Praticien hospitalier au sein du centre expert contre le cancer depuis 16 ans et cheffe du service de chirurgie digestive de l’Institut Paoli-Calmettes
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Amel Bent : « Plus qu’un concert, c’est l’histoire d’une vie »
La Marseillaise : Vous êtes de retour sur le devant de la scène après deux ans d’absence totale. Pourquoi avoir fait le choix de vous effacer ?
Amel Bent : Ce n’était pas un choix, j’ai vécu un épisode familial douloureux avec la perte de ma mamie, notre taulière au moment où je commençais à entrer en studio pour un huitième album. Je n’ai donc pas du tout suivi les plans qui étaient prévus. J’ai passé des mois à la maison, coupée du monde, à écrire parce que ça me faisait du bien, pour mettre de l’ordre dans ma tête et dans mon cœur. Ce décès, au-delà du deuil et du chagrin, m’a beaucoup fait réfléchir. Je me suis retrouvée comme dans une crise existentielle, une quête de sens, sans compter que mes 40 ans arrivaient… à cette période, l’urgence pour moi était de trouver des réponses à mes questions, de prendre soin de moi. Pas de faire des chansons. D’anciennes cicatrices ont également refait surface…
À quel moment avez‑vous su qu’il était temps de revenir ?
A.B. : Toute cette période a finalement été salvatrice, parce que quand j’ai commencé à sortir la tête de l’eau -c’est d’ailleurs pour ça qu’une chanson de l’album s’appelle Sous l’eau– je me suis aperçue que tout ce qui m’était parvenu, tout ce que j’avais écrit, était des thèmes de chansons.
Que raconte donc ce huitième album, « Minuit Une » ?
A.B. : Je chante mes enfants, ma mamie, mon couple, ma mère, ma charge mentale aussi, ainsi que mon enfance ou la solitude que j’ai pu ressentir. Ce sont bien plus que des thèmes à mes yeux, ce sont les moments importants de mon existence. Et ces chansons ne sont pas pour moi, c’est une déclaration à mon public, sur tout ce que j’ai traversé et j’avais hâte de leur partager, un peu comme on a hâte de raconter un scoop à notre meilleure copine ! (rires) C’est une grande émotion pour moi parce que c’est à ce moment-là que la boucle sera bouclée. J’espère qu’après le concert, on repartira tous le cœur plus léger. Cet album et ce concert, c’est l’histoire d’une vie en repartant de la douleur originelle pour la transformer en lumière.
Ce concert et la part de votre vie que vous partagez sans filtre avec le public,
peut-on dire que c’est
une thérapie ?A.B. : Je ne m’en suis jamais cachée, la musique, c’est mon psy, ma meilleure amie, mon éducatrice aussi. Elle me soigne et m’apprend tellement. La musique a une place bien plus importante dans ma vie que d’être juste un art ! Je vois tout à travers le prisme de la musique depuis que je suis petite. C’est pour moi la plus belle des nourritures et je me sens repue humainement, ça c’est merveilleux.
Vous évoquez votre enfance compliquée dans l’album.
Le fait de fonder votre foyer a-t-il changé votre perception de l’enfance que vous avez vécue ?A.B. : Je pense sincèrement qu’avoir des enfants te force à faire la paix avec différents aspects de ta vie. Je suis encore une femme-enfant, je cohabite avec la petite Amel au quotidien. Je peux être très responsable, très adulte et parfois pas normale, mais on est comme on est (rires) ! Selon moi, il y a deux chemins possibles : soit tu éduques tes enfants en leur déposant dans le cœur tes failles, tes blessures, soit tu décides de régler ce qui t’appartient pour ne pas reproduire les mêmes schémas. La communication avec mes filles a une place très importante, elles savent qu’un papa ou une maman, ce n’est pas quelqu’un de parfait.
En plus de l’album sorti en 2025, on vous retrouve sur grand écran avec
le film « Ma Frère » nominé au Festival de Cannes. Pouvez-vous raconter cette expérience ?A.B. : Je m’étais engagée pour ce tournage et il est arrivé quand j’avais annulé tout le reste. Pour autant, ça a été une expérience intense. Je pense que je me suis reconstruite aussi grâce au regard que les jeunes, présents pour le film, portaient sur moi. J’étais pour eux la fille qui chante l’espoir, qui vient d’un quartier populaire, comme eux, et qui a transformé son destin, qui est forte. C’est grâce à eux que j’ai tout reconstruit et j’ai su qu’après ce tournage, rien ne serait plus pareil.
Est-ce une nouvelle version de vous-même qui se dévoile au public ?
A.B. : Ce n’est pas une nouvelle version parce que je suis toujours la même, mais avec une évolution imposée par le temps qui passe, l’expérience et ce que nous donne la vie sur le chemin. J’ai fait la paix avec certains aspects de ma vie, même si j’ai encore quelques pierres dans mon sac. Je peux changer, évoluer, mais je n’oublierai jamais qui m’a élevée, de quel bois je suis faite et surtout d’où je viens.
Vous êtes d’origine franco-algérienne. Quel regard portez-vous sur la montée
de l’extrême droite en France en cette période électorale ?A.B. : Je suis absolument apolitique et je pense que pas mal de gens le deviennent malheureusement. Peut-être par manque de considération face aux vrais combats du quotidien que mènent les gens tous les jours. J’essaie de combattre la violence à ma manière, où qu’elle soit, et je pense que ça commence autour de soi dans la façon dont on communique ou on éduque nos enfants par exemple. C’est ça ma façon de faire de la politique ou du moins de contrer ce que je vois et qui me fait peur ou me révolte. C’est essayer de contrer les discours politiques qui ne sont finalement que des discours. Je ne me sens pas représentée, alors oui, j’ai conscience que je suis privilégiée, mais je n’en suis pas déconnectée de la réalité. Loin de là. Dans ma famille, nous croyons beaucoup à la solidarité, à l’associatif. C’est dans ces valeurs que je m’épanouis, à travers le partage. Dans la vie, ce ne sont pas les politiques qui aident qui que ce soit, ce sont les gens, entre eux, quelle que soit leur religion ou leur couleur de peau. Je suis peut-être trop naïve ou utopiste, mais nous au moins, on sait encore avoir de l’empathie les uns pour les autres.
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Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe
C’est quoi, l’équinoxe ?
L’équinoxe est connu pour marquer le retour du printemps, mais pour les astronomes, c’est aussi le moment où le Soleil se trouve directement au-dessus de l’équateur. Les hémisphères Nord et Sud sont alors éclairés de la même façon et les durées du jour et de la nuit sont égales.
Cet événement naturel, qui se produit chaque année à la même période, offre aux curieux comme aux passionnés l’occasion d’observer le ciel et les étoiles pour remonter le fil de l’Histoire, de l’apparition du genre humain jusqu’à nos jours, thématique de cette nouvelle édition.
Le tout en gardant à l’esprit que la lumière voyage à une vitesse finie : elle met du temps à parcourir les distances immenses qui nous séparent des astres. De ce fait, nous voyons les objets célestes aujourd’hui tels qu’ils étaient, pour la plupart, il y a plusieurs années.
Divers temps forts
Dès le crépuscule, la Lune en croissant, ainsi que Vénus et Jupiter, ouvriront le bal, suivies de près par les merveilles du ciel : amas, nébuleuses ou encore galaxies, visibles à l’œil nu, aux jumelles ou au télescope.
Ainsi les rendez-vous sont donnés à L’Isle-sur-la-Sorgue samedi à partir de 19h au stade Saint-Jean, à Martigues le même jour au niveau du Phare de la Couronne, parking de la Maison médicale à Velaux, dès 19h. Et le dimanche, l’événement se déroule à la Base nature de Fréjus, dès 17h.
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![[Travailleur de demain] Le sommelier Maxime Jayne raconte le vin](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/3acdbe3751a4c4c2f1993d14796e39f1.jpg)
[Travailleur de demain] Le sommelier Maxime Jayne raconte le vin
Après plusieurs stages et une année passée à Chicago où il retient « surtout l’esprit du spectacle » de l’hôtellerie américaine, Maxime travaille au Pavillon Ledoyen auprès du chef Yannick Alléno, à Paris. Son équipe sommellerie est la seule à sillonner tous les étages du complexe hôtelier pour proposer les 1 500 références de vins. Des références qui changent régulièrement selon les vins sélectionnés pour « un travail de connaissances perpétuelles », décrit Maxime. Au quotidien, le sommelier conseille auprès de tous les profils de client : « Certains ont économisé pour s’offrir ce moment à leur anniversaire, d’autres viennent pour un dîner d’affaires, détaille le jeune homme, chaque personne à son histoire. Pour le vin, c’est pareil ! »
Le vin, un moment de partage
Une histoire qu’il transmet grâce aux rencontres avec les vignerons. Cette facette du métier, Maxime la fait vivre jusqu’à la table quand il conseille le vin. Lors d’un échange avec un vigneron, « il nous a dit qu’il n’aurait pas beaucoup de bouteilles parce que ces vignes étaient cramées. L’important c’est de garder le côté émotionnel et d’en faire part au client », se souvient-il. « C’est peut-être la dernière fois que vous aurez l’occasion de goûter ce vin », avait-il précisé à ses clients.
Raconter mais aussi surprendre. Et même les fins connaisseurs, comme un grand chef sommelier venu à son restaurant lui demander un « syrah léger ». Jouant sur son savoir œnologique, Maxime en avait profité pour lui proposer « un syrah américain ». Connu pour être des vins « gras », le chef « s’était étonné de ce choix. Puis surpris par la correspondance exacte à sa demande », rapporte le jeune professionnel.
Lorsqu’il se promène en ville, Maxime remarque « ces moments de partage » autour d’un verre de vin. Et quand sa famille lui demande conseil, il revêt l’habit de sommelier pour désigner le plus approprié de sa cave varoise. « Une bonne bouteille pour une planche de fromage, ou pour une planche de fruits de mer, pour savourer ce verre entre amis sous le soleil », imagine-t-il.
Titré Meilleur jeune sommelier de France en 2024, Maxime Jayne désigne la sociabilité, la curiosité mais surtout l’humilité comme étant les grandes qualités du métier. Dans ce domaine prestigieux qu’est la « sommellerie, on ne sauve pas des vies. On raconte juste une histoire. Je m’en rends bien compte : ma mère est infirmière. Il faut savoir prendre du recul », relativise le jeune homme. Son ascension est lancée sur la route du vin. Tout en gérant les contraintes de temps, Maxime a deux objectifs : ouvrir sa propre cave à vin et profiter de sa vie de famille.
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![[ «Mars Bleu», le colon passé au crible 1/3] Un dépistage peu ragoûtant mais qui sauve des vies](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/7e05e67bff2816e80e71d0efc101db21.jpg)
[ «Mars Bleu», le colon passé au crible 1/3] Un dépistage peu ragoûtant mais qui sauve des vies
Le cancer du côlon est la deuxième ou la troisième cause de décès en France aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Le docteur Caillol, chef du service de gastro-entérologie au sein de l’Insititut Paoli-Calmettes exerce depuis 2005 et est spécialisé dans les diagnostics et l’endoscopie, un service à part entière au sein de l’IPC. « La coloscopie n’est pas un acte anodin, il présente des risques de complication qui sont faibles mais qui existent et ça coûte cher. C’est pourquoi la sécurité sociale et le gouvernement ont décidé de mettre en place ce que l’on appelle le FIT (Fecal Immuno Test) qui est un dépistage organisé que l’on propose au grand public sans antécédent familial et à partir de 50 ans », explique le professionnel.Ce dépistage réalisable chez soi grâce à un prélèvement de selles, sera suivi en cas de suspicion de polype, d’une coloscopie. « On cherche dans ce test la présence de sang dans les selles. S’il y en a c’est un argument pour dire qu’il y a potentiellement une lésion qui saigne dans le côlon. C’est un examen très simple et sans douleur même s’il est peu ragoûtant », sourit le docteur. « Pour ce qui est de la coloscopie, il est primordial de préciser que le patient doit être bien préparé pour que l’on observe les muqueuses du côlon correctement. Grâce à la vidéo haute définition et l’utilisation de l’IA qui ne fatigue jamais, on a la possibilité aujourd’hui de détecter avec précision la présence de polypes même minimes. »
Viande, attention à la surconsommation -
![[Portrait] Bruno Ely : raconter Aix-en-Provence pendant 45 ans](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/5ad2ba77ad170b3bef4a44ac276100d0.jpg)
[Portrait] Bruno Ely : raconter Aix-en-Provence pendant 45 ans
Ce parfait érudit – Bruno est aujourd’hui la personne qui connaît le mieux, dans toutes ses dimensions, l’histoire de sa ville – avait abandonné ses études de droit pour se consacrer rue Gaston de Saporta à l’histoire de l’art. Les enseignants qu’il appréciait c’étaient les médiévistes Gabrielle d’Archimbault (1929 – 2017) et Jacques Paul ainsi qu’André Bourde qui dirigea sa maîtrise à propos des Oratoires d’Aix. Avec Jean Ely, Bruno eut le bonheur d’assister aux générales du Festival d’Art lyrique dont il fut pendant deux étés un jeune machiniste et dont il a suivi toutes les éditions.
Cezanne mon beau souci
On ajoutera très évidemment qu’il aura toute sa vie médité la trajectoire de Cezanne. La maison où il a vécu avec son épouse Valérie et ses enfants Marie et Paul se situe route de Vauvenargues, près des Bonfillons : chaque matin quand il ouvre ses volets, il aperçoit la Sainte-Victoire. Grâce à Françoise Cachin, directrice des musées de France, il assistait en 1984 au dépôt de huit œuvres de Cezanne chez Granet. 1990, lendemain de l’incendie de la montagne, avec le maire Jean-François Picheral, l’historien John Rewald et Denis Coutagne il participa à l’exposition Cezanne / Sainte-Victoire. Après quoi Bruno Ely œuvra pour toutes les expositions Cezanne et fut le commissaire principal de Picasso/Cezanne (2009, 371 000 visiteurs) ainsi que du récent Cezanne / Jas de Bouffant pour lequel il sollicita le concours de Denis Coutagne. En tant que commissaire libre, on souhaite qu’il réalise son ultime désir, une confrontation Cezanne et la sculpture qui se conclurait avec des œuvres de Moore et Giacometti. La nouvelle salle de Granet aménagée pour Cezanne, ses récentes négociations avec de grands décideurs des musées français comme Xavier Rey, Laurent Le Bon et Christophe Leribault et son dernier livre consacré au Grand Salon du Jas de Bouffan sont de solides arguments.
Modernité oblige
On n’oubliera pas ses conférences et ses initiatives du côté de l’art contemporain, pas uniquement chez Granet mais aussi au Pavillon de Vendôme et au musée des Tapisseries dont il assuma les directions de 1990 à 2008. Chez Vendôme dont il fit scrupuleusement restaurer les décors avec Monique Pomey, il accueillit Brihat, Fontcuberta, Mezzapelle et Surian. Aux Tapisseries il travailla avec Adami, Ben Lisa, Bioulès, Buraglio, Pagès, Gao Xingjan, Sorgue et Traquandi. Rue Cardinale, il œuvra pour Alechinsky, Cueco, Favier, David Hockney, Tal-Coat et Fabienne Verdier. Avec le photographe Bernard Plossu, pour la Montagne blanche et l’Italie il a noué un vrai dialogue.
Toute médaille a ses revers : on regrette vivement que la Ville d’Aix n’ait pas saisi les propositions de Catherine Hutin pour le château de Vauvenargues et le musée Picasso de la place des Prêcheurs. De même après le congé abrupt signifié à la Fondation Jean Planque, aucune compensation n’est offerte du côté de la chapelle des Pénitents Blancs : l’espoir d’une arrivée de la fondation Pearlman s’est envolé, on parle de tractations avec le Centre Pompidou. Du côté de Granet, on regrettera que des projets avec Nicolas de Staël, Alain Fleischer, Jean-Pierre Blanche et Marcel Arnaud n’aient pas abouti.
Reste tout de même un bilan positif grâce aux 180 expositions conduites en 45 ans par Bruno Ely, son successeur sera désigné cet automne. Pour l’heure, avec Denis Coutagne qu’il continue de vouvoyer, Bruno travaille aux projets du Jas de Bouffan ainsi qu’au catalogue raisonné de Cezanne. Lors de la remise par Sophie Joissains de la médaille de la ville d’Aix, Bruno Ely était discrètement heureux : pendant sa brève prise de parole, sa fille Marie Ely qui est depuis peu conservatrice de musée a salué publiquement « l’attention et la tendresse » de son père qui sa vie durant, « a transmis aux générations futures le respect des objets du passé ».
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Le croissant « Morning Flaky », avocat mariné et œuf
Il vous faudra :
– Un croissant de chez Maison Léon
– Un pot de mascarpone
– Un œuf,
– Un citron bio de préférence,
– Une échalote et un concombre
– Un 1/2 avocat
– Sel, poivre et huile d’olive
Des viennoiseries charnues
Pour commencer cette recette, nous vous conseillons d’aller chercher vos croissants chez Maison Léon, des viennoiseries charnues, authentiques et savoureuses réalisées à base de levain de seigle et de beurre Isigny AOP ce qui donne une belle couleur à la mie.
Vient maintenant le moment de préparer la garniture pour votre croissant. Pour cela déposez le mascarpone dans un saladier, ciselez finalement l’échalote et le concombre que vous viendrez incorporer à la crème. Mélangez soigneusement et zestez très généreusement le citron. Réservez-le pour en extraire le jus plus tard. Ajoutez du sel et du poivre ou un mélange cinq baies si vous voulez suivre la recette dans le détail et réservez.
Des saveurs puissantes
et fraîchesCoupez ensuite votre avocat en deux et ôtez la chair de l’une des moitiés à la cuillère en faisant attention de la garder entière. Coupez ensuite très finement en tranches dans le sens de la longueur. Au plus les tranches sont fines au plus la marinade sera rapide et goûteuse. Une fois qu’il est entièrement coupé, faites un éventail avec la surface plane de votre couteau. Ajoutez un beau filet d’huile d’olive, assaisonnez et le jus de votre citron. Laissez de côté à température ambiante pendant une vingtaine de minutes. Réalisez un œuf au plat en mettant un peu d’huile d’olive dans une poêle que vous faites bien chauffer. Baissez ensuite le feu au minimum et couvrez une minute avec un couvercle pour une cuisson parfaite du blanc en gardant un jaune coulant. Sel, poivre. Quand il est cuit, déposez l’œuf sur le restant de marinade réalisé précédemment pour l’avocat.
Une fois que tout est prêt, coupez votre croissant dans le sens de la longueur au 3/4 et non pas en deux pour avoir une mie généreuse. étalez la crème tsatsiki généreusement, déposez ensuite l’avocat, l’œuf et rajoutez de la crème sur le chapeau. Fermez et dégustez !
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Au printemps, attention à la faune et à la flore
Mais c’est aussi le moment où la nature reprend ses droits et se réveille de l’hiver. Une période essentielle pour la faune et la flore : reproduction, floraison, nidification, émergence des jeunes… Autant d’étapes fragiles pour de nombreuses espèces.
Ainsi, l’activité humaine peut devenir dérangeante à l’arrivée des beaux jours, même de manière involontaire. La Ligue de protection des oiseaux de la région, dont la mission première est de protéger la nature, lance donc une campagne pour rappeler au grand public quelques gestes simples permettant de concilier plaisir et préservation.
Attention aux animaux
et aux fleursIl est important de rappeler que certains oiseaux nichent au sol, dans les garrigues, les zones boisées ou encore dans les falaises. Des dérangements répétés pourraient provoquer un échec de la reproduction. Pour ce qui est des chauves-souris, elles sortent tout juste de leur période d’hibernation et retrouvent progressivement leurs forces.
Les reptiles et les lézards, eux, recommencent à se réchauffer au soleil et peuvent rester immobiles sur les pierres ou même sur les sentiers. C’est aussi le moment où la flore fleurit à nouveau. Elle reste très fragile face au piétinement. Il est donc fortement conseillé de ne pas prélever ni arracher les plantes à cette saison.
Quels réflexes adopter pendant vos loisirs
Ainsi, face à ces enjeux
de biodiversité, et en s’appuyant sur le programme Biodiv’Sport, la LPO recommande de se renseigner en amont sur la réglementation en vigueur dans les zones de pratique. Les sites internet des espaces naturels sont à ce titre une mine d’informations utiles.Si vous souhaitez faire de l’escalade, il est essentiel de respecter les arrêtés de protection ainsi que les panneaux temporaires signalant la nidification. Pour le VTT, le trail ou la randonnée, il convient de rester sur les chemins balisés et de tenir son chien en laisse. Sans oublier l’observation ou la photographie, où il peut être tentant de sortir des sentiers pour s’approcher le plus possible d’une espèce. Mieux vaut utiliser des jumelles ou observer à distance pour éviter le dérangement. Des gestes simples qui permettent au plus grand nombre d’avoir l’opportunité d’observer la faune et la flore en agissant chacun à son échelle, tout en préservant cette biodiversité essentielle qui se développe en pleine nature.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site internet de la LPO.
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![[Science] Chez les enfants babouins, il y a de la jalousie dans l’air](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/22618c3056aa7a6c01c9ec151d047e92.jpg)
[Science] Chez les enfants babouins, il y a de la jalousie dans l’air
Des babouins ont été suivis pendant des mois dans un parc de Namibie. En milieu naturel, donc. « C’est une force de l’étude », insiste la chercheuse. Un moment était particulièrement scruté : celui du toilettage des enfants par la mère. Les scientifiques observaient alors le comportement des frères et sœurs qui, souvent, s’approchaient et restaient là, à côté, l’air de rien. « C’est souvent très subtil, note Axelle Delaunay. Ce sont rarement des explosions de colère ou des agressions. » Même si les plus petits pouvaient faire des caprices. Dans un unique cas, une tentative de jeu avec le frère en cours de toilettage pour l’attirer ailleurs et prendre sa place a été observée.
Favoritisme
Comment être sûr qu’il s’agit de jalousie et non pas de recherche d’attention de la mère, du frère ou de la sœur ? « Un faisceau d’indices nous le laisse penser, résume Axelle Delaunay. Nous avons testé différentes hypothèses et ce que nous avons observé se rapproche plus du comportement attendu dans le cas de la jalousie. » D’abord, les enfants interfèrent plus avec leur mère quand elle est occupée à toiletter quelqu’un. « Ce n’est pas le meilleur moment s’ils veulent se faire toiletter ou jouer », glisse la chercheuse. De plus, ils ciblent plus volontiers les enfants de leur âge ou du même sexe. Enfin, le comportement avait deux fois plus de chances de perturber le toilettage que d’obtenir l’attention de la mère, du frère ou de la sœur. En résumé : « S’ils cherchent à se faire toiletter ou à jouer avec leur frère ou leur sœur, ça ne fonctionne pas du tout », s’amuse Axelle Delaunay.
Un dernier élément fait pencher la balance en faveur de la jalousie : les frères et sœurs ciblent plus volontiers l’enfant favori. Car oui, le favoritisme semble exister chez le babouin : certaines mères passent plus de temps à toiletter certains de leurs enfants. « Cela n’avait jamais été vraiment montré », assure Axelle Delaunay, qui admet que l’idée ne lui était pas venue à l’esprit avant l’étude. « Nous l’avons constaté sur le terrain, indique-t-elle. Cela donne envie d’y revenir pour étudier ce phénomène plus en détail. »
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![[Grand entretien] Romane Bohringer : « Malgré l’intime, il y a une fable à partager »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/fc60738a7e8bd500f56cd9b0124d18ab.jpg)
[Grand entretien] Romane Bohringer : « Malgré l’intime, il y a une fable à partager »
Romane Bohringer : Dans le cinéma en général, elle est à la fois tellement essentielle, délicate, importante. Et la musique sur mes films, c’est un long dossier, à chaque fois, une longue recherche. Le musicien Arnaud Fleurent-Didier est crédité au générique de L’amour flou car il avait commencé à travailler sur la musique. Mais cela s’est révélé infructueux. J’ai ensuite fait appel à quelques-uns de mes camarades à moi qui ont pris le relais. C’est devenu du coup une musique de film assez chorale. On a également acheté pas mal de chansons ensuite, de Georges Moustaki par exemple, qui correspondaient à l’esprit du film. Et en ce qui concerne Dites lui que je l’aime, j’ai rencontrée le jeune artiste et chanteur-compositeur Marius Maurice et Emmanuel Jessua, qui a par ailleurs un groupe de metal qui s’appelle Hypno5e. Pour la première fois dans mon travail de réalisatrice, je dois avouer que j’ai accédé à un résultat très satisfaisant et cohérent, à quelque chose d’assez gracieux.
Vu les veines autobiographiques
de vos deux films, diriez-vous que ce sont aussi les bandes originales de votre vie ?R.B. : Oui. Sur L’amour flou (sorti en 2018), des chansons ont émergé d’un coup. Elles correspondaient à l’univers de notre vie avec Philippe [coréalisateur du film et son ancien conjoint, Philippe Rebbot, Ndlr] à cette époque-là, des chansons que l’on écoutait beaucoup. C’est une part de notre vie avec les enfants. Et sur Dites-lui que je l’aime, la musique vient soutenir une partie plus intime, plus en souffrance. Elle illustre une part moins légère et plus intime, dense. Je dirais même fantomatique.
Dans des styles bien différents mais autobiographiques, « L’amour flou »
et « Dites-lui que je l’aime » expriment les relations filiales. La réalisation, c’est la quête de l’intime à vos yeux ?
R.B. : C’est compliqué de répondre car j’aime tellement de cinémas différents. Les deux sujets de mes films se sont imposés comme des intimes convictions. Pendant l’aventure de L’amour flou, c’est ce qui m’a donné la force de devenir réalisatrice avec un sujet qui partait tellement de mon intime mais qui me semblait à la fois universel. Malgré l’intime, il y a une fable à partager avec les gens. Ce film partait de mon réel, de ma vie avec mes enfants et leur père, puis la famille, la rupture du lien, la reconstruction, l’amour. En ce qui concerne Dites-lui que je l’aime, c’est parti du livre de Clémentine Autain, mais qui a touché quelque chose de très personnel. Et nos deux histoires me semblaient tellement rejoindre mille autres histoires. Après, il est clair que j’ai pour l’instant été guidée par le fait qu’il fallait que ces histoires passent par moi pour être les plus loyales et justes possible.
Des histoires et films féministes aussi ?
R.B. : Je parle de femmes dont on n’a pas tellement pris soin. Des femmes dont la vulnérabilité mais aussi l’entièreté des désirs et contradictions n’ont pas été comprises par la société. Des femmes à la fois audacieuses et dans une quête de liberté. Des femmes fragiles et vulnérables qui ont peut-être été utilisées dans leurs milieux respectifs, dont les fragilités n’ont pas été soignées. On parle presque de femmes dont le désir est trop vaste, trop singulier pour être entendu et soigné.
Vous serez à Marseille quelques jours après les résultats des élections municipales, où l’extrême droite prétend à la victoire. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
R.B. : Je rechigne un peu à m’exprimer là-dessus mais le danger et la menace de l’extrême droite sont immenses. C’est dur de s’exprimer sur ce sujet sans dire de banalités. Partout où le RN menace de l’emporter revient à un désespoir. Une crainte folle. Cela serait une erreur historique, le pire chemin à emprunter qui répond hélas à une souffrance chez les gens. En plus de cela, le sentiment de trahison qu’éprouvent les femmes et hommes vis-à-vis de la médiocrité du spectacle politique est permanent. Cela mène à une espèce de colère, de sentiment d’isolement, d’abandon. Ça peut faire emprunter un chemin mortifère. À Marseille et partout ailleurs.
Une ville dans laquelle
vous avez des souvenirs ?R.B. : Oui, beaucoup. J’ai une relation privilégiée avec cette ville. J’y viens souvent pour mon travail. Je suis aussi passée par le théâtre du Gymnase où lorsque j’avais 20 ans, on avait créé Roméo et Juliette. Des souvenirs qui s’égrènent au fil des années. Les Goudes, Callelongue… J’ai même voulu m’installer, comme tous les bobos de mon espèce, à Marseille.
