« Nous avons tourné ce film de manière totalement indépendante, sans financement public. Parmi celles et ceux qui connaissent l’industrie audiovisuelle, certains diront que cela relève peut-être du courage, d’autres diraient de la folie », introduit Ichraf Aboudi, cofondatrice de Sina Films. La jeune équipe de Sina Films s’est lancé le défi de réaliser son court-métrage sans l’appui des mastodontes de l’industrie. Des partenaires locaux, tels que Sunsetcam, Arts Sud, Méta Pictures et Provence Studio ont contribué à la réalisation du film.
Au-delà du soutien du Camp des Milles, dont le site mémoriel a servi de studios pendant les sept jours de tournage, des associations ont soutenu la production. Parmi elles, le centre Edmond-Fleg de Marseille, le Crif Marseille-Provence, le Fonds social juif unifié (FSJU), mais aussi la Licra. La projection du court-métrage dans les écoles se fera notamment grâce au tissu associatif partenaire. Le projet, primé par la Chair Unesco Mémoire et Citoyenneté, a aussi bénéficié d’un financement participatif à hauteur de 48 contributeurs. « On a coché toutes les cases de nos objectifs, Sina Films a porté le projet de l’intérieur, rapporte Sébastien Nourian. Nous avons fait ce film avec à peu près 15% du budget prévu, lorsque nous envisagions de candidater aux financements publics usuels. » Pour le prochain projet de SinaFilms, Noor, qui traite du génocide arménien toujours par le regard d’enfant, « de nombreux partenaires sont venus demander de quelle façon ils pouvaient nous soutenir », confie Sébastien Nourian.

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