Relève assurée au Marseille-Mazargues canoë-kayak

Quand un champion hors normes prend sa retraite, ceux qui l’ont accompagné durant sa carrière ont forcément un petit pincement au cœur.

« C’est une belle page de l’histoire du club que nous allons tourner, avec la retraite de Denis Gargaud-Chanut. Mais nous la tournons avec enthousiasme, car la relève toque à la porte ! » Pour Charles Gache, ce moment n’est donc pas une fin, mais donne plutôt le coup d’envoi d’une nouvelle génération de céistes et kayakistes.

« La relève est là. Elle l’a montré lors des derniers championnats du Monde », poursuit le président du Marseille-Mazargues canoë-kayak (MMCK). Il songe à Luca Barone, Raphaël Bonnard, Corentin Georgeon et Titouan Doreau. Ses mousquetaires qui ont flirté avec le titre suprême, lors des derniers championnats du Monde. « Malheureusement, les Tchèques étaient chez eux et se sont montrés intraitables sur leur plan d’eau. Il y a quand même une médaille d’argent mondiale à la clef », se console le dirigeant marseillais.

Charles Gache est un président de club heureux. Heureux de voir que les 270 licenciés sont toujours prêts à prendre l’eau, quelles que soient les conditions. Heureux qu’aussi bien en canoë, kayak, ou kayak de mer, « il y a des groupes qui font le plein et des résultats en compétitions qui alimentent le palmarès du MMCK ».

Mixité totale

Dans le club aux quatre champions olympiques, il y a, certes, un abonnement aux plus belles récompenses. « Mais, chez nous, tout le monde peut pratiquer, quel que soit son niveau, ses attentes et les objectifs », souligne Nicolas Manoussos.

Il y a les entraînements sur la base de l’Huveaune, les sorties en mer, les stages en rivière, « où débutants et champions travaillent ensemble, sans limite d’âge, notamment pour les sorties en mer », poursuit le directeur sportif du MMCK, dont le doyen des pratiquants est né en 1945.

Si la compétition est un des objectifs au sein de son club, derrière la partie émergée de l’iceberg, on retrouve toute une série d’initiatives qui permettent à chacun de se révéler face à un élément, l’eau, qui n’est pas forcément évident à maîtriser. « Prendre une pagaie en main, c’est le point de départ d’une découverte. D’explorer des valeurs sociales et sortir certains jeunes en leur faisant voir autre chose que leur quartier », note l’éducateur.

Pratiquants et encadrants ont les mêmes objectifs, à savoir « faire vivre une passion et transmettre des valeurs d’assiduité, de dépassement de soi et de partage ». Il reconnaît que, bien souvent, « les gens viennent au kayak par hasard. Et vivent une véritable révélation lorsqu’ils côtoient les gens du club au quotidien ».

Outre les entraînements club, la base de l’Huveaune accueille, chaque année, 1 500 élèves de Marseille qui ont droit à deux journées de découverte. Auxquels s’ajoutent les gens qui s’inscrivent aux stages. Ce qui fait une moyenne de 16 000 personnes qui fréquentent le club. « Nous sommes le seul club qui pratique sur l’eau calme, la mer et l’eau vive. Notre but n’est pas de les forcer à aller en compétition, mais de les aider à devenir de belles personnes, apprendre à souffrir, s’amuser, assumer une défaite et se réjouir d’une victoire », confie Nicolas Manoussos.

À noter que le matériel (bateau, pagaie, chaussons) est fourni et qu’il est possible de prendre une licence à l’année. Ou s’inscrire à des stages ponctuels, ouverts à tous, qui sont proposés toute l’année.

Dans le sillage de Denis Gargaud-Chanut et des sœurs Noémie et Jessica Fox, la relève s’appelle Titouan Doreau, Luca Barone, Raphaël Bonnard et Corentin Georgeon, pour les espoirs. Mais aussi Raphaël Ducher, Tobias Jones, Romain Rekik et Naël Saadallaoui, qui ont obtenu de très bons résultats dans les catégories de jeunes.

Renseignements : https://mmck.fr/

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