Tag: Var

  • [Rétrospective politique 2025 2/2] Le pays s’enfonce dans l’instabilité

    [Rétrospective politique 2025 2/2] Le pays s’enfonce dans l’instabilité

    La campagne des municipales ne se lance que timidement

    C’est un travail souterrain de préparations, de négociations, qui au fil de l’année commence à émerger au grand jour. Après de premières annonces au moment des vœux de janvier à la population, les déclarations de candidatures se multiplient depuis la rentrée politique et le mois de septembre.

    Partout dans la région, l’extrême droite se sent pousser des ailes après la percée des dernières législatives, face à des maires pourtant bien installés. Dans les Bouches-du-Rhône, elle s’efforce de débaucher à droite et de briser le barrage républicain comme elle l’a fait à Marseille, où le député RN de Marignane Franck Allisio s’est déclaré à Marseille, le 16 juin. À Toulon, après la gestion désastreuse du FN, la députée à la prose pro-OAS Laure Lavalette qui croit en sa chance, face à une droite divisée après l’inéligibilité de Hubert Falco entre le sénateur LR Michel Bonnus et la maire (SE) Josée Massi qui n’a pas encore pris sa décision.

    Face à la menace de l’extrême droite, la gauche tente de présenter un front uni. Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche a annoncé un accord historique le 19 décembre, espérant poursuivre son travail comme à Martigues, Port-de-Bouc, ou reprendre d’autres villes comme Arles avec Nicolas Koukas (PCF), Aubagne avec Jean-Pierre Squillari (DVG), quand Marc Pena (PS) se relance à Aix. À Avignon, aucun candidat naturel ne se présente pour succéder à Cécile Helle.

    La plupart du temps, cette gauche unie doit composer sans les insoumis. C’est ainsi le cas à Marseille où le député Sébastien Delogu a rallié des dissidents écologistes. Mais dans un contexte national plus qu’incertain, la campagne prend difficilement, certains réservant leur candidature pour le mois de janvier, à l’image du maire (DVG) de la ville, Benoît Payan.

    1er septembre : début de la période de réserve pré-électorale

    1er septembre. Début de la périodede réserve pré-électoraleLes collectivités n’ont pas manqué de faire leur promotion dans leurs bulletins à la fin de l’été. Depuis le 1er septembre, la période de réserve pré-électorale est en effet ouverte, les dépenses de campagne devant être enregistrées, et les municipalités ont été nombreuses à verrouiller leurs réseaux sociaux par prudence. Sansque pour l’instant le début public ne s’installe encore vraiment.

    Y.S.

    31 mars : inéligibilité pour Marine Le Pen

    Marine Le Pen est condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et quatre ans de prison dont deux ferme avec bracelet électronique, et 100 000 euros d’amende, par le tribunal correctionnel de Paris.

    Les juges ont reconnu la mise en place d’un « système » organisé et centralisé, de 2004 à 2016 au parlement européen, pour dépenser de façon « intégrale » les enveloppes financières des assistants. Les détournements sont estimés entre 3,2 et 4,1 millions d’euros. La cheffe de l’extrême droite française et ses partisans voient rouge et dénoncent des pratiques « réservées aux régimes autoritaires » et un État « de droit totalement violé ». Le procès en appel est prévu du 13 janvier au 12 février 2026.

    Ch.C.

    Et aussi

    4 février. L’affaire Bétharram éclate

    Une affaire tentaculaire, révélée au grand public le 4 février par Mediapart qui va ébranler le passage de François Bayrou à Matignon. Durant six décennies, des violences physiques et sexuelles ont été perpétrées au collège-lycée catholique de Bétharram. Plus de 200 plaintes ont été déposées. Une commission d’enquête parlementaire créée en réaction note un « défaut d’action » de Bayrou quand il était ministre de l’Éducation. Plusieurs de ses enfants avaient été scolarisés à Bétharram et sa femme y enseignait le catéchisme.

    21 octobre. Sarkozy écroué

    Un président qui passe 20 jours en prison, c’est historique. Reconnu coupable d’association de malfaiteurs pour avoir sciemment laissé ses collaborateurs rencontrer, à Tripoli, un dignitaire du régime de Mouammar Kadhafi dans le but de financer illégalement sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a été condamné le 25 septembre à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt à effet différé et exécution provisoire. Un passage express en cellule dans des conditions particulièrement avantageuses.

    8 mai. 80 ans de la victoire

    La France a célébré le 8 mai les 80 ans de la victoire des forces alliées sur l’Allemagne nazie qui a capitulé sans conditions, entraînant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Des célébrations se sont tenues dans tout le pays, parfois en présence des derniers survivants et témoins directs de cette terrible guerre. Un devoir de mémoire plus que jamais nécessaire à l’heure où les héritiers du fascisme sont au pouvoir, en Italie et en Hongrie, pour ne citer qu’eux.

    13 novembre. Les 10 ans des attentats

    La France a commémoré les attentats terroristes du 13 novembre 2015, où 130 personnes ont été tuées. Ces attaques visant le Stade de France à Saint-Denis, les terrasses de cafés et de restaurants parisiens et la salle de concert du Bataclan, ont été perpétrées par trois commandos islamistes et revendiquées par l’organisation terroriste Daesh (État islamique). Et ce, quelques mois après la série d’attentats de janvier 2015, dont celui contre Charlie Hebdo, qui ont fait 17 morts.

    9 octobre. Badinter panthéonisé

    Le grand avocat et ancien garde des Sceaux Robert Badinter, mort en février 2024, entre au Panthéon le 9 octobre. Cette date correspond à l’anniversaire de l’abolition de la peine de mort dont il est considéré comme le « père », entrée en vigueur en 1981. Le combat de toute une vie. Il a également œuvré à ce que l’homosexualité soit dépénalisée en 1982.

    L.Pi.

  • [Rétrospective 2025] Extrême droite, toujours haineuse

    [Rétrospective 2025] Extrême droite, toujours haineuse

    Hichem Miraoui, nouvelle victime du racisme

    Samedi 31 mai 2025, 22h30. Hichem Miraoui, coiffeur immigré tunisien âgé de 45 ans et domicilié depuis plusieurs années à Puget-sur-Argens, est en visioconférence avec sa famille restée au pays. Ils ne le savent pas encore, mais ce sont les derniers mots qu’ils échangent. Dans quelques secondes, le racisme va une nouvelle fois tuer, un mois après l’assassinat d’Aboubakar Cissé dans une mosquée du Gard.

    Et le racisme a un nom : Christophe Belgembe, 53 ans, voisin d’Hichem Miraoui, qu’il insultait et menaçait régulièrement de mort. Ce soir-là, il se rend chez lui et l’abat de cinq balles. Un geste qui semble prémédité : témoins et proches affirment que le meurtrier était animé d’une haine marquée envers les immigrés, en particulier les musulmans, qu’il partageait ouvertement sur les réseaux sociaux. Il y affirmait aussi, régulièrement sa sympathie pour le Rassemblement national. Et son comportement ce soir-là ne laisse aucune place au doute : avant sa cavalcade meurtrière, Belgembe tire un coup de feu dans son domicile et profère des menaces racistes dans une vidéo publiée sur les réseaux. Après son passage à l’acte, il en publie une autre, dans laquelle il affirme vouloir « que la peur change de camp », dans un amalgame aussi raciste que paranoïaque.

    Des réactions officielles qui se sont fait attendre

    Sa compagne, qui a prévenu la police, affirme également qu’il ne supportait pas la présence de tous les travailleurs étrangers de son quartier. Preuve par l’acte : après avoir tué Hichem Miraoui, il s’en prend à d’autres immigrés, dont Afik B., un jeune Turc de 25 ans, que Belgembe traque puis blesse par balle, à la main. Un mobile xénophobe auquel le contexte ambiant, empreint d’une islamophobie décomplexée, appuyée par les propos anti-voile de Bruno Retailleau alors ministre de l’Intérieur, n’est sûrement pas étranger. Il a d’ailleurs fallu près de 48 heures pour que ce dernier réagisse. Le maire de Puget-sur-Argens, lui, « ne veut pas réagir. On est en réunion de crise pour un autre dossier important », nous disait-on. Le dossier en question ? L’installation de gens du voyage sur le terrain de football communal.

    Belgembe, lui, réfute le caractère raciste de ses actes et plaide le coup de folie et l’alcoolémie. Il a été mis en examen le 5 juin pour « assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, motivés par la race, la religion ou l’origine ». Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête, la 20e depuis 2017 concernant des faits liés à des idées d’extrême droite, mais la première pour une affaire d’assassinat.

    8 juin : deux marches blanches à Puget-sur-Argens et à Marseille

    Une semaine après l’assassinat d’Hichem, plusieurs centaines de personnes, dont des responsables politiques, se sont réunies à Marseille pour lui rendre hommageet demander justice à travers une marche blanche. Une seconde a eu lieu l’après-midi, au départ de son salon de coiffure, à Puget-sur-Argens, où l’émotion était palpable. 1 600 personnes y ont pris part.

    Ad.B.

    7 octobre : mobilisés contre l’emprise Stérin

    Devant la salle de spectacle du 6MIC, le 7 octobre, une foule de citoyens, d’associations et de syndicats a poussé l’organisation de la Nuit du bien commun à se replier. La tenue de l’événement, lié au milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin, a suscité une vague d’indignation. « Notre mot d’ordre était : pas de Stérin au 6MIC : mission réussie », se félicitait Catherine Le Coq, de la CGT Spectacles. Le 17 novembre, devant l’Arena, une mobilisation similaire s’est tenue contre la programmation du spectacle Notre Dame de Pierre, lui aussi soutenu par Stérin.

    E.B.-G.

    25 avril : crime raciste à La Grand-Combe

    Aboubakar Cissé, 22 ans, étudiant d’origine malienne, poignardé à mort dans la mosquée de La Grand-Combe. L’assassin, un jeune homme obsédé par l’idée de tuer, a ciblé au hasard ce fidèle en pleine prière. Cinquante-sept coups de couteau, filmés, partagés. L’horreur. Il sera arrêté en Italie.

    Le choc dépasse les frontières du Gard. Le vendredi 2 mai, 700 fidèles se recueillent dans la mosquée Khadidja, où le drame s’est produit. Le même jour, à Nîmes, un rassemblement silencieux se tient devant la Maison Carrée. À Montpellier, une cérémonie d’hommage est organisée par la mairie. À Paris, près de mille personnes défilent, aux côtés d’Assa Traoré et de SOS Racisme, pour dénoncer l’islamophobie et réclamer justice. Les avocats de la famille, eux, demandent une requalification en assassinat terroriste. L’enquête est toujours en cours.

    A.J.

    Deux identitaires condamnés pour racisme

    En mars, le tribunal d’Avignon a reconnu coupables d’agression deux militants identitaires, dont l’un pour propos racistes, contre le maire isérois de Péage-de-Roussillon et sa famille.

    Le 27 mars, le tribunal judiciaire a condamné deux militants identitaires, épilogue d’une affaire entamée près d’un an et demi plus tôt. En décembre 2023, André Mondange, maire (PCF) de Péage-de-Roussillon, et sa famille se trouvaient, à titre privé, dans un bar avignonnais lorsqu’une bagarre éclata. Le visage tuméfié de l’édile s’est ensuite retrouvé à la Une. Finalement, la justice n’a pas reconnu la circonstance aggravante de statut du maire dans son jugement.

    Les deux prévenus, proches de la mouvance ultra-droite, avaient également engagé des poursuites contre le maire et sa famille mais ont été déboutés. La justice reconnaît donc comme seules victimes, André Mondange ainsi que sa fille et sa nièce. Hugo H., est jugé coupable d’agression, mais également d’avoir proféré des insultes à caractère raciste, à l’encontre de la fille métisse de l’élu. Il a été condamné à un an de prison avec sursis et 1 200 euros d’amende. Il devait verser respectivement 3 000 euros à la nièce du maire pour lui avoir porté un coup de bouteille en verre au visage et 2 000 euros à la fille de l’édile pour les injures. Quant à son acolyte, Siméon S. seule une amende de 800 euros lui a été infligée ainsi que 2 000 euros de dommages et intérêts à André Mondange. Un verdict qui a satisfait le maire et sa famille, le caractère raciste ayant été retenu. Les deux condamnés n’ont, eux, pas fait appel, le jugement devenant donc exécutoire.

    F.C.

  • La liste Saint-Cyr à gauche donne le tempo pour une ville plus solidaire

    La liste Saint-Cyr à gauche donne le tempo pour une ville plus solidaire

    « La liste “Saint-Cyr a gauche, vers une ville juste et solidaire” s’était fixée d’avoir une liste et un programme avant Noël , c’est fait », se félicite Sylvie Vinceneux (PCF), à qui revient la responsabilité de conduire en première ligne la bataille des municipales dans cette petite ville de l’ouest Var, marquée par des décennies de gestion de droite.

    « Aujourd’hui, on a nos 33 membres, dont un petit quart seulement appartient à des partis politiques. Les autres, ce sont des citoyens vraiment à l’aise avec les valeurs de la gauche, qui sont pour des politiques publiques plus importantes, une démocratie renouvelée et des mesures en faveur de l’écologie », souligne la chef de file en dévoilant uniquement le numéro 2, Dominique Olivier (PS), actuellement conseiller municipal d’opposition.

    Concernant les mesures phares du programme, Sylvie Vinceneux cite en priorité celui du logement, dans une ville qui a la particularité de concentrer sur son parc immobilier 47% de résidences secondaires, et un déficit en production de logements sociaux, avec un taux de 9%, contre les 25% prévus par la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain).

    La liste Saint-Cyr à gauche propose donc la mise en place d’une taxe sur les résidences secondaires, déjà adoptée par la plupart des communes littorales. Et de travailler sur l’acquisition et l’amélioration de l’habitat ancien en centre-ville, pour le réhabiliter et le remettre aux normes du logement social. Des petits programmes de construction sont également envisagés.

    Donner du pouvoir d’achat

    Un effort important serait par ailleurs consacré à la rénovation énergétiques des bâtiments administratifs, ainsi qu’aux aides dédiées aux particuliers, afin d’améliorer les performances de logements dont beaucoup pourraient être qualifiés de passoires thermiques.

    L’autre point essentiel que l’équipe souhaite mettre en avant concerne la santé, dans une commune où la population est l’une des plus âgées et où le nombre de médecins généralistes par habitant est inférieur à la moyenne départementale. Parmi les praticiens encore en activité, 40% devraient partir à la retraite dans les deux ans.

    D’où la nécessité, insiste Sylvie Vinceneux, d’implanter un centre de santé ouvert 7 jours sur 7, avec des permanences en soirée. Elle ajoute : « C’est quelque chose que l’on veut construire aussi avec les professionnels de santé. »

    Concernant la future gare de Saint-Cyr, qui deviendra le terminus du futur RER toulonnais, la gauche – qui avait milité pour un autre site proche de la sortie de l’autoroute afin de permette de faire un pôle multimodal – insiste aujourd’hui, vu l’avancée du dossier, sur la nécessité de concevoir sur l’emplacement retenu des accès et un stationnement adaptés, ainsi qu’une liaison avec des lignes de bus et des navettes intra-muros. « Aujourd’hui, il n’y a aucun transport en commun pour se déplacer en ville », dénoncent les progressistes.

    La vie économique de la cité est également pris en compte dans ce programme alternatif, avec notamment le renforcement des animations commerciales afin de soutenir l’activité tout au long de l’année et non pas uniquement pendant la saison estivale.

    Une zone d’agriculture protégée (ZAP) est également à l’étude pour développer ce secteur plus largement que la viticulture, déjà très implantée.

    « On souhaite vraiment montrer que la commune est l’échelon le plus près des citoyens, qu’une ville peut être protectrice, peut donner du pouvoir d’achat aux familles », conclut Sylvie Vinceneux. C’est le message qui sera porté lors des rencontres sur le marché tout au long de la campagne.

  • 2026, l’année décisive où il faudra vraiment se jeter à l’eau à Toulon

    2026, l’année décisive où il faudra vraiment se jeter à l’eau à Toulon

    Pas question de jouer les frileux pour cette année 2026 où il va falloir coûte que coûte tomber la chemise pour empêcher l’extrême droite de reprendre le Port du Levant à l’issue des municipales. Mais, pour l’heure, la tâche consiste simplement à se jeter à l’eau et profiter des bienfaits de la mer poussé par l’élan collectif.

    Une petite séance détox après les excès des fêtes, histoire de se remettre dans le bain. Certains, d’ailleurs, font nuit blanche pour venir reprendre goût à la réalité. Tous se verront remettre un diplôme attestant de leur participation, avant de partager un chocolat chaud, un café et une petite collation pour se réchauffer.

    De quoi se sentir d’attaque pour affronter tous les défis. Y compris celui de ce printemps politique qui va demander à tous de mouiller le maillot.

  • Jeux, spectacles et feux d’artifice au menu avant la nouvelle année

    Jeux, spectacles et feux d’artifice au menu avant la nouvelle année

    Quelques activités ludiques et familiales sont encore au programme dans les villes. Qu’il s’agisse d’animations qui jouent les prolongations, de parades, d’ateliers ou encore de spectacles, il y en a pour tous les goûts avant le début de l’année.

    Au programme le 30…

    Dans le cadre des vacances de Noël, le muséum d’histoire naturelle de la Ville d’Aix-en-Provence ouvre ses portes aux enfants de 7 à 12 ans pour un atelier pédagogique, de 14h à 16h. Avec « Dino, qu’est-ce que tu manges ? », observez les dents et griffes des dinosaures de Provence pour déduire leur régime alimentaire (infos et réservation : 04.88.71.81.81, 4,60 euros).

    Du côté d’Hyères, c’est la parade « Le réveillon des souris » qui attend les familles au départ de l’avenue Gambetta, à 15h et 17h30. Un moment féerique et participatif où les enfants pourront embarquer à bord de structures en musique !

    Dans le Vaucluse, à Avignon, c’est une activité pour les grands enfants qui vous attend avec un Cluedo grandeur nature de 15h à 17h. Le musée Angladon se transforme pour permettre aux participants de résoudre les énigmes cachées dans les collections, accompagnés de la médiatrice du lieu (infos et réservation : 04.90.82.29.03, 3 euros la participation).

    Initialement prévu le 23 décembre dans le cadre des festivités de Noël, le feu d’artifice de Brignoles a finalement lieu ce mardi et sera tiré à 18h45 depuis l’école Marie-Curie.

    … et le 31 décembre

    Le quai du Port de Bandol s’anime dès 18h avec un spectacle de drones offert par le port. à minuit, c’est un feu d’artifice tiré depuis le toit du casino Partouche qui vous attend !

    à Orgon, le feu d’artifice sera tiré à 19h au stade Taberner pour que petits et grands en profitent gratuitement.

    Le jardin Bonaparte, à Saint-Raphaël, se met au diapason du réveillon et donne rendez-vous à partir de 18h30 pour une soirée musicale animée par un DJ. Dès 19h30, le feu d’artifice marquera le passage à la nouvelle année.

    Sur les deux jours

    Des lectures de contes sont au programme à la bibliothèque municipale du Lavandou, de 15h à 17h, pour plonger dans la magie des fêtes avec la compagnie Chipoti Chipota. Le 31 uniquement, une parade participative et festive attend petits et grands dans une ambiance de pirates, à 15h et 17h. Elle sera suivie d’un vin chaud à 18h et du feu d’artifice à 19h, le tout sur le parvis de l’hôtel de ville.

    Les Noëls insolites se poursuivent au chaud à Carpentras, plus précisément au théâtre de la Charité, où les enfants à partir de 2 ans pourront découvrir gratuitement le spectacle le « Minimum Circus » de la compagnie les Baladins du Rire, à 14h30 et 16h30. Enfin, c’est au château de Lourmarin que les enfants pourront profiter d’un jeu de piste de Noël (de 10h30 à 12h45 et de 14h30 à 17h15, entre 3,50 et 8 euros).

  • La Ligue des droits de l’Homme s’indigne des expulsions en hiver dans le Var

    La Ligue des droits de l’Homme s’indigne des expulsions en hiver dans le Var

    Le préfet du Var, Simon Babre, a indiqué, mardi 23 décembre, avoir signé deux arrêtés de mise en demeure visant des logements squattés à La Seyne-sur-Mer et à Toulon. Les occupants ont sept jours pour quitter les lieux. Passé ce délai, une évacuation par la force publique sera engagée.

    « Ces arrêtés sont pris dans le cadre de la procédure administrative simplifiée pour l’expulsion des squatteurs de la loi du 7 décembre 2020, renforcée par la loi antisquat du 27 juillet 2023, qui vise à protéger les logements contre l’occupation illicite », indiquent les services de l’état sur les réseaux sociaux.

    « Ces décisions interviennent en pleine trêve hivernale, période durant laquelle la République est censée garantir une protection minimale contre les expulsions, afin de préserver la dignité, la santé et parfois la survie des personnes les plus précaires », s’insurge Roland Biache, président de la section Toulon-La Seyne de la Ligue des droits de l’Homme. Il ajoute : « Si la loi dite “antisquat” permet aujourd’hui de contourner l’esprit même de cette trêve, cela n’en rend pas l’usage plus juste, ni plus humain, ni acceptable ». Car il s’agit d’une mise en application qui ignore délibérément un contexte particulièrement défavorable.

    Le droit à la dignité

    Le militant rappelle que, dans le département du Var, la situation du logement est alarmante du fait notamment du non-respect de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbains). Avec des productions encore loin du nécessaire pour répondre aux besoins. Les habitants sont confrontés à une pénurie chronique de logements sociaux, avec des délais d’attente de plusieurs années pour en obtenir un, lorsque c’est possible. S’y ajoute la cherté des loyers, l’une des conséquences de cette rareté. Sans compter la saturation des dispositifs d’hébergement d’urgence et l’augmentation constante du nombre de personnes sans domicile ou mal logées.

    C’est de « tous ces paramètres que le représentant de l’État devrait tenir compte » avant que ne tombe le couperet de la mise à la rue, estime le responsable associatif : « Dans ce contexte, expulser sans solution de relogement, sous la contrainte policière, revient à déplacer le problème dans la rue, en exposant des femmes, des hommes et parfois des enfants à des risques graves, particulièrement en période hivernale. »

    La section Toulon-La Seyne TPM de la Ligue des droits de l’Homme rappelle que le droit de propriété ne peut être opposé mécaniquement au droit fondamental à la dignité, à la protection et à l’hébergement, principes reconnus par la loi, ainsi que par les engagements internationaux de la France.

    Pour la LDH, « la préfecture du Var, en s’exprimant de la sorte sur les réseaux sociaux, adopte une politique de communication sécuritaire qui stigmatise les personnes en situation de grande précarité, sans pour autant s’attaquer aux causes structurelles ».

    Elle appelle à la suspension immédiate de ces expulsions et à la mise en place de solutions d’hébergement et de relogement dignes et pérennes. Elle incite également les maires du département à faire preuve de davantage de volontarisme afin de respecter la loi.

  • Avec Mia Frezza, une grande dame de la culture varoise s’en va

    Avec Mia Frezza, une grande dame de la culture varoise s’en va

    « Elle défendait haut et fort la culture en expliquant l’importance de ce combat dans la bataille contre l’extrême droite. » Sous le choc comme beaucoup de monde à Toulon et La Seyne, sa camarade Danielle Dorel veut tout nous dire du personnage qu’était Mia Frezza.

    Elle veut mettre en avant, pour commencer, l’engagement plein de ce petit bout de femme au caractère entier qui s’est tant investie pour faire vivre son idéal de justice sociale. Notamment auprès des jeunes, dans les quartiers, lors des stages en insertion.

    Arrivée de Rome en 1978, Rosa Maria Frezza, qui a été formée entre autres par le dramaturge Dario Fo, aura été en effet de toutes les luttes. Notamment en 2014, se souvient Danielle, pour défendre le statut des intermittents du spectacle.

    Comédienne, metteuse en scène, professeure d’art dramatique, Mia a travaillé des décennies durant aux côtés d’André Neyton, l’ancien directeur de l’Espace Comedia disparu en début d’année. Communiste, syndicaliste et féministe, elle militait activement également au Mouvement de la paix.

    « Elle nous transmettait sa joie de vivre à travers son humour et ses éclats de rire », veut aussi ajouter Danielle Dorel, de peur qu’on passe sous silence une partie de tout ce qui faisait sa personnalité.

    L’ancien journaliste Daniel Bombert écrit, lui, qu’« en travaillant avec les jeunes gens les moins favorisés, Mia libérait leur capacité créative, la liberté de leur sens critique, les guidait et les mobilisait ».

    Eh oui, elle était tout cela Mia. Et bien d’autres choses encore. Son parcours nous oblige. Honorer sa mémoire commence par rester debout et poursuivre inlassablement tous ses combats.

    Ciao, camarade.

  • Faute de financements, le festival Cin’Edison de Lorgues est menacé

    Faute de financements, le festival Cin’Edison de Lorgues est menacé

    C’est devenu un rituel de début de printemps pour plus de 2 000 élèves de Lorgues et de la Dracénie, des écoles primaires, de l’IME de Salernes, du Contrat local d’accompagnement à la scolarité (Clas), du collège, du lycée et aux étudiants de BTS du bassin. Depuis dix ans, au mois de mars, le festival Cin’Edison, porté par la mairie et le Ciné’Bleu de Lorgues, ainsi que par la cité scolaire Thomas-Edison, leur permet de découvrir le cinéma et ses métiers sous de nombreux aspects : ateliers pédagogiques, rencontres avec des réalisateurs, techniciens, monteurs, scénaristes et distributeurs, et surtout, projections de dix films récents ou en avant-premières suivies de moments d’échanges avec les équipes du film, afin de mieux appréhender l’œuvre, sa genèse, sa réalisation et de développer l’esprit critique.

    L’événement vise par ailleurs à sortir des sentiers battus en initiant les jeunes au cinéma d’art et d’essai, et à mettre en pratique leurs apprentissages à travers les concours d’affiches, de bandes-annonces et de courts-métrages. Ces derniers sont réalisés de décembre à février et présentés lors d’une soirée dédiée, en mars, à la fin de la semaine de festival, au cours de laquelle le public, entièrement constitué d’élèves, vote pour son film préféré. C’est aussi l’occasion pour eux de prendre part aux débats avec des adultes en faisant partie du jury qui décernera un prix. Enfin, une masterclass, encadrée par le LAV (Lorgues Animation Vidéo), réalise des interviews et propose des courts reportages des moments forts du Festival, pour une couverture complète et une découverte du milieu médiatique.

    Mais la 11e édition, qui doit se tenir du 20 au 27 mars, pourrait ne jamais avoir lieu. La faute à un manque de financements, dans le contexte de la baisse généralisée des subventions à la culture, matérialisé par la suspension, puis la réattribution tardive du Pass Culture en 2025, une baisse de 50% du budget du festival, et des incertitudes majeures sur les financements EAC (Éducation Artistique et Culturelle) pour l’année 2026.

    Un financement participatif en cours

    Pour y remédier, l’équipe d’organisation lance un appel au financement participatif, via « Trousse à Projets », plateforme officielle de l’Éducation nationale. Le principe est simple : un don de 5 euros = une place de cinéma offerte à un élève. L’objectif est de récolter a minima 8 000 euros d’ici le 9 janvier pour pouvoir assurer la survie de l’événement. « Cin’Edison est bien plus qu’un festival : c’est souvent la première rencontre des élèves avec le cinéma. Un moment de découverte, d’expression et de partage. Nous avons besoin de la mobilisation de tous pour que cette aventure continue d’exister », conclut l’organisation.

    Cagnotte sur trousseaprojets.fr et sur la page instagram @Cinebleu

  • Un nouvel accélérateur IRM pour le Centre Saint-Louis à Toulon

    Un nouvel accélérateur IRM pour le Centre Saint-Louis à Toulon

    Seul centre de radiothérapie du département du Var, le Centre Saint-Louis, à Toulon, établissement privé d’intérêt collectif de la Croix Rouge française, a fêté ses 20 ans d’existence cette année. Il s’impose également comme l’un des plus performants au niveau national grâce à une prise en charge innovante et humaine des patients atteints de cancer. Chaque année, plus de 2 100 y sont traités, dans un environnement associant expertise médicale, technologies de pointe et accompagnement personnalisé. Le centre collabore avec les hôpitaux publics et cliniques privées du territoire pour garantir une continuité et une qualité de soins exemplaires.

    « Une technologie révolutionnaire »

    Dans le cadre de la poursuite de son développement, le centre vient de se doter de l’accélérateur IRM Linac Unity de la société Elekta. Cette technologie, qui combine en temps réel l’imagerie IRM de haute précision avec la radiothérapie adaptative, permet de cibler la tumeur avec une extrême précision, tout en épargnant davantage les tissus sains. Le Unity est utilisé pour traiter des cancers complexes, notamment ceux du pancréas, du foie, de la prostate ou du poumon, et offre aux patients des traitements personnalisés et mieux tolérés.

    « Avec l’acquisition d’une technologie révolutionnaire, l’établissement intègre le cercle restreint des centres qui en sont équipés en France. Il se positionne comme un acteur incontournable dans l’innovation en cancérologie et démontre son engagement en faveur d’une médecine de pointe au service des patients », se réjouit le Dr Caroline Cross, présidente de la Croix Rouge française, présente pour l’occasion.

  • Top 14 : Le RCT signe une dernière victoire poussive en 2025 face à l’USAP

    Top 14 : Le RCT signe une dernière victoire poussive en 2025 face à l’USAP

    Dire que les hommes de Pierre Mignoni étaient attendus au tournant après une énième contre-performance à l’extérieur relevait de la lapalissade. Et même si l’USAP, qui sortait de deux victoires lors de ses trois derniers matches (dont la première de la saison en Top 14 contre Clermont la semaine dernière), et montre un autre visage depuis quelques semaines, avait le profil du trouble-fête par excellence, le public de Mayol n’attendait rien d’autre qu’une victoire pour ce dernier match de l’année 2025.

    Le RCT tente d’emblée d’asphyxier l’USAP, mais les Catalans, dans la lignée de leur prestation de samedi dernier face à l’ASM, mettent beaucoup d’énergie pour résister aux coups de butoir des coéquipiers de Charles Ollivon. Il faut attendre 15 minutes pour voir ces derniers récompensés, sur une passe au pied de Garbisi, sauvée in extremis par le revenant Domon, qui sert Ludlam d’une astucieuse chistera pour le premier essai du soir (7-0, 15e).

    Mais en cette période de Noël, fidèles à leur mauvaises habitude, les Rouge et Noir font des cadeaux. Sur une mêlée en leur faveur, la passe de Sinzelle en direction de Garbisi est à contre temps. Une aubaine pour l’USAP, qui ne se fait pas prier pour contrer et égaliser grâce à Granell (7-7, 19e). Puis pour prendre les devants, Reus sanctionnant l’indiscipline de Toulonnais visiblement dans le doute sur pénalité (7-10, 28e). Une illustration parfaite de la récurrente perte de momentum de ses joueurs dénoncée par Pierre Mignoni depuis de longues semaines. Et la conclusion d’un triste premier acte, à la fin duquel ses nombreuses imprécisions, en dépit d’une nette domination, n’ont pas permis au RCT de rentrer aux vestiaires avec l’avantage, mais bien sous la bronca de Mayol.

    Les entrants font la différence

    La pause fait du bien aux Varois, en supériorité suite au carton jaune de Beria avant la mi-temps, qui poursuivent et concluent leur domination grâce à Alainu’uese, fraîchement rentré, sur un maul porté consécutif à une touche (14-10, 46e). Un coaching gagnant qui en appelle un autre. Entré à la place de Domon (suspicion de commotion), Villière signe ses premières minutes de la saison d’un essai qui permet au RCT de respirer (21-10, 49e).

    Mais l’affaire est loin d’être rendue. En dilettante, toujours aussi imprécis dans ses enchaînements, le RCT se met à la faute (62e, 67e), offrant à Reus l’opportunité de ramener les siens à 5 points (21-16). Heureusement, il va s’offrir une fin de match digne de son rang. Alainu’uese signe d’abord le doublé sur un nouveau maul porté (26-16, 76e) pour l’essai du bonus, avant que Tomas Albornoz, malheureux sur ses deux transformations, ne signe son arrivée d’une superbe diagonale à destination de Dréan, auteur de son huitième essai de la saison (31-16, 78e). Sans briller, le RCT signe un sixième succès bonifié en sept matches à Mayol et retrouve le podium, avec son meilleur total de points depuis 10 ans. De quoi faire oublier la manière et conclure 2025 sur une bonne note.

    RCT 31 (7) – USAP 16 (10)

    13e journée de Top 14. Stade Mayol, 16 776 spectateurs.

    Arbitre : Jonathan Dufort

    Points : 5E Ludlam (15e), Alainu’uese (45e), Villière (49e), Alainu’uese (76e), Dréan (78e) ; 3T Domon (15e, 46e), Garbisi (49e) pour le RCT ; 1E Granell (19e) ; 1T Reus (19e) ; 3P Reus (28e, 62e, 67e) pour l’USAP

    Carton jaune : Beria (40e) pour l’USAP