Centres de santé : une réponse à la désertification

« Ce n’est probablement pas la solution à tous nos maux mais la création de centres de santé peut répondre partiellement à la pénurie de médecins » estime Fabien Cohen, chirurgien-dentiste et président de l’association « la Fabrique des centres de santé », invité à s’exprimer lors d’une réunion publique sur la santé tenue lundi 15 décembre à l’Espace Cazot d’Alès par le chef de file de la liste « Alès c’est vous », Paul Planque, à laquelle a participé une centaine de personnes. Les centres de santé (à ne pas confondre avec les maisons de santé*) sont au nombre de 2 500 en France et leur fonctionnement est à l’opposé des contraintes financières de la médecine libérale et de sa mise en concurrence des praticiens. Ce sont des structures qui œuvrent dans un but non lucratif construites autour d’un projet de santé d’un territoire ou d’un bassin de vie. Pluridisciplinaires, partageant un dossier unique de patients, ils permettent, grâce à leur encadrement administratif de libérer les praticiens qui peuvent se concentrer sur leur pratique mais aussi d’organiser des campagnes de prévention. De plus, ils appliquent obligatoirement des honoraires de secteur 1, c’est à dire sans dépassement et avec tiers payant. « De plus les médecins sont salariés c’est ce qui séduit de plus en plus de jeunes diplômés à la recherche d’un autre rythme de vie que celui imposé par la médecine libérale », précise le docteur Cohen. Il faut une paire d’année pour mettre en place un centre de santé. Une association, des collectivités locales, des mutuelles… peuvent se muer en promoteurs de ce projet de façon à répondre aux besoins d’un territoire.

*Maison de santé. Elle regroupe dans un même lieu, plusieurs médecins, pratiquant une médecine libérale sans partage de dossier médical.

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