Tag: Var

  • Claude Viallat fait tourner la forme et les couleurs à Toulon

    Claude Viallat fait tourner la forme et les couleurs à Toulon

    Dans bon nombre d’œuvres présentées dans l’exposition », écrit Michel Hilaire, commissaire d’Avatar 2005 – 2025, visible jusqu’au 25 avril 2026 à l’Hôtel des arts de Toulon, « Claude Viallat malmène la forme, n’hésitant pas à la rogner, la déchiqueter ou la tourner dans tous les sens. Il joue volontiers sur la notion de vide et de plein à travers des raboutages inattendus ou incongrus ». Ce parcours s’inscrivant « dans la continuité » d’une exposition précédente réalisée il y a 20 ans, « se veut aussi un hommage à Jean Fournier (1922-2006) qui fut le marchand de Viallat de 1967 à 1997 ». Sa peinture acrylique vient se déployer tour à tour sur des draps, bâches militaires et autres fragments de tentes et tissus, dans un geste chatoyant.

    Les goûts et les couleurs

    Comme le rappelle le conservateur général honoraire du patrimoine Claude Hilaire, Claude Viallat résume son art ainsi : « Ma peinture prolifère, elle éclate, elle part dans tous les sens. Elle joue en tressé et en ébouriffé ». Parmi les pionniers et fondateurs du mouvement Support/Surfaces à la fin des années 1960, Claude Viallat se place aussi dans les pas de « grands maîtres de la couleur, depuis Delacroix en passant par les fauves (Derain, Matisse, Chabaud) jusqu’à Simon Hantaï », estime le commissaire de l’exposition. Le résultat, que les visiteurs ont le loisir de contempler dans cette exposition, se matérialise par une tempête d’éléments et formes bigarrés qui font souffler dans ses toiles le vent d’une abstraction toujours en mouvement depuis 60 ans. Un affranchi de l’art qui dit, indique Claude Hilaire : « Il y a des moments où le travail se tend, à une rigueur, et il y a des moments où il se lâche et redevient plus rigoureux, et ainsi de suite (…) J’essaie de jouer avec le goût, de jouer avec le mauvais goût ».

    Ouvert du mardi au samedi de 11h à 18h. Entrée gratuite

  • Toulon en Commun en avance sur le programme

    Toulon en Commun en avance sur le programme

    À quelques jours de Noël, l’équipe de Magali Brunel (PS) tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun (Tec) tient à offrir aux Toulonnais le fruit de longs mois de travail.

    Pas de crèche ni de sapin, lâche malicieusement André De Ubeda (PCF) mais déjà la possibilité pour les habitants de découvrir de nouveaux éléments programmatiques.

    Du concret insiste le conseiller municipal d’opposition en exercice plutôt que « des phrases creuses et des slogans marketings », sans nommer personne. À ces côtés, Magali Brunel met en avant pour commencer « la méthode unique certainement en France » : « Depuis 6 ans, Toulon en Commun consulte les associations, les syndicats, les professionnels pour faire des constats et proposer des solutions ».

    Ces dernières sont au final validées par l’Assemblée populaire qui reste souveraine. Un exercice démocratique qui donne toute sa force au collectif. Et de poursuivre : « Six conférences-débats ont également permis de s’inspirer des réussites d’autres villes en invitant leurs élus à expliquer leurs démarches ».

    Résultat, en matière de logements, Toulon en Commun annonce l’encadrement des loyers. Mais aussi la création de logements sociaux pour lutter contre la pénurie et améliorer l’habitat dégradé privé, comme à Pontcarral ou à la Grande Plaine. Ainsi qu’une réglementation stricte pour encadrer les locations saisonnières.

    Trois centres de santé,

    l’eau municipalisée

    Quant aux services publics, il est prévu la création de trois centres de santé et la remunicipalisation de l’eau, avec les premiers mètres cubes gratuits. Côté transport, c’est le choix du tramway qui est défendu mais aussi la gratuité des transports en commun et beaucoup plus de moyens pour les mobilités douces.

    Sur le sujet sensible de la sécurité publique la gauche veut « réorienter le rôle de la police municipale vers plus de présence de proximité ».

    Toulon en Commun prévoit également une rénovation thermique massive des logements publics et l’obligation d’escales plus longues et moins nombreuses pour les bateaux de croisière et les ferries afin de les obliger à se connecter à quai.

    L’équipe met également en avant un passeport culture pour les jeunes et annonce la gratuité des fournitures scolaires. Pour renforcer la démocratie locale, des assemblées de quartier et de référendums d’initiative citoyenne seront mis en place. Encore des cartes abattues. Vivement que chacun en fasse autant pour que la campagne démarre réellement projet contre projet, pour la bataille des idées.

  • Un double test pour le RC Toulon sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles

    Un double test pour le RC Toulon sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles

    C’est une rengaine depuis de longues semaines : souvent solide, presque inébranlable, voire brillant à Mayol, le RC Toulon l’est beaucoup moins hors de ses bases. Au-delà du score, qui n’a jamais été à son avantage depuis le début de saison, hormis lors du match inaugural à Montpellier (17-27), c’est le contenu, aussi irrégulier que frustrant, qui interpelle, donnant l’impression répétée d’une équipe aux deux visages, capable de bien démarrer ses rencontres avant de s’écrouler, comme il y a deux semaines, à Édimbourg.

    Cet aspect a donc été au cœur de la préparation du déplacement sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles (UBB), concurrent direct au top 2 qui reste sur une défaite à Chaban-Delmas face à Pau (33-34), il y a un mois. « On en a parlé avec les joueurs, pour identifier à quel moment, pourquoi », livre Pierre Mignoni, qui décèle un problème d’état d’esprit : « Quand tu loupes quelque chose, il faut repartir pour en faire du positif. Il nous arrive d’être trop négatifs et de ne pas réussir à basculer. L’adversaire met beaucoup de pression, tu ne trouves pas de solutions, tu t’énerves, tu commences à perdre le momentum. Il faut déjà retrouver les bons gestes techniques, prendre les bonnes décisions et avoir la bonne attitude. Si tu as déjà ces trois éléments-là, ça va t’aider à retrouver le fil. »

    Communication et jeunesse

    Pour l’entraîneur varois, l’une des clés réside dans « la communication. Ils doivent s’aider beaucoup plus, pas que le 9 et le 10, qui ont un rôle essentiel dans ces moments-là. Mais il y a des joueurs à côté qu’on ne voit pas qui ont un rôle primordial ». Un travail renforcé « depuis 15 jours, et on a montré de choses très positives contre Bath », mais que le staff mène depuis plusieurs saisons : « Je vois la différence en trois ans. Aujourd’hui, les garçons sont beaucoup plus dans l’échange. C’est un cheminement à mettre en place. Mais sur le terrain, on doit encore progresser sur ça. Le rugby est beaucoup plus simple comme ça. Des fois, on l’oublie, ou on ne le fait pas bien et on laisse des joueurs à des postes clés », déplore Pierre Mignoni.

    Autre facteur de développement, la jeunesse, avec plusieurs joueurs (Ametlla, Sorhaindo, Toevalu…) présents dans le groupe et qui auront un rôle à jouer au vu des nombreux blessés, auxquels se sont ajoutés Gros et Lucchesi, respectivement out pour 6 et 3 semaines : « On les prépare. C’est un peu tôt pour les aligner parfois, mais on est contraint par les blessures. On essaye de ne pas les mettre en même temps, mais dimanche, on va devoir en aligner plusieurs. On en a lancé quelques-uns, il va y en avoir d’autres, donc c’est bien », se satisfait l’entraîneur, en espérant que le péril jeune soit (enfin) fontaine de jouvence.

    REPERES

    Garbisi parti pour rester ?

    Contrairement à ce qu’annonçait la presse italienne ces dernières semaines, Paolo Garbisi devrait rester au RCT : « On a libéré Enzo (Hervé), et Paolo ne sera pas là pendant le tournoi des VI Nations. Quand tu perds deux joueurs au même poste, comme on l’a vu avec Marius (Dolmon) et Melvyn (Jaminet), c’est compliqué », explique Pierre Mignoni pour justifier l’arrivée dans les prochains jours de l’ouvreur argentin Tomas Albornoz. « Ca ne condamne ni Matéo (Garcia), ni Paolo, annoncé partant alors que ce n’est pas vrai du tout, en tout cas pas que je sache », affirme l’entraîneur toulonnais.

    UBB –RC Toulon

    12e journée de Top 14

    Dimanche 21 décembre, 21h

    Stade Chaban-Delmas, Bordeaux

    Arbitre : Adrien Marbot

    UBB (probable) : Perchaud, Lamothe, Sadie ; Gray, Coleman ; Woki, Vergnes-Taillefer, Matiu ; Lucu (c), Jalibert, ; Bielle-Biarrey, Moefana, Depoortere, Penaud ; Buros.

    RC Toulon (probable) : Priso, Baubigny, Sinckler ; Rebbadj, Alainu’uese ; Querre-Karaba, Abadie, Ollivon (c) ; Serin, Garcia ; Tuicuvu, Smaïli, Brex, Dréan ; Ferté.

  • Un Toulonnais traverse la Tunisie et la Suède… à pieds

    Un Toulonnais traverse la Tunisie et la Suède… à pieds

    Un homme, ses pieds et ses chiens. À 28 ans, Bacem Guizani, jeune aventurier et documentariste originaire de Toulon, voyage léger. Ce passionné de grands espaces et de philosophie, admirateur de Diogène, aspire à « se détacher de son confort. Ça ne m’attire pas de dormir dans un Airbnb, ce n’est pas une question d’ego ».

    Une soif de découverte née en 2022, lorsque le jeune homme traverse une partie de la Tunisie à pieds, avec ses deux chiens, Iggy et Dante, pour se recueillir sur la tombe de son père. « Je n’avais jamais vraiment voyagé. Ça m’a mis une claque et donné envie d’en voir davantage », décrit-il. Un mois après, en novembre, il part découvrir l’univers des chiens de traîneau, en Norvège, aux côtés d’un musher français, avec l’idée d’en faire un documentaire. Il y retourne un an plus tard, pour quelques semaines, avant de décider de passer une année entière en Scandinavie, en Suède cette fois, dès septembre 2024.

    Carnets de voyage

    Toujours avec sa caméra au poing, Bacem parcourt 200 km à pieds, direction la Laponie. L’aventure n’est pas sans accroc : il apprend le décès d’un ami qu’il tentait de faire venir en Suède en travaillant, en contrepartie, gratuitement chez une musheuse, qui l’exploite. Il s’enfuit alors, d’abord chez un autre musher, puis pour un nouveau périple, de 900 km, cette fois, à travers le pays. Juste avant de partir, l’un de ses chiens se blesse à la gorge sans être correctement soigné par les vétérinaires suédois, si bien qu’il lui faudra de longs mois et un retour en France pour guérir totalement. « Ça n’a pas été facile, notamment à cause du fait qu’il n’a pas fait nuit pendant deux mois », avoue-t-il.

    De ces aventures maghrébines et arctiques, Bacem Guizani veut tout raconter. Il le fait à travers des photos, des carnets de voyage, disponibles sur son site internet*, et via des documentaires, dans lesquels il met en scène ses chiens, fils rouges de ses expéditions : l’un consacré à son voyage en Tunisie, d’autres aux chiens de traîneau, donc, à l’Arctique Norvégien, à sa traversée de la Suède… Des projets en cours de réalisation, qui viennent s’ajouter à d’autres plus locaux, disponibles sur sa chaîne YouTube. Le dernier en date, soutenu par le Muséum départemental du Var, intitulé Le Las, un fleuve et des chiens, et que le documentariste projette de présenter en festival, nous emmène à la découverte de ce fleuve toulonnais aux multiples surprises. Car « avant de découvrir le monde, émerveillons-nous de ce qu’il y a autour de chez nous », soutient-il. Heureux qui comme Bacem…

    *Infos sur 2dogs1guy.com

  • Pas de plan anti-LBB contre l’UBB

    Pas de plan anti-LBB contre l’UBB

    De l’eau a coulé sous les ponts. Mais nombre de Toulonnais repensent à cette demi-finale de Top 14 de juin dernier, qui avait brisé leurs rêves de Brennus, au terme d’un match que le RCT, éreinté par sa saison, n’a pas su prendre par le bon bout. « Je ne pense pas qu’on l’ait oublié, mais on ne l’a pas revu. Le contexte est complètement différent. Il y avait eu une grosse performance de Bordeaux, mais c’est sûr qu’on n’avait pas vu un grand Toulon », ressasse laconiquement Pierre Mignoni, décidé à ne pas s’embarrasser du passé. Car demain n’est plus très loin. Et s’il aura, tel que dit précédemment, valeur de test hors de ses bases pour le RCT, « c’est (aussi) un bon match pour voir nos progrès », projette le technicien, qui ne regarde pas uniquement Bielle-Biarrey et Penaud, ni la propension girondine à jouer long : « On les connaît bien. Ils ont comme nous des qualités et des faiblesses sur le jeu aérien. Il n’y a pas de plan anti-LBB. Le plan, c’est se multiplier dans les tâches, doubler les efforts. Si tu fais ça, tu seras en position pour qu’il y ait match. Sinon, tu leur laisseras beaucoup trop d’espaces. »

    Il y aura un match dans le match entre les deux flèches bordelaises et Gaël Dréan, qui aura l’occasion de montrer qu’il peut prétendre à un accessit bleu : « C’est motivant de jouer de gros joueurs. Ça permet de voir ce qui se fait de mieux. Ils n’ont pas beaucoup de points faibles, on va essayer de faire au mieux. » « Il a des concurrents directs, mais ce n’est pas le discours que j’aurai envers lui. Il sait ce qu’il a à faire, peu importe qui il a en face », insiste son entraîneur.

  • Toulon vote un budget pour maintenir un cap « responsable »

    Toulon vote un budget pour maintenir un cap « responsable »

    « Je ne vous cache pas que c’est pour moi un moment important, un moment porteur de sens, car voter un budget, c’est forcément projeter la collectivité dans l’avenir, même si, ici, dans cette assemblée, aucun de nous ignore les échéances à venir », commence la maire sans étiquette de Toulon Josée Massi, en rappelant le contexte national de grande imprévisibilité dans lequel il a dû être élaboré. Et sous le poids des contraintes qui pèsent sur les collectivités locales. « Cela ne nous a pas empêchés de nous atteler à la tâche avec sérieux et responsabilité », ajoute-t-elle. Avec un budget qui « s’inscrit dans une continuité ».

    C’est-à-dire qu’il respecte les même impératifs suivis depuis 2001, date de la prise de la ville au Front national par Hubert Falco (DVD). À savoir, pas d’augmentation d’impôt, « une dette maîtrisée et un équilibre raisonné entre épargne et emprunt pour financer [les] investissements ».

    La première magistrate a mis ensuite en avant les priorités dont ce budget se veut le reflet. Avec en tout premier lieu l’éducation et la jeunesse. Mais aussi la culture, et la poursuite de la renaissance du centre-ville. Sans compter les subventions aux associations qui augmentent de 8,7% en 2026. Et de conclure : « Ce budget montre que la Ville de Toulon avance, investit, protège et prépare son avenir. »

    La conseillère municipale d’opposition Cécile Muschotti (Union des écologistes centristes) considère que « cette stabilité a du sens », mais elle regrette « une forme de retenue, une prudence, qui laisse un peu de place à l’expression d’un souffle nouveau pour la ville ».

    La dernière séance

    « Les gouvernements Macron pratiquent un double standard : opulence pour les uns et austérité pour les autres avec l’étranglement des collectivités territoriales », commence le conseiller municipal de Toulon en Commun André De Ubeda (PCF). Une situation, déclare-t-il, qui conduit à des difficultés encore plus importantes pour la municipalité.

    Et de prendre pour cible le député Yannick Chenevard (Ensemble) adjoint de cette majorité. « Comment faire semblant de regretter à Toulon ce que vous votez à Paris ? », interroge l’élu.

    L’extrême droite en prend également pour son grade, en rappelant que « quand Bayrou demandait 40 milliards d’économie le RN en demandait 100 ! ».

    Toulon en Commun reconnaît l’inflexion positive donnée par Josée Massi depuis presque trois ans, mais la juge encore « malheureusement insuffisante pour répondre aux besoins des Toulonnais ».

    Pour André De Ubeda, « les investissements augmentent mais trop tard et l’endettement légitime mais tardif va creuser la dette ». Et de conclure : « Nous restons sur notre position : la dette n’est pas une mauvaise chose si elle permet des investissements vertueux et susceptibles de procurer des économies et des revenus supplémentaires. Mais quel dommage de ne pas l’avoir fait avant lorsque les taux d’intérêt étaient moins élevés. »

    Josée Massi, répondra que c’est un budget de responsabilité, de solidarité et d’ambition. « Car seule une gestion saine permet d’agir et d’investir », conclut-elle. Une séance riche et apaisée pour un bel exercice de démocratie communale.

    En bref

    André Herrero, « Le Grand »

    Le 23 octobre 2025 disparaissait le rugbyman André Herrero qui a marqué de son empreinte la grande Histoire du rugby français et toulonnais.

    Surnommé « Le Grand », véritable légende du Rugby Club Toulonnais, André Herrero est reconnu pour son courage et sa combativité.

    Le Conseil municipal lui rend hommage en donnant son nom au parvis du stade Mayol.

    Médiathèque François Trucy

    Dans le cadre du projet de création d’une médiathèque et d’un jardin au cœur du quartier de Saint-Jean-du-Var, rue Marnata, la Ville de Toulon souhaite rendre hommage à l’ancien sénateur-maire François Trucy, disparu le 25 mars 2025.

    Celle-ci portera donc son nom.

    La gauche a rappelé qu’elle avait demandé qu’elle soit appelée Aragon, né à Toulon. Mais poursuit : « Nous avons du respect pour M. Trucy notamment parce que c’est le seul maire qui n’a pas été condamné avec vous madame le maire en 66 ans de mandature de la droite et de l’extrême droite. »

    Yannick Chenevard s’improvise chef de file

    La situation est assez cocasse pour être relatée. Nous avons plutôt l’habitude en d’entendre l’opposition se positionner sur le budget, un peu moins un adjoint de la majorité. Le député Yannick Chenevard a en effet pris la parole pour dire « Nous voterons ce budget ». Est-ce à dire qu’un traquenard avait un été un temps envisagé pour embarrasser la maire sortante ?

    Les adieux émouvants de Léopold Trouillas

    Le conseiller municipal de la majorité a fait en guise d’au revoir un plaidoyer pour la culture qui « arme nos cerveaux ». Et a conclut en citant Christian Bobin : « C’est en se quittant qu’on se dit tout. »

  • Rembrandt et ses héritiers picturaux à Draguignan

    Rembrandt et ses héritiers picturaux à Draguignan

    Depuis des siècles, Rembrandt (1606-1669) a fait l’objet de nombreuses expositions. Celle qui prend ses quartiers au Musée des Beaux-Arts de Draguignan se démarque dans le sens où elle interroge la façon dont ses productions ont été perçues « au XVIIIe siècle en France, où ses œuvres influencent profondément artistes et collectionneurs ». À l’origine de ce parcours, intitulé Le phare Rembrandt, le mythe d’un peintre au siècle de Fragonard, et visible jusqu’au 15 mars, deux tableaux au sein des collections du Musée, « considérés pendant des siècles comme des peintures de Rembrandt », rembobine Yohan Rimaud, conservateur en chef des lieux. Mais « on s’est rendu compte que ces tableaux étaient des pastiches peints après la mort de l’artiste. Pas un phénomène rare, mais cela témoigne de l’importance du goût pour Rembrandt. Il peignait quasi exclusivement pour le marché hollandais et ce n’est qu’après sa mort que ses œuvres ont commencé à être exportées, surtout en France, car Paris est devenue au XVIIIe siècle la capitale européenne du marché de l’art », situe-t-il à propos de cette exposition qui « se concentre sur la perception de Rembrandt après sa mort, plutôt que de l’artiste de son vivant ».

    Inspirations, imitations

    Parmi la soixantaine d’œuvres exposées, certaines de Fragonard, Chardin et Rigaud qui ont été inspirés par le coup de pinceau majeur du peintre hollandais. Ou encore de ses imitateurs les plus zélés, « comme Grimou, qualifié de Rembrandt de la France au XVIIIe siècle car il regardait un tableau de Rembrandt et le transcrivait dans le langage de son époque. Grimou nous apparaît comme un satellite de Rembrandt, toute sa carrière a été une appropriation totale. Il a fait preuve d’une grande finesse et intelligence et a très bien compris le travail de Rembrandt », explique encore Yohan Rimaud.

  • Rembrandt et ses héritiers picturaux à Draguignan

    Rembrandt et ses héritiers picturaux à Draguignan

    Depuis des siècles, Rembrandt (1606-1669) a fait l’objet de nombreuses expositions. Celle qui prend ses quartiers au Musée des Beaux-Arts de Draguignan se démarque dans le sens où elle interroge la façon dont ses productions ont été perçues « au XVIIIe siècle en France, où ses œuvres influencent profondément artistes et collectionneurs ». À l’origine de ce parcours, intitulé Le phare Rembrandt, le mythe d’un peintre au siècle de Fragonard, et visible jusqu’au 15 mars, deux tableaux au sein des collections du Musée, « considérés pendant des siècles comme des peintures de Rembrandt », rembobine Yohan Rimaud, conservateur en chef des lieux. Mais « on s’est rendu compte que ces tableaux étaient des pastiches peints après la mort de l’artiste. Pas un phénomène rare, mais cela témoigne de l’importance du goût pour Rembrandt. Il peignait quasi exclusivement pour le marché hollandais et ce n’est qu’après sa mort que ses œuvres ont commencé à être exportées, surtout en France, car Paris est devenue au XVIIIe siècle la capitale européenne du marché de l’art », situe-t-il à propos de cette exposition qui « se concentre sur la perception de Rembrandt après sa mort, plutôt que de l’artiste de son vivant ».

    Inspirations, imitations

    Parmi la soixantaine d’œuvres exposées, certaines de Fragonard, Chardin et Rigaud qui ont été inspirés par le coup de pinceau majeur du peintre hollandais. Ou encore de ses imitateurs les plus zélés, « comme Grimou, qualifié de Rembrandt de la France au XVIIIe siècle car il regardait un tableau de Rembrandt et le transcrivait dans le langage de son époque. Grimou nous apparaît comme un satellite de Rembrandt, toute sa carrière a été une appropriation totale. Il a fait preuve d’une grande finesse et intelligence et a très bien compris le travail de Rembrandt », explique encore Yohan Rimaud.

  • La CGT du Var mobilisée pour les travailleurs migrants

    La CGT du Var mobilisée pour les travailleurs migrants

    Le 23 janvier, alors ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau établissait une circulaire sur les orientations générales relatives à l’admission exceptionnelle au séjour prévue par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda). Une manœuvre ayant pour but de réduire de 30% (de 30 à 20 000) les titres de séjour accordés, et de « discipliner le corps préfectoral », dénonce la CGT. Cela, en conditionnant drastiquement les conditions d’obtention de titres de séjour (7 ans de présence sur le territoire contre 5 auparavant [hors régularisations par le travail, qui restent à 3 ans], maîtrise de la langue…).

    Une orientation qui ne modifie pas la loi, ni les dispositions prévues par le Ceseda : chacun peut demander une CST (Carte séjour temporaire en salarié, ou travailleur temporaire) ou VPF (Vie privée vie familiale), pour des considérations humanitaires, pour les personnes confiées à l’Aide sociale à l’enfance ou à un tiers de confiance entre 16 et 18 ans suivant depuis six mois une formation professionnelle. L’article L-435 traite quant à lui des métiers en tension. C’est sur celui-ci qu’incite à se baser la circulaire Retailleau, alors que la liste « n’est pas finalisée et ne contiendra que très peu de métiers exercés par les travailleurs migrants car occupés et donc pas en tension », pointe la CGT.

    Les OQTF « assimilés

    à des terroristes »

    Une circulaire que dénonce l’UD CGT 83, mobilisée jeudi devant la préfecture dans le cadre de la Journée internationale sur la protection des droits des migrants. « Ces gens fuient la guerre, travaillent, et sont mis en situation de grande précarité. On veut des titres de séjour pour les travailleurs sans-papiers, un accès rapide pour les renouveler et la continuité des droits sociaux », exige Richard Roméo-Giberti, secrétaire général UD CGT 83.

    « La circulaire ralentissant la délivrance, des travailleurs sont licenciés faute de titres de séjour renouvelés à temps. L’objectif est de faire pression sur la préfecture. Les demandes de renouvellement sont réalisées quatre mois en avance, cela laisse largement le temps de les traiter », soutient Patrice Moulun, secrétaire générale de l’UL CGT Toulon. « Des corps entiers dépendent des travailleurs immigrés, comme la propreté, où 85% des salariés ne sont pas nés en France, la restauration, le bâtiment… C’est hypocrite car on les accepte pour travailler, tout en leur mettant une pression inhumaine. Certains sont même victimes de traite d’êtres humains, sans contrat ni salaire » dénonce Sébastien Bois, secrétaire du syndicat de la propreté du Var.

    Derrière tout cela est pointée la réalité de la majorité des OQTF, « souvent assimilés à des terroristes alors qu’ils ne sont pas des criminels, mais subissent la lenteur administrative. D’où leurs difficultés à aller aux prud’hommes, et les hésitations à faire valoir leurs droits, qui ne disparaissent pourtant pas avec l’OQTF », dénoncent de concert les trois syndicalistes. Ces deniers ont demandé une audience « sur les problèmes concrets, au cas par cas » au préfet, avec qui ils travaillent « depuis quelques semaines pour prendre en compte la réalité locale », et espèrent pouvoir mobiliser, par la grève, « afin de faire bouger les choses, comme ça a été le cas en Île-de-France ».

  • Toulon : la police ouvre le feu et blesse grièvement la passagère d’un véhicule après un refus d’obtempérer

    Toulon : la police ouvre le feu et blesse grièvement la passagère d’un véhicule après un refus d’obtempérer

    Il est 19h30, ce mercredi soir, lorsque des coups de feu se font entendre dans le quartier du Pont du Las, à Toulon, près de l’église Saint-Joseph. Une voiture blanche de type berline vient d’être ciblée par des agents de la police nationale après avoir renversé un policier stagiaire suite à un refus d’obtempérer.

    Le chauffard tentait d’échapper à un contrôle consécutif à une infraction routière, tel qu’on peut le voir sur une vidéo qui circule sur internet.

    Malgré les tirs, il parvient à prendre la fuite. Le véhicule est retrouvé à l’abandon, 500 mètres plus loin, avec à son bord la passagère, grièvement blessée par balle, notamment au niveau de la nuque, tel que le rapporte le procureur de la République de Toulon. Particularité : celle-ci se trouvait à gauche, puisque la voiture était de type anglo-saxon, ce qui pourrait avoir eu une incidence sur la destination des tirs.

    Elle est rapidement transportée en urgence absolue en direction de l’hôpital Sainte-Anne, où elle a subi une intervention chirurgicale pendant la nuit.

    Le conducteur rapidement interpellé, le parquet et l’IGPN ouvrent deux enquêtes.

    Le conducteur du véhicule, en état d’ébriété avancé, est interpellé quelques minutes plus tard, près du domicile de la victime. Il est placé en garde à vue pour « refus d’obtempérer aggravé, non assistance à personne en péril, vol de véhicule (qui appartenait à un membre de sa famille) et tentative d’homicide sur un policier ».

    Le Parquet de Toulon a ouvert une enquête confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) du Var. Comme le prévoit la procédure, les deux policiers ayant fait usage de leurs armes ont également été placés en garde à vue. Ils s’y trouvaient encore ce jeudi matin. Une seconde enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été ouverte pour « violence avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique ».

    Le policier renversé, légèrement blessé mais choqué, a été pris en charge par les secours.