Tag: week-end

  • [Recette] Filet de rouget en portefeuille, seiche et purée de fenouil

    [Recette] Filet de rouget en portefeuille, seiche et purée de fenouil

    – 2 rougets entiers

    – 1 seiche

    – 2 fenouils

    – Un peu d’encre de seiche

    – De quoi faire une mayonnaise

    – De l’huile d’olive, de l’huile neutre et du sel fin

    – un brin de thym frais

    Pour débuter, coupez les nageoires des rougets à l’aide d’une pince, puis écaillez-les à la main en partant de la queue. Coupez la tête et réservez, videz les entrailles et coupez de chaque côté dans le sens de la longueur en suivant l’arrête. Attention, n’allez pas jusqu’au bout de la queue pour avoir une coupe que l’on appelle en portefeuille. Arrivé à la queue, cassez tout simplement au couteau l’arrête que vous réservez pour la sauce. Enlevez les quelques arêtes restantes à l’intérieur avec une pince et découpez légèrement le ventre restant. Faites désormais de petites incisions du côté de la peau, sans traverser la chair du poisson. C’est une technique qui empêche le filet de se rétracter à la cuisson. Faites la même chose des deux côtés.

    Un poisson frais et nacré

    Videz ensuite la seiche à la main au-dessus d’un saladier, avec de l’eau pour ne pas vous tacher avec l’encre. ouvrez-la en deux sur un côté et nettoyer ce qu’il reste. Passez votre doigt entre le blanc de la seiche et la peau pour l’enlever complètement, il ne vous restera plus que le blanc de seiche que vous quadrillerez légèrement avec un couteau en biseau, puis taillez de petits morceaux.

    Émincez ensuite le fenouil le plus finement possible. Au préalable, enlevez les petites pousses vertes et gardez-les pour le dressage. Faites-le cuire à feu doux dans une casserole avec un fond d’huile d’olive et laissez compoter. Quand il est tendre, mixez le fenouil pour faire une purée et assaisonnez.

    Faites cuire le rouget à feu doux avec un filet d’huile dans une poêle, un petit papier sulfurisé et déposez dessus le filet. Faites la même chose quand vous le retournez. Pour la seiche, faites bien chauffer une poêle avec de l’huile. Quand ça fume, déposez la seiche avec un brin de thym frais, pas plus de deux minutes à feu vif.

    Pour le dressage dans l’assiette, déposez le rouget, la purée et parsemez de morceaux de seiche. Ajoutez la sauce faite avec les restes de poisson et mise en réduction longue. Ajoutez les pousses de fenouil, une chips de fenouil et servez.

  • Dans « Marcel et Monsieur Pagnol », les affres de la création

    «Ce film est une renaissance pour Marcel. J’en suis très heureux, parce qu’il va remettre Pagnol en lumière. Le vrai Pagnol », déclare Nicolas Pagnol, le petit-fils de Marcel. à trois jours de sa sortie nationale, mercredi 15 octobre, Marcel et Monsieur Pagnol, premier film d’animation parlant de Sylvain Chomet, le réalisateur notamment des Triplettes de Belleville (2003) ; va être projeté sur grand écran, dimanche, dans plusieurs salles du cinéma Pagnol. Le réalisateur, l’ensemble de l’équipe de production et Nicolas Pagnol ouvriront la séance.

    Laurent Lafitte, la voix de Marcel

    Le film, qui à l’origine devait être un documentaire avec des parties animées pour illustrer la vie de Marcel Pagnol, célèbre académicien aubagnais dont on fête cette année les 130 ans de la naissance, est finalement un film d’animation à part entière. « À l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours… En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain », esquisse le synopsis. « Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l’expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire. » Tel est le propos du film. Et sa singularité. « Tout au long du film, le petit Marcel guide le Marcel adulte, tel un revenant. Il l’inspire, lui fait rencontrer les personnages déterminants de son parcours », relate Sylvain Chomet. « J’ai eu cette idée en visitant, avec Nicolas Pagnol, le bureau de Marcel Pagnol où il a écrit La Gloire de mon père et Le Château de ma mère. Il était resté intact depuis sa mort en 1974 », évoque-t-il.

    « Marcel et Monsieur Pagnol est un film sur les affres de la création. » L’acteur Laurent Lafitte prête sa voix à tous les âges de la vie adulte de Marcel Pagnol. « C’était un véritable challenge pour lui. Il devait jouer un personnage qui vieillit et qui perd aussi son accent ! Quand Marcel arrive à Paris, il a un fort accent marseillais, l’accent de son enfance, qu’il perd, même s’il en reste toujours un petit quelque chose », commente Sylvain Chomet. Grand musicien de jazz et interprète de classique, Stefano Bollani a signé la musique du film. Et le rappeur aubagnais SCH, la chanson du générique.

    à Allauch, une expo sur « Les secrets de fabrication du film »

    Présentée jusqu’au dimanche 2 novembre, l’exposition « Marcel et Monsieur Pagnol, les secrets de la fabrication du film », est à voir à la galerie du Pôle culturel de l’Usine électrique, au 164, av. de Gaulle (ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h, le week-end de 10h à 12h et 14h à 18h, sauf jours fériés). L’entrée est libre. La Provence, le port de Marseille, les rues de Paris, le monde du théâtre, la magie des plateaux de tournage… De l’esquisse à l’image finale, l’exposition dévoile les dessins originaux, décors et tout le fascinant processus de création de Marcel et Monsieur Pagnol, à travers des visuels extraits de l’ouvrage paru aux éditions Michel Lafon. Lionel de Cala, maire (LR) d’Allauch, indique : « un vrai projet pédagogique en direction des écoliers a été construit autour de l’expo. » Quant au projet de musée dédié à Marcel Pagnol, qui devrait occuper le 1er étage de l’Usine électrique, « on continue d’y travailler », dit-il. Le musée pourrait ouvrir en 2027 ou 2028.

  • Dans « Marcel et Monsieur Pagnol », les affres de la création

    Dans « Marcel et Monsieur Pagnol », les affres de la création

    «Ce film est une renaissance pour Marcel. J’en suis très heureux, parce qu’il va remettre Pagnol en lumière. Le vrai Pagnol », déclare Nicolas Pagnol, le petit-fils de Marcel. à trois jours de sa sortie nationale, mercredi 15 octobre, Marcel et Monsieur Pagnol, premier film d’animation parlant de Sylvain Chomet, le réalisateur notamment des Triplettes de Belleville (2003) ; va être projeté sur grand écran, dimanche, dans plusieurs salles du cinéma Pagnol. Le réalisateur, l’ensemble de l’équipe de production et Nicolas Pagnol ouvriront la séance.

    Laurent Lafitte, la voix de Marcel

    Le film, qui à l’origine devait être un documentaire avec des parties animées pour illustrer la vie de Marcel Pagnol, célèbre académicien aubagnais dont on fête cette année les 130 ans de la naissance, est finalement un film d’animation à part entière. « À l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours… En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain », esquisse le synopsis. « Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l’expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire. » Tel est le propos du film. Et sa singularité. « Tout au long du film, le petit Marcel guide le Marcel adulte, tel un revenant. Il l’inspire, lui fait rencontrer les personnages déterminants de son parcours », relate Sylvain Chomet. « J’ai eu cette idée en visitant, avec Nicolas Pagnol, le bureau de Marcel Pagnol où il a écrit La Gloire de mon père et Le Château de ma mère. Il était resté intact depuis sa mort en 1974 », évoque-t-il.

    « Marcel et Monsieur Pagnol est un film sur les affres de la création. » L’acteur Laurent Lafitte prête sa voix à tous les âges de la vie adulte de Marcel Pagnol. « C’était un véritable challenge pour lui. Il devait jouer un personnage qui vieillit et qui perd aussi son accent ! Quand Marcel arrive à Paris, il a un fort accent marseillais, l’accent de son enfance, qu’il perd, même s’il en reste toujours un petit quelque chose », commente Sylvain Chomet. Grand musicien de jazz et interprète de classique, Stefano Bollani a signé la musique du film. Et le rappeur aubagnais SCH, la chanson du générique.

    à Allauch, une expo sur « Les secrets de fabrication du film »

    Présentée jusqu’au dimanche 2 novembre, l’exposition « Marcel et Monsieur Pagnol, les secrets de la fabrication du film », est à voir à la galerie du Pôle culturel de l’Usine électrique, au 164, av. de Gaulle (ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h, le week-end de 10h à 12h et 14h à 18h, sauf jours fériés). L’entrée est libre. La Provence, le port de Marseille, les rues de Paris, le monde du théâtre, la magie des plateaux de tournage… De l’esquisse à l’image finale, l’exposition dévoile les dessins originaux, décors et tout le fascinant processus de création de Marcel et Monsieur Pagnol, à travers des visuels extraits de l’ouvrage paru aux éditions Michel Lafon. Lionel de Cala, maire (LR) d’Allauch, indique : « un vrai projet pédagogique en direction des écoliers a été construit autour de l’expo. » Quant au projet de musée dédié à Marcel Pagnol, qui devrait occuper le 1er étage de l’Usine électrique, « on continue d’y travailler », dit-il. Le musée pourrait ouvrir en 2027 ou 2028.

  • Lucien Molino. Les victoires d’une CGT puissante

    Lucien Molino. Les victoires d’une CGT puissante

    Nous avions obtenu aussi les lois et les décrets en faveur des femmes et des jeunes, leur accordant les mêmes droits politiques et économiques avec l’abattement de 10% que, par notre action, nous avions fait supprimer. C’était pour la CGT, un grand succès pour une vieille revendication : « À travail égal, salaire égal. » Nous avons aussi obtenu un mois de congé pour les jeunes jusqu’à 18 ans et trois semaines à partir de 20 ans.

    Tout ceci s’ajoutait aux 40 heures sans diminution de salaires et aux congés payés obtenus sous le Front Populaire.

    Cette simple énumération démontre ce que les travailleurs unis ont pu arracher au patronat et à la réaction, avec une CGT puissante, avec l’alliance des ouvriers, des paysans et des républicains. Les nationalisations, les lois sociales, l’amélioration des conditions de vie, les travailleurs plaçaient la France en tête de tous les pays capitalistes sur le plan du relèvement économique et social. En 1981 et avant l’austérité de 1983, ont été imposées les 39 heures, la cinquième semaine de congés payés, la retraite à 60 ans ou avant. Aujourd’hui, en 2000, c’est-à-dire plus de trente ans après, la semaine de travail a été réduite d’une heure. Au moment où j’écris mes mémoires, je ne peux m’empêcher d’approuver la diminution du temps de travail hebdomadaire à 35 heures sans diminution de salaire. Cette orientation est tout à fait justifiée pour des militants qui gardent en mémoire comme moi les luttes de 1936 et 1968, et tous les combats du monde du travail au cours de ce siècle. L’éclairage historique contribue à mettre en lumière le caractère non seulement souhaitable, mais parfaitement réaliste, de cette réduction du temps de travail. D’autant que la productivité est en augmentation constante et que les profits atteignent des proportions scandaleuses. Voilà qui situe à sa place la proposition de la CGT : elle vise surtout à continuer dans les conditions actuelles le combat à la fois pour la valorisation du travail et pour la possibilité de participer à la vie de famille, aux loisirs, à la culture, au sport. De plus cette diminution du temps de travail que nous devons obtenir par notre lutte est efficace pour notre économie. Enfin, c’est la condition première pour créer des emplois.

    Prolétaires de tous les pays….

    15 septembre et 8 octobre 1945 : la création de la Fédération syndicale mondiale fut un événement considérable. Lorsque la CGT me désigna comme délégué à cette conférence, je ne me tenais plus de joie, il y avait de quoi pour un jeune militant ! Quelque temps auparavant, Louis Saillant, secrétaire de la CGT de passage à Marseille, m’avait expliqué les progrès de l’unité et les possibilités réelles de mettre sur pied une véritable Fédération syndicale mondiale. Et bien c’était possible !

    à suivre la semaine prochaine…

  • [Le coin du roman] Les folles aventures d’une femme commise à un étrange sauvetage

    [Le coin du roman] Les folles aventures d’une femme commise à un étrange sauvetage

    Vous n’êtes pas sans savoir, chers lecteurs, qu’un O.L.N.I. est un Objet Littéraire Non Identifié. Si vous l’ignoriez, il vous suffit de lire La Corporation des Fabulistes de Mikaël Hirsch. Écrivain extraterrestre descendu de la planète Mars pour semer la littérature de graines qui perturbent les habitudes des lecteurs, davantage accoutumés à l’expression, plus ou moins fidèle, de la réalité qu’à l’errante imagination, dont on dit qu’elle se repaît (et c’est tant mieux) de bizarreries et d’excentricités. La seule certitude, c’est que vous êtes bien en présence d’un personnage, fictivement réel : Florence Teller, chercheuse en littérature antique, et chargée de protéger de précieux ouvrages menacés d’autodafé par des guerriers que nous qualifierons de belliqueux. Y parviendra-t-elle ? That is the question, comme disait l’autre.

    Mystérieuse liasse

    Pour l’heure, Florence s’occupe comme elle peut, jusqu’au jour où elle trouve d’étranges feuillets reliés par le même cuir. Les uns signés par un lettré malien, un autre par un compagnon de cellule de Marco Polo, et un dernier par Pythéas de Massalia, premier homme à avoir franchi les frontières d’une île mythique, et dont la statue figure sur le palais de notre Bourse phocéenne, à deux pas du Vieux-Port. Ne sautez pas la page 216, et bouchez-vous les oreilles, car un vacarme va déchirer le ciel. Fermez aussi les yeux afin d’éviter les tourbillons de poussière… Pour un roman qui reste, des milliers d’autres vivent un jour, des centaines font quelque bruit à leur apparition, puis disparaissent six mois après, sans qu’un seul lecteur puisse en dire le titre. Celui-ci restera.

    Le Dilettante, 20 euros

    ET AUSSI

    Le Carnet de Ludwig X

    Primo : nous sommes en 1944, sur le front de l’Est. Ludwig X, étudiant brillant, engagé dans la Résistance, disparaît, et sera retrouvé mort sous un uniforme allemand. Secundo : le roman est une narration, vraie ou feinte, où l’auteur cherche à susciter notre intérêt. Tertio : l’histoire racontée dans le nouvel ouvrage de Pierre Fiastre est-elle authentique, car tout est fait pour y voir un document d’archives, ou des plus incertaines ? Quarto : les lecteurs s’en contrefichent, puisqu’ils auront pris du bon temps. Parfaitement exécuté. Succès assuré.

    Melmac, 12 euros

    La délivrance de Tolstoï

    Premier écrivain russe à recevoir le prix Nobel de littérature, Ivan Bounine, mort à Paris en 1953, nous offre, vingt ans après la disparition de Tolstoï, et grâce à la traduction de Marc Slonim, la biographie d’un écrivain qui passa une grande partie de sa vie à comprendre l’incompréhensible, à savoir le sens de la vie. Biographie où se mêle l’autobiographie de Bounine tant l’auteur s’identifie aux obsessions de celui qui voyait du mystique jusque dans l’aboiement d’un chien. Une écriture élégamment discrète qui nous change des romans tapageurs.

    Les Syrtes, 12 euros

    Jacques- Louis David

    Ami des Jacobins et admirateur de Napoléon, d’où les sympathies et les antipathies qu’il excita, celui qui voulut peindre l’Histoire en marche, et que l’on surnomma L’Empereur des Peintres, a trouvé en David Chanteranne son Biographe (la majuscule est mise pour donner sa pleine valeur au spécialiste de la Révolution et du Premier Empire). Lisez la vie de cet homme dont on commémore le bicentenaire de la mort, dont les tableaux prouvent qu’il prit part à tous les événements de son temps, et qu’une congestion cérébrale privera de l’usage de ses mains.

    Passés/Composés, 24 euros

    L’appel des odeurs

    Née à Tokyo, Ryoko Sekiguchi vit à Paris. Depuis 2001, elle est devenue une écrivaine de langue française, même si ses livres continuent de faire honneur à la littérature japonaise, dont on dit qu’elle est une des plus riches du monde. Tout au long de son nouveau livre, nous parvient, comme par enchantement, l’odeur d’une personne, d’un animal, d’une plante, d’un souvenir, d’une citation, d’un tableau, d’une présence, qui est, ou qui s’est enfuie. Laissez-vous tenter par des phrases harmonieuses, mises au service des bouffées de parfums répandues sur les pages.

    Folio, 9 euros

  • [Chefs-d’œuvre des musées] Musée Granet, « Trois crânes » pour une fin d’exposition

    [Chefs-d’œuvre des musées] Musée Granet, « Trois crânes » pour une fin d’exposition

    Leur présence est signalée dans le grand salon du Jas de Bouffan, dans l’appartement de la rue Boulegon ainsi qu’à l’atelier des Lauves. On les aperçoit dans cet ultime espace, Vincent Bioulès les a figurés dans des études préparatoires, des huiles sur toile sur lesquelles il s’exerça au moment d’achever en avril 2006 son grand format de l’Atelier Gris commandité par le musée Granet.

    Ce motif du Crâne apparaît chez Cezanne en 1866. Avec l’accompagnement et le vocabulaire qu’un artiste commençant utilise, pour méditer à propos d’une Vanité : un chandelier doté d’une bougie écrasée, les pages blanches d’un livre religieux, des roses et des pivoines, fragiles et desséchées complètent son propos. En revanche, pendant ses dernières années de création, Cezanne affrontait directement cette expérience. Sur toile ou bien en aquarelle, quand bien même il arrive qu’elles soient posées sur un drap ou bien sur un tapis d’Orient, les « pyramides de crânes » qu’il scrutait relevaient d’un total silence. Le peintre les rangeait sommairement sur un plan de table ; elles engagent une radicalité, jamais les conventions d’un discours de finitude.

    D’ordinaire visibles à l’Institute of Arts de Detroit, ces trois crânes sont datés des années 1898-1900. Ces « extinction studies » n’ont ni mâchoires ni dents. Les creusements de leurs arcades et de leurs orbites sont sauvagement neutres, sans échappatoire ni divertissement. La vérité et la beauté ne sont pas obligatoirement incompatibles, chaque cavité se distingue magistralement de l’autre, les volumes et les colorations de ces messagères sans voix ni regard sont magiquement nuancés.

    Cette chronique, la douzième et dernière consacrée à l’exposition du musée Granet comporte involontairement un élément dissuasif. Succès oblige, aucune réservation n’est à présent possible, les derniers jours de cet événement, 11 et 12 octobre, sont programmés à guichets fermés. L’office du tourisme d’Aix avance un total de fréquentation proche des 372 000 visiteurs de l’exposition Picasso-Cezanne de 2009. 77% des visiteurs sont français, les gens de Paca sont plus nombreux que ceux d’Ile de France. Les 23% restants sont des étrangers ; avec en tête les USA, 120 nationalités sont dénombrées.

  • Les sciences envahissent la place et l’espace Bargemon

    Les sciences envahissent la place et l’espace Bargemon

    Une éolienne en papier à la main, des écoliers de primaire quittent, le sourire aux lèvres, la place Bargemon. Derrière eux, un village des sciences, organisé par l’association des Petits débrouillards, a pris place tout autour de la mairie centrale de Marseille, depuis vendredi matin. Réservés vendredi aux scolaires, de la primaire au BTS, les stands montés à l’occasion de la fête nationale de la science ouvrent gratuitement leurs portes au public, ce week-end.

    Reconstitution de crânes, éprouvettes, microscopes et camp de base pour aller sur la Lune ont envahi l’hôtel Puget, la place et l’espace Bargemon jusqu’à dimanche. La soixantaine de stands, tenus par des laboratoires, associations ou entreprises innovantes sont réunis par thématiques. « Il y a d’abord un pôle autour du thème de la fête de cette année, qui est “intelligences”. Il y a des neurosciences, l’étude des intelligences animales ou sur l’intelligence artificielle, explique Lucille Rombi, chargée de mission fête de la science de l’association des Petits débrouillards. Il y a ensuite un pôle environnement, astronomie, mathématiques, santé et sciences sociales. »

    Chaque stand propose des activités différentes et ludiques en rapport à son domaine. La classe de CM1 de l’école de la Corderie (7e) a, par exemple, pu sentir et observer des champignons grâce à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). « C’était la première fois que je regardais dans un microscope, sourit l’une des écolières. C’était trop cool. »

    « Le but de cet événement organisé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche est de regrouper autour d’événements des acteurs du monde scientifique et le grand public de façon ludique, explique Lucille Rombi, de l’association de médiation scientifique des Petits débrouillards. Les stands sont faits pour tout le monde : les enfants, avec des espaces pour les tout-petits, mais aussi les adultes. C’est vraiment pour tous les curieux », insiste l’organisatrice. En plus des activités proposées sur les stands, des spectacles et des visites sont prévus, avec des inscriptions sur place. L’espace agora permettra également la tenue de conférences et d’une émission radio.

    L’année dernière, le village des sciences avait réuni environ 10 000 personnes sur les deux jours, à Marseille.

    Plus d’info sur fetedelascience.fr

  • Un air d’Angoulême à La Seyne-sur-Mer

    Un air d’Angoulême à La Seyne-sur-Mer

    Référence du genre en France, le festival de la bande dessinée d’Angoulême revendique quelques petits frères. Parmi eux, « Bulles en Seyne », qui fête sa 15e édition ces samedi et dimanche, pour la seconde année consécutive à la Bourse du Travail de La Seyne-sur-Mer, après s’être tenu pendant des années au Parc de la Naval. L’événement, porté par l’association Au Tour de la BD, organise par ailleurs chaque année le Prix des jeunes lecteurs, en lien avec les élèves des différentes écoles de La Seyne. Ceux-ci doivent élire un lauréat parmi une sélection de cinq auteurs, à qui le prix sera remis samedi matin, à 11h30.

    D’autres prix, comme celui du meilleur scénariste, seront remis par la même occasion. L’année dernière, c’est Jean-Luc Garrera qui l’avait emporté. C’est lui qui présidera le festival, avec une vingtaine d’artistes internationaux présents. Pierre Tranchand (plus connu sous le pseudonyme Pica), auteur de la célèbre série Les Profs, dont le 28e tome, intitulé Carnet de potes, sortira le 28 octobre, sera également de la partie avec Frank Margerin, auteur de la série Lucien, le traducteur de mangas Frédéric Antoine, ou encore les auteurs italiens Giovanni Rigano et Barbara Canepa. Enfin, Théa Rozjman fera également honneur de sa présence, avec l’association Maefe, qui travaille dans les quartiers de La Seyne-sur-Mer, et a réalisé une BD intitulée Elles en partenariat avec le Labo des Histoires. Cinq habitants des quartiers y racontent leurs expériences de vie, dans une œuvre dirigée par les conseils de l’autrice. Ils seront présents sur les deux jours et pourront dédicacer cet ouvrage en cours d’édition.

    Les visiteurs pourront aussi participer à différentes animations : ventes d’objets de collection et de livres, coin lecture, stands de fanzines et auto-éditeurs, ateliers jeux de société autour de la BD avec l’association Les yeux dans les jeux et une exposition sur L’univers de Jung et Marty, deux auteurs qui présenteront leur travail en grand format.

    À noter que chaque livre acheté durant le festival donne droit à un ticket de tombola, avec différents lots à gagner. Ça vaut le coup de soutenir les auteurs et le festival, d’autant plus que celui-ci est totalement gratuit.

    Samedi et dimanche (10h-18h), Bourse du Travail de La Seyne-sur-Mer. Entrée gratuite.

  • La Petite galerie Cezanne joue les prolongations

    La Petite galerie Cezanne joue les prolongations

    Accessible à partir de 3 ans, la petite galerie Cezanne est une exposition à hauteur d’enfants inaugurée en février et qui a déjà séduit plus de 35 000 visiteurs. Face à un tel succès, elle joue les prolongations jusqu’au 21 décembre, alors que celle-ci devait se clôturer à l’automne, à l’instar de l’exposition « Cezanne au Jas de Bouffan », qui ferme ses portes ce dimanche, au musée Granet.

    « Pour être honnête, nous avions déjà prévu le prolongement de la petite galerie avant même que l’exposition ouvre ses portes », sourit Jean-Sébastien Gaydon, en charge de la coordination de la programmation culturelle à la ville d’Aix-en-Provence. « Au départ, c’était pour permettre l’accueil de plus de groupes scolaires, mais avec l’engouement qu’elle a suscité, la poursuite de l’exposition est apparue comme une évidence. »

    La petite galerie Cezanne, installée depuis le mois de février à la Galerie de la Manufacture, fait découvrir aux plus jeunes l’univers du célèbre peintre. « Nous proposons deux parcours. Un pour les enfants entre 3 et 6 ans et l’autre de 7 à 12 ans », souligne Marie Debals, responsable des relations publiques à la culture de la Ville. « On y découvre les concepts cezaniens à hauteur d’enfants bien évidemment, avec des expériences à manipuler, de petites surprises, un espace de dessin libre, des reproductions etc. En somme, c’est une exposition où l’on passe d’une activité à une autre avec un côté très actif et ludique. »

    La culture pour tous

    De la découverte du cercle chromatique à la complexité de la perspective, cette exposition pédagogique vient compléter la pléthore d’animations proposée pendant l’Année Cezanne à Aix-en-Provence. « Nous voulions que les enfants fassent partie intégrante de cette année, avec un moment gratuit à destination des familles en permettant un accès à tous et pour tous à la culture, détaille Jean-Sébastien Gaydon. Sans compter que des expositions pédagogiques scientifiques existent en France autour de la science, mais très peu, voir pas du tout, autour des Beaux-Arts. »

  • Découvrez les chauves-souris à Bandol

    Découvrez les chauves-souris à Bandol

    La ligue de protection des oiseaux du Var vous donne rendez-vous ce samedi à partir de 18h30, au parc du Canet à Bandol, pour profiter d’une sortie nature à la rencontre des chiroptères, plus communément appelés les chauves-souris.

    « C’est un animal assez mystique autour duquel il y a beaucoup d’idées reçues, de légendes urbaines, donc on espère attiser la curiosité pour que tout un chacun puisse mieux connaître ces petites bêtes », continue-t-elle.

    Une trentaine d’espèces dans la région

    En France, on compte 35 espèces différentes de chauves-souris, dont une trentaine se trouvent dans la région Sud-Paca. D’ailleurs, le Murin de Capaccini est une espèce rare que l’on retrouve uniquement dans la région, mais qui préfère les zones reculées et plutôt rurales. « Beaucoup ont encore peur des chauves-souris, mais non, elles ne s’accrochent pas aux cheveux, elles ne sont pas porteuses de maladies en France et en ce qui concerne la rage, une veille sanitaire très précise est menée donc, nous n’avons jamais eu de cas chez nous. Au contraire, les chauves-souris sont très importantes pour notre écosystème », précise Thalie.

    Dans les zones urbanisées à Bandol, comme en centre-ville par exemple, on retrouve majoritairement la Pipistrelle commune, mais aussi la Noctule commune.

    « Ce sont deux espèces que l’on retrouve dans les fentes, les clochers des églises ou encore les greniers. En somme, de vieux bâtiments ou des endroits qui ne sont pas dérangés quotidiennement par l’homme », souligne-t-elle.

    Un indicateur de l’écosystème

    Il faut savoir que la présence des chauves-souris ou pas dans un lieu de vie est un bon indicateur de l’état de l’écosystème dans lequel on se trouve. « Elles sont le reflet de l’état des ressources alimentaires dans un milieu et indiquent ainsi le bon état de conservation d’un écosystème si elles y sont présentes, sachant que chez nous, elles sont majoritairement insectivores. »

    Cette sortie à donc pour objectif de sensibiliser à la biodiversité, de réduire les a priori autour des chyroptères, mais aussi de mieux les connaître sachant qu’elles ont un rôle important dans les écosystèmes. « Cette sortie est aussi une ballade acoustique, car nous aurons l’opportunité de les observer dans leur milieu naturel, mais aussi de les entendre grâce à des détecteurs d’ultra-sons car leurs cris ne sont en général pas audibles par l’oreille humaine », ajoute Thalie.

    Pour cette sortie, il vous est demandé de prendre votre pique-nique, une lampe torche et un vêtement chaud.

    Gratuit.
    Infos et réservation
     : paca.lpo.fr