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  • Municipales dans le Var : des équipes soudées à gauche qui avancent pour battre campagne et déjouer certains pronostics

    Municipales dans le Var : des équipes soudées à gauche qui avancent pour battre campagne et déjouer certains pronostics

    Dans un département qui a envoyé sept députés RN sur huit à l’Assemblée, la bataille pour la gauche s’annonce extrêmement difficile, inutile de se le cacher. Mais l’âpreté du combat à venir a conduit les forces progressistes du Var à travailler bien en amont, souvent dans l’unité, pour construire, avec les habitants, une alternative crédible à une droite omnipotente en mal de renouvellement et totalement perdue dans un épais brouillard idéologique. Des ambitions qui, aujourd’hui, se traduisent selon les communes par des stratégies diverses.

    à La Seyne, par exemple, l’ancienne cité industrielle a conservé dans sa mémoire une part de cette culture ouvrière faite de lutte, d’émancipation et de conquête sociale, qui l’immunise contre la résignation. Le mandat inachevé de Nathalie Bicais, maire (Les Républicains) empêchée après sa condamnation à cinq ans d’inéligibilité en 2025, a alimenté une grande insatisfaction après beaucoup de promesses non tenues et une guerre de succession fratricide à droite. Avec un centre-ville exsangue, toujours pas de cinéma, plus de piscine et un renouvellement urbain en panne.

    Seule ombre au tableau à La Seyne : la division actée par une partie de la gauche alors que tout le monde prétendait, de long mois durant, construire le rassemblement dans l’unité. Au final, le PS s’est obstiné à vouloir conduire la liste, alors qu’il le faisait déjà dans les principales villes de la métropole comme Toulon, La Garde, Le Pradet… Son candidat, Olivier Andrau, faisant fi des décisions prises au niveau fédéral, a déposé sa candidature et rallié à sa cause Les Écologistes. Quant aux Insoumis, ils ont choisi de faire cavalier seul, provoquant le départ d’une dizaine de leurs membres. Deux listes viennent donc, au final, parasiter celle de « Unie à gauche pour La Seyne », menée par Stéphane Sacco, coordonnateur régional de la Gauche républicaine et socialiste (GRS), et soutenue par GRS, le PCF, L’Alternative pour la république, l’écologie et le socialisme (L’Après) et le Mouvement républicain et citoyen (MRC).

    De l’autre côté de la rade, dans la ville préfecture, la liste « Toulon en Commun », menée par Magali Brunel (PS), compte capitaliser sur la condamnation de l’ex-maire et patron de la droite varoise Hubert Falco (LR puis DVD) et déjouer les pronostics qui donnent l’extrême droite gagnante, grâce à un patient travail mené depuis de longs mois pour créer une dynamique. Même si, là encore, LFI joue contre l’unité.

    Heureusement, la raison l’a emporté dans beaucoup d’autres communes, comme à Hyères, Draguignan ou Fréjus, où la gauche part unie à la bagarre.

  • La gauche invite les Hyérois à devenir acteurs du changement

    La gauche invite les Hyérois à devenir acteurs du changement

    « Forte de mes convictions et de tout ce que j’ai pu accomplir jusqu’à présent, je me sens prête pour attaquer, enfin, cette campagne des municipales 2026 », commence Caroline Moulin (Les Écologistes), « très fière » d’être tête de liste d’« Unis à gauche Ensemble pour un avenir social, démocratique et vertueux », qui rassemble, comme son nom l’indique, l’ensemble des forces progressistes de la cité des Palmiers.

    Sur son implication en politique, l’enseignante de sciences naturelles de 49 ans, en première ligne pour sensibiliser ses élèves au développement durable, explique « avoir cessé d’être inquiète pour l’avenir de [ses] enfants quand [elle a] décidé de passer à l’action ».

    Et de poursuivre : « Il n’est plus temps de laisser les “climato-dénialistes” décider de nos politiques, à l’échelle globale autant qu’à l’échelle locale. L’urgence climatique est là, les inégalités ne cessent de se creuser, l’extrême droite et le fascisme se banalisent. »

    Pour combattre ces dérives, la militante veut, avec ses colistiers, « proposer une autre politique et inciter les personnes qui ne croient plus en la politique à changer d’avis ».

    Passionnée et convaincue, Caroline Moulin se dit portée par les idéaux de solidarité dans lesquels elle s’est construite « grâce à un papa militant communiste » et « portée par [sa] propre expérience de la force collective positive des citoyens quand ils se mobilisent pour lutter ». Son premier combat remontant à la mobilisation de 1995 contre le plan Juppé.

    Et d’insister : « Nous savons que rien ne change sans celles et ceux qui travaillent et font vivre notre ville au quotidien. Hyères ne peut être une ville juste et solidaire si le travail est précarisé, mal reconnu et mal rémunéré. Le respect du travail et de la dignité des salariés sera un des piliers de notre action municipale. »

    Un logement accessible

    Avec un programme s’attaquant, pour commencer, à l’accessibilité au logement afin de permettre à tous de se loger au plus près de son lieu de travail. Mais, aussi, qui propose la mise en place de la gratuité des transports et des cantines scolaires. Sans oublier d’investir pour la culture dans les quartiers, avec également le soutien financier du seul cinéma de la ville, « qui grâce entre autres aux ciné-débats contribue intensément à la vie associative et citoyenne ».

    Il s’agit aussi, reprend Caroline Moulin, de répondre aux besoins des habitants en matière de santé, avec différentes propositions pour rendre les soins plus accessibles.

    Une aide à l’installation d’agriculteurs est également prévue afin de favoriser les circuits courts et d’approvisionner les cantines scolaires de la ville.

    Le tissu économique local fait également partie des préoccupations de l’équipe, avec des aides qui seront apportées aux entrepreneurs et artisans pour le dynamiser et donner les moyens aux acteurs locaux de faire face aux grands groupes.

    Les progressistes ont également travaillé sur une ville plus solidaire, avec des transports en commun adaptés aux besoins réels des habitants selon les quartiers, ainsi qu’une voirie où « les mobilités douces seraient privilégiées, à commencer par le vélo, qui mérite tellement mieux que les aménagements existants ».

    Démocratie vivante

    Un programme qui prévoit également de mieux encadrer le tourisme, qui est un secteur économique important, « pour le rendre plus soutenable et ne pas mettre en péril les ressources en eau et la qualité de vie pendant la haute saison ».

    Caroline Moulin poursuit : « Nous défendrons chaque fois que possible une gestion publique directe des services essentiels, comme l’eau, les transports ou la restauration scolaire, qui ne sont pas des marchandises, mais des biens communs. »

    Une gestion de la ville qui compte également s’appuyer sur une démocratie vivante tout au long du mandat, avec des conseils de quartier dotés de moyens réels, des budgets participatifs et un véritable droit d’interpellation citoyenne.

    Tout un programme.

  • « Renouveau pour Sanary » en appelle au débat public

    « Renouveau pour Sanary » en appelle au débat public

    « Le Premier ministre, menacé de censure, n’écarte pas la possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale et demande au ministère de l’Intérieur d’envisager d’éventuelles élections législatives aux mêmes dates que les municipales », rappelle le candidat de Renouveau pour Sanary, Jean-Pierre Meyer (PCF). La tête de liste des progressistes met en garde contre une telle décision, qui « ne ferait que brouiller d’avantage les enjeux respectifs de ces deux importants scrutins ».

    « Je tiens à exprimer mon total rejet d’une telle solution que rien n’impose », insiste-t-il, en pointant que si elle devait s’appliquer, cela ne ferait que « troubler encore plus la perception que nos concitoyens ont déjà des affaires publiques ». Alors qu’au contraire, « tout devrait être fait pour réconcilier les électrices et les électeurs avec la politique ».

    L’occasion, aussi, d’appeler ses concurrents à la raison en œuvrant en ce sens. Et cela commence par « s’attacher à ne pas transformer les campagnes électorales en batailles de chiffonniers ». C’est-à-dire, « en respectant des règles éthiques, en favorisant les confrontations d’idées et non les invectives ».

    C’est à ces fins, que « Renouveau pour Sanary » propose que soit organisé, pourquoi pas au théâtre Galli, un débat public qui rassemblerait les six prétendants à la mairie, afin de confronter les points de vue de chacun sur la meilleure gestion de la ville.

  • La Garde : l’union la plus large possible pour battre l’extrême droite

    La Garde : l’union la plus large possible pour battre l’extrême droite

    Dans ses vœux pour 2026, Yves Pellegrino, secrétaire de la section du PCF de La Garde-Le Pradet, est revenu sur le contexte international en dénonçant le comportement impérialiste du président des États-Unis.

    Et de pointer, plus globalement, « un nouvel ordre » guidé par « un libéralisme fascisant » présent déjà dans de nombreux pays. Avec une extrême droite montante qui exacerbe les peurs, le repli sur soi et donc « le rejet de l’autre » quel qu’il soit. Tout cela en jouant sur les divisions, du salarié contre le chômeur ou de la campagne contre la ville.

    « Apporter des réponses »

    « À chaque crise profonde, une même logique revient : trouver un bouc émissaire », rappelle Yves Pellegrino. Ce qui se traduit par irruptions brunes qui ne sont pas dues au hasard, mais par un mécanisme de survie du système libéral qui s’emploie à rediriger la colère des peuples vers d’autres cibles que lui-même.

    L’occasion de cibler entre autres Nicolas Salsou, l’ancien directeur de cabinet du LR Jean-Louis Masson, qui brigue aujourd’hui le poste de maire de La Garde avec l’investiture du Rassemblement national, en tentant comme ailleurs de mettre au second plan ce soutien pour ratisser large. « Les portraits de Jordan Bardella et Marine Le Pen, sur son compte Facebook, ne laissent pas place à l’ambiguïté », insiste Yves Pellegrino.

    « Les communistes ont choisi le rassemblement le plus large pour battre l’extrême droite dans nos villes de La Garde et Le Pradet », ajoute-t-il. Et de conclure : « La meilleure façon de mettre en échec le RN et ses alliés, c’est d’apporter des réponses aux attentes du monde du travail et aux citoyens, que ce soit en matière de logement, de santé ou de pouvoir d’achat. »

  • [Entretien] Simon Babre : « Faire de la prévention des risques une force naturelle »

    [Entretien] Simon Babre : « Faire de la prévention des risques une force naturelle »

    La Marseillaise : Le fil rouge de vos vœux pour 2026, c’est la prévention…

    Simon Babre : Alors, ça peut comme ça sembler un peu bizarre, mais je mesure, depuis que j’ai pris mon poste il y a sept mois, l’extrême acuité des risques naturels. On a fait le décompte, l’année dernière en 2025 : le Var a été décrété par Météo France 100 fois en vigilance jaune et 9 fois en vigilance orange, ce qui représente un tiers de l’année. Donc, nous avons passé collectivement un tiers de l’année en vigilance décrétée par Météo France. Nous avons eu les crues du 20 mai 2025, qui sont les plus graves que nous avons eues l’an dernier, avec trois morts au Lavandou, où il est tombé 255 mm en 3 heures. Vu la hauteur des flots à Cavalière et la force des courants, aucun ouvrage de prévention du type de ceux qu’on fait dans les programmes d’action de prévention des inondations ne serait pertinent. Et la seule solution, sous réserve de confirmation d’une étude qui est en œuvre, ce sera de déplacer les maisons.

    Pourtant, la rivière est longue de 1 800 mètres seulement. Donc, pour moi, c’est un peu le paroxysme de la crise climatique et de ce à quoi il va falloir qu’on travaille, même si on a déjà fait plein de choses. L’objectif est de faire de la prévention des risques une force naturelle, comme devaient l’annoncer nos cartes de vœux.

    Vous dites que l’on est en train de changer d’échelle…

    S. B. : L’année 2025 confirme l’idée qui n’est pas nouvelle, mais qui s’installe petit à petit dans les esprits, en tout cas dans l’esprit des décideurs publics, qu’on change de monde, qu’on change de dimension en matière de dérèglement climatique. J’ajoute à ça l’érosion côtière, le fait que le Var est le département le plus concerné de France, en tout cas de l’Hexagone, par l’érosion côtière. Mais également les 180 départs de feu qu’on a eu cet été dans le Var, qui fort heureusement ont été très vite jugulés. Cela conduit à considérer que nous avons des risques maximums et que le dérèglement climatique les accentue. Qu’on est aux avant-postes en France hexagonale sur l’impact et les conséquences de ces risques et qu’il nous faut absolument jouer collectif et faire toujours plus en matière de prévention.

    Concernant les départs d’incendie, comment lutter efficacement ?

    S. B. : Plus que jamais, la priorité doit être donnée aux obligations légales de débroussaillement (OLD). Mais nous ne sommes qu’à 30% de mise en œuvre des OLD en moyenne, chaque année, dans le département. J’aimerais qu’en 2026, on réfléchisse, avec tous les acteurs du département, à réconcilier mise en œuvre de ces OLD, dans un des départements les plus boisés de France, et la valorisation de la ressource bois. D’autant qu’on a des usines de production d’électricité qui utilisent la biomasse et qui ont en ce moment des difficultés à trouver de la ressource bois. Le prix de la ressource bois augmente, alors même que le prélèvement reste plus ou moins stable. Cela pourrait même permettre d’intéresser les propriétaires financièrement à réaliser leurs obligations de débroussaillement.

    Je suis également un fervent partisan des coupures agricoles, c’est-à-dire remettre des cultures dans ce que l’on a cartographié comme des couloirs de feu. Créer ces coupures agricoles avec des espèces cultivées plus résistantes à l’incendie que notre forêt méditerranéenne classique, c’est une voie d’avenir. On a trois ou quatre demandes d’autorisation à l’instruction aujourd’hui dans le Var.

    En matière de transports, comment se dessine l’avenir du Var ?

    S. B. : Dans les grands projets qui me semblent très porteurs pour le département, je citerai la LNPCA [Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur, Ndlr], avec tous les investissements qui vont s’amplifier et la promesse qui sera bientôt concrétisée d’un train par quart d’heure entre Saint-Cyr et Carnoules, et qui va faire de la voie ferrée la colonne vertébrale des transports publics dans le département. Avec, ensuite, tous les projets d’intermodalité qui vont s’organiser autour. Là un BHNS (Bus à haut niveau de service), je rappelle que l’État a versé 40 millions d’euros pour le BHNS de la Métropole de Toulon, ailleurs des voies de covoiturage. Ici, des bus, ailleurs des pistes cyclables. Et tout ça va prendre place dans une stratégie qui sera labellisée, qu’on appelle le Serm, le Service Express Régional Métropolitain. Et ce sont plus de 600 millions d’euros qui sont prévus dès lors que nous aurons la labellisation pour révolutionner la mobilité dans le département.

    Concernant la pénurie de logements sociaux, 2026 marquera l’année du bilan triennal. Allez-vous, comme votre prédécesseur, adopter une politique de fermeté ?

    S. B. : En la matière, l’année 2025 est plutôt très bonne, puisqu’on a labellisé, du côté des services de l’État, 2 212 logements sociaux, ce qui est un record depuis 8 ans. Ça a toujours été une politique constante de l’État et du représentant de l’État dans le département. Et je ne varie pas par rapport à mon prédécesseur, ni par rapport à ceux qui l’ont précédé. Produire du logement social reste une des priorités essentielles qui devraient être celles des pouvoirs publics, quels qu’ils soient, sur tout le département. Ce qui a changé la donne, c’est qu’en 2025, on a décidé de réconcilier cette injonction de production de logements avec d’autres enjeux, de sobriété foncière notamment et d’usage du foncier qui soit adapté à ce qu’est le Var. Et c’est le préfet de région qui a pris cette décision. Il a dit : en fait, les aides à la pierre, qui sont l’outil d’action de l’État pour favoriser la création de logements sociaux, directement versées aux bailleurs sociaux, au lieu d’être calculées forfaitairement par type de logement, vont être majorées lorsque l’on est face à des opérations de réhabilitation, restructuration, destruction, reconstruction. Et on est passé d’une aide qui était à 8 000 euros à une aide qui est à 35 000 euros pour un T2, dès lors que le T2 prend place dans un ensemble réhabilité, donc sans consommation ni d’espaces naturels, ni d’espaces agricoles. Donc, on a des friches urbaines, on a des friches commerciales, on a des maisons de village qui sont abandonnées, on a des taux de vacances dans chacun des villages du Var entre 5 et 7%. Et donc il y a moyen d’intéresser les acteurs du logement à faire de l’acquisition réhabilitation, plutôt que de continuer comme avant, c’est-à-dire d’entropiser des surfaces vierges.

    Cela va-t-il suffire ?

    S. B : Alors il faudrait qu’on ait pendant 5 ans ce rythme qui se maintienne pour qu’on arrive à diminuer les files d’attente et à faire que les plus nécessiteux de nos concitoyens puissent trouver plus rapidement des logements sociaux.

    Dans cette année d’élections municipales, après les différentes plaintes mettant en avant des fraudes supposées à Toulon dans le quartier de la Beaucaire en 2021, comment garantir cette fois l’entière honnêteté du scrutin ?

    S. B : C’est la responsabilité des services de la préfecture d’être un des acteurs majeurs de la sincérité du scrutin. Par les règles qui sont rappelées aux organisateurs du scrutin municipal que sont les mairies. Par les commissions de recours qui sont aussi organisées par la préfecture avec la présence de magistrats. La fraude est intolérable en la matière car c’est notre constitution démocratique en elle-même qui est remise en cause. Je suis très déterminé à ce que l’équité dans le scrutin puisse être absolument respectée. Depuis que je suis arrivé, on a instauré une lettre numérique qui, tous les quinze jours, est adressée aux maires. C’est pour nous un des outils majeurs de diffusion des règles à tous les maires qui vont organiser l’élection. J’ai l’occasion d’en rencontrer de différentes sensibilités qui viennent me faire part de leurs craintes. L’occasion de leur rappeler, par exemple, que la présence de scrutateurs dans les bureaux de vote est absolument essentielle. Et qu’il y a des règles de base de fonctionnement d’un bureau qui doivent être répétées à ceux qui président, à ceux qui scrutent, à ceux qui sont observateurs dans les bureaux de vote, et dont la discipline est la garantie fondamentale de la sincérité du scrutin.

  • Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    « Elle est porte-parole du RN à l’assemblée. Et à Toulon, elle joue un jeu bizarre en faisant campagne sans étiquette. Quelle tartufferie ! Qui la soutient ? Le RN. Et qui soutient le RN ? Bolloré, Trump, Poutine », dénonce l’acteur, qui voit en Josée Massi « une femme intègre, qui a une vraie vision pour Toulon. Elle peut être très utile pour l’unité de sa ville, pour ne pas qu’elle sombre dans le communautarisme ». Il annonce qu’il fera « du porte-à-porte » pour la soutenir, et voit même la possibilité de compléter sa liste comme une « éventualité ».

    Il regrette aussi le soutien de son « ami » Hubert Falco à Michel Bonnus, dont « le problème est sa proximité avec Retailleau. [Falco] a eu tort de le faire, je lui ai dit. Il a fait du beau travail, mais dans sa douleur de ne plus être au pouvoir, il peut faire des erreurs ».

  • Une victoire qui a un goût d’inachevé pour les supporters du RCT

    Une victoire qui a un goût d’inachevé pour les supporters du RCT

    Dans un stade Mayol plein à craquer, les supporters rouges et noirs se sont fait clairement entendre. Assez silencieux lors de la première demi-heure, suite au jeu assez morne produit par les hommes de Pierre Mignoni, ils ont ensuite joué à merveille leur partition pour soutenir les offensives varoises. « La première mi-temps était un peu catastrophique. On a été directement pris d’assaut par les Irlandais. On peut même dire qu’on a été sous l’eau », déplore Tino, jeune supporter très déçu du manque d’impact physique des Toulonnais. Ces derniers ont nettement été dominés sur ce point là. « On a été beaucoup trop imprécis. Un faux rythme s’est installé, il va falloir que l’on arrive à enchaîner du temps de jeu et conserver le ballon pour aller les mettre à mal. Parce qu’on joue leur jeu », confirme Estéban Abadie à la mi-temps au micro du diffuseur.

    Patron Ollivon et Serin-dépendants

    Une domination qu’a particulièrement mal vécu Patrice, fervent passionné du RCT depuis toujours. « On a fait beaucoup trop de fautes de main. C’est le gros point négatif de cette équipe depuis le début de la saison. Il faut que l’on trouve le moyen de corriger ça, parce qu’on se tire nous-mêmes une balle dans le pied », souligne l’ancien éducateur dans un club à Porto-Vecchio en Corse, agacé par les sarcasmes de son ami toulousain présent avec lui dans les tribunes de Mayol. Au-delà du collectif, les supporters retiennent une excellente prestation de Charles Ollivon. « Il a montré qu’il est le patron », martèle Sophie, sous les yeux d’une vague d’Irlandais qui lui ont donné raison. « C’est vraiment un joueur brillant, c’est le genre de joueur que l’on veut à Munster », lance Tim, qui ne manque jamais un match de l’armée rouge. Si le capitaine varois s’est brillement illustré, l’absence de Baptiste Serin – capable de débloquer n’importe quelle situation grâce à sa créativité et sa vision du jeu – s’est cruellement faite ressentir. « On est devenus Serin-dépendants », lâche Thomas, qui n’est d’ailleurs pas serein pour la quatrième et dernière journée de poule sur le terrain de Gloucester, samedi prochain (à 21h), qualificative pour la phase finale de Champions Cup. « En manquant l’obtention du bonus offensif, on est contraints de gagner là-bas. Et vu le nombre de blessés que l’on a, ça s’annonce compliqué », poursuit-il avec un certain pessimisme.

  • Champions Cup : même s’il a raté le bonus, le RC Toulon se satisfait de l’essentiel

    Champions Cup : même s’il a raté le bonus, le RC Toulon se satisfait de l’essentiel

    Dans une poule B de Champions Cup plus qu’indécise à l’abord de cette 3e journée, la donne était simple pour le RCT : il fallait l’emporter à Mayol, face au Munster, pour ne pas se trouver en difficulté avant le déplacement à Gloucester samedi prochain. Si l’essentiel a été assuré, la manière reste à revoir, et la fin de match laisse un sentiment mitigé malgré les motifs de satisfaction.

    Dans un début de rencontre joué sur un faux rythme, les 30 premières minutes toulonnaises pouvaient se résumer en un mot : indigentes, entre imprécisions, indiscipline – offrant à Crowley les 6 premiers points sur pénalité (17e, 32e) – et fautes de main qui auraient pu coûter cher sans un retour salvateur de Dréan sur un ballon perdu dans les 22 mètres irlandais et tapé à suivre par le Munster (23e). Le symbole d’une certaine fébrilité ? « Non, ce n’est pas le bon mot », affirme Pierre Mignoni. « On était dominant, mais on a voulu aller beaucoup trop vite. On est tombé dans ce piège pendant 30 minutes, après on a pu alterner. On a été beaucoup plus entreprenant qu’eux, mais on a fait six en avant en première, c’est beaucoup trop. »

    Maladresses et mauvais choix, à l’image d’une situation de supériorité à 5 mètres de l’en-but mal négociée par Ribbans, qui préférait y aller seul et était sanctionné pour avoir rampé, alors que le Munster évoluait à 14 (38e). Mais heureusement, dans la foulée, Marius Domon, homme du match (1 essai, 2 pénalités, 3 transformations), parvenait à s’infiltrer dans la défense irlandaise pour donner l’avantage au RCT à la pause (7-6, 40e). « Il a prouvé maintes fois son niveau et qu’on avait besoin de lui. Il a été parfait sur sa couverture et au pied », salue Esteban Abadie.

    Une fois n’est pas coutume, les hommes de Mignoni faisaient même fructifier leur supériorité grâce à Ben White (14-6, 44e). Et si le Munster réagissait immédiatement par Nash, qui ramenait l’écart à un point (14-13, 46e), rappelant le RCT à son agaçante propension à flotter après avoir planté, Dréan, sur un superbe par-dessus, ne tardait pas non plus à redonner de l’air aux Rouge et Noir (21-13, 50e). « C’était bien mieux en deuxième. En première, dans les rucks, on consommait trois joueurs, eux n’en consommaient qu’un ou deux, donc ils étaient en surnombre et on n’arrivait pas à casser la ligne. Mais après, on a fait des choses bien meilleures », commente Pierre Mignoni. « On a dû prendre de la profondeur. Ça ne marchait pas forcément mais les espaces étaient là donc il fallait continuer à jouer et en deuxième, ça a plus payé », complète Marius Domon.

    La fin de match laissera un sentiment mitigé. Après avoir sécurisé trois points de plus sur une pénalité de Domon, alors qu’on s’attendait à une pénaltouche pour aller chercher le bonus – « On était à 14, on voulait faire tourner le chronomètre », justifie l’intéressé – les Varois ont vu leurs adversaires fondre sur eux sur un essai d’O’Donoghue (68e), puis leur passer devant quatre minutes plus tard grâce à Farrell (24-25). Mais ils ont vite repris le lead sur une ultime pénalité de Domon (76e). Et auraient même pu glaner le bonus sur une dernière phase durant laquelle ils ont eu plusieurs occasions d’aplatir, en vain.

    Pierre Mignoni : « Je veux rester positif »

    De quoi laisser un goût amer aux supporters, pas tellement partagé par l’entraîneur toulonnais et ses hommes. « Il y a deux ans on avait perdu contre cette équipe, qui était assez similaire. Aujourd’hui on a été bien meilleur, même s’il y a plein de choses à redire. Mais dans cette période difficile, je veux rester positif. On aurait pu prendre le bonus, mais il fallait d’abord gagner. Je ne pense pas que ce point changera beaucoup de choses. On va jouer un vrai 16e de finale à Gloucester », se projette Pierre Mignoni. « On a réussi à rester calme et confiant », plussoie Esteban Abadie. « On a cette force à domicile depuis deux saisons qui fait qu’on est quasiment invaincus. On a du mal à l’avoir l’extérieur, c’est sur ça qu’on doit progresser. » 3e de sa poule, le RCT serait inspiré de faire taire cette rengaine samedi prochain, pour optimiser ses chances de bien figurer dans cette Champions Cup.

    RC Toulon 27 (7)

    Munster 25 (6)

    3e journée de Champions Cup

    Stade Mayol (16 776 spectateurs)

    Points : 3 E Domon (39e), White (45e), Dréan (50e) ; 3 T Domon (39e, 45e, 50e) ; 2 P Domon (65e, 76e) pour le RCT ; 3 E Nash (48e), O’Donoghue (68e), Farrell (72e) ; 2 T Crowley (48e, 72e), 2 P Crowley (17e, 32e) pour le Munster.

    Avertissements : Abadie (58e), Ollivon (68e) pour le RCT ; Beirne (37e), Nankivell (55e) pour le Munster

  • Var : un ouvrage sur « le communisme en acte »

    Var : un ouvrage sur « le communisme en acte »

    Avant de présenter son nouvel ouvrage Communisme en acte, le penseur militant varois André Prone revient sur « l’actualité récente qui marque un tournant brutal ». Il montre comment « l’enlèvement d’un chef d’État d’un pays souverain, l’aggravation des conflits armés, la remise en cause ouverte du droit international et l’accélération de la catastrophe écologique et sociale », sont autant d’élément qui indiquent que « nous sommes entrés dans une phase de bifurcation historique ». Une phase, insiste-t-il, « où la violence impériale ne parvient plus à masquer la crise profonde du capitalisme néolibéral, ni son incapacité à garantir un avenir désirable à l’humanité ».

    Une réalité en construction

    C’est donc face à cette situation qu’il a souhait apporter sa réflexion qui ne se contente pas de dénoncer l’ordre existant mais met en évidence « ce qui est déjà là, ce qui résiste, ce qui s’invente ». Et cela au travers des luttes collectives, des formes de travail émancipé et des pratiques de démocratie réelle et de coopération qui incarnent, dès aujourd’hui, une alternative crédible au capitalisme. De quoi ne pas se satisfaire d’un hypothétique avenir radieux mais de reprendre confiance en la lutte en apportant, dès aujourd’hui, sa pierre au changement en cours.

    C’est tout l’enjeu de son livre Communisme en actedésaliénation du travail et contre-culture politique, préfacé par le sociologue Bernard Friot. « Je suis parti d’une conviction simple mais radicale que le communisme n’est pas une promesse abstraite ou un horizon lointain, mais une réalité en construction, dès lors que les peuples interviennent, s’organisent et reprennent prise sur leur travail, leur production et leur vie », explique-t-il.

    Et de poursuivre : « À l’heure où l’on voudrait nous faire croire que la force brute, la guerre économique et l’autoritarisme sont les seules réponses possibles à la crise du monde, ce livre affirme l’inverse : d’autres chemins existent, ici et maintenant, portés par celles et ceux qui refusent la résignation et l’aliénation. »

    Cet ouvrage s’adresse donc à tous ceux qui cherchent une espérance lucide et surtout des perspectives concrètes pour l’action collective. Et André Prone de rappeler : « Plus que jamais, l’intervention consciente des peuples est décisive. » De quoi donner envie de se lever et résister.

  • Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Ayant réussi le pari de réunir un large spectre de la gauche (PCF, LFI, PS, Les Écologistes, l’Après), Fréjus Riposte formalise désormais son projet politique à un peu plus de deux mois des élections municipales. Sa tête de liste a été désignée par les colistiers et présentée samedi : il s’agit de Christine Romano, militante PCF, retraitée de la Poste, et présidente de l’UL CGT Saint-Raphaël-Fréjus depuis vingt ans (poste qu’elle va céder à Cathie Klink, aussi membre de Fréjus Riposte).

    Forte de son engagement de longue date, elle est habituée aux campagnes électorales après s’être présentée aux élections départementales de 2021 dans le canton de Fréjus. Elle en a (re)précisé les contours, déjà exposés en novembre lors de la présentation de la liste. Première motivation : reprendre la ville au RN et à David Rachline, qui la dirigent depuis 2014. « Le RN se dit proche de la population mais n’hésite pas à voter contre l’augmentation du Smic et contre la taxe Zucman. Il défend les catégories les plus favorisées contre le reste de la population », dénonce Christine Romero, qui ne manque pas de rappeler le bilan du maire actuel, « impliqué dans des affaires de prise illégale d’intérêts [il a été jugé en septembre, verdict attendu le 27 janvier, Ndlr.] et favoritisme [jugement le 22 septembre, Ndlr.] ».

    L’écologie en « fil rouge »

    Christine Romano et Fréjus Riposte promettent ainsi une rupture vis-à-vis de la municipalité actuelle. Tout d’abord sur l’aspect démocratique, « en faisant des citoyens des co-concepteurs de la politique municipale. Nous organiserons l’intervention populaire via le droit de pétition, un budget participatif… ». L’écologie sera le « fil rouge » des politiques municipales, notamment sur le logement, « avec la création de 3 000 logements sociaux manquants, avec des matériaux durables, des espaces verts et des services », et l’abandon du projet d’hôtel 4 étoiles à la Base Nature, « qui doit rester réservé à l’usage exclusif de la population », pointe Christine Romano.

    Parmi les projets énoncés par Fréjus Riposte, la création d’une « maison médicale avec du personnel salarié, donc sans dépassement des honoraires », tout en « défendant et améliorant l’hôpital public ». La sécurité sera « assurée en priorité par la police nationale, mais aussi avec des médiateurs, des espaces de dialogue appuyés notamment par la police municipale ». Une politique de transport ambitieuse avec « des navettes pour les villes périphériques et les transports municipaux, la création de pistes cyclables et la mise à disposition de vélos ». L’éducation sera, enfin, un axe prioritaire, avec « la mise en valeur du patrimoine de la ville, une cuisine centrale alimentant les cantines scolaires en produits bio, et l’ambition de faire de Fréjus une ville universitaire », soutient Christine Romano, qui compte aussi « mettre en place des centres sociaux, notamment dans les quartiers de Villeneuve, de l’Agachon, de la Gabelle, que le maire avait supprimés dès son élection ».