Tag: Var

  • Var : deux expositions autour des Droits des femmes dans l’atrium de l’hôtel du Département jusqu’au 13 mars

    Var : deux expositions autour des Droits des femmes dans l’atrium de l’hôtel du Département jusqu’au 13 mars

    La première, à la fois chronologique et historique, est consacrée à l’évolution des Droits des femmes jusqu’à nos jours. La seconde est une rétrospective historique, est dédiée aux femmes scientifiques pionnières en matière de découverte et recherche : « Femmes et sciences : l’effet Matilda. » Elles ont été inaugurées ce lundi par Jean-Louis Masson, président LR du Département et Valérie Rialland, conseillère départementale.

    Jusqu’au 13 mars de 9h à 17h30. Atrium de l’Hôtel du Département du Var – 390, av. des Lices, Toulon.

  • À La Seyne, Stéphane Sacco dénonce des propos racistes

    À La Seyne, Stéphane Sacco dénonce des propos racistes

    Selon des informations rendues publiques récemment par des médias nationaux, dont Libération, plusieurs candidats qui occupent des places importantes sur la liste du Rassemblement national, à La Seyne-sur-Mer, auraient tenu des propos racistes, islamophobes ou complotistes sur les réseaux sociaux, rappelle dans un communiqué le chef de file d’« Uni.e.s à gauche pour La Seyne », Stéphane Sacco (GRS).

    Pour la liste de rassemblement de la gauche, pas question de rester sans réagir face aux colporteurs de haine et d’obscurantisme. Elle demande donc aux responsables politiques de clarifier leur position : « Les citoyens sont en droit d’attendre des explications de la part du chef de file de cette liste », déclare Stéphane Sacco.

    Et de s’interroger : « Pourquoi ces candidats n’ont-ils pas été écartés tout de suite, alors même que le Rassemblement national affirme régulièrement vouloir exclure ce type de comportements ? Pourquoi refuser de répondre aux questions des journalistes sur ce sujet ? »

    Ce ne sont hélas pas les premiers à être surpris en train de déverser leur bile en ligne. De l’autre côté de la rade, l’ancien attaché parlementaire de Laure Lavalette, Nicolas Koutseff, avait été épinglé pour une longue série de tweets, racistes, antisémites ou homophobes. Pourtant, le sentiment d’impunité semble perdurer. À moins que ce ne soit la bêtise. Ou bien le naturel qui revient au galop.

    Des brebis galeuses ?

    Stéphane Sacco ajoute que « ces dernières révélations interviennent dans un contexte où plusieurs candidats de différentes listes ont déjà été la cible d’attaques racistes ou de comportements inacceptables durant cette campagne ». Comme son propre colistier, le responsable associatif Samir Ben Mihoub.

    Que va faire le parti à la flamme ? Couvrir les siens et donc assumer leurs propos ou exclure les brebis galeuses ?

    Pour Stéphane Sacco, les habitants méritent une campagne digne, fondée sur le respect, l’égalité et la confrontation d’idées plutôt que des discours de haine.

    Il rappelle que « dans notre pays, le racisme n’est pas une opinion mais un délit ! »

  • Pour un Saint-Maximin solidaire, écologique et démocratique

    Pour un Saint-Maximin solidaire, écologique et démocratique

    « Nous refusons la résignation et la seule gestion comptable de notre ville », explique Quentin Dauphiné, le chef de file de la liste de rassemblement d’acteurs de la vie associative, sociale, culturelle, syndicale et politique déjà impliqués dans la vie de leur commune.

    Les colistiers n’acceptent pas davantage que les seuls projets de développement soient tournés vers le tourisme, ni que Saint-Maximin n’ait d’autre avenir que celui d’une cité-dortoir. Pas question en tout cas de se résigner à « subir des politiques qui étranglent les communes et appauvrissent les habitants ».

    La gauche propose au contraire de construire avec les habitants « une démarche démocratique et efficace, en rupture avec les alliances de circonstances et les ralliements opportunistes ». Une situation à laquelle a été confronté le maire sortant, Alain Decanis (ex-PS, aujourd’hui divers centre), qui a terminé son mandat en minorité.

    Pour Patrick Rocchi (gérant d’entreprise), « le bien-vivre ensemble repose sur la solidarité et la capacité de la commune à répondre aux besoins de toutes et tous ». Comme ceux concernant l’accès aux soins rendu de plus en plus difficile à Saint-Maximin, avec un nombre de médecins généralistes qui diminue et donc des délais de rendez-vous qui s’allongent. Sans compter l’absence de prise en charge locale à partir de 21h. La gauche propose donc la création d’un centre de santé municipal en lien avec l’hôpital public.

    Les ambitions de la gauche

    Michèle Bigeon (employée CPAM) pointe de son côté « le scandale » d’avoir livré l’eau aux logiques tarifaires qui pénalisent les familles et les plus modestes. Et de poursuivre : « Nous mettrons en place une tarification permettant de réduire la facture de la grande majorité des habitants, avec les 15 premiers mètres cubes gratuits pour tous, et un soutien concret pour les familles nombreuses ou en difficultés financières. »

    L’éducatrice spécialisée Sacha Iliadis met, elle, en avant le rôle essentiel que doit assumer une commune pour favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap. Des actions à mener pour adapter les équipements publics, développer une signalétique accessible, faciliter les déplacements et l’accès aux services, sans oublier un soutien actif aux associations engagées dans l’inclusion. L’équipe s’engage également à rendre les activités culturelles et sportives accessibles à tous, « afin de construire une ville réellement inclusive et solidaire ».

    « La commune mettra également en place un accompagnement renforcé pour les familles en difficulté, victimes de violences ou de discriminations », souligne Virginie Armando, assistante sociale.

    L’urgence climatique fait également partie des préoccupations de la gauche qui prévoit entre autres la désimperméabilisation des cours d’école, rues et aires de jeux, avec des toitures et murs végétalisés, ainsi que la création de voies vertes.

    Un conseil citoyen de la transition écologique et un atlas de la biodiversité guideront l’action de la nouvelle majorité.

    Au cœur des priorités également, l’accès au logement avec un Plan local d’urbanisme revu et tourné vers la construction des logements abordables afin de favoriser la mixité sociale dans tous les quartiers. Il s’agira, dans le même temps, de lutter contre la spéculation immobilière et sanctuariser les zones naturelles, précise Rémi Bregeon (ingénieur).

    Pour en savoir plus le mieux est de venir les rejoindre demain place Malherbe, de 16h à 20h.

  • [Entretien] Vincent Arcusa : « Être un lieu de ressource, de vigilance, d’émancipation »

    [Entretien] Vincent Arcusa : « Être un lieu de ressource, de vigilance, d’émancipation »

    La Marseillaise : Vous teniez votre assemblée générale jeudi. Quels thèmes ont été abordés ?

    Vincent Arcusa : On a notamment présenté l’activité du comité d’action juridique de la Confédération paysanne du Var, qui vient en aide bénévolement aux paysans qui rencontrent des problèmes de cet ordre depuis 13 ans. La confédération nationale soutient d’ailleurs son développement dans tous les départements qui le souhaitent. On a parlé du foncier, problématique récurrente dans le Var, avec la difficulté d’accès pour les porteurs de projet et les enjeux de spéculations et d’opacité dans le fonctionnement des institutions. Le troisième sujet abordé a été la vie syndicale. Quand on fait de grosses mobilisations, il y a du monde, mais sinon, on sent un décalage entre le nombre de présents et d’adhérents, qui est en augmentation. Cette année, on a fait des conseils d’administration délocalisés, thématiques et ouverts pour aller à leur rencontre et entendre ce qu’ils ont à porter. L’idée est d’enclencher plus de proximité et mieux mailler le territoire.

    Vous avez également mis en place un temps d’échange et de formation sur les violences sexuelles et sexistes (VSS), une thématique que l’imaginaire collectif n’associe pas forcément au monde agricole.

    V.A. : À l’échelle du Var, il y a un groupe femmes qui existe en non-mixité, ce qui leur permet de faire des formations et d’aborder ces questions. Au dernier congrès national a été voté un protocole pour traiter les cas de VSS en interne dans le réseau. Avec de la formation, mais aussi d’avoir une ligne téléphonique pour faire intervenir des personnes référentes et traiter localement. Dans cette dynamique, il nous a semblé important de traiter cette question. L’une de nos adhérentes a décidé de passer un diplôme universitaire (DU) en se spécialisant sur la question des VSS en milieu rural. Elle a proposé d’animer un temps de formation et d’échanges. C’est un travail en cours, mais il était très important d’avoir un peu d’information descendante sur le sujet. Nous avons étudié quelques cas vécus par des paysannes. L’objectif était de trouver des moyens d’en sortir. Cela permet collectivement d’être plus attentifs à ces questions et, lors des événements qu’on organise en interne, de mettre en place des protocoles et que ces sujets ne soient pas mis de côté ou niés. Nous sommes désormais davantage capables de repérer et répondre aux cas de VSS.

    Dans un contexte agricole compliqué, entre accord de libre-échange avec le Mercosur et dermatose nodulaire, quels sont vos objectifs pour 2026 ?

    V.A. : Dans un contexte plus large de fascisation des politiques et des médias, notre syndicat va s’atteler à lutter contre la progression de ces idées et défendre nos collègues paysans. Il faut que le syndicat soit un lieu où on peut se retrouver et lutter contre ces mécanismes de domination patriarcale, sur le vivant, sur nos outils de travail. On veut faire vivre ces valeurs-là, pour lesquelles nos adhérents nous rejoignent. 90% des Français soutiennent les agriculteurs. On est une profession qui a une bonne image, car on ne gagne pas bien notre vie et on trime. Derrière, on a un vrai projet politique d’agriculture paysanne, qui n’est pas un projet agricolo-corporatiste : c’est un projet de société. On continuera de lutter en intersyndicale avec les autres corps de métier sur les mobilisations sociales, à s’opposer au RN, à l’extrême droite et toutes ses dérives. On veut être un lieu de ressources, de vigilance et d’émancipation.

  • La CGT Cheminots rend hommage à Pierre Semard à La Seyne-sur-Mer

    La CGT Cheminots rend hommage à Pierre Semard à La Seyne-sur-Mer

    « Pierre Semard n’était pas seulement un dirigeant syndical. Il était un homme de conviction, militant infatigable, défenseur passionné des cheminots et du monde du travail. Secrétaire général de la fédération des cheminots CGT, dirigeant engagé, il consacra sa vie à la justice sociale, à la dignité ouvrière et à la paix. Jusqu’au bout, il refusa de renier ses convictions », ont rappelé les cheminots, avant de déposer une gerbe de fleurs sur la stèle à son honneur.

  • À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    Ancien adjoint aux finances du maire actuel Jean-Jacques Coulomb (DVG), ayant démissionné en 2023 en raison de désaccords avec ce dernier, Claude Passrel (SE) tente aujourd’hui de reprendre la mairie à celui dont il fut le colistier.

    À 66 ans, celui qui a été responsable des finances de la commune et acteur associatif local s’est entouré d’une équipe intergénérationnelle, de 21 à 76 ans, composée de femmes et d’hommes issus de tous horizons : anciens élus, chefs d’entreprise, professionnels de santé, enseignants, agents publics, éducateurs sportifs, bénévoles et présidents d’associations, étudiants ou jeunes actifs.

    « Une nouvelle page »

    Une liste qu’il décrit « d’une diversité rarement observée dans la vie politique locale, engagée et tournée vers l’avenir, déjà investie dans la vie du village et porteuse d’une dynamique nouvelle. Cette pluralité traduit la volonté d’incarner une alternance collective et crédible, fondée sur les compétences et l’engagement citoyen ».

    Par ailleurs, « Saint-Zach’ pour vous et avec vous » compte de nombreux jeunes parents, dont plusieurs ont été délégués de parents d’élèves dans les écoles du village. Une composition qui, selon Claude Passerel, incarne « une attention particulière portée à la jeunesse, à l’éducation et à la qualité de vie des familles. » Il conclut : « Sans renier le passé, nous faisons le choix d’ouvrir une nouvelle page pour Saint-Zacharie. Cette équipe rassemble des habitants qui partagent une même envie : servir le village avec sérieux, transparence et esprit collectif. »

  • Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Militant associatif, figure de proue du Collectif anti-carrière de Mazaugues (CACM), Thierry Gontier se lance dans la course à la mairie. Et ses engagements n’y sont pas étrangers : « On est une liste composée de citoyens engagés contre la carrière. Il est temps de faire différemment afin de prendre, avec les Mazauguais, des décisions qui impactent notre quotidien et celui de nos enfants. »

    Celui qui n’avait encore jamais fait de politique entend « préserver la qualité de vie » : « Il y a beaucoup à faire : réfléchir à un développement cohérent, ne pas priver les générations futures de nos ressources et qualité de vie, en portant une vision à long terme, pas que sur six ans. » Thierry Gontier ne souhaite pas se précipiter et prévoit un audit « pour voir où en sont les dossiers », notamment sur le « réseau d’eau, obsolète » : « On ne pourra pas prendre des décisions directement. Ce qu’on veut faire n’a pas été fait avant, c’est-à-dire travailler en transparence, tenir les Mazaugauias informés des décisions, voire les prendre avec eux. »

    « Changer de cap »

    À ses côtés, ses colistiers de « Mazaugues Ensemble » (SE) revendiquent « des âges (18-70 ans), parcours et sensibilités différents. Même si certains ont leurs idées, le but est de travailler pour Mazaugues, sans couleur politique ». « La commune va perdre son identité. Il faut changer de cap, ne pas l’empêcher de se développer, mais réfléchir aux conséquences en tenant compte de ses moyens, en accueillant des projets agricoles, touristiques, plutôt qu’industriels ou urbanistiques », propose-t-il.

  • Naziha Boulassel, la voix des quartiers populaires à Toulon

    Naziha Boulassel, la voix des quartiers populaires à Toulon

    C’est au départ comme cofondatrice du collectif Beaucaire, du nom de ce quartier populaire de l’ouest de Toulon, que nous l’avions rencontrée. La profondeur et la structuration de son discours de classe laissaient déjà entrevoir un engagement plus affirmé.

    La jeune femme, mère de trois enfants, vit depuis quinze ans dans ces tours HLM où les assignations à résidence rendent difficile l’accès à l’ascenseur social, de toute façon bien souvent en panne par ici.

    Naziha Boulassel est très vite convaincue de la nécessité de faire valoir ses droits et ceux de toutes les personnes partageant son quotidien. Elle s’oriente donc vers des études de juriste et, après avoir obtenu un master 1 en droit privé, s’engage dans le monde associatif. Puis, face à la difficulté de trouver un emploi pérenne, elle passe un CAP Petite Enfance. « C’est un corps de métier passionnant, puisqu’on participe à l’évolution des enfants, ce qui n’est quand même pas rien », confie-t-elle.

    Ce qui ne l’empêche pas d’exercer sa « vocation première » au sein du collectif pour faire prévaloir les droits des locataires et se battre, avec eux, pour une vie digne. « C’est ce qui m’anime réellement », insiste Naziha Boulassel. Une prise de conscience qui va lui faire franchir le pas pour prendre part à cette campagne des municipales. Elle précise : « Plus jeune, j’avais l’impression que tout ça me dépassait un peu, mais à travers le collectif, j’ai pris conscience qu’on était tous politisés d’une certaine façon, sans le savoir. De manière active, puisqu’on avait décidé de mener des actions et d’arrêter de laisser les autres parler et décider à notre place. »

    C’est pourquoi elle s’efforce aujourd’hui de faire comprendre aux habitants qu’ils sont mieux placés que quiconque pour porter leurs propres combats. Elle détaille : « Parce que même avec la meilleure des volontés, lorsqu’elle existe, les politiques ne peuvent pas comprendre notre quotidien. Ils ne savent pas ce que nous subissons. »

    Elle rappelle les multiples impacts du mal-logement, aussi bien sur la scolarité que sur la santé ou l’accès à l’emploi. Naziha Boulassel explique subir elle-même une triple discrimination : comme femme, comme personne d’origine maghrébine et comme habitante d’un quartier populaire. Des freins qui, selon elle, contribuent à ce que « les habitants des quartiers populaires perdent totalement confiance en la politique ». Et de poursuivre : « On espère que cela va changer et c’est ce dont nous sommes porteurss, avec Toulon en commun, mais c’est un travail qui va devoir être mené sur le très long terme. »

    La priorité, insiste-t-elle, « c’est de tout faire pour que les jeunes comprennent qu’ils sont des citoyens à part entière, qu’ils sont l’avenir du pays, et pas seulement des “jeunes des quartiers”. Pour cela, on doit commencer par leur donner la parole ». Elle insiste : « Il faut leur faire comprendre qu’ils ont la possibilité de pouvoir aspirer à autre chose que seulement le trafic, le rap ou le foot. »

    Naziha Boulassel évoque aussi le scepticisme de ses enfants face à son engagement militant. Il l’interroge : « Maman, tu t’intéresses à la politique, mais est-ce que ça va vraiment servir à quelque chose ? » Patiemment, elle essaie donc de leur inculquer que c’est effectivement en se levant de plus en plus nombreux qu’on peut faire advenir le changement. Pas question, en tout cas, pour elle, d’accepter son sort sans se battre.

    Optimiste, Naziha est convaincue que la prise de conscience est à portée de main. Et de conclure : « Je suis consciente que ce changement ne se fera pas d’un claquement de doigts, mais par petits pas. Et si tout le monde s’y met, on peut au final faire de grandes choses avec de petits pas. »

  • Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    À Hyères, la gauche unie ne l’est finalement pas complètement, du moins si l’on étend l’alliance jusqu’au centre gauche. Après avoir quitté en juillet 2025 la liste « Hyères, unie à gauche », conduite par Caroline Moulin (Les écologistes), Place publique Var s’est en effet rangée derrière Nicolas Massuco et la liste citoyenne (SE) « Hyères Avenir ». Ses responsables s’en expliquent : « Nous partageons le respect des institutions, l’attachement aux valeurs de la République et le rejet des extrémistes. Nous appelons les sociaux-démocrates à nous rejoindre pour un projet juste et tourné vers l’avenir. »

    LFI dans le collimateur

    Avec cette position, les représentants du parti de Raphaël Glucksmann souhaitent se démarquer de « Hyères, unie à gauche », qu’ils considèrent comme « essentiellement portée par LFI. Le PS s’étant retiré, nous sommes la seule liste qui porte les valeurs sociales-démocrates ». Quand bien même la tête de liste en face est écologiste et que les colistiers proviennent de différents horizons (PCF, l’Après, Génération.s, Debout !, REV). « Certes, mais LFI est largement représentée, avec un numéro 2 REV [Rachid Setouty, Ndlr.] affilié », soutient Pascal Colin, co-chef de file PP à Hyères. Des propos auxquels Caroline Moulin a répliqué : « M. Massuco se dit PRG, mais s’affiche sans étiquette, ratisse au centre droit, et dit “ni droite ni gauche” dans ses discours. Et puis, est-ce que la social-démocratie a porté ses fruits par le passé ? On est la liste de gauche et écologique hyéroise, et là-dessus, on reste ferme. »

    De son côté, « Hyères Avenir » entend néanmoins porter des orientations écologiques, dont « une réduction des constructions et l’accélération de l’opération Grand Site de Giens », ainsi que la promotion de « l’agroécologie et les circuits courts ». Sur le volet social, Place publique affirme que la liste défendra « des actions fortes auprès des mineurs pour réduire les inégalités sociales », en instaurant « l’égalité réelle hommes-femmes dans tous les domaines de la vie locale » et en « favorisant le vivre-ensemble et les liens intergénérationnels ».

  • Le Geres met en valeur les femmes agricultrices

    Le Geres met en valeur les femmes agricultrices

    Trop souvent invisibilisées, précaires et peu reconnues, les agricultrices n’en sont pas moins des garantes essentielles de notre alimentation. C’est pourquoi l’ONG environnementale Geres les met en avant à travers une série de quatre portraits de travailleuses (deux Bucco-Rhodaniennes, une Varoise, une Vauclusienne). « L’objectif était de valoriser les expériences quotidiennes et les perspectives des agricultrices de la région », explique Olivia Pelestor, chargée de programme agriculture et sensibilisation au Geres. « On ne s’intéresse à elles que depuis 1959. Avant, on en parlait via les couples, mais très peu des femmes elles-mêmes malgré leur énorme travail. »

    « Générer une conscience » quant aux difficultés

    Mais pour la porteuse du projet, « il est important de ne pas les visibiliser en tant que femmes, mais pour leur travail. Elles participent à la souveraineté alimentaire, à maintenir le patrimoine local avec la viticulture, l’oléiculture… Et elles s’engagent dans des pratiques agroécologiques, plus résilientes au niveau climatique. »

    Et même si pour elles, l’agriculture est « un métier passion », il n’en reste pas moins « physique et nécessite beaucoup d’investissements. Elles travaillent presque tous les jours, avec un manque de soutien financier des institutions », déplore Olivia Pelestor, d’autant plus que les quatre agricultrices travaillent dans le domaine du bio et « doivent justifier leurs prix, en expliquant leur travail, leurs pratiques. » La chargée de programme pointe aussi « les à-côtés », tels que « les remplacements difficiles pendant la grossesse » et « les retraites parfois en dessous de 350 euros. Il est important d’en parler pour générer une conscience citoyenne. »

    Les portraits dès le 8 mars sur www.geres.eu