Tag: week-end

  • Les échecs sont en fête sur la Canebière

    Les échecs sont en fête sur la Canebière

    Que vous soyez petit ou grand, joueur passionné ou débutant curieux, l’événement échecs en fête est fait pour vous. Organisée par la ville de Marseille ce samedi à partir de 14h et jusqu’à 18h, en face du Palais de la Bourse, sur une Canebière piétonne, cette cinquième édition est un rendez-vous festif, convivial et familial autour du plus célèbre des jeux de stratégie.

    Une idée venue de la rue

    Pour participer, pas besoin d’être un petit génie des échecs, au contraire. De la découverte du jeu aux tournois entre confirmés en passant par des initiations, il y en aura pour tous les âges et tous les goûts. Vous pourrez notamment vous initier aux règles du jeu simultanées, en défiant des champions ou en participant à des ateliers pour approfondir vos connaissances. Des parties grandeur nature, en déplaçant vos pièces sur des échiquiers géants, sont également au programme. « Beaucoup pensent que les échecs ne sont pas faits pour eux et sont plus adeptes du jeu de dames, mais avec échecs en fête, on prouve que oui, tout le monde peut jouer », poursuit l’adjoint.

    Créée par la municipalité actuelle, cette manifestation s’est imposée à l’adjoint comme une évidence. « Il y avait un monsieur sous l’Ombrière qui déroulait quotidiennement son tapis et son jeu d’échecs pour affronter les passants et ça cartonnait. Alors on a décidé d’en faire un événement à part entière », souligne Ahmed Heddadi.

    Un après-midi organisé comme un « prélude » à l’objectif de l’adjoint au maire. « Mon rêve, c’est de pouvoir réaliser un jour, avec la municipalité, un grand tournoi d’échecs de Marseille. échecs en fête s’inscrit dans cette optique. J’espère que ça pourra se réaliser un jour », sourit-il.

    Samedi de 14h à 18h. Gratuit.

  • Les échecs sont en fête sur la Canebière

    « C’est un événement qui fonctionne très bien avec un public qui est très largement au rendez-vous et c’est pour cela que nous en sommes déjà à la cinquième édition », explique Ahmed Heddadi, adjoint au maire en charge lien social, de la vie associative, des centres sociaux, du bel âge et de l’animation urbaine. « Quand on a commencé, nous n’étions pas sûrs que ça prenne et que cette proposition plaise aux gens, mais finalement, c’est un succès qui attire autant les passionnés que les novices. »

    Une idée venue de la rue

    Pour participer, pas besoin d’être un petit génie des échecs, au contraire. De la découverte du jeu aux tournois entre confirmés en passant par des initiations, il y en aura pour tous les âges et tous les goûts. Vous pourrez notamment vous initier aux règles du jeu simultanées, en défiant des champions ou en participant à des ateliers pour approfondir vos connaissances. Des parties grandeur nature, en déplaçant vos pièces sur des échiquiers géants, sont également au programme. « Beaucoup pensent que les échecs ne sont pas faits pour eux et sont plus adeptes du jeu de dames, mais avec échecs en fête, on prouve que oui, tout le monde peut jouer », poursuit l’adjoint.

    Créée par la municipalité actuelle, cette manifestation s’est imposée à l’adjoint comme une évidence. « Il y avait un monsieur sous l’Ombrière qui déroulait quotidiennement son tapis et son jeu d’échecs pour affronter les passants et ça cartonnait. Alors on a décidé d’en faire un événement à part entière », souligne Ahmed Heddadi.

    Un après-midi organisé comme un « prélude » à l’objectif de l’adjoint au maire. « Mon rêve, c’est de pouvoir réaliser un jour, avec la municipalité, un grand tournoi d’échecs de Marseille. échecs en fête s’inscrit dans cette optique. J’espère que ça pourra se réaliser un jour », sourit-il.

    Samedi de 14h à 18h. Gratuit.

  • Lucien Molino. La première caisse de la Sécu à Marseille

    Lucien Molino. La première caisse de la Sécu à Marseille

    De nombreuses initiatives avaient été prises auparavant pour ne citer que les assurances sociales mises en place en 1930. Ce fut le premier régime obligatoire mettant le patronat à contribution pour servir un minimum de prestations en cas de maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès.

    Enfin, il fallut attendre la libération de notre pays pour que, en accord avec le programme du Conseil national de la résistance soit reprise l’idée de la Sécurité sociale sous la responsabilité de notre camarade et ami communiste Ambroise Croizat avec l’investissement des dirigeants syndicaux CGT et le concours du directeur général, Pierre Laroque, qui s’exprimait encore, en 1993, en ces termes : « Lorsque s’ouvre l’année 1947, la mise en place de l’organisation Sécurité sociale arrive à son terme, les textes fondamentaux sont adoptés et publiés. Les institutions nouvelles fonctionnent, les problèmes essentiels de locaux, de personnel, de matériel sont résolus. La Sécurité sociale est devenue l’élément de la vie quotidienne des Français. »

    La Sécurité sociale dans les Bouches-du-Rhône

    L’appui de la CGT n’a jamais cessé, depuis 1945, lorsque Ambroise Croizat et Pierre Laroque sont venus à Marseille nous demander de les aider afin d’ouvrir la première caisse dans un délai prévu. Nous avions appliqué les trois huit, travaillant jour et nuit et nous avons réussi, avec enthousiasme, à édifier une œuvre qui nous plaçait en tête de toutes les nations capitalistes dans le domaine des lois sociales.

    Notre gestion des caisses de Sécurité sociale permettait d’envisager pour les assurés sociaux de meilleures prestations et de belles réalisations. La première caisse à Marseille fut édifiée au square Stalingrad où se trouve actuellement le bureau des PTT.

    Une leçon pour le présent

    C’est du passé, mais une leçon pour le présent. Le système de protection sociale français, garantissant de nouveaux droits et devoirs, fut créé après la Libération alors que le pays était exsangue ! Fondé sur la répartition et la solidarité, il a permis que le pays se relève parce que les hommes s’étaient investis et que l’État assumait ses fonctions au service de la société tout entière. Pourtant, depuis le début, de multiples tentatives d’atteintes à ce système ont été faites par les gouvernements qui se sont succédé, dirigés soit par la droite, le RPR et l’UDF, soit par le Parti socialiste.

    Aujourd’hui, des milliards peuvent être récupérés pour améliorer et développer la Sécurité sociale avec la participation des employeurs. Il faut instaurer pour les entreprises un mode de cotisation basé sur la plus-value réellement ajoutée au travail et non sur le nombre de salariés.

    Applications du programme du CNR

    Les comités d’entreprise (ordonnance du 22 février 1945 et loi du 16 mai 1946) et aussi les comités techniques paritaires de la fonction publique furent une traduction concrète des objectifs affichés dans le programme du CNR. Mais l’adoption de la loi de 1946 fut laborieuse. Nous avions affaire à un patronat qui, avec la complicité de relais à l’Assemblée nationale, était soucieux de préserver les fondements de l’économie capitaliste, la propriété privée et le pouvoir exclusif des dirigeants d’entreprises. Je me souviens que cet avant-projet d’ordonnance était fort limité, nous décevait sans pour autant empêcher les réserves patronales. Nous en avions discuté avec Ambroise Croizat et Albert Gazier, réformiste et responsable de la CGT.

    L’assemblée consultative déposa un amendement pour améliorer le texte initial mais il ne fut pas pris en compte dans l’ordonnance. Dès le 24 février, nous affichions notre volonté de faire modifier ce texte insuffisant. Il aura fallu la démission du général de Gaulle et la grande victoire des partis de gauche pour que notre proposition soit votée à l’unanimité et donne le texte qui allait devenir la loi du 16 mai 1946. C’est ce nouveau texte qui fonda véritablement les comités d’entreprise en rupture avec le passé. Mais la réaction tendait d’accréditer l’idée que les CE étaient le prolongement des comités sociaux de la Charte du travail de Vichy, pur mensonge dont le but était de démobiliser les CE.

    Avec l’ordonnance du 22 février 1945 complétée par la loi du 16 mai 1946 qui rendit obligatoire la création de comités d’entreprise dans toute entreprise ou établissement de plus de 50 salariés, élu pour 2 ans, le CE disposait d’attributions consultatives pour assurer l’expression collective des salariés. Il gérait les activités sociales et culturelles.

    Cette belle loi de progrès constituait une arme puissante entre les mains des travailleurs, pour agir sur la production, les prix de revient et les œuvres sociales.

    La loi institua aussi, pour les ouvriers du bâtiment, des indemnités couvrant une partie des risques dus aux intempéries, ce qui satisfaisait une très ancienne revendication des salariés de ce secteur, ce qu’ils doivent à Ambroise Croizat. Cette législation a été plusieurs fois remaniée. La loi de 1966, l’ordonnance du 17 avril 1947 et la loi du 28 octobre 1982 ont renforcé les attributions du comité d’entreprise : le chef d’entreprise a l’obligation de lui fournir l’information économique nécessaire et le champ de la consultation a été élargi à la formation et aux suppressions d’effectifs. Une autre loi de décembre 1993 permet aux entreprises comprenant de 50 à 200 salariés d’opter pour une délégation unique du CE et les délégués du personnel, ceux-ci disposant d’un mandat de deux ans. Malgré les attaques, la CGT demeure aujourd’hui la première organisation syndicale, comme le prouvent les élections. Mais la désindustrialisation et la montée de la crise ont contribué au déclin et la diminution du nombre de salariés par établissement a affaibli les syndicats. Plus de trois millions de chômeurs pèsent non seulement sur les recettes de la Sécurité sociale, mais facilitent une « dynamique répressive ». La diminution du nombre d’adhérents et de militants les rend moins présents sur les lieux du travail, ce qui pose le problème de la syndicalisation comme première tâche.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Naissance de l’engagement

    Naissance de l’engagement

    Dans le couloir de la mort, l’homme attendait son heure avec la même indolence qui avait précipité sa condamnation. Mais lorsque la porte s’ouvrit, ce fut, contre toute attente, pour lui annoncer sa grâce. Une grâce empoisonnée, assortie d’une mission suicidaire dont on ne lui dit rien. Il devra suivre les consignes et, sous surveillance, paiera toute tentative d’échapper à son destin.

    Ainsi, Bernard Fauconnier repêche cet homme qui emprunte au Meursault de Camus pour lui imaginer la possibilité d’une rédemption. Le texte, pourtant, ne cite jamais son nom, préférant la puissance de l’évocation. Nous sommes en 1942, au plus noir de l’occupation nazie et les forces obscures qui exploitent sa situation, escomptant recruter un tueur à sang-froid et sans principes, lui demandent d’infiltrer un réseau de résistance pour organiser un vaste coup de filet. Dès lors, il comprend qu’il n’a obtenu qu’un sursis et que sa fin demeure inscrite au programme d’une manière ou d’une autre. L’homme se laisse faire, au début. Mais les rencontres vont réveiller sa sensibilité. Cet homme-là est-il encore capable d’aimer, de s’interroger, de s’engager ? On aimerait qu’il balaye ses hésitations et qu’il se révèle avec éclat, mais son chemin est laborieux.

    Bernard Fauconnier livre ici un roman de l’engagement aux résonances inscrites dans l’époque où se déroule l’action comme dans celle qui le voit écrire. Il n’entend pas présenter un héros mais un homme ordinaire aux prises avec les grands monstres de l’histoire, « pas différent des autres hommes », comme « un pion oublié dans le coin de l’échiquier ». Et cet homme ordinaire n’est pas voué à la médiocrité : de choix en choix, il devient peu à peu un autre, ou peut-être celui qu’il pouvait devenir. Le récit est énigmatique, et l’indolence du narrateur face à la gravité de la situation vient alimenter la tension qui le traverse. À son tour, comme Camus, Bernard Fauconnier s’en tient à une écriture économe, parlant à la première personne pour mieux faire épouser au lecteur et à la lectrice l’humanité fragile de son personnage. C’est ainsi que l’engagement apparaît, non pas comme une évidence mais comme un choix : « J’ai pensé furtivement au courage qu’il fallait pour accepter une telle vie. À quoi fallait-il croire ? Quelle révolte fallait-il éprouver ? »

    Le roman s’appuie sur l’un des grands textes du siècle passé comme un hommage et une manière de continuer à le faire résonner, avec ses interrogations salutaires.

    Héliopoles, 138 p., 17,90 euros.

  • [Le coin du polar] « Prendre un enfant par la main… »

    [Le coin du polar] « Prendre un enfant par la main… »

    Mais cette fois, ce n’est pas pour l’emmener vers demain et c’est gisant, écrasé au milieu de la cour de l’école Turgot, à l’ouverture des portes, qu’on retrouve le corps recroquevillé du petit Tom, élève exemplaire, intelligent, travailleur, mais aussi aimé de tous, professeurs et camarades de classe, pour sa gentillesse et sa compréhension. Qui ? Comment ? Et surtout pourquoi ? L’inspecteur Millet, à deux doigts de la retraite, se méfie des emballements et des solutions qui arrangeraient tout le monde, sa hiérarchie, les parents, les élus, l’Éducation nationale. Non, il ne veut pas croire à la culpabilité d’un SDF squattant à proximité de l’école, pas plus qu’il a du mal, malgré la personnalité du gamin, à se persuader que Brayan, la bête noire des autorités, et même de Monsieur P., un professeur remarquable, apprécié de tous, a pu être mêlé à ce qui ressemble de moins en moins à un accident.

    La chute de l’école républicaine

    Une semaine de fermeture de l’école n’y suffit pas. L’atmosphère est lourde, oppressante, et d’autant plus que depuis quelque temps, Monsieur P. assiste, impuissant, à la dérive de son couple.

    Si on suit avec passion les péripéties de l’enquête et qu’on manifeste un intérêt croissant pour la psychologie de l’inspecteur et du professeur comme pour le lien étrange qui semble s’établir entre eux, Décrochages déborde bien vite d’un simple cadre policier. C’est un véritable acte d’accusation contre un système scolaire à la dérive, où les cuistres de la pédagogie différenciée, qui se gargarisent des mêmes mots utilisés à satiété par les propagandistes du développement personnel et d’une psychologie de bazar très rémunératrice, tiennent le haut du pavé. Monsieur P. a aimé son métier. Il a cru, suivi tous les stages, lu tous les livres, subi les changements et les revirements de consignes ministérielles. À en être gavé. Pourtant, il l’aime, il croit à son utilité, mais le hussard noir de la République fait désormais partie des désenchantés. Qu’on ne s’y trompe pas, si Décrochages est un texte poignant et douloureux sur le mal-être en milieu scolaire, si le ton de l’auteur, professeur des écoles à Paris, peut devenir acerbe et sa plume du vitriol, son récit n’est ni un tract ni un pamphlet. Un premier roman audacieux et souvent émouvant qui révèle un véritable auteur.

    « Décrochages » de Julien Fyot Viviane Hamy Éditions 392 p. 21€90.

    À (RE)DÉCOUVRIR

    Une magnifique idée pour un superbe volume ! Les huit romans du Cycle de Harlem réunis ici, du truculent La Reine des pommes au déroutant L’Aveugle au pistolet, enrichis d’un long texte de l’auteur, Harlem ou le cancer de l’Amérique. Une occasion de relire, ou de découvrir Chester Himes, dont la vie fut un roman noir, qui donna d’un Harlem à la fois cruellement authentique et totalement fantasmé, une vision haute en couleur et sans cesse renouvelée. Sur les pas de ses deux inspecteurs noirs, Ed Cercueil et Fossoyeur Jones, entrez à votre tour dans un ghetto où gangsters, maquereaux, patrons de jeu, charlatans et faux messies exploitent une population condamnée à tous les expédients pour survivre.

    Cercueil et Fossoyeur : le cycle de Harlem, Chester Himes, Quarto Gallimard 1 376p 32 €

  • Les 150 ans de Gustave Bret

    Les 150 ans de Gustave Bret

    Son nom n’évoque certainement pas grand-chose aux non-mélomanes. Pourtant, Gustave Bret est certainement l’une des plus grandes figures locales de l’histoire de la musique. Né le 30 août 1875 à Brignoles, il fut l’un des chefs d’orchestre les plus éminents de sa génération, et un organiste et compositeur de grand talent, tout en s’adonnant à la musicologie et à la critique musicale.

    Il a également été l’un des principaux acteurs de la démocratisation de Jean-Sébastien Bach, jusqu’alors méconnu. Il fonda ainsi la Société Bach en 1904 et organisa de nombreux concerts voués à la diffusion de l’œuvre du compositeur allemand. Ami et collaborateur de figures telles qu’Albert Schweitzer, Claude Debussy ou Gabriel Fauré, il a toujours privilégié la transmission et le partage, plutôt que la recherche de la lumière.

    Des lectures d’archives après chaque concert

    Pour le 150e anniversaire de sa naissance, Estérel Côte d’Azur Agglomération a tenu à lui rendre hommage à travers une série d’événements gratuits, jusqu’au 11 octobre. Pour ce faire, la collectivité a organisé, pendant plusieurs semaines, une collecte d’archives et de témoignages, qui ont permis d’étayer le projet. Au total, six concerts (entièrement gratuits) au programme dans les communes de l’agglomération (Fréjus, Saint-Raphaël, Roquebrune-sur-Argens, Puget-sur-Argens, Les Adrets de l’Estérel).

    Ce samedi, vous pourrez profiter d’un récital voix et piano à l’église Saint-François-de-Poule de Fréjus (19h30) par Emmanuelle Blanche-Lormand, soprano, violoniste à l’Orchestre Philharmonique de Radio France et arrière-petite-fille de Gustave Bret. Vendredi 10 octobre, place à un concert d’orgue à la Basilique Notre-Dame-de-la-Victoire de Saint-Raphaël. Le lendemain, un concert de chant choral clôturera ce cycle mémoriel à l’église Saint-Jacques de Puget-sur-Argens (19h30). Chaque concert sera par ailleurs suivi d’une lecture théâtralisée d’archives menée par ses arrière-petits-enfants, dont Éric Blanche, membre du chœur de Draguignan (qui participera au dernier concert). En parallèle, une conférence patrimoniale consacrée à Bret sera donnée le même jour à 14h30 à la médiathèque Villa-Marie de Fréjus.

  • Dans les coulisses de la série Alter ego, où Cantona joue un flic

    Dans les coulisses de la série Alter ego, où Cantona joue un flic

    Élégant dans son costard, lunettes de soleil sur le nez, Éric Cantona, en ce début d’après-midi, enchaîne les prises de vues sous la direction du réalisateur Philippe Dajoux.

    Dans un décor de rêve, entre la Grande Bleue, le paysage des Trois Secs et les portiques des chantiers navals au loin, « The King », surnom du Marseillais pour ses exploits de joueur de foot, remonte l’allée, à proximité du Neptune Club et du port St-Jean. Cantona est reconnaissable entre mille. Avec sa carrure et sa manière si caractéristique de se tenir parfaitement droit, les épaules en arrière.

    « Un peu une comédie à l’italienne »

    Après plusieurs essais, le réalisateur, Marseillais lui aussi, qui a un peu vécu, enfant, à La Ciotat, juge que la prise est bonne. Éric Cantona confie : « Le tournage se passe très bien. Les paysages sont magnifiques. Je prends beaucoup de plaisir à tourner ici, avec mon ami Philippe Dajoux. Je joue un commissaire qui revient à Marseille et la série mêle enquêtes et histoires familiales. C’est un peu une comédie à l’italienne, il y a des moments émouvants, d’autres plus drôles. J’adore jouer les scènes où il se dégage une certaine émotion. »

    Directeur de production sur la série, Jean-Paul Nogues, juste après, commente : « On a tourné une séquence. On a fait une mise en place avec les comédiens, les décorateurs, la caméra, le réalisateur. On a regardé comment on pouvait articuler le texte et se déplacer dans l’espace. On a défini un cadre et un mouvement. » Il développe : « Le réalisateur intervient sur la direction d’acteurs, avec des indications de jeu, et quand il est satisfait, on passe à la prise de vue. La scripte est à côté du retour vidéo. Elle a le scénario en mains, et vérifie que le texte est bien dit. »

    Philippe Dajoux – il a réalisé le film Les collègues en 1998 – se dit « très satisfait du tournage. On a tout ce qu’il faut comme il faut. À Marseille, dans le Sud, à La Ciotat, on est gâté pour tourner ». Diffusée en trois soirées de deux épisodes l’an prochain sur TF1 (on ignore encore à quelles dates), la série campe « un policier [Joseph Batista, alias éric Cantona, Ndlr.] associé à un avocat [Samy Kaddourian, alias Bruno Sanches] qui enquête. C’est surtout une comédie familiale policière », consent à dire le réalisateur.

    Venu assister au tournage de la séquence, Renaud Muselier (Cap sur l’avenir), président de la Région Sud, ne cache pas son enthousiasme. Entièrement tournée en Provence, de mai à octobre 2025, produite par Quelle aventure ! et Empreinte digitale, la série sera soutenue, après un vote d’aide à la production le 17 octobre prochain à la Commission permanente, à hauteur de 100 000 euros. Parce que le cinéma et l’audiovisuel représentent, pour l’élu, « une économie non délocalisable, qui attire des investisseurs et fait rayonner nos territoires ». La Région apporte à la filière un financement de 7,4 millions d’euros, « de la formation à la diffusion, de la production à l’éducation à l’image ». Avec plus de 5 000 jours de tournage par an, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur« est devenue la deuxième région pour les tournages, après l’Île-de-France ».

  • Un dernier week-end de foire gourmand et festif

    Un dernier week-end de foire gourmand et festif

    Pour son dernier week-end avant sa fermeture lundi soir, la foire de Marseille met les bouchées doubles sur les festivités. En plus des incontournables stands, les visiteurs sont conviés à partager des moments de détente et de divertissement.

    Le tour du monde des saveurs se poursuit avec une ultime soirée gourmande, ce samedi. À partir de 19h, l’accès à la foire est libre et invite les amateurs de la gastronomie à trouver leur bonheur parmi les 7 000m2 d’espace restauration à ciel ouvert. Pour accompagner les dégustations, des animations musicales sont proposées jusqu’à 23h.

    La journée de dimanche mettra à l’honneur les couleurs de la Guyane. Sur l’esplanade 4, les Touloulous, figures emblématiques du carnaval guyanais, « feront vivre la danse et le costume traditionnels », annonce Josiane, à la tête de l’événement.

    À retrouver également tout le week-end : l’espace cinéma aménagé par Provence Studios. Que l’on veuille découvrir les coulisses de la réalisation d’un film, ou s’improviser acteur, rendez-vous est donné Hall 3.

    Enfin, alors que la Grande Scène (parvis du Hall 8) accueille danseurs et stand-uppers pour divers spectacles, les sportifs peuvent se dépenser dans l’allée du Hall 2. Avec de nombreux ateliers proposés dès l’ouverture, le Village des Sports fait bouger petits et grands « pour se déculpabiliser des excès de gourmandise », s’amusent les organisateurs.

    Mélanie Russu

    À VOIR, À FAIRE

    À la rencontre des armées

    L’esplanade 4 accueille le Village des Armées pour plonger dans les coulisses des interventions militaires, avec par ailleurs une journée spéciale, ce samedi. Les visiteurs peuvent approcher les véhicules blindés (hélicoptère, pétrolier, canon) et assister à des démonstrations de secourisme en milieux périlleux, réalisées par les Marins-Pompiers de Marseille. L’espace, sur 1 500m2, est également un lieu d’information et de recrutement.

    Infos pratiques :

    La foire internationale de Marseille (Parc Chanot, 8e). est ouverte ce samedi de 10h à 23h, ce dimanche jusqu’à 20h et lundi jusqu’à 19h. Tarifs : de 5 à 8 euros. Gratuit pour les moins de 12 ans.

  • Venez découvrir l’écosystème de Provence

    Venez découvrir l’écosystème de Provence

    C’est une journée festive qui attend les familles, ce samedi, au théâtre de Verdure et en centre-ville de Saint-Paul-les-Durance, à l’occasion de l’événement Nature en sCENe, organisé par le Conservatoire d’espaces naturels en Provence-Alpes-Côte d’Azur (CEN Paca). « C’est une grosse journée qui attend les visiteurs autour de trois grands axes : des sorties natures, des conférences, mais aussi des stands et ateliers pour petits et grands », explique Emeline Pujolas, chargé de la vie associative au CEN Paca et coordinatrice de l’événement. « Il y aura également des expositions, une sur des dessins naturalistes et l’autre sur des photographies animalières. »

    Ainsi, les habitats, faunes et flore en bord de Durance n’auront plus aucun secret pour vous. En ce qui concerne les conférences, elles porteront sur la forêt, les fleuves et les rivières. « Saint-Paul-lez-Durance est l’endroit idéal pour cette nouvelle édition, car c’est un carrefour entre différents territoires : le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, mais aussi le Var », ajoute la coordinatrice, qui précise : « On veut montrer la richesse de la région et de ce territoire au bord de l’eau, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à la biodiversité d’une richesse incroyable. »

    Information et sensibilisation du public

    Nature en sCENe est une grande journée festive, gratuite et conviviale, où la sensibilisation à la biodiversité y est prégnante. « On observe depuis plusieurs années un déclin de la biodiversité, ce n’est un secret pour personne et nous, nous souhaitons porter la voix du vivant qui n’est pas en mesure de s’exprimer », précise Emeline Pujolas. « Sans compter qu’observer la nature ça fait toujours du bien à tout le monde. »

    La journée est aussi une opportunité de célébrer le 50e anniversaire du Conservatoire. « Nous sommes l’une des rares associations régionale créée par une petite poignée de naturalistes passionnés et qui a su perdurer dans le temps. Nous avons, pendant toutes ces années, poursuivi notre mission et aujourd’hui, nous comptons 70 salariés », continue-t-elle. L’association, depuis sa création, à pour objectif la préservation du patrimoine naturel de la région. Son action s’appuie sur une approche concertée au plus près des enjeux environnementaux, sociaux et économiques des territoires.

    « Aujourd’hui, nous poursuivons nos missions en ce qui concerne la connaissance de la biodiversité, la protection des espaces naturels et des espèces, la gestion de sites naturels, mais aussi l’information et la sensibilisation du public, l’un de nos axes majeurs, ce samedi », souligne Emeline Pujolas. « Nous sommes fiers de pouvoir proposer un événement de cette envergure symbole de notre accroissement, mais aussi du fait que nous sommes connus et reconnus. »

    La journée se clôturera avec un apéritif à partir de 19h, où les partenaires historiques du Conservatoire, et notamment la commune de Saint-Paul-lez-Durance, seront présents pour célébrer cet anniversaire.

    Samedi de 10h30 à 19h30.

    Gratuit.

  • [Recette] Ricotta maison, figues fraîches et amandes torréfiées

    [Recette] Ricotta maison, figues fraîches et amandes torréfiées

    Les ingrédients

    Pour quatre personnes, il vous faudra :

    – Un litre de lait entier

    – 1 citron et son zeste

    – Une poignée d’amandes torréfiées

    – 4 figues fraîches

    – 1 linge type torchon ou gaze propre

    – De la crème liquide à 35%

    – Sel, poivre, huile d‘olive

    – Un peu de persil frais haché

    Faire cailler le lait

    Pour débuter la recette, versez votre lait entier dans une casserole et faites chauffer à feu fort jusqu’à ce qu’il atteigne environ 92°, avant ébullition. L’idéal est d’utiliser un thermomètre, mais si vous n’en avez pas, l’astuce du chef est d’arrêter le feu lorsqu’une petite mousse se forme sur la surface du liquide « un peu comme un cappuccino » et là, le lait est à bonne température.

    Pendant que le lait chauffe, vous pouvez zester l’entièreté du citron, de préférence bio. Filtrez ensuite le jus. Si vous voyez que votre citron ne donne que peu de jus, n’hésitez pas à en rajouter. Le citron fait cailler le lait et ainsi séparer la matière solide du petit-lait.

    Une ricotta onctueuse

    Une fois que le lait est prêt, retirez la casserole du feu, versez le citron dans le lait chaud et mélangez à la maryse. L’action de l’acide est instantanée.

    Laissez reposer à température ambiante pendant une dizaine de minutes. Filtrez ensuite dans un chinois au-dessus d’un saladier et déposez un linge sur le chinois pour filtrer le plus finement possible. Laissez égoutter le tout entre 15 et 30 minutes. Attention à ce que la future ricotta ne soit pas en contact avec le petit-lait, sinon, ça ne fonctionne pas.

    Pendant le temps de repos, vous pouvez concasser vos amandes à la main, au pilon ou au mixeur et préalablement torréfiées au four pendant 10 minutes à 180°. Coupez les figues en quartiers et réservez.

    Une fois que la ricotta est égouttée, débarrassez dans un saladier et ajoutez les zestes du citron, un peu de crème liquide, une belle lampée d’huile d’olive, du sel et du poivre à votre convenance. Mélangez bien pour amalgamer le tout et avoir une ricotta lisse et onctueuse.

    Pour le dressage, formez trois petites quenelles à l’aide de deux petites cuillères et disposez-les dans l’assiette, un filet d’huile d’olive, un tour de moulin à poivre, les figues, une pincée de persil et les amandes. Bon appétit !