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  • L’offre de logements étudiants s’enrichit dans le centre ancien

    L’offre de logements étudiants s’enrichit dans le centre ancien

    Le centre ancien de Toulon continue sa mue. Depuis la signature d’une convention avec l’Anru, en 2003, de 169 millions d’euros, une intervention lourde sur le bâti a permis la rénovation de 600 immeubles, plus de 3 700 logements et chasser nombre de marchands de sommeil. Après la pose de la première pierre de la requalification de l’îlot Besagne en septembre, c’est aujourd’hui la résidence étudiante des Savonnières qui est inaugurée. La réalisation a nécessité la réhabilitation ou la reconstruction de quatre immeubles pour offrir 31 studios meublés.

    Un enrichissement de l’offre afin de répondre, même si ce n’est qu’en toute petite partie, à la forte demande de logements étudiants dans le Port du Levant, où la population étudiante, notamment boursière, est en constante augmentation. Cette augmentation de la capacité d’accueil dans de bonnes conditions s’inscrit dans la dynamique de développement du campus du centre-ville de Toulon. À noter que cette requalification a également permis l’ouverture de trois commerces de proximité – le Café Couture, la Laverie des Savonnières et le salon de coiffure Imaginatif’s – qui contribuent à la vitalité du quartier.

    Cette nouvelle résidence étudiante des Savonnières est située à deux pas de la très animée place de l’Équerre, prisée par la jeunesse toulonnaise.

    « Cela s’inscrit pleinement dans notre stratégie de long terme pour le centre-ville, qui est de réintroduire une population jeune et active, soutenir le commerce local et préserver notre patrimoine par des usages contemporains », confie la maire de Toulon (sans étiquette), Josée Massi. Elle conclut : « Toulon avance et c’est toute notre jeunesse qui y trouve sa place. »

  • Des armes intellectuelles pour continuer la lutte sur le terrain

    Des armes intellectuelles pour continuer la lutte sur le terrain

    « La force d’un syndicat ne réside pas seulement dans la capacité à se mobiliser, à négocier ou à résister. Mais aussi dans sa capacité à analyser la société, à comprendre les mécanismes qui structurent les rapports de domination et à proposer, bien entendu, des alternatives crédibles », commence l’essayiste militant André Prone. Il vient d’écrire, pour la collection de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, deux nouveaux livres : Introduction à la théorie marxiste – un outil syndical et Recomposition capitaliste, nouveau fascisme et lutte de classe*. L’objectif étant de « sensibiliser les travailleurs à cette approche théorique pour servir d’outil dans l’activité syndicale d’aujourd’hui », précise le président de l’IHS, Jean-Pierre Kaspereck.

    « Ces concepts ne sont pas des idées figées du XIXe siècle, mais éclairent encore avec une grande force les réalités contemporaines du monde du travail », explique l’auteur. À travers l’étude des grèves, des mobilisations et des expériences collectives, il s’agit de faire le lien entre la théorie et les pratiques syndicales, et de montrer, à travers des exemples concrets comme les coopératives ouvrières ou les entreprises reprises en Scop, que « les travailleurs ne sont pas condamnés à subir le patronat et la logique du profit, mais qu’ils peuvent inventer et expérimenter des modèles économiques alternatifs, démocratiques et solidaires ».

    Lutter contre les résurgences fascistes

    Le deuxième ouvrage, poursuit André Prone, « montre comment, face à l’instabilité et la colère sociale, des forces politiques autoritaires et réactionnaires tentent de capter le mécontentement populaire en le détournant contre les migrants, contre les syndicats, contre la démocratie elle-même ».

    L’objectif étant d’apprendre à mieux se positionner dans la lutte contre ces résurgences fascistes, tout en appelant à reconstruire des convergences de lutte et à faire vivre des alternatives démocratiques face aux dérives autoritaires. « La bataille des idées est centrale. Nous avons besoin d’armes intellectuelles aussi bien que d’outils de mobilisation », conclut André Prone.

    Yves Pellegrino tient, lui, à souligner « la complémentarité des deux livres ». Ils sont le fruit d’une attente et c’est ce qui explique leur grand succès, confirme Jean-Pierre Kaspereck.

    Jean-José De Ubeda a réaffirmé, pour terminer, que la mise à disposition de ces nouveaux outils répond à la mission première de l’IHS : « Nous ne faisons pas de la commémoration, mais plutôt de la mise en application de ce qu’on peut apprendre de l’Histoire. Ce qui a été d’ailleurs une démarche marxiste. »

    * Pour se les procurer : ihs.cgt@gmail.com Tél. 04.94.18.94.55

  • Une application « archistoire » à La Seyne-sur-Mer

    Une application « archistoire » à La Seyne-sur-Mer

    L’occasion de découvrir jusqu’au 15 novembre du mardi au samedi, l’exposition « dans le sillage des chantiers ». Pour cela, il suffit de télécharger l’application Archistoire et de cliquer sur l’onglet « Var » puis « La Seyne-sur-Mer » pour visiter les chantiers Seynois.

  • Indecosa CGT 83 invite à protéger les consommateurs

    Indecosa CGT 83 invite à protéger les consommateurs

    Face aux coupes budgétaires du futur budget de l’État, l’Indecosa CGT 83 (Information défense des consommateurs salariés) tire la sonnette d’alarme. Une situation qui s’inscrit dans la lignée de la politique macroniste : « Depuis 2017, des centaines de milliards d’euros d’argent public ont été distribuées (…) aux “clientèles” privilégiées par la droite : les entreprises et les grandes fortunes, aux frais de la population ».

    Parmi les coupes suggérées, la fermeture de plusieurs établissements publics, ou leur mise au régime sec : l’Agence du bio, ciblée par LR, victime d’une baisse drastique de son budget (15 M d’euros). L’Office français de la biodiversité est également la « cible de la FNSEA et de la très droitière Coordination rurale ». Dans la même optique, l’Agence de la transition écologique (Ademe) est aussi dans le viseur du RN et LR.

    Mais ce qui alerte le plus l’Indecosa, c’est la possible disparition de l’Institut national de la consommation (INC). Cet « organisme indépendant des pouvoirs économiques » revendique « la revue “60 millions de consommateurs”, référence des tests comparatifs et alertes santé et des émissions d’info suivies chaque semaine par plus de 3 millions de téléspectateurs ». Il faut aussi mentionner la baisse des moyens des Centres techniques régionaux de la consommation (CTRC), alors que « la défense des consommateurs s’appuie sur l’INC, qui assure l’expertise, les associations qui accompagnent les familles, et les CTRC, chargés de la formation des bénévoles associatifs », détaille l’Indecosa. « Tous les débats sur la malbouffe, le nutri-score, le bio seraient clos ? », interroge l’association, qui a également lancé une pétition auprès du Sénat pour maintenir une TVA à 5,5% sur le gaz et l’électricité, que le gouvernement veut faire passer à 20%.

  • Le RC Toulon arrache le bonus dans les ultimes instants

    Le RC Toulon arrache le bonus dans les ultimes instants

    Une victoire large, mais un bonus sur le fil. Le RCT s’est montré solide et réaliste dimanche soir, face à des Franciliens qui ont vendu leur peau très cher. L’affaire aurait pu être mal embarquée d’entrée de jeu, lorsque Jaminet était contré par Fickou. Abadie parvenait heureusement à devancer le centre international pour éviter l’essai (4e). Mais c’étaient bien les Rouge et noir qui mettaient la scoring machine en marche. Suite à une percussion de Baubigny, Brex profitait d’une passe volleyée de Serin pour inscrire le premier essai du match (7-0, 12e). Avantage de courte durée car le Racing ne tardait pas à réagir, sur une percée d’Habosi conclue par Fickou (7-7, 15e).

    Parfois en difficulté face à la puissance ciel et bleue, le RCT allait toutefois se montrer réaliste. Sur une mêlée écroulée à l’avantage des Toulonnais, Serin jouait rapidement. Le ballon transitait de Sinzelle jusqu’à Jaminet, qui redonnait 7 longueurs d’avance au RCT (14-7, 25e). Malheureusement, le maître à jouer toulonnais, blessé aux côtes sur l’action, devait céder sa place à White. Qu’importe, et en dépit de plusieurs possessions parisiennes, le réalisme ne changeait pas de camp. Drean, trouvé par une jolie passe sautée de Tuicuvu, donnait un peu d’air aux siens (37e, 21-7). Et Jaminet encore un peu plus, grâce à une pénalité sur la sirène (24-7, 40e).

    Le bonus à l’arraché

    Il ne fallait pas relâcher l’étreinte au retour des vestiaires. Reçu 5 sur 5 par des Toulonnais conquérants, récompensés par l’essai du bonus de Mercer, en force (31-7, 52e). Cependant, comme trop souvent, le retour de flamme était immédiat, Baudonne profitant des difficultés toulonnaises à se dégager pour réduire la marque, lui aussi en force (31-14, 56e). Il faillit être double, avec un essai logiquement refusé au Racing. Mais dans la foulée, la légende Ma’a Nonu sortait de sa boite, perçait la défense et inscrivait son troisième essai de la saison, pour un bonus retrouvé (38-14, 61e).

    Il fallait donc le défendre. Mais après avoir longuement résisté devant sa ligne d’en-but, les Varois finissaient par craquer sur un groupé pénétrant conclu par Taofifenua (38-21, 76e). On croyait le bonus envolé. C’était sans compter sur Alainu’uese qui, sur la sirène, libérait Mayol (45-14). Bonus entériné, et mérité.

    RC Toulon 45 (24) Racing 92 14 (7)

    7e Journée de Top 14

    Stade Mayol

    Arbitre : M. Rousselet

    Points : 6E Brex (12e), Jaminet (25e), Dréan (37e), Mercer (52e), Nonu (61e), Alainu’uese (80e) ; 6T Jaminet (12e, 25e, 37e, 52e), Garbisi (61e), Domon (80e) ; 1P Jaminet (40e) pour le RCT ; 3E Fickou (15e), Baudonne (56e), Taofifenua (76e) ; 3T Prisciantelli (15e), Seunes (56e, 76e)

  • Draguignan : la gauche livre ses idées sur l’école

    Draguignan : la gauche livre ses idées sur l’école

    Lancée dans la course aux élections municipales, la liste de la gauche et des écologistes « Uni.e.s pour Draguignan » lance une série d’enquêtes publiques sur des thématiques liées aux politiques de la Ville. La première d’entre elles, lancée il y a quelques semaines sur l’école, le périscolaire et les centres de loisirs, a recueilli près de 90 réponses, permettant à la liste de prendre le pouls des Dracénois et de formuler de premières propositions.

    Premier point : les bâtiments scolaires. La question de la chaleur et du manque d’isolation et de solutions pour la contrer a été soulignée par 97% des enquêtés, qui sont 68% à considérer la rénovation des bâtiments scolaire et des cours de récréation comme des priorités. Ils sont 55% en ce qui concerne la végétalisation de ces dernières. Des solutions portées par la liste, qui propose également des rideaux occultants et ventilateurs en urgence, et dans une optique solidaire, la prise en charge de fournitures.

    L’exemple Mouans-Sartoux

    Sur le périscolaire, les avis sont partagés. 15% des sondés trouvent le tarif trop élevé, et les points de vue sur les activités proposées sont disparates. Certains réclament plus de variété, une meilleure organisation, plus de personnel et surtout, plus de souplesse sur l’inscription. Autant de points avancés par Uni.e.s pour Draguignan, qui veut proposer des activités liées à la biodiversité, et des fruits à chaque goûter.

    Dans la même optique est proposée une grande refonte de la cantine, sur le modèle de la commune de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), pionnière en la matière. Celle-ci s’appuie, depuis 2011, sur un potager municipal pour fournir les écoles en légumes bio, et revendique une cuisine 100% bio depuis 2012, avec 80% de gaspillage en moins et des tarifs selon revenus, à partir de 1 euro. Si les résultats de l’enquête montrent un taux de satisfaction correct (38,7% trouvent les repas bons ou très bons, 46,7% ni bons ni mauvais), près de 77% des parents sollicitent la solution d’une régie bio locale.

    Enfin, l’accès aux centres de loisirs interpelle : l’un des préalables est que les deux parents soient en CDI, ce qui suscite « beaucoup de colère chez les parents », affirme Sébastien Rombeaut, l’un des représentants de la liste, qui précise que « les places sont toutes prises en cinq minutes. C’est un réel problème car ça laisse des gens sans solution. » Seuls 7% des parents se sont inscrits « facilement », 88% voyant l’augmentation du nombre de places comme une priorité. 81% trouvent par ailleurs les activités « moyennes ou médiocres ». « Dans une logique sociale, car il est injuste que des enfants soient privés de loisirs », Uni.e.s pour Draguignan milite pour que chaque enfant soit accueilli, en particulier ceux dont les parents travaillent, et pour des activités liées à l’environnement, en se servant entre autres de la possible future ferme bio locale.

  • Toulon : Aux journées de la réparation, on incite à ne plus jeter ou remplacer

    Toulon : Aux journées de la réparation, on incite à ne plus jeter ou remplacer

    Pendant quatre jours, du 16 au 19 octobre, les Journées nationales de la réparation et de la durabilité des produits ont eu lieu partout en France. Un grand rendez-vous pour encourager les Français à réparer plutôt que remplacer leurs équipements, qui a donné lieu à plusieurs événements dans le Var, comme à l’Amarre, à Toulon. Ce samedi s’y tenait une journée dédiée à la réparation de toutes sortes d’objets (petit électroménager, électronique, vêtements…), encadrée par les bénévoles de ce tiers-lieu participatif lancé il y a quatre ans, et qui s’est doté d’un Repair Café, lieu où chacun peut venir réparer ses objets endommagés.

    Et même si l’association n’a pas besoin de ce cadre pour promouvoir l’idée, « c’est bien de participer à ces journées pour fédérer autour de la réparation », explique Marc Hocdé, secrétaire de l’association et responsable du Repair Café. Ce samedi, un atelier a été installé devant le tiers-lieu. Mais pour les bénévoles, l’objectif n’est pas simplement celui de réparer, mais « de réparer ensemble. Nous sommes bricoleurs, les gens viennent avec leurs objets et nous les aidons », précise le bénévole. Car l’intérêt réside aussi dans le fait de « créer du lien. En général les gens sont ravis, même si on ne répare pas à tous les coups », reconnaît-il, avançant une réussite « de 60% ».

    Halte à l’obsolescence programmée

    Pour bénéficier du service, il faut adhérer à l’association (5 euros pour une adhésion à la journée, 30 pour une adhésion annuelle, et à partir de 1 euro en tarif solidaire). Une modique somme qui offre ensuite accès à l’ensemble des activités de l’association. Parmi les nouveaux adhérents, Sandrine, venue réparer un grille-pain et des vêtements : « Je me suis dit que ce serait plus sympa d’apprendre à réparer moi-même que de confier mes objets à quelqu’un qui incite à acheter du neuf. » Car ceci est fréquent chez les fabricants, qui incitent à l’achat, notamment via l’obsolescence programmée : « Ils créent leurs propres vis, ce qui nous oblige à acheter des outils particuliers. Ils collent, ou font des systèmes de clips indémontables », fustige Marc Hocdé, qui pointe ainsi la viabilité du label QualiRepar, octroyé à des réparateurs pour attester de leur compétence, et qui donne droit à un bonus réparation au consommateur : « C’est super, mais quand les fabricants font tout pour rendre la réparation impossible… »

    Malgré cela, le principe de réparation fait des émules, si bien que le Repair Café a signé un partenariat avec le collège la Marquisanne, où a été créé cette année un champ professionnel Segpa sur la réparabilité. « Il faut lutter contre la surconsommation et pour l’écologie, car un objet réparé n’est pas reconstruit ni jeté. Il y a un double bénéfice. Et ce genre de journée permet de sensibiliser autour de ça », conclut Marc Hocdé.

  • Une dernière danse pour Banksy

    Une dernière danse pour Banksy

    Un succès tel (plus de 60 000 visiteurs) qu’elle joue les prolongations. L’exposition « Banksy, une révolution », initialement programmée du 14 juin au 5 octobre, se poursuit jusqu’au 19 octobre. à l’affiche, 80 œuvres issues de collections privées européennes, dont 40 de Banksy. Un artiste britannique internationalement reconnu, figure mythique et mystique du street art, qui serait âgé d’environ 50 ans et dont l’identité, encore inconnue à ce jour, est sujette à spéculations. Il pourrait s’agir de Robert Gunningham, street artiste originaire de Bristol, ex-colocataire d’artistes ayant travaillé avec Banksy. Ou bien de Robert Del Naja, leader du groupe de trip-hop décolonialiste Massive Attack, ou encore du dessinateur Jamie Hewlett, père de l’univers graphique du groupe Gorillaz.

    Aux côtés de Basquiat, Harring, Madame…

    Avec le pochoir et les bombes de peinture (généralement noire et blanche) comme instruments de prédilection, Banksy réalise, depuis la fin des années 1990, des œuvres engagées sur les murs du monde entier. Prônant l’humanisme, les droits de l’homme, le décolonialisme, l’antimilitarisme et l’anticapitalisme, plusieurs de ses réalisations ont marqué le monde, comme Le jeteur de fleurs ou l’illustre La petite fille au napalm, avec Mickey Mouse et Ronald McDonald lui tenant la main, peintes sur le mur de séparation de Bethléem, en Cisjordanie. Il réalise aussi des peintures pour s’attaquer à la gouvernance mondiale, à la société de consommation et l’ultralibéralisme, pour commémorer les attentats de Paris, le meurtre de George Floyd, soutenir les soignants pendant la pandémie de Covid-19, défendre la cause palestinienne ou encore sensibiliser à la situation des réfugiés. Il apporte une aide financière régulière à ces causes grâce aux bénéfices qu’il réalise.

    L’exposition présente une partie de ses réalisations en les replaçant dans leur contexte historique et social. Mais aussi dans celui du street art, raconté de manière chronologique à travers des figures emblématiques telles que Keith Harring et Jean-Michel Basquiat. Avec une place laissée à des artistes français comme Gérard Zlotykamien, Blek Le Rat, JR, Madame ou encore Invader, pour ne citer qu’eux.

    Entrée 7 euros, 4€ groupes de 10 personnes et étudiants, gratuit pour les enfants.

  • Top 14 : Brex et Gros, les deux locomotives du RC Toulon

    Top 14 : Brex et Gros, les deux locomotives du RC Toulon

    Retombé dans ses travers à Marcel-Michelin face à l’ASM samedi dernier (27-10), le RCT veut repartir de l’avant. Et vite oublier : « J’ai très mal digéré le match. Mais ce qui est important, c’est qu’on reparte. On l’a analysé. Place au prochain. Je n’ai pas envie de revenir dessus », balaye d’un revers de main Pierre Mignoni, qui a visiblement peu goûté à la prestation de ses joueurs. « On est vite passé à autre chose mais la première réunion a été costaude », confirme Jean-Baptiste Gros. « Mais on a fait une bonne semaine avec beaucoup d’énergie, d’enthousiasme. On veut laisser ce match derrière, ça arrive de passer à côté. »

    Gros le « leader », Brex le « régulateur »

    Pour se relancer, la recette est simple : « Il faudra mettre ce qui nous a manqué. Mais pas uniquement ce week end. Si on est en difficulté en conquête, si on manque d’agressivité, c’est pareil tous les week-ends », affirme le pilier international, conscient que le RCT, à l’image de la saison dernière, a aussi pêché (3 cartons jaunes) par son « indiscipline. Ça me dérange un peu. »

    Présent, une fois n’est pas coutume, pour la préparation estivale, le joueur de 26 ans, peu habitué à cette période car habituellement en tournée avec les Bleus « a un peu souffert car la reprise a été dure. Mais c’est en train de payer et de lui faire du bien », décrit Pierre Mignoni. L’Arlésien de naissance, de nature discrète, a aussi pris de l’épaisseur au sein du vestiaire, poussé par son entraîneur : « Il est dans le groupe des leaders. Je me disais que c’était une bonne idée. Il a des choses à dire même si ce n’est pas un gros communicant. Il parle peu, mais il fait », décrit-il, conscient de la chance d’avoir à sa disposition « un pilier international avec ce vécu. »

    Autre joueur d’importance, le centre italo-argentin Ignacio Brex, laissé au repos samedi dernier, recrue estivale qui a déjà conquis la Rade. « C’est un bon relai sur le terrain, avec beaucoup d’expérience, très aimé du groupe. Il communique bien, aide beaucoup les trois quarts. C’est celui qui a été le plus aligné. À lui de continuer, car il n’est pas trop habitué au rythme du Top 14, donc il faut faire attention, avant de partir en sélection. C’est un régulateur en attaque mais aussi et surtout en défense. Il prend de bonnes décisions, il arrive à rattraper des coups à 50-50. Il ne va pas hyper vite mais a un bon sens de l’anticipation », vante Pierre Mignoni. L’intéressé, qui commence déjà à maîtriser le français, dit « se sentir très bien à Toulon ». Jusqu’ici aligné aux côtés de Cowie ou d’Antoine Frisch (lire par ailleurs), l’international italien (46 sélections) connaîtra un nouveau partenaire (Nonu, Sinzelle ou Smaïli) dimanche, ce qui ne le perturbe pas : « Je n’ai aucun problème car j’ai joué avec différents centres en Italie. Je suis ici depuis 3 mois, je peux jouer avec n’importe qui. Ma’a ? C’est mon idole, le meilleur centre de l’histoire, donc j’apprends beaucoup de lui. »

    La tuile pour Frisch
    Gros coup dur pour Antoine Frisch. Indisponible pendant de longs mois la saison dernière à cause d’une fracture du pied, le centre international français (deux sélections), revenu à la compétition en septembre, a rechuté et sera indisponible quatre à cinq mois. « Il va subir une opération du pied la semaine prochaine, le même que la saison dernière. Il est très déçu, car ça arrive lors de sa deuxième saison chez nous, après avoir été poursuivi par les blessures, l’an dernier. On avait fait un choix à l’époque. Ça n’a pas tenu. Il reviendra en mars », indique Pierre Mignoni, qui a annoncé qu’il ne ferait pas appel à un joker, mais qu’il était en revanche toujours en recherche d’un élément supplémentaire pour remplumer sa ligne d’avants.
  • Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Dans l’une des deux salles consacrées à l’exposition des 80 ans du Secours populaire français (SPF), Olivier Masini, membre de la direction de la fédération varoise et bénévole depuis plus de 20 ans, rappelle avec passion le parcours de cette association nationale d’utilité publique.

    Il rappelle sa création officielle le 15 novembre 1945, mais aussi les événements qui ont précédé cette date : « Il faut revenir à 1936, l’année du Front populaire et des congés payés. L’ancêtre du SPF s’appelait alors le Secours populaire de France et des colonies. » Et de préciser : « Il œuvrait déjà pour la solidarité, notamment en 1937 à la frontière espagnole, pour venir en aide aux Républicains fuyant le régime fasciste de Franco. » Dissoute en 1939, l’organisation voit ses responsables entrer en résistance. « Ça a été aussi le cas de notre président du secours populaire, Julien Loprêtre, qui s’était retrouvé – et il ne le savait pas au départ car il ne connaissait pas cette personne-là – dans la même cellule que Missak Manoukian, qui a été panthéonisé l’année dernière. »

    Une riche histoire sur laquelle le SPF continue de s’appuyer « pour faire tomber les barrières de l’enfermement social, de l’indifférence aussi, et lutter contre le rejet de l’autre ». « Avec les actes de racisme et de xénophobie auxquels on assiste aujourd’hui, il est important pour nous de rappeler les valeurs que nous véhiculons », tient à réaffirmer Olivier Masini.

    Parmi les dates importantes mises en avant dans cette exposition, parce qu’elle est fédératrice pour le Secours populaire, 1959 avec la rupture dramatique du barrage de Malpasset, à Fréjus. C’est en effet la première action du Secours populaire français sur le terrain pour porter assistance à des victimes d’une catastrophe naturelle, alors même que la fédération varoise n’était pas encore constituée. Elle le sera en 1968.

    Aujourd’hui, l’association continue de se battre sur tous les fronts et à faire face à l’urgence sociale. Le nombre de personnes accueillies dans ses permanences a presque doublé en quinze ans.

    Une structure engagée sur tous les fronts

    Présent à ce vernissage, l’adjoint à la culture, Yann Tanguy, a évoqué « un acteur incontournable de toute l’aide apportée aux gens qui sont dans le besoin, quelles que soient leurs difficultés. Ça fait partie de l’histoire française et de l’histoire du Var ! ».

    Et de poursuivre : « Par ces temps où les associations sont parfois un peu menacées par les problèmes budgétaires globaux, il est important de les soutenir. Et puis 80 ans, c’est un bel anniversaire ! »

    Plus loin, Magali Brunel, conseillère municipale et tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun, souligne l’importance de ce moment de reconnaissance des problématiques sociales qui, loin de se résoudre, s’aggravent. « Nous avons de plus en plus besoin d’avoir des associations comme ça, engagées au service des plus fragiles et impliquées sur des problématiques qui nous touchent aussi territorialement : logement, alimentation et droit de vivre dignement. » Elle déplore toutefois leur mise en péril croissante, liée au désengagement de l’État.

    En somme, une exposition qui revisite dans le temps et dans l’espace les 80 ans mouvementés d’une solidarité plus que jamais essentielle et inspirante.