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  • Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Avant cette 4e et dernière journée de Champions Cup, le RC Toulon n’a que deux certitudes : il ne finira pas dernier, ni premier de la poule. Après avoir manqué le bonus de peu face au Munster, il aurait fallu un improbable match nul non-bonifié entre Bath et Edimbourg pour encore espérer jouer la 1ère place, qui lui aurait offert le luxe, comme l’an dernier, de recevoir en huitième, puis en quart de finale. À défaut, il se contentera largement, en cas de victoire, d’une 2e place qui lui permettrait de débuter les phases finales à Mayol. « On veut se qualifier, c’est un de nos objectifs de début de saison. Il faut le faire. On a notre destin en mains pour la 2e place », annonce Pierre Mignoni. Mais s’il venait à perdre sans prendre de point de bonus, il aurait de fortes chances d’être éliminé et reversé en Challenge Cup (sauf en cas de nul non bonifié entre Castres et le Munster).

    « Pas trop de pression »

    Au-delà des calculs, qui attendront la fin du match, le challenge s’annonce de taille, au vu de l’opposition, mais surtout, et c’en est presque lassant de le répéter, de l’incapacité toulonnaise à performer à l’extérieur depuis quatre mois, et son succès inaugural à Montpellier. « C’est le bon moment pour faire un grand match à l’extérieur. C’est un vrai 16e de finale. À Montpellier, on avait fait un bon match, à Bayonne on n’avait pas été mauvais mais depuis on ne peut pas dire qu’on fait des performances. On retrouve des forces, et gagner peut nous aider pour la suite », veut croire l’entraîneur toulonnais. « On doit gagner et bien gagner. Ce sera une grosse étape pour le reste de la saison », ambitionne Kyle Sinckler, qui prévient quant à l’atmosphère du Kingsholm Staidum de Gloucester « l’un de [ses] stades favoris en Angleterre, avec des supporters très bruyants », ce qui n’est pas un élément à galvauder dans un match à enjeu.

    Pour se préparer au mieux, Pierre Mignoni a misé sur une semaine légère, avec deux entraînements, un plus tranquille mercredi, et un plus intense jeudi. Pour dédramatiser l’événement et l’aborder avec sérénité ? En tout cas, « je n’ai pas senti trop de pression », affirme Mathis Ferté « mais c’est sûr qu’il y en aura car c’est [comme] un match de phase finale, mais plus de l’excitation et de l’envie. Je pense qu’on a tous hâte d’être samedi ». Une rencontre qui ne marquera pas encore les grands débuts du prometteur 2e ligne anglais Junior Kpoku, prêté par le Racing jusqu’à la fin de saison : « Il joue 4 ou 5, peut jouer 7. Il a 21 ans, c’est un jeune encore à développer que je suis depuis un moment. Il a de grandes qualités athlétiques. C’est un renfort de poids, on a mis longtemps à le trouver, on voulait quelqu’un qu’on désirait vraiment, pas prendre un jouer pour prendre un joueur », se réjouit son nouvel entraîneur, qui espère pouvoir l’utiliser samedi prochain face au MHR.

    Repères

    Mignoni rend hommage à Courbis

    Pierre Mignoni a rendu hommage à Rolland Courbis, disparu lundi : « C’était un grand monsieur. Il aimait beaucoup Toulon, le club, le rugby. On était copains, j’ai des souvenirs avec lui. Je le voyais jeune à Toulon, avec le Sporting, au stade Mayol, j’avais beaucoup d’admiration pour lui. J’ai toujours aimé sa philosophie. Ce n’était pas un sensible, et moi j’adorais ça. »

    Sinckler va rester au RCT

    L’entraîneur du RCT a coupé court aux rumeurs renvoyant son pilier en Angleterre l’an prochain : « Il est dragué par la fédération anglaise ? Il n’y a pas de débat, il reste là. »

    Gloucester – Toulon

    4e journée de Champions Cup

    Samedi 17 janvier, 21h

    Kingsholm Stadium, Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : Bleuler, Crane, Laulala ; Eite, Alemanno ; Trenholm, Ludlow, Clement ; Williamas (c), Atkison ; Cotgreave, Atkinson, Butler, Hathaway ; Barton

    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ribbans, Alainu’uese ; Ludlam, Ollivon, Mercer ; White, Albornoz ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Domon

  • La maire sortante Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    La maire sortante Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    Après avoir été désignée pour succéder à son prédécesseur Hubert Falco (DVD), puis lâchée par celui-ci, Madame loyale a poursuivi ses obligations la tête haute, mais avec humilité, sans répondre aux coups bas. Convaincue que le seul combat digne d’être mené était celui pour l’intérêt général et contre l’extrême droite qui menace de reprendre la ville. C’est une nouvelle fois pour répondre à ces impératifs que Josée Massi a décidé, après mûre réflexion, de se porter candidate à sa réélection, comme elle l’a annoncé vendredi matin. Avec une liste en grande partie renouvelée et largement ouverte à la société civile.

    Et pour répondre aux attaques teintées de mépris qui fusent du côté d’une droite complètement déboussolée et quelque peu sur les nerfs, elle dispose de nombreux atouts pour prétendre diriger la ville six années de plus.

    L’ancienne professeure de mathématiques, qui a longtemps travaillé dans le secteur social, est non seulement capable de rassembler sous son nom un bon nombre d’électeurs dès le premier tour, mais aussi – et surtout – serait en mesure de dialoguer avec la gauche avant le second tour afin d’empêcher la candidate du RN, Laure Lavalette, de s’installer dans le fauteuil de maire, comme elle s’y voit déjà, tout comme certains observateurs qui, une fois de plus, s’avancent peut-être un peu trop. À l’image de ceux qui ont affirmé, depuis des mois, que la candidature de Josée Massi serait impossible.

    « Mon seul parti, c’est Toulon »

    Un front républicain sera, quel que soit le scénario, indispensable pour battre le RN. Rappelons qu’il a permis, lors des dernières législatives, d’épargner la seule circonscription – celle de Toulon – de la vague brune qui s’était alors abattue sur le département. Et il pourrait reprendre vie, pour le bien de la démocratie, selon les candidats en lice. Même si nous n’en sommes pas encore là.

    Dans sa lettre aux Toulonnais, Josée Massi rappelle qu’elle a l’honneur de servir Toulon, depuis 2014, « avec engagement, exigence et fidélité à mes convictions ». D’abord comme adjointe au maire déléguée à la petite enfance, à l’éducation et à la famille, puis comme première adjointe également en charge de la sécurité et des ressources humaines. Enfin, comme maire depuis mai 2023, date à laquelle son prédécesseur a été condamné à cinq ans d’inéligibilité pour abus de biens sociaux.

    Josée Massi revient également sur son attachement à cette ville dans laquelle elle a grandi, au cœur du quartier de Bon Rencontre. « Cela m’a offert la conviction que chaque enfant toulonnais doit croire en ses chances et en ses capacités », explique-t-elle.

    C’est également dans le Port du Levant, insiste-t-elle, qu’elle a exercé une grande partie de sa vie professionnelle, « en créant des associations et des emplois, au service de la petite enfance et de l’insertion professionnelle ». L’occasion d’exprimer toute sa fierté pour ce que sont devenus le Centre départemental pour l’insertion sociale (CEDIS), la Maison accueil multiservice intergénérationnelle (MAMI), ou encore les Mamans cuisinières du monde. Des structures qu’elle a créées et dans lesquelles elle s’est investie, avec des parcours de vie profondément transformés pour de nombreux bénéficiaires dont elle aime parler.

    L’annonce de sa candidature a été formulée avec humilité mais détermination, « pour poursuivre la transformation engagée ». Et d’expliquer : « Toulon a indéniablement évolué : dans ses quartiers, ses écoles, ses espaces verts, ses équipements, sa sécurité, son attractivité. Ses finances sont saines : c’est la deuxième ville la moins endettée de France de sa strate, ce qui est essentiel pour pouvoir continuer à investir et à agir, dans un contexte bien incertain. » Un bilan qu’elle assume pleinement.

    Josée Massi assure avoir œuvré au quotidien sans relâche pour améliorer les conditions de vie des Toulonnais, « loin des intérêts particuliers, catégoriels ou même de partis ».

    Pour aller plus loin « avec pragmatisme » et répondre aux innombrables défis qui attendent la ville, la candidate sans étiquette affirme être la maire capable d’assumer pleinement ses fonctions dès le premier jour du nouveau mandat. Mais, aussi, « qui ose des ruptures utiles, des changements concrets, pour que chaque Toulonnaise et chaque Toulonnais se sente pleinement acteur de sa ville ». Elle promet « un Toulon encore plus vert, encore plus tourné vers sa mer, sa rade, sa marine et sa base navale ». Mais, également, « encore plus solidaire, plus juste et plus apaisée ». Tout un programme.

    La campagne est désormais bel et bien lancée, avec tous ses protagonistes. Du côté de l’écurie LR de Michel Bonnus, on doit grincer des dents. D’autant que l’affiche annonce : « Mon seul parti, c’est Toulon. » Un slogan jadis utilisé par son prédécesseur. Ambiance.

    La liste de gauche Toulon en commun réagit

    Sollicitée pour apporter son éclairage sur la nouvelle donne politique dans le Port du Levant, avec la candidature de Josée Massi, la liste Toulon en Commun apporte une réponse partagée.

    La candidature de Madame Massi était attendue et, pour une part, logique étant donné la violence de l’attitude à son égard de M. Falco et M. Bonnus », déclare André De Ubeda (PCF) ), tout en taclant que « à droite, à Toulon le machisme et les trahisons en politique sont une vilaine habitude ». Le responsable politique précise que Toulon en commun note que « des clans se sont formés dans l’ancienne équipe de la majorité municipale ».

    Pour autant, la gauche, en pleine campagne municipale, n’oublie pas que « Madame Massi a été l’adjointe et la remplaçante de M. Falco et a appliqué le programme de la majorité » auquel Toulon en commun s’est opposé fermement. Cela étant dit, Toulon en commun reconnaît « l’inflexion sociale et le changement d’attitude dans un sens plus conciliant avec l’opposition et une plus grande écoute », dont la maire sortante a su faire preuve pendant ces trois ans de mandat. « Nous les avons appréciés, mais cela est resté très insuffisant pour améliorer la vie des Toulonnais », ajoute André De Ubeda.

    Il va donc falloir attendre le programme de la nouvelle équipe de Josée Massi pour juger sur le fond. Même si la gauche dit s’attendre à une certaine continuité, « malgré les divergences de la maire sortante avec M. Bonnus qui est conseillé par Monsieur Retailleau ». Elle dit également souhaiter la plus grande clarté concernant la candidate d’extrême droite, Laure Lavalette.

    « Notre programme est prêt et nous sommes prêts à en débattre avec les autres candidats », reprend André De Ubeda. Il rappelle au passage que « le RN prône une baisse drastique des budgets et des dotations pour les villes ». Et d’interroger : « Comment améliorer la vie des habitants ainsi ? » Les seules questions qu’il va désormais falloir se poser, maintenant et jusqu’à l’entre-deux-tours, sont les suivantes : comment éviter de livrer la ville au RN, comme en 1995 ? Avec qui ? Comment ? Et dans quel but ?

    Du côté de Toulon en commun, liste de la gauche rassemblée, on a déjà la réponse : « Nous représentons le meilleur barrage et offrons le seul programme susceptible de faire entrer vraiment Toulon dans le XXIe siècle. »

  • En visite dans le Var, Jean-Pierre Farandou veut créer de l’insertion professionnelle grâce à la Défense

    En visite dans le Var, Jean-Pierre Farandou veut créer de l’insertion professionnelle grâce à la Défense

    Dans le contexte de l’augmentation annoncée du budget de la Défense
    (+ 6,7 milliards d’euros en 2026, soit 57,1 milliards si le projet de loi finance est voté), et au lendemain de l’annonce d’Emmanuel Macron concernant la volonté de porter les dépenses de la loi de programmation militaire 2024-2030 de 413 à 449 milliards d’euros (avec l’objectif d’avancer à 2027 au lieu de 2030 l’objectif d’un budget annuel de défense de 64 milliards d’euros), le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre, Farandou, est déjà sur le pont.

    Ce dernier était dans le Var, vendredi, pour visiter deux entreprises liées à l’industrie de la Défense. Première étape : le site de Naval Group, à Ollioules, spécialisé dans la conception, le développement et l’intégration de systèmes de mission pour les navires. Il a pu y découvrir les dispositifs de surveillance de missions et les outils anti-drones, ainsi que le projet « Synergie », qui consiste en une plateforme souveraine sécurisée au sein de Naval Group pour développer des logiciels embarqués, en s’appuyant, notamment, sur l’IA.

    Une future initiative

    avec France Travail

    L’entreprise compte recruter 1 500 salariés dans le Var et 10 000 en France d’ici 5 ans. Un enjeu d’importance pour lequel l’État « doit aider les entreprises à trouver les compétences et ressources dont elles ont besoin », affirme le ministre, qui annonce la création d’une « organisation particulière au sein de France Travail pour réussir ce défi stratégique pour notre pays. » Il s’agira « d’aider les entreprises à remplir les emplois dont on a besoin, et aider les personnes à trouver du travail. C’est un enjeu de formation, avec un écosystème à mettre en place autour des universités et écoles. France Travail en sera le bras armé, pour coordonner l’ensemble des forces vives », développe-t-il, sans entrer dans les détails, précisant que le projet sera « partagé avec le ministère de la Défense, qui sera le donneur d’ordres. Il faut aussi citer le président de la République, qui a compris que les enjeux de défense étaient absolument clé. »

    Ensuite, direction La Seyne, sur le site de l’entreprise Acti, spécialisée dans la chaudronnerie, engagée dans différents secteurs, dont le naval défense, travaillant à ce titre avec Naval Group. « La défense est un écosystème. Naval Group a besoin d’un réseau de sous-traitants et Acti y participe », souligne l’ancien patron de la SNCF, qui reconnaît toutefois que ces « petites entreprises » peuvent se concurrencer « sur les ressources humaines », argument fondateur pour la mise en place de l’initiative France Travail. Revendiquant 200 salariés, Acti souffre cependant de difficultés de recrutement, la chaudronnerie peinant à attirer malgré des perspectives d’évolutions horizontales et verticales. « Il faut aller chercher les jeunes mais aussi les seniors », milite Jean-Pierre Farandou. « Pour pouvoir se défendre, il faut arriver au plein-emploi. »

    Une jeunesse toutefois bien représentée au sein des ateliers de production, de quoi ravir le ministre : « Ce sont des métiers nobles. Que les jeunes qui cherchent leur voie viennent dans l’industrie. Les dirigeants ici savent repérer les jeunes qui ont de l’envie pour leur apporter des formations. De plus, l’industrie de la défense est majeure sur ce territoire. » Jean-Pierre Farandou sera de retour dans le Var le 23 avril, pour le Toulon Défense Event.

  • Municipales : Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    Municipales : Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    Après avoir été désignée pour lui succéder puis lâchée par son prédécesseur Hubert Falco, Madame loyale a poursuivi ses obligations la tête haute mais avec humilité, sans répondre aux coups bas, convaincue que le seul combat digne d’être mené était celui pour l’intérêt général et contre l’extrême droite qui menace de reprendre la ville. C’est à nouveau pour répondre à ces impératifs que Josée Massi a donc décidé après mûre réflexion de se porter candidate à sa réélection avec une liste en grande partie renouvelée et s’ouvrant largement sur la société civile.

    Et pour répondre aux attaques teintées de mépris qui fusent de la droite sur les nerfs, elle a beaucoup d’atouts pour prétendre diriger la ville cinq ans de plus.

    L’ancienne prof de math qui a travaillé longtemps dans le secteur social est non seulement capable de regrouper sous son nom au premier tour un bon nombre de voix mais aussi et surtout serait en mesure de parler avec la gauche pour empêcher la candidate du RN Laure Lavalette de venir s’asseoir dans le fauteuil de maire comme elle s’y voit déjà, et comme bon nombre d’observateurs qui une fois de plus s’avancent un peu trop. Un front républicain qui a permis aux dernières législatives d’épargner la circonscription de Toulon, la seule, de la vague brune qui s’est abattue alors sur le département, pourrait alors reprendre vie pour le bien de la démocratie. Même si on est encore loin d’en être là.

  • Avec le projet « Immersion », l’atelier mécanique de La Seyne va connaître un second souffle

    Avec le projet « Immersion », l’atelier mécanique de La Seyne va connaître un second souffle

    C’était déjà dans les tuyaux depuis quelques mois, mais la municipalité ne voulait pas communiquer tant que tout n’était pas ficelé. C’est désormais entériné : après l’abandon de plusieurs projets, un espace mêlant activités culturelles, scientifiques, et loisirs, va investir les lieux d’ici décembre 2030. « C’est la concrétisation d’un projet qui tient à cœur aux Seynois, mais pas seulement car il présente un intérêt au-delà de la commune », se félicite Joseph Minniti (LR), le maire de la Seyne. Baptisé « Immersion », il sera porté par un groupement composé de 18 promoteurs, financeurs, architectes, bureaux d’études et partenaires. C’est la SAGEM qui, en sa qualité de mandataire, conduira le projet, qui devrait coûter 100 millions d’euros, uniquement financés par des investisseurs privés.

    Musée, hôtel, pôle d’innovations…

    Le projet se décompose en trois parties. Tout d’abord, un musée immersif de 3 400m² consacré aux enjeux environnementaux et climatiques de la Méditerranée, qui proposera, à l’aide de technologies de pointe, un parcours interactif autour des technologies de la mer et un espace dédié à la mémoire industrielle des chantiers navals. « L’ambition est de proposer une expérience extraordinaire qui fera se déplacer le public », explique Cyprien Fonvielle, représentant l’association Neede, partenaire pour la partie muséale.

    La seconde partie sera consacrée à un pôle d’innovations de 8 000m² composé d’un campus de recherche des métiers de la mer et de la transition écologique, d’un centre international de formations, d’un incubateur de startups, ou encore de bureaux et d’un fablab. Enfin, un espace d’événements, de vie et de services avec des espaces publics (jardin, hall, théâtre de la mer), un auditorium, un hôtel 4 étoiles de 3 400m², un restaurant de 500m² avec un roof-top, et un espace bien-être (spa public) de 800m², complètera cet ensemble.

    Après les différentes concertations, études d’impact et de risques, le permis de construire devrait être déposé d’ici décembre 2026. D’autres procédures administratives s’ensuivront, portant le début des travaux à décembre 2028. La Ville et le groupement porteur du projet espèrent ainsi 200 000 visiteurs annuels, pour des retombées comprises entre 3,5 et 4 millions d’euros.

  • La gauche rassemble et dévoile son programme pour La Seyne

    La gauche rassemble et dévoile son programme pour La Seyne

    Après une petite mise au point politique rappelant que certains ont fait le choix de ne pas s’intégrer à la démarche de rassemblement des forces progressistes, la tête de liste d’Unis à gauche, Stéphane Sacco (GRS) a enjoint à ne pas se tromper de combat. « Nos seuls adversaires ce sont la droite et le cirque politique qu’elle impose aux Seynois, et l’extrême droite », précise-t-il. Ce qui signifie que « la porte reste donc ouverte à ceux qui partagent les mêmes valeurs ».

    Et de dérouler les grands points du programme qui va être proposé aux électeurs. Avec pour commencer, la création au sein de l’équipe municipale d’une mission inter-délégations dédiée à l’écologie. Afin que chaque projet puisse être analysé à l’aune de son impact environnemental, sanitaire et social.

    Pour une ville solidaire

    Parmi ces derniers, la réhabilitation du centre-ville qui devra être pensée comme un écoquartier. Mais aussi le développement des énergies renouvelables, notamment le photovoltaïque sur les bâtiments publics. L’équipe s’engageant également à favoriser les circuits courts en renforçant les Zones agricoles protégées et en mettant en place un plan alimentaire territorial.

    Et tout cela en rendant les habitants acteurs de la transition par « la création d’une véritable assemblée citoyenne de l’écologie ».

    Stéphane Sacco a rappelé ensuite que « la première des sécurités c’est d’avoir un toit et de pouvoir se loger dignement », en mettant en avant les 3 000 demandes de logements sociaux en attente sur La Seyne pendant que 500 appartements sont laissés vacants.

    Et de poursuivre : « Nous créerons un service municipal du logement pour accueillir, orienter et aider les locataires. »

    Autre axe fort qui va guider l’action de la nouvelle équipe municipale : le développement des services publics de proximité, afin que « la mairie soit la République au coin de la rue ».

    « Il est temps de recommencer à investir pour notre ville afin d’améliorer le quotidien de ses habitants et répondre à leurs besoins », a entonné ensuite Stéphane Sacco. Ne serait-ce que pour se doter des équipements dignes d’une commune de plus de 60 000 habitants.

    Avec pour commencer, « un cinéma proposant une offre à la fois grand public et art et essai ». Le site envisagé étant celui de l’ancien commissariat.

    Mais aussi, poursuit-il, une Maison de l’industrie et de la mer. « L’identité industrielle et ouvrière de La Seyne-sur-Mer n’est pas une mémoire figée, elle est un patrimoine vivant, un levier de développement, et un socle pour construire l’avenir », insiste-t-il. Celle-ci serait dotée d’un lieu d’exposition et d’une salle polyvalente à disposition des associations et des acteurs culturels.

    « Nous agirons également tout de suite pour rouvrir en gestion publique la piscine restée fermée trop longtemps, qui est essentielle pour les scolaires, les associations sportives et les familles », ajoute-t-il.

    Et de poursuivre : « Nous voulons une ville humaine, solidaire, qui va de l’avant et prépare l’avenir… Nous sommes l’antidote au RN. »

    Puis en citant Nelson Mandela : « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce soit fait. » Une conclusion qui a entraîné un torrent d’applaudissements dans la salle.

    Et aussi

    Plus d’éducation populaire

    Isabelle Renier (l’Après) est intervenue sur la situation dans les quartiers populaires où se cumulent les inégalités sociales. « Trop de jeunes grandissent avec moins de perspectives que les autres, trop de personnes âgées doivent choisir entre se chauffer ou se soigner », lance-t-elle, en rappelant que la pauvreté n’est pas une fatalité. L’équipe de Stéphane Sacco entend donc renforcé entre autres l’éducation populaire et le soutien aux associations structurantes.

    Un centre de santé

    Brigitte Cheinet (PCF) a pointé de son côté que « l’accès aux soins devient une urgence nationale et territoriale ». Et rappelle que certaines villes ont déjà mis en place un centre de santé public en lien avec l’hôpital. Et que c’est vers ce processus que compte s’engager la gauche avec « un système qui remette l’humain, la solidarité et l’égalité au cœur de la santé ».

    Nouvelle traversée

    Au sujet de la traversée du port, Éric Marro lance : « Oublions les idées de pont ou de tunnel très chers… »

    L’idée est plutôt de profiter de donner au centre-ville un grand espace public qui pourra jouer un rôle de catalyseur commercial. Et de déplacer les voies de circulation en supprimant les angles droits qui provoquent les bouchons, tout cela en gagnant sur la mer. Les bateaux déplacés seraient relogés à côté de la Société nautique des Mouissèques.

    Ville de sport

    Valérie Romboni (GRS) a précisé que « la pratique sportive doit être accessible à tout le monde, peu importe le niveau de pratique, l’âge, le genre, les revenus, le quartier, pour les personnes valides comme celles en situation de handicap ». En rappelant qu’investir dans le sport pour tous, c’est investir dans la santé publique, dans la jeunesse, dans le lien social. Et faire le choix d’une société plus juste et plus égalitaire.

  • Cyclisme : reconnaissance, tests et derniers préparatifs avant le Grand Prix

    Cyclisme : reconnaissance, tests et derniers préparatifs avant le Grand Prix

    L’organisation du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise prend un nouveau virage, à l’approche de l’événement. Ce lundi, un convoi de dix personnes a réalisé la reconnaissance du tracé de cette 48e édition. L’objectif ? Parcourir les 150 km et s’arrêter sur les points clés du parcours, tout en appuyant sur l’aspect sécuritaire.

    Au casting, Jean-Luc Corréard, directeur de course, Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise, plusieurs bénévoles et membres de l’organisation, dont Bernard Auguste, au volant de la voiture pilote, mais aussi Laurent Elleon, à la tête de la Mercan’Tour Classic Alpes-Maritimes, venu en appui sur le Grand Prix. Deux représentants de la Fédération française de Sauvetage et de Secourisme étaient également présents. Ils seront une dizaine, le 1er février, pour veiller sur les potentiels blessés.

    Ce groupe a d’abord pris la route depuis Plan-de-Cuques pour rejoindre Allauch. Les deux communes voisines sont les hôtes des départs, fictif et réel. 4 km à parcourir et les 19 équipes engagées seront lancées, pour de bon, au moment où elles passeront devant le clocher de l’église. Dans ce premier quart de course, Thierry, bénévole, énumère toutes les intersections où il y aura des signaleurs. « Ici oui, là non, ce seront les gendarmes. » Toutes les 30 secondes, un œil sur son carnet pour vérifier ses infos. « Au total, ils seront 300 signaleurs sur la course. Il y en aura la moitié rien que sur Marseille », explique l’homme présent aux côtés de l’organisation depuis quelques années. à titre de comparaison, il n’y a que 60 signaleurs sur la Mercan’Tour Classic de Laurent Elleon. Ce dernier évoque le rôle de ces acteurs indispensables d’une course cycliste : « Ils sont placés sur des points jugés dangereux et servent à conserver la sécurité sur le tracé. Au cas où une voiture veut entrer sur le parcours, par exemple. D’ailleurs, chaque signaleur doit être majeur et avoir le permis. »

    Les voitures se dirigent ensuite vers le Pas de la Couelle, appelé Petit Galibier en hommage au col alpin du même nom. Une première difficulté, mais une montée roulante, à 4,3% sur 7 km. Pas de quoi mettre à mal les favoris de l’épreuve, la descente technique étant « plus compliquée que la montée », d’après Bernard Auguste. Cet ancien marin, a l’habitude de tenir ce rôle, qu’il tient sur des courses amateurs et professionnelles de la région. « J’ouvre la course, j’ai un rôle de signalement. La règle me dit d’être au moins 500 mètres devant le peloton. Je préfère me mettre entre 1 et 2 km, car il y a toutes les motos suiveuses entre moi et les coureurs. C’est plus sûr », justifie t-il.

    Echanges autour des zones de ravitaillement

    Ce parcours 2026 traverse également le Var. Une bosse au niveau de Nans-les-Pins puis le col de l’Espigoulier, mais par le versant le plus facile. « C’est sinueux, mais peu pentu, contrairement à l’autre côté, plus dur, avec des lacets, mais aussi avec une plus jolie vue », détaille Bernard Auguste, en replaçant un ours en peluche vêtu d’un maillot vert au-dessus du tableau de bord. Le GPX, tracé numérique utilisé par les organisateurs, indique que nous sommes de retour dans les Bouches-du-Rhône pour la fin de course. Encore 70 bornes pour le peloton et les discussions se poursuivent à propos des zones de ravitaillement et de délestage des bidons.

    Les échanges sont plus vifs pour choisir le bon secteur car chaque course doit, désormais, avoir plusieurs espaces. Une obligation imposée par l’Union Cycliste Internationale (UCI). Une ligne droite, idéale pour garer les voitures des directeurs sportifs, a été choisie. Ensuite, la fin du Grand Prix est un retour droit vers Marseille. Cassis, le col de la Gineste, puis la descente jusqu’à la cité phocéenne. Aux alentours de 16h30, l’un des 133 coureurs au départ lèvera les bras devant le stade Vélodrome. Et deviendra le 48e vainqueur du Grand Prix cycliste.

  • [Théâtre] « L’ange du foyer » brise le silence des féminicides à Ollioules

    [Théâtre] « L’ange du foyer » brise le silence des féminicides à Ollioules

    Elle ne cesse de labourer, depuis une vingtaine d’années, les champs de la famille et des marges. Après Les sœurs Macaluso, Bestie di scena, La Scorecata ou encore Misericordia, Emma Dante présente en première française, du jeudi 15 au samedi 17 janvier sur la scène du théâtre couvert de Châteauvallon, L’Angelo del Focolare. La dramaturge et metteur en scène italienne y ausculte encore la cellule familiale avec un spectacle traversé par les violences faites aux femmes. « Au sein d’une famille, un jour, la violence habituelle du mari envers sa femme se transforme en féminicide. La femme gît sur le sol, morte. Mais sa mort ne suffit pas : personne ne la croit », indique le programme de la scène nationale Châteauvallon Liberté. Un déni et une violence s’abattant sur elle, comme un jour sans fin. « Ainsi, la femme, tel l’ange du foyer, sera contrainte de se lever et de reprendre la même routine, nettoyant la maison, s’occupant des tâches ménagères, préparant les repas pour son fils et son mari, s’occupant de sa belle-mère âgée. Chaque matin, les membres de sa famille la trouvent morte et ne la croient pas. »

    « Nous faire avoir honte »

    « J’aime les corps défectueux, sur scène. Ils imposent une autre réalité, engendrent des situations précaires qui ont davantage à voir avec la vie », écrit dans sa note d’intention Emma Dante. Selon elle, le théâtre est un sanctuaire où pleurer, prier, s’indigner se soigner, ajoute cette femme de théâtre pour contextualiser L’Angelo del Focolare, « l’ange du foyer » en français. Sur le plateau, quatre comédiens incarnant les rôles familiaux, Leonarda Saffi, Giuditta Perriera, Ivano Picciallo et Davide Leone pour évoquer le silence pesant qui entoure les féminicides et parfois l’impasse de la banalité du mal.

    Un spectacle « entre la farce et la tragédie », résume le programme, qui constitue un « lieu d’émerveillement comme d’horreur », estime la dramaturge qui fait parler des corps et des esprits meurtris, hantés, en quête d’évasion d’une prison mentale qui ne dit pas son nom. Pour elle, « le corps doit parler plus que les mots », justifiant ainsi son utilisation pour la pièce de dialectes comme le napolitain et le palermitain, « langues des exclus et des pauvres qu’on ne comprend plus ».

    L’Angelo del Focolare, un spectacle qui entend briser le mur du silence des féminicides. Car le théâtre, explique Emma Dante, permet « l’enquête. On y surmonte ses peurs et on formule de nouvelles questions. Mais le théâtre est aussi un crime, comme disait Carmelo Bene [acteur, réalisateur et metteur en scène italien de la nouvelle avant-garde littéraire en Italie, 1937-2002, Ndlr]. Il doit faire mal, nous faire avoir honte de quelque chose d’injuste qui est sous nos yeux, mais que nous ne parvenons plus à voir. »

    Jeudi 15 et vendredi 16 janvier à 20h ainsi que samedi 17 janvier à 18h. Entre 5 et 30 euros

  • Plusieurs membres de la majorité derrière Mansour à La Seyne-sur-Mer

    Plusieurs membres de la majorité derrière Mansour à La Seyne-sur-Mer

    À La Seyne, où l’on recense pas moins de huit candidats à la mairie, l’ex-majorité a explosé, entre le maire sortant Joseph Minniti, le dissident Jean-Pierre Colin – qui n’a pas encore officialisé sa candidature -, et le proche de Nathalie Bicais Cheikh Mansour. Investi par Horizon, ce dernier affiche la volonté de « rassembler avant tout des gens compétents. Sur le plan local, les étiquettes comptent moins ». À cet égard, il revendique une liste qui va « du centre gauche à la droite républicaine », sur laquelle figurent d’anciens membres de la majorité qui se positionnent à gauche (Cassandra Verani-Laï, Stéphane Lancellotta, Basma Bouchkara), d’autres à droite (Christine Cuniberti, Christian Dupla), ainsi que l’ancien président de la fédération varoise de l’UDI, Laurent Dahmani, alors que celle-ci a rejoint le camp Minniti.

    La menace RN à Toulon influence les élections

    S’ils avaient déjà rallié la majorité, le choix des trois élus précités de soutenir un candidat de droite plutôt qu’une des trois listes de gauche réside dans la question des « sensibilités. Ces listes sont beaucoup plus à gauche que nous. On se revendique de centre gauche. Cela dit, il n’y a pas d’entente possible avec ces listes, qui considèrent qu’on est de droite », justifie Stéphane Lancellotta, adjoint de quartier ouest. « Quand on est de gauche, on est centré sur le social. En tant qu’élue au logement, je vois que ce ne sont que des idéologies. Par exemple, la politique de logement menée par l’ancien maire Vuillemot était divagante, avec 600 logements fermés, Terres du Sud Habitat [ancien bailleur social seynois, Ndlr.] en déficit, obligeant l’État à regrouper les logements sociaux avec Toulon Habitat Méditerranée », dénonce Basma Bouchkara.

    Sur le logement, et dans une optique plus large, Cheikh Mansour ne veut plus laisser à Toulon « le monopole de la Métropole. Tout à coup, tout le monde s’intéresse à la Seyne car en cas de victoire du RN à Toulon, la Seyne va devenir une pièce maîtresse de l’échiquier politique métropolitain, puisque ce sont les conseillers métropolitains qui feront basculer la présidence d’un côté ou de l’autre. Je dénonce cette politique politicienne. Avant de porter atteinte à la souveraineté des Seynois, ils feraient mieux de demander aux candidats de droite à Toulon de s’entendre s’ils veulent éviter que le RN prenne la ville », pointe l’adjoint à la sécurité, qui tiendra un meeting le 26 février au casino JOA.

  • À Toulon, Laure Lavalette, le vernis local pour dissimuler l’idéologie

    À Toulon, Laure Lavalette, le vernis local pour dissimuler l’idéologie

    Certains, en entendant les discours prononcés par Laure Lavalette, mercredi soir, dans un Palais Neptune comble, sans en connaître la locutrice, auraient pu lui donner Toulon – à défaut du bon Dieu – sans confession. Une heure durant, la porte parole du RN, qui se présente sans étiquette pour attirer un maximum d’électeurs réfractaires à son ancrage partisan d’extrême droite, a déroulé le fil parfait des bonnes convenances nécessaires à l’entreprise de dédiabolisation de son parti nationaliste. De celles qu’on attend d’un élu local, dans une ville chahutée par les déboires de ses prédécesseurs, parmi lesquels le frontiste Jean-Marie Le Chevallier, dont le passage à la mairie (1995-2001), a laissé des souvenirs douloureux, sinon des traumatismes.

    Habileté sémantique

    Était-ce nécessaire face à une audience acquise à sa cause ? Qu’importe. Tout y était, sur le fond comme sur la forme. Dans une ville qui attache une importance capitale à l’identité locale, la députée RN, native de Gironde, a commencé par évoquer ses attaches territoriales : « Il y a 28 ans, une toute jeune femme trouva l’amour : il était Toulonnais. À mon arrivée dans la plus belle rade d’Europe, l’accueil si chaleureux des familles toulonnaises m’a aidée à m’y sentir adoptée. Après avoir dit oui à celui qui devint mon mari, c’est ici que nous avons élevé nos cinq enfants. » Une carte postale, point de départ d’un fil rouge familial usité pour présenter ses colistières, dont elle aime à rappeler le nombre d’enfants. Elle omet étrangement de le faire quand il s’agit de colistiers.

    Ils sont 15 à être présents, ou plutôt XV. Une équipe de rugby, corde sensible du terroir sur laquelle la candidate d’extrême droite tire sans modération. En tête de gondole, Sébastien Soulé, policier national dont l’histoire a inspiré le film Bac Nord, désigné comme son « futur adjoint à la sécurité », première thématique évoquée, et qui « sera, en tant que femme et maman, (sa) priorité. » En deuxième ligne – poste qu’il occupait durant sa carrière de rugbyman -, David Gérard, tout droit désigné pour les sports. À chaque personnalité, une thématique. Et rien ne manque, du social à la santé, en passant (ironiquement) par l’environnement, la culture, l’associatif… et le droit, défendu avec vigueur, depuis des mois par « Marine et Jordan », qu’elle n’oublie pas de saluer.

    La copie se veut propre. Sans évoquer la diversité, elle parle de chacun des quartiers toulonnais et le jure : « L’heure de la réconciliation est venue. Nous n’exclurons personne. » Sauf peut-être celles et ceux qui n’ont pas les bonnes grâces de son parti, qu’ils n’aient pas de papiers ou militent en faveur de l’avortement. Nombreux sont ceux qui répètent, à juste titre, qu’il ne faut pas confondre enjeux nationaux et locaux. Mais, si l’échelon municipal est celui de l’action, il peut rapidement s’avérer être celui de l’entrisme idéologique. Méfions-nous, donc, des ambitieux, tant habiles à dissimuler les opportunistes.