent. Ce lien familial avec le Mondial La Marseillaise à la pétanque contribue grandement au succès de l’épreuve. Certaines sont là depuis la création de la Marseillaise. On pense aux Brocca qui se passent le flambeau génération après génération pour faire perdurer la tradition.

    Puis il y a les champions. Ceux qui veulent décrocher la lune. Et là c’est une autre paire de manches. En 2000 Louis et Étienne Lacroix associés à Jean Dubois y sont parvenus. En 2006 Jo et Antoine Dubois avec Benefissa avaient aussi réussi cette incroyable performance. Antoine Dubois, encore lui, l’avait emporté avec son neveu Tyson Molinas en 2022. D’autres ont échoué de peu. Les frères Kourgane, Zoé et Saïd, battus en finale avec Willielm (1976). Les Molinas, Louis, Mamour et Ben tombés deux fois en finale ensemble en 2001 puis en 2007.

  • Joan Caudullo : « Si on regarde Toulouse jouer… »

    Joan Caudullo : « Si on regarde Toulouse jouer… »

    Montpellier s’attaque au dernier sommet de sa saison. Un sommet vertigineux. Samedi 27 juin (21h), au Stade de France, il s’apprête à disputer la quatrième finale de son histoire face au Stade toulousain. Triple champion de France en titre qui n’a fait qu’une bouchée du Racing 92 en demi-finale (71-17). État des lieux avec le manager héraultais Joan Caudullo.

    La Marseillaise : Est-il facile d’aborder cette finale d’une manière normale ?

    Joan Caudullo : C’est dur, mais c’est mon rôle. Je fais en sorte de maîtriser la communication. On est à 23 victoires sur 26 matchs. On a essayé de rendre la semaine normale en travaillant ce qu’on a l’habitude de faire et qui nous a permis d’être seconds au classement.

    Comment pouvez-vous mettre un grain de sable dans la machine toulousaine ?

    J.C. : Quand on est allé à Bordeaux, il a mis sa grosse équipe, mais il avait un objectif prioritaire face à Bath en champions Cup la semaine d’après. On savait que si on mettait notre grosse équipe, et les ingrédients nécessaires, on pouvait le faire.

    Notre championnat est dominé par Bordeaux et Toulouse. Quand ces équipes-là ne sont pas à 100%, on a la capacité de gagner contre elles. Comme on l’a fait devant Toulouse chez nous (44-14). Notre objectif est d’être à 100%, après on verra.

    Quand on voit la démonstration de Toulouse en demi-finale face au Racing 92 (71-17), ne fait-il pas peur ?

    J.C. : Elle ne me fait pas peur car je ne suis pas surpris. Certains ont trouvé qu’elle était malade pendant un ou deux mois, mais les grands joueurs sont là dans les grands moments. Ils ont été là devant le Racing et cela s’est vu. Ils seront là en finale.

    C’est une source de motivation. On va se préparer à faire la guerre. On est déterminés pour ça, on a envie d’y arriver même si la tâche sera plus dure qu’en finale du Challenge face à l’Ulster. Je n’ai pas envie que l’on passe pour des cons. J’accepte qu’une équipe soit meilleure que nous, puisse gagner, mais je n’ai pas envie que l’on rende les armes. On doit être à 100%, on doit concrétiser nos actions. Ce qui n’a pas été le cas la semaine passée face au Stade français.

    Parce qu’à la 60e, avec tout le respect que j’ai pour le Stade français, on doit être largement devant. Ça sera important contre Toulouse si on veut être dans le match jusqu’au bout.

    L’image du club a été écornée par le passé.
    Est-ce une aussi grande victoire de soigner cette image que d’être en finale du Top 14 ?

    J.C. : Je n’ai pas encore bien réfléchi à tout ça, car on est dans une machine à laver. Quand on regardera cette saison, elle porte beaucoup sur notre ADN et l’image du club.

    Quand le président m’a confié le poste de manager, c’était mon objectif prioritaire. Quoiqu’il arrive samedi, on l’a réalisé.

    On parle en bien de nous, c’est positif. Quand un joueur fait une bêtise dans sa vie, je vois moins de gens dirent qu’il doit aller à Montpellier. Il y a de belles personnes dans ce groupe, à l’image de Yacouba Camara.

    Quelle sera la clé de cette finale face à Toulouse ?

    J.C. : Cela va se jouer sur des détails. J’entends beaucoup de choses sur la capacité de Toulouse à déplacer le ballon et nous faire péter.

    En phase finale, c’est avant tout une équipe qui domine l’adversaire par ses avants et le jeu frontal. On a un gros combat à mener là-dessus, ne serait-ce que pour rester dans le match jusqu’au bout.

    On sait à quoi s’attendre, on doit les dominer sur le plan physique si on veut exister. Sinon, ce sera trop compliqué. Si Toulouse est à 100% , c’est quasiment impossible.

    Votre équipe ne ’est
    pas affolée devant Paris
    et dégage une certaine sérénité. Avez-vous des certitudes ?

    J.C. : Si on commence à regarder jouer Toulouse, on va faire comme le Racing. Le Racing qui a joué face à Toulouse n’était pas le même que celui face à Pau. C’est l’erreur à ne pas faire. On veut se concentrer sur nous, reproduire ce que l’on fait de bien depuis le mois de décembre. Si on les regarde jouer, si on ne monte pas en défense, si on les laisse manipuler le ballon, on verra le jeu à la toulousaine. Ils n’auront pas besoin de nous cabosser devant.

    Faut-il mettre en place un plan anti-Dupont ?

    J.C. : Un plan anti-Dupont va laisser de la place aux autres. C’est un grand joueur. Le meilleur de notre championnat, voire plus. Cela va être difficile. On n’a pas souvent joué face à lui depuis cinq ans, à l’exception du dernier match.

    N’est-ce pas la finale rêvée ?

    J.C. : Quand on est coach, on veut gagner. Ce n’est donc pas une finale rêvée pour moi.

    Le championnat est très dense. Sur les deux ultimes saisons, onze équipes ont été parmi les six premiers. Il faut profiter de jouer une finale de Top 14 car cela ne va pas arriver souvent.

  • La politique environnementale du circuit pointée du doigt

    La politique environnementale du circuit pointée du doigt

    Le sport automobile se retrouve régulièrement sous le feu des critiques concernant ses nuisances écologiques. C’est pourquoi les institutions tentent, depuis plusieurs années, de décarbonner cette industrie à travers différents moyens : promotion de l’usage électrique et du biocarburant, développement de l’hydrogène, ainsi que de lignes de transports en commun pour les déplacements des spectateurs, principal facteur de pollution des compétitions de sport mécanique (82%).

    Des politiques sur lesquelles s’engage le Circuit Paul-Ricard, notamment au travers du compostage de ses biodéchets, l’installation de ruches et de panneaux photovoltaïques, la réduction et la surveillance des nuisances sonores, ou encore l’usage de voitures électriques pour ses équipes techniques. À cet égard, un comité consultatif environnemental est censé se tenir deux fois par an, pour présenter « les projets réalisés pour l’environnement, les résultats des études scientifiques commentées par des spécialistes, les innovations technologiques mises en œuvre afin de garantir la tranquillité publique », indique la direction du circuit.

    Problème : aucun ne se serait tenu depuis plus de deux ans, comme le rapporte l’association Groupe Vigilance 83. « C’est la seule rencontre où nous, voisins du circuit, pouvons faire valoir nos avis et ressentis sur la tranquillité publique, auprès des responsables du circuit, des maires, et des organismes d’État », affirme son président Michel Lahuet dans une lettre adressée au préfet du Var.

    Un comité prévu le 7 juillet

    Un signe, pour le Groupe Vigilance, que « la concertation environnementale n’est plus une priorité pour le nouveau directeur du circuit [Nicolas Deschaux, Ndlr.]. Les nuisances sonores et les troubles environnementaux s’amplifient avec (…) des roulages avec des nuisances sonores de 80 db ». Sur ce constat, l’association invite le préfet à se faire « témoin, du respect ou non, des voisins du Circuit ».

    De son côté, la direction du circuit informe qu’un comité « prévu le 10 mars a notamment dû être reporté au 7 juillet en raison de la période de réserve liée aux élections municipales », précisant qu’une réunion de concertation s’était tenue le 30 avril « en présence des représentants de la préfecture, ainsi que de membres des associations environnementales locales ».

  • Après une saison décevante, le RC Toulon veut apprendre de ses erreurs

    Après une saison décevante, le RC Toulon veut apprendre de ses erreurs

    L’anecdotique défaite (38-21) sur le terrain de Castres, samedi, a sonné le glas d’un exercice 2025/2026 délicat pour le RC Toulon. « Je n’aurais qu’une envie, c’est que la saison redémarre dès maintenant pour changer les choses », confie Pierre Mignoni. Mais le manager devra malheureusement rester sur ce qu’il définit comme « une saison clairement pas aboutie ». Avec 12 victoires, un match nul et 13 défaites, pour une 9e place finale, on est effectivement loin des ambitions affichées de top 4, voire mieux. « C’est un échec que j’assume complètement. Mais, si tu regardes la saison dernière, il n’y a qu’une équipe du top 6 qui se qualifie à nouveau. Ça montre la difficulté de notre championnat », souligne l’entraîneur varois.

    Pour expliquer cette déconvenue, ce dernier invoque « le sort. Sans chercher d’excuse, on n’a pas été épargnés, avec des joueurs importants blessés de longue durée ». Le staff médical n’est pas mis en cause, malgré les changements qui vont y être opérés pour la reprise, « liés à des choix de vie ». Les choses avaient pourtant plutôt bien démarré « On a eu un début de saison correct, voire plus à domicile, on a très bien démarré à l’extérieur à Montpellier, retrace l’homme fort du RCT. Puis on a manqué de beaucoup de consistance dans certains secteurs. La saison d’avant, on prenait un point par-ci par-là, quatre parfois. Là, on en a énormément perdu, ce qui fait qu’il en manque beaucoup. »

    Notamment avec un début d’année 2026 compliqué : « On a eu 19 blessés à partir de janvier. J’ai dû utiliser les mêmes joueurs. De suite après, on a été vraiment dans le dur. On a perdu des matches à domicile comme celui de Clermont qui nous éclate. » Ce qui lui fait dire qu’« il faudra mieux gérer la période du Tournoi, l’an prochain, en espérant moins de blessés. Ça a été des semaines très difficiles. »

    Un staff remodelé, les jeunes au cœur du projet

    Elles l’ont aussi été sur le plan personnel, avec ce burn-out déclaré après le revers contre l’ASM Clermont : « J’ai beaucoup appris. Ça a été une accumulation de plusieurs années où je n’ai pas bien fait les choses. Ce n’était pas confortable pour les joueurs, mais ça leur a permis de se resserrer. Ensuite, on a fait un beau parcours européen, ça nous a redonné du carburant. »

    Une nouvelle énergie qui a mené le RCT jusqu’en demi-finale de Champions Cup, l’une des rares satisfactions de la saison : « Ça faisait une dizaine d’années qu’on n’était pas arrivés là. On était là, dans le dernier carré des meilleures équipes d’Europe, en sortant d’une poule très difficile, puis en battant les Stormers et Glasgow. »

    S’il regrette la non-qualification pour la saison prochaine, Pierre Mignoni voit en la Challenge cup « une compétition qui demande moins d’énergie et permet plus de rotation, une gestion différente ». Dans cette optique, même s’il aurait préféré un meilleur équilibre avec « des leaders trop peu souvent alignés ensemble », mais qui ont « pris la mesure des choses », la progression des jeunes joueurs, qui « ont beaucoup joué, tenu la baraque dans des moments difficiles et pris beaucoup d’expérience », est une autre satisfaction. Pour poursuivre dans cette direction, le club a constitué des groupes de performance, à savoir « une cellule des joueurs rouges, composée d’éléments très proches de l’équipe pro, et une cellule rouge minot, pour des plus jeunes également très suivis ». Avec la promesse « de revenir avec des jeunes qui ont la dalle. Ils ont un état d’esprit incroyable », salue le directeur du rugby du RCT.

    Un poste qu’il continuera d’occuper dans un staff remodelé, marqué par l’arrivée déjà annoncée de Franck Azéma, de retour dans un rôle d’entraîneur principal en charge des trois-quarts, et celle d’Alex Codling, en provenance du Munster, dans le rôle d’entraîneur des avants. Côté joueurs, Huw Jones, Rabah Slimani, Apete Narogo, Gaël Fickou, Judicaël Cancoriet, les frères Luka et Tana Keletaona, et Junior Kpoku, transféré définitivement, seront les nouveaux visages d’un groupe qui reprendra le chemin du RCT Campus le 16 juillet, avant la grande reprise du top 14, le 5 septembre.