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  • Eudes, le talent au service de la carrosserie

    Eudes, le talent au service de la carrosserie

    Il l’avoue volontiers : la carrosserie n’était pas une vocation innée, ou un héritage familial. Mais Eudes Stenger, jeune carrossier peintre de 19 ans, a fini par en faire une vocation : « Je ne savais du tout quoi faire en sortant du collège. Comme je suis assez minutieux, je suis allé vers la carrosserie. C’était un peu un hasard, mais j’ai directement adoré, donc j’ai continué », explique-t-il humblement. Un métier qui lui permet cependant de travailler au plus près d’une de ses passions : le sport automobile.

    Originaire de Fréjus, il débute alors un bac professionnel Réparation des carrosseries au lycée les Eucalyptus, à Nice. Une formation exigeante, qui demande de l’engagement et du sérieux. « On était 30 dans ma classe au début, mais nous ne sommes que trois, aujourd’hui, à exercer le métier », précise le jeune homme. Son bac en poche en 2024, le garçon poursuit son petit bonhomme de chemin. Pour ajouter une corde à son arc, il s’inscrit alors en CAP peintre sur carrosserie. Une formation d’un an, « la suite logique après le bac », qu’il effectue en alternance. Et qui, là aussi, demande des compétences précises et un savoir-faire qui ne s’invente pas, notamment d’un point de vue scientifique : « On mélange beaucoup de produits différents. Il faut faire attention par rapport à l’humidité, la chaleur, à la pluie… Les matières qu’on utilise ne sont jamais les mêmes. Par exemple, je ne me sers pas des mêmes produits quand il pleut ou quand il y a du vent, car l’humidité dans l’air n’est pas la même. Tout cela, nous devons le calculer », détaille-t-il.

    Deux fois parmi les meilleurs apprentis de France

    Ce second diplôme en poche, Eudes est prêt à se lancer dans le grand bain du monde professionnel. Son maître d’apprentissage est très satisfait, mais ne peut malheureusement pas le garder dans ses effectifs. Mais il le dirige vers un de ses confrères, en besoin de main-d’œuvre, à Roquebrune-sur-Argens, qui lui fait directement confiance en lui offrant un CDI, en tant que peintre, lui permettant déjà, à peine entré dans l’âge adulte, de prospecter pour acheter un logement, lui qui habite encore chez ses parents.

    Et s’il aimerait, à l’avenir, travailler également sur la carrosserie « pour ne pas faire tout le temps la même chose », avant de monter « d’ici moins de dix ans » son propre garage, son épanouissement est (presque) total : « Ce qui me plaît, c’est le résultat final, et tous les enjeux et difficultés de la peinture. Par exemple, tout à l’heure [mardi, avant l’interview, Ndlr], je travaillais sur un capot de Range Rover. Le vernis a eu une réaction : il a micro-huilé, c’est-à-dire que de petites bulles sont apparues. Il faut donc trouver pourquoi ça arrive et faire en sorte que ça n’arrive plus. Il faut toujours satisfaire le client, il faut que tout soit nickel. »

    Cette minutie, essentielle à son métier, Eudes l’a déjà mesurée en compétition. Après une première participation -infructueuse- aux World Skills en 2023, il y a brillé en 2025 (lire ci-contre). Mais ce n’est pas tout, puisqu’il a été consacré parmi les meilleurs apprentis de France en carrosserie en 2024 et en peinture en 2025. Le talent au service de la carrosserie et de la peinture.

  • Le maire de La Cadière René Jourdan tire sa révérence

    Le maire de La Cadière René Jourdan tire sa révérence

    Après une longue réflexion, parce que j’aime cette commune dans laquelle je suis né, en raison de mon âge, il me semble plus sage de ne pas solliciter à nouveau votre confiance jamais démentie depuis 55 ans. » C’est en ces termes que le maire de La Cadière, René Jourdan, longtemps adhérent du PCF, a annoncé aux citoyens de ce village de 5 600 habitants qu’il ne briguerait pas un autre mandat le 15 mars prochain. Il faut souligner qu’à 93 ans, le deuxième maire le plus âgé de France, peut être satisfait de son parcours. Il avait d’ailleurs été réélu en 2020 avec 64% des suffrages dès le premier tour. René Jourdan fut viticulteur de profession. En plus d’un demi-siècle de mandat il a su, avec son équipe, faire évoluer La Cadière tout en préservant son caractère rural et provençal.

    Une population diverse

    Aujourd’hui, résident dans cette commune 67 agriculteurs, 434 artisans, commerçants et chefs d’entreprise mais aussi 461 cadres et professions intellectuelles supérieures, 596 salariés de professions intermédiaires, 631 employés et 312 ouvriers. Si les retraités représentent 35,4% de la population avec 1 393 habitants, la commune est aussi forte de sa jeunesse avec quelque 1 850 enfants selon l’Insee. Elle est d’ailleurs « ville amie des enfants ». Un label mérité qui offre aux plus jeunes (comme à toute la diversité de la commune) des services publics de qualité.

  • Sylvie Vinceneux à la rencontre des commerçants de Saint-Cyr

    Sylvie Vinceneux à la rencontre des commerçants de Saint-Cyr

    Journée de tractage pour Sylvie Vinceneux et ses colistiers. Mercredi après-midi, la responsable de la commission nationale du logement du PCF, est allée à la rencontre des commerçants saint-cyriens, afin de connaître leurs inquiétudes et besoins. Tout en leur soumettant quelques idées, qu’elle exposera plus largement lors de la présentation de sa liste, qui aura lieu ce samedi, à 11h15, au Café de France.

    La liste présentée samedi

    Si la question du prix du stationnement fait l’unanimité, des améliorations sont attendues, ou a minima souhaitées dans d’autres secteurs, notamment, sur la question des loyers commerciaux : « C’est une aberration qu’il n’y ait pas un prix fixe du mètre carré. Avec les promoteurs et certains propriétaires, on est à Saint Tropez ici, c’est un braquage ! », s’indigne Pilar, coiffeuse dans la rue Victor Hugo, où elle se trouve « isolée. Il y a encore des Saint-Cyriens qui nous découvrent. Des commerçants se sont unis pour faire des animations, mais ici, on n’a rien », dénonce-t-elle.

    Une rue que John, qui vient de lancer sa boutique de prêt-à-porter et décoration, souhaite voir évoluer : « Il faudrait un coup de propre dans la rue qui n’a pas bougé depuis 20 ans. Il suffit qu’il y ait un camion en livraison pour créer une pagaille monstre. Il y a des trous partout, des racines qui ressortent et qui sont dangereuses pour les passants », déplore-t-il. Autant de doléances entendues par Sylvie Vinceneux, qui veut proposer davantage d’animations, mais aussi « a minima un dimanche piéton par mois » pour créer davantage d’émulation.

    « C’est notre deuxième tournée. On est étonné des réactions assez fortes sur le manque de dialogue avec la municipalité. Pour nous c’est vraiment important car une commune doit être facilitateur, travailler avec la chambre de commerce », explique la tête de liste, qui évoque aussi « un problème de pouvoir d’achat. Il faut tout faire pour faire connaître les spécialités, les nouveaux commerces… »

    Un phénomène qui a également trait à la question des loyers, évoquée précédemment et priorité de la candidate, tant sur l’aspect commercial que sur le logement : « Il peut y avoir des préemptions de locaux vides. Ça demande des moyens, aussi pour créer de l’emploi dans le tourisme, l’agriculture, l’artisanat… En plus de la création de logements sociaux, il faut tenter de peser sur l’encadrement des loyers, même si c’est compliqué. C’est le rôle d’un maire d’être audacieux et toquer à toutes les portes », soutient Sylvie Vinceneux, qui présentera samedi à 11h15 au Café de France, les grandes lignes de son programme, et sa liste, portée par le PCF et le PS avec le soutien des Écologistes, et de nombreux colistiers non encartés.

  • Une journée à la découverte de l’IUT et l’Université de Toulon

    Une journée à la découverte de l’IUT et l’Université de Toulon

    Que faire après le Bac ? Les questions concernant l’orientation pèsent lourd dans les préoccupations des lycéens tant il va être déterminant pour eux. C’est pour tenter de les aider à y voir un peu plus clair que l’Université de Toulon organise une journée portes ouvertes sur tous ses sites, La Garde, Toulon et Draguignan, le samedi 31 janvier.

    Avec la mobilisation de tous ses services pour apporter les informations nécessaires concernant les formations et les aider les futurs étudiants à préparer au mieux leur avenir professionnel. Tout aussi important les renseignements sur les possibilités de logements, de bourses ou les offres de transport disponibles pour assurer quotidiennement leurs déplacements seront également disponibles sur les campus. On sait comme cela peut influer sur leurs décisions. Tout comme la possibilité de pouvoir exercer dans sa vie étudiante des pratiques sportives, culturelles ou associatives.

    Préparer son avenir

    Une journée enfin pour maîtriser les modalités de candidatures et d’inscription. Bref, pour rassurer et dissiper quelque peu le brouillard épais auquel font face certains jeunes, souvent les plus éloignés familialement de cet univers. À l’heure des choix à effectuer via la toujours très décriée plateforme Parcoursup. Afin que la visite soit le plus profitable, l’Université de Toulon conseille de préparer sa visite en visionnant sur le site internet dédié* contenant le programme complet de la journée ainsi que des vidéos sur les filières et les infrastructures. Mais aussi plus largement toutes les offres de formation sur le portail www.univ-tln.fr.

    *https://jpo.univ-tln.fr l

    Retrouvez le programme complet de la Journée Portes Ouvertes par campus. Préparez votre visite

  • Des personnels toujours engagés pour une ville plus solidaire et plus humaine

    Des personnels toujours engagés pour une ville plus solidaire et plus humaine

    Vous œuvrez chaque jour auprès des plus vulnérables, des plus fragiles, des plus isolés. Vous accueillez, vous écoutez, vous accompagnez, vous tendez la main. Vous soutenez parfois, sans bruit, sans reconnaissance immédiate, mais toujours avec humanité », a commencé la directrice générale Virginie Cauquil, devant les personnels du Centre communal d’action sociale de Toulon qui ont répondu en nombre à l’invitation.

    « Je sais pouvoir compter sur vous toutes et vous tous qui donnez votre cœur et votre énergie à servir la cause du CCAS », les a remerciés à son tour la vice-présidente, le docteur dominique Andreotti, en leur souhaitant tout le bonheur possible. Et d’ajouter : « Le CCAS continuera, j’en suis sûre, à porter haut les valeurs qui sont inscrites dans notre hall d’entrée, de professionnalisme, d’humanité, de solidarité, pour être toujours présent auprès des personnes les plus fragiles, les plus isolées et les plus âgées. »

    La parole a ensuite été donnée à la maire de Toulon Josée Massi (SE) qui assure également la présidence de cet établissement public : « Il est essentiel pour moi de venir régulièrement à votre rencontre, d’échanger avec vous, de vous écouter. Car je m’enrichis de votre expérience, de votre regard, de votre sens du terrain », explique-t-elle. Et de poursuivre : « C’est grâce à vous que Toulon devient chaque jour une ville plus solidaire, plus inclusive, plus humaine. »

    Au service des plus fragiles

    L’occasion aussi d’expliquer que ces vœux interviennent dans un temps particulier qui bouscule la tradition. Pas question en effet en cette période pré-électorale de dresser le bilan de l’année écoulée ou d’évoquer les projets à venir. « Alors, c’est peut-être un mal pour un bien : cela va me permettre de concentrer mon propos sur l’essentiel, à savoir les remerciements que je souhaite vous adresser », ajoute-t-elle. Et de poursuivre à l’intention des personnels du siège, des résidences seniors et des Ehpad, ou qui exercent sur le terrain comme infirmières, aides à domicile ou porteurs de repas : « Votre travail est inestimable. Grâce à vous, nos concitoyens les plus fragiles se sentent moins seuls. Grâce à vous, ils retrouvent confiance, espoir et dignité. »

    Ce qui suppose, reconnaît-elle, la tâche difficile « de porter, jour après jour, le poids de la détresse, de la solitude, des urgences sociales ». Et ce d’autant plus que « l’année 2025 n’a pas été un long fleuve tranquille », avec « son lot d’incertitudes et de défis » auxquels les services ont su faire face. Ce qui révèle, insiste Josée Massi, « la solidité » du Centre d’action sociale toulonnais.

    Et de souhaiter donc qu’il poursuive dans cette voie en 2026, « celle de la cohésion, de la rigueur, de l’écoute, du dialogue, et du respect des valeurs du service public ». Et au personnel : « Une année apaisée, constructive et porteuse d’espoir. »

  • Catherine Vautrin veut renforcer la souveraineté de l’armement français

    Catherine Vautrin veut renforcer la souveraineté de l’armement français

    Après le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou la semaine dernière, c’est la ministre des Armées et des Anciens Combattants Catherine Vautrin qui était à Toulon ce jeudi, sur le site de la Direction générale de l’armement (DGA). Une visite qui s’inscrit elle aussi dans le cadre de l’augmentation du budget de la Défense (+ 6,7 milliards d’euros en 2026, soit 57,1 milliards) et de la loi de programmation militaire 2024-2030, qu’Emmanuel Macron souhaite faire passer de 413 à 449 milliards d’euros.

    Dans cette optique, la DGA a un rôle central à jouer sur l’aspect capacitaire, en tant qu’outil de la souveraineté française. Sa raison d’être : maîtriser techniquement notre avenir pour créer la force de dissuasion et les outils de défense. Un aspect primordial « dans un monde qui se réarme » et « où les conflits régionaux se multiplient », soutient Catherine Vautrin. « Depuis 2017, le budget de l’armée a suivi une trajectoire inédite et a presque doublé. C’est une nécessité, en aucun cas un luxe. » Son objectif est de permettre la conception de moyens en un minimum de temps grâce aux nouvelles technologies, captées, notamment, dans le domaine civil. Et outre la souveraineté, l’autre but est d’être capable de soutenir les missions de l’Otan.

    La visite du jour était centrée sur le projet DANAE, qui, comme cet acronyme l’indique, vise à doter la Marine nationale d’un Drone de surface autonome naval avec une capacité d’armement embarqué. Un projet d’accélération de l’innovation (PAI), qui devra intégrer des capacités létales et non létales, avec deux types de mission : la protection des ports, et l’escorte de navires, en pouvant être commandé depuis la terre, ou embarqué dans une frégate. Il est imaginé pour « avancer à la vitesse des changements d’aujourd’hui. Nous n’avons plus le luxe d’un fonctionnement de temps de paix. Les temps politiques, industriels et opérationnels se contractent. La période de transition ouverte en 2001 s’achève », reconnaît la ministre des Armées.

    Ce projet consiste en la réalisation de sept drones navals, à plusieurs centaines de milliers d’euros, portés en collaboration par une dizaine d’entreprises (Naval Group, Thales, Exail…), dont certains sont déjà utilisés dans le civil, notamment dans la protection de plateformes pétrolières. Trois seront sélectionnés puis affinés selon les besoins de la Marine, et un seul intégrera l’arsenal maritime français d’ici 2027. À ce titre, des essais ont lieu depuis deux semaines.

    L’innovation, priorité stratégique

    Dans un monde qui se replie sur lui-même, l’innovation est une priorité : « Le champ de bataille connaît son plus grand bouleversement depuis la Première guerre mondiale. On ne pourra tenir que si on innove plus vite que l’adversaire. C’est une révolution permanente, technique, mais avant tout une révolution des mentalités », martèle Catherine Vautrin, qui invite à passer « de la stricte planification à un modèle un peu plus basé sur l’adaptation, devenue indispensable pour toutes les raisons évoquées ».

    Mais la ministre soutient également d’autres aspects liés au développement de l’industrie militaire française : « La France demeure le deuxième exportateur d’armes au monde. Notre Base industrielle et technologique de défense (BITD) n’est soutenable que parce qu’elle exporte. C’est une condition de survie industrielle, et un outil de puissance, car là ou nos équipements sont déployés, notre influence stratégique s’enracine. »

    Second aspect, et pas des moindres : la question de l’Europe de la défense, qui peine historiquement à s’affirmer sur la scène internationale. « Nous devons être plus européens dans notre stratégie industrielle, sans aucune naïveté, avec des équipements capables d’agir de concert. Nous ne pouvons parler d’Europe de la défense sans produire ni acheter européen », insiste Catherine Vautrin, non sans pragmatisme : « Mais les clients d’hier sont les compétiteurs d’aujourd’hui. Nous devons donc être offensifs et stratèges. » Et in fine, « pouvoir mieux peser sur l’Otan ». Car face à la folie trumpiste, c’est avant tout de cela qu’il s’agit.

    « Nous n’avons plus le luxe
    d’un fonctionnement de temps de paix »

  • Fabien Galthié compte sur le talent des Toulonnais pour les Six Nations

    Fabien Galthié compte sur le talent des Toulonnais pour les Six Nations

    Avec 42 pressentis, on s’attendait à voir apparaître quelques régionaux dans la liste de Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France. Ce dernier ne nous a pas déçus, en convoquant pas moins de cinq Toulonnais afin de préparer le début du tournoi des Six Nations : Jean-Baptiste Gros et Dany Priso chez les piliers gauches, Charles Ollivon parmi les troisièmes lignes, Baptiste Serin chez les demi-de-mêlées et Gaël Dréan parmi les ailiers.

    Si Gros (40 sélections), Ollivon (48) et Serin (46) sont plus habitués du maillot tricolore, Priso (17) et surtout Dréan, la fusée varoise qui multiplie les essais, aussi bien en Top 14 qu’en Champions Cup, ont mérité leur place. Convoqué à de nombreuses reprises avec le XV de France ces derniers mois, le Morbihannais de 25 ans n’a pourtant pas encore fait ses débuts chez les Bleus. Ça pourrait être enfin la bonne le 5 février lors du premier match du tournoi des Six Nations, au Stade de France, contre l’Irlande.

    Hawkes a perdu ses ailes

    Annoncé par Rugbyrama comme l’une des grandes surprises de la liste, le polyvalent pilier droit, Malachi Hawkes, prêté cette saison par le Stade Toulousain à Provence Rugby, n’a finalement pas été convoqué par Fabien Galthié. Le natif de Sydney, en Australie, arrivé dans la ville rose à l’âge de 18 ans, s’impose comme l’un des éléments forts de la formation provençale en Pro D2. Il était ainsi pressenti pour faire partie de l’aventure et suivre l’exemple de Paul Mallez, qui avait participé l’été dernier à la tournée en Nouvelle-Zélande.

  • Sobriété et efficacité énergétique pour relever le défi climatique à Toulon

    Sobriété et efficacité énergétique pour relever le défi climatique à Toulon

    C’est à nouveau devant le panneau d’expression libre du boulevard Tessé que nous rencontrons les militants associatifs du Comptoir des idées venus à nouveau inviter les Toulonnais à la réflexion. Il s’agit cette fois de mettre en avant les changements à apporter pour face au défi climatique, à l’effondrement de la biodiversité, aux tensions sur l’eau et à la raréfaction des ressources. Avec une soirée débat, ce jeudi soir à l’Hélice, en présence du docteur en physique de l’énergie Emmanuel Rosier de l’association NégaWatt.

    Gisement agrovoltaïque

    « Il est urgent d’opérer une transition qui permette de sortir des énergies fossiles et nucléaires », explique Yves Roma pour l’association Place publique. Et de poursuivre : « L’approche proposée repose sur le triptyque, sobriété, efficacité et développement des énergies renouvelables. »

    L’objectif étant pour commencer de vivre mieux en dépensant dans tous les secteurs moins d’énergie.

    L’occasion de rappeler les vertus de l’éolien, par exemple. Une énergie constamment pilonnée par la droite et l’extrême droite pour des raisons purement électoralistes. « Il paraît qu’il y a quelques oiseaux qui se prennent dans les pales, pas plus que dans les fils électriques, ou dans les voitures sur les autoroutes », relativise Guy Rebec, pour Place publique également.

    Le militant associatif insiste également sur l’énergie solaire et en particulier sur l’agrovoltaïsme.

    Et de poursuivre : « Je suis allé vérifier dans des champs de notre département où des expériences sont menées par des paysans. Ils ont planté le même jour des vignes neuves, dans le même terrain, exposées au même endroit. Et au bout de deux ans, trois ans, on voit que celles qui sont restées en plein cagnard sont toutes petites, rachitiques, etc. Alors que celles qui sont sous les panneaux agrovoltaïques ont beaucoup mieux poussé. »

    Pareil pour les pivoines cultivées du côté de Hyères, ajoute-t-il, celles en plein soleil avaient 40-50 cm de haut, contre 80 pour celles qui ont poussé à l’abri des capteurs solaires.

    Et de poursuivre : « L’agriculteur ce qu’il souhaite, c’est, d’une part, avoir une plus grosse rentabilité agricole, pour gagner sa vie, et si, éventuellement, il peut encore gagner un peu d’argent en revendant l’électricité qui est fabriquée sur ses champs, c’est une bonne chose. »

    Sans compter qu’« il y a plein d’endroits en ville, où on peut installer des capteurs solaires que ce soit sur les bâtiments publics, les toitures des particuliers qui le souhaitent ou les ombrières sur les parkings des supermarchés ».

    Et de conclure : « Il faut que tout le monde s’y mette. C’est pour ça qu’il est important justement d’éduquer, de sensibiliser, comment on va le faire le 22 janvier à l’Hélice avec Emmanuel Rosier. »

  • « Ollioules autrement » pour prendre soin des habitants

    « Ollioules autrement » pour prendre soin des habitants

    « Face aux crises qui pèsent déjà sur nos vies, nous choisissons de rompre avec la politique actuelle et d’agir Autrement », commence la tête de liste de « Ollioules autrement » Claudie Cartereau (Les Écologistes). L’objectif étant, poursuit-elle, de faire de cette commune « un territoire qui prend soin des personnes, du vivant et des ressources ».

    Un projet coconstruit avec la population qui vise d’ailleurs à rendre les citoyens partie prenante de l’avenir de la cité, avec la mise en place d’une réelle démocratie participative et l’organisation notamment de débats, consultations et votations en fonction des projets.

    Un programme qui propose, poursuit l’actuelle élue d’opposition, à freiner la bétonisation et l’étalement urbain tout en accompagnant la rénovation et l’isolation des logements sociaux. Et en réalisant la rénovation thermique des bâtiments communaux.

    Il s’agit également de favoriser l’équipement en photovoltaïque et solaire thermique et créer des îlots de fraîcheur tout en élaborant un plan communal de sobriété énergétique et matérielle. Bref, de dessiner « un autre cadre de vie, sobre, solidaire et économe ».

    Régie agricole municipale

    Parmi les actions phares, Ollioules autrement a en ligne de mire la création d’une régie agricole municipale, pour alimenter en produits locaux et bio, les crèches, écoles, collèges et Ehpad de la commune.

    Une ferme de 4 à 6 hectares dans laquelle la production serait assurée par des agents territoriaux comme cela se fait sur la commune de Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes.

    Un projet éducatif y sera associé pour « permettre aux enfants et aux jeunes de comprendre les bases de l’alimentation, les bienfaits d’une alimentation saine sur la santé ». Avec également la mise en place de classes d’alimentation durable et des actions d’éducation alimentaire à destination des familles. Mais aussi des formations et une sensibilisation des acteurs professionnels et des élus aux enjeux de l’alimentation durable.

    Tout cela en renforçant le soutien à l’agriculture, la remise en culture des friches et l’aide à l’installation de jeunes paysans.

    Autre sujet d’importance développé au cours de cette réunion publique, la mobilité. Avec, entre autres, la volonté de « travailler avec la métropole pour réduire la dépendance à la voiture et développer des pistes cyclables sécurisées et continues ».

  • Dans le Var, une plongée expérimentale inédite pour la Marine

    Dans le Var, une plongée expérimentale inédite pour la Marine

    Après la dernière plongée expérimentale réalisée à 200 mètres en mai 2025 (Entex 50), la Marine nationale voit plus grand dans le cadre de l’Entex 51. En atteignant cette fois une profondeur de 265 mètres, les équipes du Centre expert plongée humaine et intervention sous la mer (Cephismer) mènent un programme ambitieux : repousser les limites de l’action humaine sous la mer.

    Créé en 1945, le Cephismer est issu du groupe de recherches sous-marines (GRS), en charge du déminage post-Seconde Guerre mondiale. Elle demeure une unité d’élite pionnière grâce à l’apport de figures telles que Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas. Accompagnés de scientifiques et de plongeurs courageux, ils ont jeté les bases de ce qui est l’un des foyers de la plongée militaire dans le monde.

    14 jours dans un caisson hyperbare

    Cette unité repose sur trois piliers : la maîtrise des risques en plongée, l’innovation et l’intervention robotisée sous la mer. Elle collabore étroitement avec des experts de l’armée de Terre, de la gendarmerie, du service de santé des armées, et des experts civils reconnus dans le domaine de la plongée.

    Ainsi, pendant deux semaines, du 27 janvier au 10 février, trois plongeurs et une infirmière militaire vivront dans l’enceinte d’un caisson hyperbare, sous le contrôle permanent du Cephismer, tout en réalisant des excursions à 265 mètres de profondeur, à l’aide de recycleurs électroniques. Cette plongée, comme les précédentes, s’inscrit dans une trajectoire d’amélioration progressive. L’Entex 50 a permis de mieux tester la technologie, la physiologie de la décompression. En bénéficiant de cet apport, l’Entex 51 vise à renforcer les capacités humaines en profondeur afin de remplir plusieurs objectifs, dont celui de la maîtrise des fonds marins et de la capacité à secourir des sous-marins en détresse. Elle permettra de valider des procédures et des concepts opérationnels avant de les éprouver en environnement naturel.