[Entretien] Yves Mesnard : « J’ai doté Roquevaire d’équipements structurants »

La Marseillaise : Pourquoi ne pas vous présenter aux élections municipales?

Yves Mesnard : Je pense qu’il ne faut pas faire le mandat ou le tour de piste de trop. Pendant ces dix-huit ans, j’ai formé des jeunes. Il est temps qu’ils prennent leurs responsabilités. J’ai estimé qu’Hélène Spinelli, ma première adjointe depuis 2020, était prête [elle est candidate aux municipales Ndlr], avec la très belle équipe qu’elle a constituée. Je souhaite que l’héritage que je leur laisse, ils le fassent fructifier.

Comment décririez-vous cet héritage?

Y.M. : Tout ce qui était nécessaire à Roquevaire, je l’ai réalisé. Durant ces trois mandats, plus de 60 millions d’euros ont été investis dans la commune, sans augmenter les impôts. J’ai doté Roquevaire d’équipements structurants qui faisaient défaut à la ville à mon arrivée : un stade municipal, une crèche, les casernes des pompiers et de la gendarmerie (…). Nous avons pu les financer grâce à une excellente gestion de la commune, car nous avons fait ces investissements grâce à des excédents de fonctionnement, auxquels s’ajoutaient des subventions.

En dix-huit ans, la commune a-t-elle gagné beaucoup d’habitants?

Y.M. : Pas tant que ça. J’avais dit, en 2008, ne pas vouloir dépasser 10 000 habitants, nous sommes moins de 9 000. En tant que commune de plus de 3 500 habitants, Roquevaire est soumise à la création de logements. J’ai construit en fonction du potentiel de terrains à bâtir. Les Roquevairois en ont bénéficié. Selon la préfecture, cependant, il manque 641 logements à Roquevaire. Nous avons 279 000 euros d’amende à payer pour 2025 ! Ce nombre de logements demandé est infaisable, car 91% du territoire de la commune est inconstructible, en raison de zones à risque d’incendie, d’inondation, d’effondrement, ou encore de zones naturelles ou agricoles. Il faut réformer la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain). Cela fait dix-huit ans que je le crie sur tous les toits.

Que signifie être maire dix-huit ans?

Y.M. : C’est une expérience unique. J’ai servi ma population pendant dix-huit ans. J’en suis très fier et très content.

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