Tag: week-end

  • [Kallisté] Un CHU en Corse : une revendication de justice pour l’île

    [Kallisté] Un CHU en Corse : une revendication de justice pour l’île

    Cette proposition de loi, déjà approuvée au palais Bourbon en décembre 2024, a été adoptée à 100 % par le Sénat, un vote unanime qui témoigne d’une large reconnaissance de l’enjeu.

    À cette occasion, le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi est intervenu pour rappeler combien cette question relève de l’égalité d’accès aux soins et de la justice territoriale. Fait notable pour la diaspora corse, le sénateur a cité notre association Kallisté, saluant son rôle dans la promotion de la culture corse et son engagement pour un véritable service public des transports entre l’île et le continent. Une reconnaissance qui montre que le lien entre la corse et sa diaspora reste vivant et politique au sens noble : celui de l’intérêt général.

    26 000 transferts médicaux

    Dans son discours, il a aussi souligné les spécificités corses qui mettent sous tension un système de santé déjà fragile et a rappelé que la corse demeure la seule région métropolitaine dépourvue de CHU, contrainte de s’appuyer sur ceux de Marseille et de Nice. Cette situation entraîne chaque année près de 26 000 transferts médicaux vers le continent, pour un coût estimé à 30 millions d’euros pour la sécurité sociale et des conséquences humaines lourdes pour les patients et leurs familles.

    Ces chiffres et ces réalités humaines montrent à quel point il est urgent de franchir une nouvelle étape dans l’organisation des soins en Corse. Nous le rappelons ici , un CHU, ce n’est pas qu’un hôpital supplémentaire : c’est un écosystème universitaire et médical capable de structurer durablement l’offre de santé sur un territoire.

    Nous remercions le sénateur d’avoir mis en lumière notre action. Nous suivrons avec attention la promulgation de la loi et la concrétisation de cette avancée attendue pour l’île. Car revendiquer un CHU en Corse, c’est bien revendiquer l’égalité républicaine face à la santé pour tous les corses.

  • [Entretien] Guillaume Sandoz : « La fonction de l’effet anti-douleur de la lumière reste un mystère »

    [Entretien] Guillaume Sandoz : « La fonction de l’effet anti-douleur de la lumière reste un mystère »

    La Marseillaise : Vous montrez que la lumière ultraviolette induit un effet anti-douleur grâce à la mutation d’un gène chez certains animaux –souris, rats, reptiles… – mais pas chez d’autres. Comment l’expliquer ?

    Guillaume Sandoz : C’est la grande question : pourquoi l’évolution a-t-elle conservé ce gène muté chez certaines espèces uniquement ? Quelle est sa fonction ? Cela reste un mystère et nous ne savons pas encore. Nous y travaillons avec des collègues de l’Université Laval à Québec (Canada). Nous essayons de voir quelles espèces possèdent ce gène muté et si nous parvenons à identifier quelque chose de spécifique à ces espèces. Mais une chose est sûre : c’est une mutation acquise dans l’évolution.

    C’est-à-dire ?

    G.S. : Elle n’était pas présente au départ, est apparue dans l’évolution et il y a eu une pression de sélection positive – car elle apportait un avantage – qui a permis de la conserver chez certaines espèces, notamment les oiseaux.

    Au-delà de l’effet anti-douleur,
    y a-t-il d’autres applications
     ?

    G.S. : Cela ouvre des perspectives en recherche fondamentale dans l’optogénétique qui consiste à introduire des mutations dans des cellules pour les rendre sensibles à la lumière. La mutation identifiée pourrait être introduite ailleurs pour rendre certains neurones sensibles à la lumière et mieux étudier leur rôle. D’autres solutions existent, mais l’effet de la lumière s’arrête généralement lorsqu’on l’éteint. Dans notre cas, l’effet subsiste plusieurs heures. Cela pourrait être intéressant dans l’étude de l’épilepsie.

  • [Travailleur de demain] Clara Therme, la championne de la propreté

    [Travailleur de demain] Clara Therme, la championne de la propreté

    Vêtue d’une veste de costume qui lui donne une certaine prestance professionnelle, la jeune femme de seulement 24 ans est aujourd’hui pleine d’assurance. Assise sur une chaise d’une des salles de l’Institut national de l’hygiène et du nettoyage industriel (Ihnni) basé à Marseille, elle raconte son parcours qui s’est déroulé pour une partie dans cette salle, lieu de stress et de travail acharné qu’elle se remémore amusée : « C’est un peu ma deuxième maison, cet endroit ! ».

    La Varoise, championne de propreté, ne se destinait pourtant pas à ce métier initialement. Issue d’une famille nombreuse où « les plus grands élevaient les plus petits », elle s’est toujours occupée de ses frères et sœurs. Elle s’est donc tournée au départ vers un bac pro ASSP (accompagnement, soins, services à la personne). Accordant une grande importance au soin des enfants, elle a rapidement fait face au travail « à la chaîne » dans les crèches. « J’aime ce travail quand je peux prendre le temps de m’occuper des enfants, pas comme en crèche où je devais m’occuper de huit enfants en même temps. » Une fois son bac en poche, elle se lance dans une licence d’assistante sociale. Mais rapidement, la situation devient intenable : « À l’époque, j’étais incapable, mais incapable de rester assise sur une chaise. » Clara Therme avait besoin d’autre chose : « J’avais testé le social et je ne me sentais pas de continuer, alors je suis partie en sanitaire. »

    Une vie de travail

    C’est à ce moment qu’elle rencontre son institut de cœur. « Je leur dois tellement », confie-t-elle. Elle y intègre un second bac pro hygiène, propreté et stérilisation. Mais son parcours est semé d’embûches : « J’avais de grosses lacunes, surtout au niveau de la pratique, j’ai galéré à avoir mon certificat de machiniste. » Un certificat qui lui valide des compétences sur des machines de nettoyage très puissantes permettant de nettoyer en profondeur différents types de surfaces (de la moquette au marbre). Tous les vendredis après-midi, elle reste pour faire de la pratique et rattraper son retard, confie-t-elle, contemplant la salle où elle a passé un nombre d’heures incalculable. Aujourd’hui, tout a changé : elle a validé son bac pro, est médaillée et actuellement en BTS en apprentissage dans l’entreprise GSF Aubagne. Pour l’instant apprentie responsable, elle fait son travail avec beaucoup de discipline et d’organisation : « À GSF, le métier de responsable d’exploitation, c’est à la fois le boulot de chef d’équipe et de responsable de secteur. » Son travail consiste à réaliser des contrôles sur les sites, faire parvenir tout le matériel dont ont besoin les agents, faire des commandes ou encore des devis.

    Ce qu’elle préfère, c’est la mise à blanc dans les laboratoires pharmaceutiques : « C’est la désinfection totale d’une salle. Notre corps dégage des particules et des microbes, dans cette salle on va supprimer tous les micro-organismes. » Avant de se former au management, elle a bien entendu pratiqué et été agente de propreté. Elle connaît donc les réalités du terrain. « On continue de prendre les balais et d’aider les agents qu’on encadre au maximum. » Et d’envisager aujourd’hui de passer une licence pour devenir responsable d’exploitation.

    Le concours

    Clara s’était engagée auprès de sa formatrice à faire un concours si elle réussissait sa formation. Elle raconte sa panique constante pendant les épreuves des World Skills : « J’étais une véritable boule de stress. » Elle a d’abord remporté haut la main les régionales, puis la médaille d’argent nationale dans la catégorie métier de la propreté. « Il y avait une épreuve où l’on devait nettoyer de grandes traces de rouge à lèvres sur un canapé ! ». Elle se remémore, amusée, cette période de sa vie : « Je travaillais de 7h30 à 20h, mes journées étaient très intenses, mais j’ai appris tellement de choses. »

  • [Recette] Le cookie moelleux aux deux chocolats chez Biba

    [Recette] Le cookie moelleux aux deux chocolats chez Biba

    Le chef Abdel partage avec vous l’une des recettes emblématiques de l’établissement à reproduire à la maison pour un moment de gourmandise à partager… Ou pas !

    Il vous faudra :

    – 200g de beurre pommade

    – 500g de farine

    – 250g de cassonade

    – 20g de levure chimique

    – 150g de pépites de chocolat noir

    – La même quantité de chocolat blanc

    – Du caramel liquide

    – Du praliné

    – Une sommité de menthe fraîche

    Une pâte généreuse

    Pour commencer, sortez votre beurre bien à l’avance pour que celui-ci soit pommade et ainsi plus simple à travailler. Vous pouvez aussi le poser sur le four s’il est chaud. Une fois que le beurre est à température souhaitée, incorporez les œufs un par un et mélanger à l’aide d’une maryse ou d’une spatule à chaque ajout pour bien amalgamer les deux ingrédients, un peu comme pour une pâte à choux. Versez ensuite la farine, la levure et la cassonade. Mélangez directement à la main.

    Une fois que vous en êtes à peu près à la moitié dans le mélange d’ingrédients ajoutez vos pépites de chocolat noir et blanc. Malaxez de nouveau à la main jusqu’à obtention d’une pâte qui se tient et dont tous les ingrédients sont bien mélangés.

    Si vous le souhaitez, pour rendre votre cookie plus moelleux vous pouvez un peu diminuer la quantité de beurre et ajouter du beurre de cacahuètes, de cajoux, etc. Il est également possible d’insérer dans la recette de l’extrait de vanille ou de la fleur d’oranger par exemple en fonction de vos goûts.

    Un cookie moelleux et fondant

    Déposez la pâte à cookies sur du papier film et roulez tout en formant un boudin pour laisser reposer la pâte au frais pendant une heure et ainsi éviter que celle-ci croûte. Une fois le temps de repos écoulé, coupez le boudin en faisant des portions individuelles et boulez le cookie.

    Vous pouvez le déposer dans une coupelle en terre cuite si vous en avez et enfournez ensuite à 200° pendant 14 minutes. Une fois le cookie sorti du four ajoutez le caramel liquide, le praliné concassé et votre petite feuille de menthe. Dégustez, bon appétit !

  • [Patrimoine] Immersion avignonnaise au XIXe siècle

    [Patrimoine] Immersion avignonnaise au XIXe siècle

    Organisée par la plateforme Epok’Tour qui propose « des visites vivantes et insolites », découvrez l’histoire d’« Avignon la Rouge » aux côtés d’un guide incarnant pour l’occasion l’un des personnages important de l’histoire de la ville, en costume d’époque afin de plonger à son époque et ainsi redonner vie au patrimoine. « C’est une immersion totale que l’on propose aux visiteurs. On oublie très rapidement la casquette de guide mais aussi que l’on est au XXIe siècle pour embarquer direction 1860 à Avignon », explique Séverine Baud, fondatrice d’Epok’Tour.

    Ici, Madame Pernod, épouse de Gaspard Pernod venu de l’Ain s’établir comme teinturier en soie et en indiennes en Avignon et mère de Jules-François Pernod, lui aussi dans les affaires familiales. Cette dernière doit remettre un courrier à Jean-Henri Fabre de la part de son fils. Tous deux recherchent une amélioration du procédé d’extraction des pigments de la garance, une plante qui donne une teinture rouge vif permettant de teindre les pantalons de l’armée. « à travers des anecdotes, des récits de la vie quotidienne sur l’adaptation industrielle de la ville, Madame Pernod raconte sa petite histoire dans la grande histoire. Un peu comme si elle racontait une histoire à des amis », poursuit la fondatrice.

    Vous l’accompagnerez donc dans sa mission qui débutera à l’angle de la rue des Teinturiers et de la rue Guillaume Puy. Elle vous guidera ensuite dans les ruelles de la ville pour vous faire profiter de cette visite à la fois historique et patrimoniale.

    Une histoire dans l’Histoire

    « Ce que l’on a voulu faire avec ce genre de visites c’est utiliser le patrimoine encore existant et visible pour raconter une partie de l’histoire d’une ville ce qui fonctionne très bien avec Avignon », ajoute-t-elle.

    Remontez le temps et découvrez ou redécouvrez l’activité industrielle et les grandes transformations d’Avignon en 1860, au rythme de l’industrie textile et au fil d’anecdotes sur ceux qui, comme son fils, ont contribué au succès de la Cité des Papes et de ses teintureries. Période à laquelle les « roues » de la rue du Cheval Blanc (actuelle rue des Teinturiers) tournent à plein régime…

  • Le film dédié aux cheminots projeté dans une salle des Rotatives comble

    Le film dédié aux cheminots projeté dans une salle des Rotatives comble

    « Ça nous a permis d’exprimer quelque chose de fort en nous », explique avec émotion Charles Élie, conducteur de train depuis dix ans. Le documentaire Tous Cheminots a été projeté par l’association Casi dans la salle des Rotatives de La Marseillaise, vendredi, devant un public venu en nombre pour débattre dans la foulée. Parmi les spectateurs, des cheminots, mais aussi des citoyens, représentants de travailleurs, des membres associatifs ou des élus.

    Ce documentaire retrace le « drame humain » qu’a représenté la mise en concurrence, à savoir la politique permettant à diverses sociétés de commercialiser leurs services de transport ferroviaire, mettant progressivement fin au monopole de la SNCF. Ici, le regard est porté sur la région Paca.

    Pour les cheminots, la libéralisation et la mise en concurrence ont détruit toute « l’âme » de la SNCF au profit d’une pure rentabilité. « Le pire, c’est que le train n’est même pas rentable de base », note l’un des cheminots présents. Ils expliquent comment l’État a tout fourni aux entreprises privées : trains, rails et matériel sous prétexte de mise en concurrence. « C’était un choix politique et l’incitation de l’Union européenne a été une aubaine. » Les cheminots racontent avoir été dépossédés de leur travail dans le service public. Les réactions fusent dans la salle : « La Poste, ça a été pareil ; France Télécom aussi ; EDF, pareil ! »

    « Des histoires familiales »

    La SNCF, ce sont « des histoires familiales », raconte un petit-fils de cheminot, qui ajoute : « On s’entraidait et un puissant tissu social existait. » « Regardez les autres pays européens, comme l’Angleterre, qui reviennent en arrière et refondent aujourd’hui leur service public de train », souligne un cheminot. Les voyageurs sont eux aussi concernés, confient les cheminots : « Ça complexifie tout d’avoir plein d’entreprises privées dans les mêmes gares, en termes de communication, de correspondances, etc. »

    L’ennemi reste le même pour tous les travailleurs présents dans la salle : le libéralisme. Avec un idéal commun, celui du service public fédérateur.

    Réservations : billetweb.fr

  • [Cinéma] « L’étoile du Nord » se met à briller à Marseille

    [Cinéma] « L’étoile du Nord » se met à briller à Marseille

    « Quand je distribue mes flyers aux passants, ça donne tout de suite des frissons », s’amuse Kirsten Blom, à propos de l’image d’un homme se baignant au milieu d’un paysage finlandais enneigé. « Finalement, on propose une rencontre entre le Nord et le Sud », résume celle qui a fondé le festival L’Étoile du Nord, il y a une dizaine d’années dans le Limousin, avant de le faire déménager dans son sillage à Marseille. Dédié au cinéma et à la culture nordique, une manifestation qui s’élancera samedi 14 février dans la salle du Gyptis, dans le quartier de la Belle de Mai où cette Danoise a posé ses valises il y a deux ans.

    Top départ avec la projection d’Islande, un jour sans femmes. Un documentaire qui revient sur la grève historique des Islandaises d’octobre 1975, suivie par 90% des femmes du pays, aussi bien « travailleuses à l’usine que fonctionnaires ou mères au foyer ». Les réalisatrices Hrafnhildur Gunnarsdottir et Pamela Hogan font témoigner les leaders du mouvement de l’époque, parmi lesquelles « une est devenue juge et une autre, première femme présidente en Islande », situe Kirsten Blom.

    « Drôle et humain »

    Derrière la pointe émergée de l’iceberg du cinéma nordique, symbolisée par le réalisateur suédois doublement palmé à Cannes, Ruben Ostlund, se cache une production foisonnante que le festival entend faire découvrir. « Des films souvent assez drôles, enthousiastes et très humains », estime Kirsten Blom, pointant entre autres la projection en avant-première de The last viking. Réalisée par le Danois Anders Thomas Jensen, une comédie autour d’un braqueur qui, à sa sortie de prison, cherche à retrouver son frère (incarné par Mads Mikkelsen), « le seul à savoir où est caché le butin ».

    Des animations pour les enfants sont aussi prévues, à travers la diffusion du film jeunesse Gros-pois et Petit-point. À l’issue de cette séance, des petits gâteaux en forme de pois seront distribués au cours d’un « goûter en musique » assuré par une chorale d’habitants de la Belle de Mai chantant en Suédois, autour de la Sainte-Lucie, fête célébrée dans les pays scandinaves. Sans oublier une dégustation de smorrebrod, ces « tartines sur pain de seigle » répandues au Danemark. « On voit des films, on parle, on mange un bout ensemble. Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de tous se rencontrer », affirme Kirsten Blom.

  • [Grand entretien] Cœur de pirate : « L’anxiété est très stigmatisée »

    [Grand entretien] Cœur de pirate : « L’anxiété est très stigmatisée »

    La Marseillaise : Vous êtes de retour avec votre album Cavale sorti en 2025, il signe la fin de 3 ans d’absence. était-ce un besoin pour vous de remonter sur scène ?

    Cœur de Pirate : C’est toujours un besoin. J’ai une belle histoire avec le public en France depuis maintenant 19 ans, ce qui n’est pas négligeable. Donc je suis toujours heureuse de repartir en tournée et de les retrouver.

    Justement 19 ans de carrière en France, aux États-Unis mais aussi au Québec, c’est quoi
    le secret de cette longévité selon vous
     ?

    Cœur de Pirate : Je pense que je suis arrivée dans le milieu à un moment où les gens achetaient encore des disques, en 2008, donc l’impact que l’on avait en sortant de la musique était fou. J’ai eu la chance d’avoir un grand succès dès le début de ma carrière, ce dont beaucoup se souviennent. Il y en a qui me suivent depuis le début donc je pense que quand ils viennent me voir en spectacle c’est pour l’ensemble de ma carrière et pas juste les nouvelles chansons. Bien sûr qu’au passage ils peuvent découvrir une nouvelle chanson qui leur parle mais je ne pourrai pas dire exactement ce qui fait que ça marche encore (rires) !

    C’est un album très intime où vous avez écrit la grande majorité des textes ainsi que la musique. Que raconte cet album ?

    Cœur de Pirate : Le sujet principal de l’album c’est l’anxiété. Je pense que pendant longtemps j’ai voulu éviter ce genre de sujet en me demandant si ce n’était pas trop personnel ou si les gens allaient se retrouver dans ce que j’avais à dire. Finalement j’ai réalisé que l’anxiété est un sujet qui est universel sans compter qu’en ce moment c’est un truc de fou, les gens sont vraiment très stressés… Donc j’ai décidé de l’aborder car même si c’est très personnel c’est très général à la fois. Il y a beaucoup de stigmatisations sur les diverses formes que peut prendre l’anxiété.

    C’était important pour vous de vous raconter et de dire aux personnes qui vivent la même chose que vous qu’ils ne sont pas seuls ?

    Cœur de Pirate : Absolument. Je pense que je l’ai toujours fait dans mes albums même si je parlais d’amour autour de thématiques complexes comme les relations toxiques, certaines violences, etc. Là je ne voulais pas parler d’amour relationnel parce que je l’avais beaucoup exploré. En ce qui concerne le fait de libérer la parole je pense qu’on le fait tous un peu quand on est musicien parce que faire de l’art ça reste être engagé et être politique. Parler d’anxiété alors que c’est quelque chose qui a encore le dos large, que les gens ont tendance à rabaisser énormément ou alors de déresponsabiliser les personnes qui en souffrent… Et je ne parle pas que d’anxiété je parle de santé mentale en général. C’est important pour moi que les gens puissent se reconnaître, se retrouver dans mes chansons.

    Peut-on dire que « Cavale » est une introspection sur fond de journal intime que vous partagez avec le public ?

    Cœur de Pirate : C’est aussi une forme de thérapie. Quand j’écris une chanson ça me permet de comprendre aussi ce qui m’est arrivé c’est pour cela que je me sens très chanceuse d’avoir ce médium pour pouvoir parler de certaines choses mais c’est encore mieux si ça peut aider les gens.

    C’est un album mélancolique mais qui n’en est pas pour autant triste. Le fil rouge de « Cavale » est-il aussi celui de votre vie ?

    Je fais une musique en règle générale où il y a une dichotomie entre la musique en elle-même et les paroles de la chanson. C’est d’ailleurs ce qui me plaît parce que je pars du principe que l’on ne peut pas traverser les épreuves difficiles de la vie si on ne ressent que de la joie tout le temps. Je pense qu’il faut vivre une certaine tristesse pour progresser en tant qu’être humain. Selon moi c’est important de vivre ces émotions-là et de ne pas être dans le déni.

    Vous participez au Festival Avec le Temps, un événement engagé en faveur de l’inclusion notamment. C’est important pour vous de participer à un festival qui a du sens au-delà de l’aspect culturel ?

    Cœur de Pirate : Faire de l’art c’est politique et prendre position en tant qu’artiste via les plateformes c’est politique donc j’ai beaucoup de respect pour les festivals qui non seulement programment des gens qui sont ouverts et ont une parole libérée sur certains sujets et le line-up est très bon. Sans compter que j’adore Marseille, c’est ma ville de cœur puisque j’y passe tous mes étés et j’ai hâte de retrouver le public marseillais.

  • Sublimer son extérieur en favorisant la biodiversité

    Sublimer son extérieur en favorisant la biodiversité

    Un nouveau service public est mis à disposition des habitants des communes faisant partie du Parc naturel régional de la Sainte-Baume et des deux communes voisines à savoir Auriol, Ceyreste, Cuges-les-Pins, Roquefort-la-Bédoule ou encore Roquevaire et Trets.

    Un paysagiste conseil sera donc présent pour des permanences ouvertes au grand public six mercredis à partir du 25 février, dans le cadre de la récente adhésion du Parc au Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Bouches-du-Rhône (CAUE 13). Un organisme public qui, depuis 45 ans, accompagne les particuliers les collectivités mais aussi les professionnels dans leurs projets d’aménagement tout en favorisant la qualité architecturale, urbaine et paysagère. Dans le département, pas moins de 112 communes sur les 119 totales ont adhéré au CAUE 13.

    Des conseils gratuits pour les particuliers

    Les particuliers auront donc l’opportunité de bénéficier de conseils à la fois neutres et indépendants adaptés au budget de chacun sur la façon de concevoir, aménager et entretenir les espaces extérieurs de manière esthétique et durable tout en favorisant la biodiversité. Et ce, que vous ayez un jardin, un balcon, un grand terrain ou une terrasse, le paysagiste prendra les spécificités de l’environnement du projet mais aussi les enjeux écologiques du territoire en choisissant des plantes locales, en créant des habitats pour la faune mais aussi en sélectionnant des végétaux adaptés au climat méditerranéen et à la nature au sol. Le tout en favorisant un jardin résilient, facile d’entretien qui soit économe en eau.

    Peu importe la taille de l’espace dont vous disposez, le spécialiste pourra vous aider à transformer le lieu en un espace de vie agréable, fonctionnel et bien pensé qui vous permettra aussi de rafraîchir naturellement votre intérieur limitant ainsi l’effet d’îlot de chaleur.

    Les permanences pour le parc naturel régional de la Sainte-Baume se tiendront au sein du service urbanisme et la mairie de Roquevaire les mercredis après-midi.

    Ce service gratuit sera également proposé aux habitants des 17 communes du Parc naturel régional des Alpilles à partir du 25 mars, pour neuf rendez-vous les mercredis matin au sein de la Maison du Parc naturel régional des Alpilles qui se trouve à Saint-Rémy-de-Provence.

    Pour participer aux permanences il est nécessaire de prendre rendez-vous
    au 04.96.11.01.20
    pour la Sainte-Baume
    et au 04.90.90.44.13
    pour les Alpilles.

  • Le carnaval de Martigues ou la fête en partage

    Le carnaval de Martigues ou la fête en partage

    Le carnaval de Martigues est de retour ce samedi dans les rues de la ville avec un programme riche et varié placé sous le signe de l’extraordinaire. Une journée de tous les records également attend petits et grands.

    Rendez-vous dès 14h sur la place des Martyrs pour le grand lancement des festivités qui se préparent depuis déjà quelques semaines dans la ville avec l’appel à la participation de tous les habitants. Entrez ainsi dans l’aventure qui se concrétise dès la rue de la transformation, rebaptisée pour l’occasion. Cette rue de la transformation est destinée à tous les participants sans costume et qui ne savent pas comment faire… C’est le lieu idéal où l’on s’occupe de tout, pour vous. Costumes de dernière minute, accessoires ou encore maquillage, une fois sorti de là vous serez transformés pour cette belle parade.

    Stands de défis, épreuves en tous genres ou encore jeux pour découvrir et explorer le champi(gn)on que vous êtes dans votre fort lointain vous attendent au départ de ce temps fort. Les petits becs sucrés auront aussi de quoi se faire plaisir dès le début avec de petites et grandes surprises qui vous attendent. Sans oublier de la sérigraphie pour celles et ceux qui auront envie de faire entendre leur voix tout au long du défilé.

    La fête encore et toujours

    Ce n’est qu’à 15h30 que la Carnavalcade s’élancera pour déambuler dans les rues et terminer cette belle journée avec une arrivée à 18h sur la place Mirabeau où, là encore, crêpes, bugnes, frites, vin ou encore jus de pomme chaud et musique joyeuses accueilleront les festivaliers pour terminer cette journée avec… une grande fête à partager tous ensemble !

    Jusqu’au 6 mars, des carnavals de quartiers sont organisés avec les scolaires, associations et habitants.