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  • Un accord sur l’organisation du travail entre FO et la direction du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne

    Un accord sur l’organisation du travail entre FO et la direction du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne

    « C’est comme ça qu’il faut faire ! Il faut parler à la direction quand on n’est pas d’accord ! » Jessica Michel, secrétaire générale FO CHITS, lève le poing, devant une foule d’environ 200 salariés massés devant l’hôpital Sainte-Musse, jeudi midi, après l’appel à la grève lancé par le syndicat. Raisons de la colère, « la démolition de l’hôpital public et le mépris des personnels », et « un dialogue social devenu une illusion », malgré des « lits fermés par manque d’effectifs, des services d’urgences saturés, le sous-effectif quotidien, l’épuisement généralisé des équipes et la perte de sens au travail ».

    Une mobilisation qui a porté ses fruits et provoqué un immense soulagement chez les soignants, dont les nombreuses embrassades à l’intention de leurs représentants syndicaux étaient à la hauteur de leur reconnaissance. « Je leur ai dit que c’était eux qu’il fallait remercier, car sans eux, la direction n’aurait pas répondu comme ça », salue Jessica Michel, qui loue aussi l’implication de Josée Massi, maire (SE) de Toulon et présidente du conseil de surveillance de l’hôpital : « Elle nous a entendus et écoutés. Elle connaissait le dossier, la vie des agents lui tient à cœur. »

    Un cycle de négociations va débuter

    Trois des revendications émises par les travailleurs ont été entendues. Tout d’abord, la prise en compte de la pause méridienne dans le temps de travail. Deuxièmement, le passage de 35 à 37h30 de travail hebdomadaires, alors que de nombreuses heures supplémentaires n’étaient ni récupérées, ni payées. « Le passage aux 35 heures au sein de l’hôpital en 2002 s’est fait sans moyen », évoque Gilles Manchon, secrétaire régional Paca-Corse FO Santé. « Les agents hospitaliers ont absorbé la surcharge de travail depuis maintenant 24 ans. Ils doivent avoir leur repos compensateur par rapport à la surcharge de travail qu’ils ont. »

    Un point sur lequel FO CHITS restera particulièrement vigilant, certains agents cumulant « plus de 300 heures non payées, ni récupérées », ajoute Gilles Manchon. Cela, grâce à la troisième avancée obtenue, à savoir l’implication des salariés dans la construction des cycles de travail (gestion des horaires, des temps de repos).

    Mais le secrétaire régional FO Santé tempère : « On a gagné un match contre la direction, mais le championnat est long et d’autres matches s’annoncent. » Car, désormais, place à un cycle de négociations entre les deux parties, qui concernera les cycles de travail, donc, et les moyens matériels et humains accordés aux services.

    Yann le Bras, directeur du CHITS, se place lui aussi dans une logique d’ouverture : « Il faut une méthode pour porter un dialogue social constructif, qui prenne en compte le vécu des agents, mais aussi les réalités de l’établissement. » Dans cette perspective, la question du temps de travail fera l’objet d’une attention particulière : « Il y a parfois des sujets à modifier, notamment quand le rapport à la loi est en jeu, et c’est un des sujets qui est sur la table », promet-il aux 4 000 agents hospitaliers de l’établissement.

  • Ça va encore swinguer partout cet été dans le Port du Levant

    Ça va encore swinguer partout cet été dans le Port du Levant

    Du monde, jeudi matin, derrière et devant le pupitre du salon Clemenceau de la mairie d’honneur pour mettre en avant la politique culturelle de la Ville de Toulon pour la saison estivale. Avec, comme temps fort de la programmation, le festival Jazz à Toulon, qui revient du 26 juillet au 8 août faire swinguer le Port du Levant au rythme des sonorités du monde. Et ce sur les places, en ville comme dans les quartiers, de Saint-Jean du Var au Pont du Las.

    Pour cette 36e édition, parmi les invitations au voyage proposées, on retient le projet New Sketches of Spain, avec le retour d’Erik Truffaz aux côtés d’Antonio Lizana, « qui signe un mariage audacieux entre jazz classique et flamenco ». Pour les rythmes endiablés puisant aux sources de la salsa et du jazz afro-cubain, cette fois, place à Spanish Harlem Orchestra, Orquesta Akokán et le collectif El Comité. « Tandis qu’Alfredo Rodríguez et Fabiola Mendez sublimeront leurs racines latines par une approche soliste d’une grande finesse poétique », comme le décrit la maire de Toulon (SE), Josée Massi, dans son édito.

    En tout, dix soirs de concerts gratuits transformeront Toulon en une scène de jazz à ciel ouvert. Sans oublier « les Off » du festival, qui prendront place dans les quartiers de la ville, à l’heure de l’apéritif.

    Morceaux choisis

    Pas de bel été non plus sans lecture. L’occasion donc de « Partir en Livre » jusqu’au 20 juillet, avec une 11e édition riche aussi en ateliers, rencontres et jeux. Le jeune public étant invité à venir exercer son imaginaire dans les médiathèques. Mais aussi en plein air.

    Sous les arbres du parc, bien installés dans l’herbe, les enfants pourront par exemple découvrir, avec « À l’ombre des pages », de nombreuses histoires partagées par les bibliothécaires. Comme les 9 et 11 juillet de 9h30 à 11h, au parc du Pré Sandin.

    Sur le parvis du Zénith revient également, du 12 au 25 juillet, le festival Son By Toulon. Avec de grosses pointures, telles que Ben Harper, Bigflo & Oli et Mika.

    Côté expo, le Musée d’art de Toulon propose de découvrir Man Ray avec « Magie de l’image ». Près de 200 œuvres, photographies, peintures… retraçant le parcours de l’artiste. Et du côté de la Maison de la photographie, jusqu’au 19 septembre, place au travail de Martin Parr, de ses premiers reportages en noir et blanc réalisés dans le nord de l’Angleterre dans les années 70, jusqu’à ses gros plans d’objets de consommation, à la fin de son parcours.

    Mais aussi de l’opéra, de la musique classique et de la danse à Châteauvallon. Ou encore du chant a cappella avec les Voix Animées et leur répertoire de la musique vocale de la Renaissance. Le tout se déroulera à la Tour Royale.

    Et pour se mettre dès dimanche soir dans l’ambiance, 94 groupes seront présents dans les rues de la cité pour la Fête de la musique, sur 33 scènes.

    La Marseillaise ne pouvait pas non plus faire l’impasse sur la pièce Les Résistantes, consacrée au rôle longtemps invisibilisé des femmes dans le combat contre le nazisme. Ce projet participatif retrace l’engagement de ces héroïnes entre 1940 et 1944. Elle sera jouée le 4 juillet, à Châteauvallon.

    Retrouver le programme complet dans le magazine de l’été sur le site toulon.fr

  • Draguignan propulsé dans le monde professionnel

    Draguignan propulsé dans le monde professionnel

    Les performances réalisées sur le terrain suffisent bien souvent pour sécuriser une promotion vers la division supérieure. Mais, au handball, l’accès au monde professionnel se dispute également à coups de dossiers et de rendez-vous avec la Ligue nationale (LNH). C’est ce qu’a vécu le Draguignan Var Handball (DVHB), ces dernières semaines.

    Après un léger temps d’attente, la LNH a validé la montée au deuxième échelon français des Varois. Pour la première fois de leur histoire, ils participeront à la Proligue, l’antichambre de l’élite. « Bien sûr, c’est un soulagement », lance Sébastien Mercère, manager général du club. Il poursuit : « On a beau croire en notre projet, tant qu’on n’a pas l’aval de nos pairs, la LNH, on reste toujours un peu en suspens et on remet forcément un peu notre projet en question. Donc, le coup de téléphone du vendredi matin de la part de la LNH, pour me prévenir que dans la journée je vais recevoir le mail, c’était super émouvant. On retrace un peu le chemin parcouru et toutes ces aventures qu’on a vécues tous ensemble. C’est un peu une consécration. »

    La Ligue et la CNACG, le gendarme financier du handball tricolore, ont mis en avant « un dossier cohérent et ambitieux », avec l’arrivée de, non pas un, mais deux nouveaux clubs. Elite Val-d’Oise, tout comme le DVHB, a obtenu gain de cause et évoluera en D2 dès la saison prochaine. Un vent de fraîcheur, avec deux formations ayant joué le haut de tableau de Nationale 1 Fédérale en 2025-2026. Pour valider cette promotion, les efforts ont été financiers et matériels. Chaque club doit se munir d’un budget d’au moins 1,1 million d’euros. « On tournera certainement autour d’un budget de 1,4 million », affirme le patron du sportif.

    Au-delà de la trésorerie, la salle devait être aux normes imposées, cette fois, par la Fédération française de handball (FFHB). Avec l’aide de la municipalité, la Maison des sports et de la jeunesse sera opérationnelle dès la première journée de championnat. « La salle avait été, grâce à la mairie principalement, remise au goût du jour pour qu’elle puisse passer le cap de la LNH. Maintenant, on peut jouer et recevoir des matchs de 2e et de
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    ère division sur les cinq prochaines années. »

    Apprendre à perdre

    après avoir tant gagné

    Pour espérer se maintenir et ensuite se pérenniser au niveau professionnel, Draguignan s’apprête à annoncer cinq recrues : trois arrières, un pivot et un gardien. Des renforts essentiels avant de plonger dans l’inconnu. « C’est avant tout de l’apprentissage, de la découverte, de la compréhension du niveau et rapidement, parce que les défaites coûtent très cher à ce niveau-là. Il va falloir que le staff et les joueurs apprennent à perdre », explique Sébastien Mercère.

    Le DVHB aura fort à faire, en Proligue, face à des historiques comme Créteil, Ivry, Valence, Dijon ou encore Istres. L’apprentissage sera grandeur nature pour les Dracénois, à l’aube de leur entrée dans le grand monde.

  • Liquidation judiciaire pour Solution 30

    Liquidation judiciaire pour Solution 30

    De quoi mettre sur le carreau les 130 salariés, dans la région, de ce sous-traitant d’Orange.
    La CGT FAPT et la CFDT organisaient un rassemblement devant la juridiction, demandant notamment des comptes à la maison-mère luxembourgeoise.

  • Un nouveau lieu d’accompagnement et de vie au cœur de l’hôpital de Hyères

    Un nouveau lieu d’accompagnement et de vie au cœur de l’hôpital de Hyères

    L’hôpital de Hyères compte aujourd’hui un nouvel espace de soins et d’accompagnement de 100 m2, spécifiquement dédié à la santé des femmes, au suivi de la grossesse et à la préparation à la parentalité. Conçue pour favoriser l’écoute et la confiance, la Villa Alma regroupe, dans un environnement apaisant, trois salles de consultation et un espace de prévention autour de la maternité.

    Elle propose des consultations en gynécologie-obstétrique ainsi que toute la gamme d’examens associés, mais aussi des entretiens prénataux et des cours de préparation à la naissance.

    « C’est un message fort qui est porté par les équipes et par l’hôpital, un engagement bien sûr en faveur des femmes, en faveur des familles et en faveur de l’avenir de notre maternité à laquelle nous tenons beaucoup », a déclaré le directeur, Yann Le Bras. L’occasion de préciser qu’il n’était pas anodin d’investir dans ce type de lieu en ce moment, alors que de nombreuses maternités connaissent des difficultés à l’échelle nationale.

    « Ce nouvel espace témoigne de l’attention que vous portez à la santé des femmes, à l’accompagnement des futures mères et au soutien des familles de notre territoire », souligne la maire de Hyères, Véronique Bernardini (SE). La première magistrate insiste sur le fait que l’on pourra toujours compter sur elle pour défendre l’offre de soins du territoire, comme la maternité de Hyères, qui enregistre 700 naissances par an.

  • Une révolution à portée de main grâce à la sphère du travail social

    Une révolution à portée de main grâce à la sphère du travail social

    « Nous sommes dans un moment de crises majeures qui s’entrelacent. Mais la gravité de cette situation, paradoxalement, peut donner au travail social de nouveaux moyens de se réaffirmer », commence Stéphane Rullac. Le professeur en innovation sociale explique que les ressources dont on a besoin aujourd’hui pour réinventer les modèles de demain se trouvent entre les mains des travailleurs sociaux.

    « Pas directement, parce que nous, nous sommes trop normés pour réinventer la société de demain. Mais en se tournant vers ce que j’appelle les experts d’usage, c’est-à-dire les gens qui sont dans les dispositifs, qui sont accompagnés », précise-t-il. Parce que, précisément, ces personnes ont soit échoué à l’intégrer, soit refusé, ou alors viennent d’ailleurs, comme les migrants, par exemple. Et de poursuivre : « Ce sont les architectes de demain vu qu’il faut tout réinventer. »

    Un renversement conceptuel tout à fait innovant, qui a fait réagir la salle réunissant plus de 300 travailleurs sociaux. Désigner ceux qui sont en dehors du système, au sens normatif, comme les forces vives sur lesquelles on va devoir s’appuyer pour changer profondément les choses n’est pas une évidence.

    Un nouveau pouvoir

    « On est capable, avec ça, de complètement renverser la table pour pouvoir affronter les polycrises et remettre l’innovation sociale au cœur de tout, comme il y a 100 ans, lorsque le modèle productiviste a commencé à arriver », reprend l’auteur du livre Le travail social va sauver le monde (Sociographe). Et de conclure : « Ça va se jouer dans les quartiers, au plus près de ceux qui sont considérés comme les plus éloignés du système. C’est pour ça que la prévention spécialisée est au centre de tout. Il faut que les travailleurs sociaux prennent conscience de ce nouveau pouvoir. »

    Pour rendre possible ce changement, il est nécessaire de réinventer la participation et de donner du pouvoir à ceux qui en sont aujourd’hui dépourvus. Au moment où « le néolibéralisme atteint son apogée avec un système qui est en train de se dévorer, de nous dévorer et de dévorer la planète, c’est une véritable révolution » à mener.

    « L’objet de cette journée, c’est d’avoir un moment commun de réflexion et de travail entre toutes les équipes de la prévention spécialisée du département », explique Christina de Robertis, présidente de l’Association de prévention spécialisée et d’aide à l’insertion (APEA). « Notre rôle est d’arriver à proposer des solutions à des situations un peu difficiles pour des jeunes et les familles », ajoute Vincent Tessereau, président de l’Association de prévention spécialisée (APS). Bernard Salles, à la tête de la Ligue varoise de prévention (LVP), met lui aussi en avant la nécessité de développer un réseau afin de voir ce que chacun peut apporter aux autres. Tous trois ont également à cœur de faire évoluer l’image de la prévention spécialisée, alors que beaucoup ne se réclament que de la répression.

    Sur la possibilité pour le travail social de changer le monde, Sandrine Firpo, directrice générale de la Ligue de l’Enseignement, a dit « entendre déjà la petite voix du réalisme ou du cynisme », en réaction à la brillante intervention du chercheur. Et pourtant, poursuit-elle : « Nous qui manquons de moyens, de reconnaissance, de temps, nous qui nous débattons avec des injonctions contradictoires, des financements incertains, des institutions qui nous demandent de tout mesurer, de tout évaluer, de tout justifier, l’heure n’est plus à la modestie coupable. »

    L’heure n’est plus non plus, pour le travail social, ajoute-t-elle, de se contenter d’accompagner les dégâts d’un monde qui n’a jamais eu autant besoin d’être transformé. Et de conclure : « Nous voyons chaque jour les fractures sociales, les inégalités, le mépris de classe, la solitude. Et ce savoir du terrain, de l’intime, est un savoir politique. Il nous oblige. »

  • La Boule Fleurie Crauroise obtient le label « club Mondial »

    La Boule Fleurie Crauroise obtient le label « club Mondial »

    Après les Boulomanes du Carénage en mai, et la Boule Phocéenne ce lundi 15 juin, c’est au tour de la Boule Fleurie Crauroise de recevoir le prestigieux label « club mondial ». Imaginé par le Mondial La Marseillaise, celui-ci a vocation à faire vivre, à travers un réseau de clubs et autour d’une charte commune, les valeurs et l’esprit de la plus grande des compétitions de pétanque au monde.

    « C’est très important pour nous d’être dans un club tel que la Boule Fleurie Crauroise, car il fait certainement partie des dix plus grands en France », se réjouit Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise.

    Des éloges qui ne sont pas galvaudés. Créée en 1911 et fort de 115 ans d’expérience, la Boule Fleurie Crauroise compte parmi ses plus de 200 licenciés quelques grands noms de la pétanque, tels que Laurent Matraglia, Ligan Doerr, et surtout Henri Lacroix, multiple champion du monde et l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport. Tous trois ont remporté les championnats de France de triplette en 2025.

    « Continuer à faire briller nos couleurs »

    « Ce club, c’est notre petit patrimoine local », sourit Anthony Coronado, son président depuis cinq ans, fier du chemin parcouru ces dernières années. « C’était un club des plus classiques au départ. On a voulu développer son image et le structurer. Ce label concrétise cinq ans de travail, c’est une grande surprise et une grande fierté. On s’y est mis à plusieurs, et on va essayer de continuer à faire briller nos couleurs. » Et cela, dans le milieu du sport-boule au sens large : « Même si on aime beaucoup la pétanque, ici, c’est surtout une terre de Provençale. On a mis en place il y a presque dix ans le National de la Crau, qui est devenu une référence, et organisé de nombreux championnats du Var. »

    Lui aussi grand amateur de boules, Christian Simon, maire de la Crau depuis 2008, laisse parler son chauvinisme : « C’est la reconnaissance d’un club varois, même si le Mondial se passe dans les Bouches-du-Rhône (sourire). » Une distinction finalement logique dans une commune où la pétanque « représente beaucoup. On a des places pour jouer dans le centre-ville, où on a organisé le championnat du Var tête-à-tête 2026, avec près de 600 joueurs. Cela nécessite 300 à 350 jeux, et la municipalité fait en sorte de pouvoir les mettre en œuvre. » Avec l’espoir que le Var brille du 5 au 8 juillet prochains, au Parc Borély.

  • Cette entreprise adaptée varoise veut grandir et recruter malgré le manque de locaux

    Cette entreprise adaptée varoise veut grandir et recruter malgré le manque de locaux

    Trouver un nouveau local : telle est aujourd’hui la priorité de CVSI-EA à Cuers. Installée depuis 2017 dans la commune, cette entreprise adaptée, spécialisée dans la signalétique industrielle, souhaite développer son activité. Un projet toutefois freiné par la difficulté à trouver un bâtiment adapté à ses besoins.

    « ça fait six mois que je cherche un local, explique Franck Raymond, président de CVSI-EA. On a besoin de bâtiments climatisés. On peut produire sur des plages de température entre 18°C et 22°C. Il faudrait multiplier par deux notre espace actuel, avec une zone de stockage. Mais ça, dans le Var, c’est très compliqué à trouver. »

    Pour mettre en lumière cette entreprise de l’économie sociale et solidaire (ESS), Denis Philippe, président de la Chambre régionale des entreprises de l’ESS Provence-Alpes-Côte d’Azur (Cress Sud), a organisé, ce mardi, une visite de presse du site cuersois. « Le rôle de la Chambre régionale, c’est de mettre cette entreprise en visibilité », rappelle-t-il.

    Insertion et performance économique

    Le site de Cuers est le plus récent des trois établissements du groupe. Dans cet atelier de 260 m², six salariés fabriquent panneaux, enseignes, marquages et supports de signalétique pour de grands groupes comme EDF, la Société générale, Groupama ou encore la RATP. « On est les seuls en France à faire de la signalétique notre seul métier », souligne Franck Raymond.

    La particularité de CVSI-EA réside aussi dans son modèle social. Environ 75% des salariés sont en situation de handicap. Pour le dirigeant, l’objectif est avant tout de permettre à ces travailleurs de retrouver leur place dans l’emploi. « Le premier handicap de ces personnes qui ont été écartées de l’emploi, c’est le manque de confiance », estime-t-il.

    Un modèle salué par Denis Philippe. « Il faut que l’entreprise soit performante, mais aussi permettre à des gens d’avoir une existence sociale, souligne le président de la Cress Sud. Permettre à ceux qui pourraient être marginalisés de continuer à mener une vie normale. »

    Aujourd’hui, CVSI-EA envisage l’acquisition d’une nouvelle machine estimée à 500 000 euros. Un investissement qui pourrait permettre à terme de porter les effectifs locaux à 40 ou 50 salariés. « On est capable de se payer la machine », assure Franck Raymond. Reste désormais à trouver le bâtiment qui permettra à l’entreprise de poursuivre son développement dans le Var.

  • Une intersyndicale bien décidée à résister aux politiques antisociales

    Une intersyndicale bien décidée à résister aux politiques antisociales

    « On a décidé, avec les organisations syndicales progressistes, celles qui ont conscience du moment dans lequel on se trouve, de nous mobiliser aujourd’hui devant l’UPV », commence le secrétaire général de la CGT, Richard Roméo-Giberti. Et de poursuivre : « On a des adversaires de classe aussi bien dans la classe politique que dans le patronat visiblement, puisqu’ils s’acoquinent les uns avec les autres. »

    D’où la nécessité de se rassembler et de construire un rapport de force pour refuser cette connivence antisociale et leurs offensives. « La majorité gouvernementale, bien aidée par l’extrême droite, veut voler le 1er Mai aux salariés qui sont en première ligne, c’est-à-dire les salariés du commerce », reprend le patron de la CGT dans le Var.

    Une nouvelle tentative d’enfoncer aujourd’hui un coin dans les acquis sociaux, après deux premières charges infructueuses en janvier et en avril, avec le passage au Sénat « d’une proposition de loi qui ouvre en grand les possibilités de déroger au 1er Mai avec le travail des boulangeries et des fleuristes ».

    Un attrape-nigaud, prévient-il, puisque derrière la rhétorique de défense du petit commerce, c’est encore au profit des grands groupes, comme Interflora et Carrefour, que la majorité veut légiférer. « Et si on laisse passer ça, on s’expose à d’autres coups bas, met en garde Richard Roméo-Giberti. On voit très bien que leur intention, c’est de s’attaquer in fine, notamment à la cinquième semaine de congés payés ». Et de poursuivre : « Le 1er Mai, on n’y touche pas. C’est le seul jour chômé pour tout le monde et c’est le fruit de décennies et de décennies de luttes sociales. »

    Pas de justice sociale

    sans solidarité

    Pas question en tout cas, « après s’être fait voler deux ans de vie avec la retraite à 64 ans », d’accepter de laisser banaliser le travail le 1er mai, « au nom du profit et des lobbies économiques ».

    « Nous refusons cette attaque symbolique et sociale ! Le 1er Mai est un jour de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales. Il appartient au monde du travail, pas aux actionnaires », affirme avec force Zoé Desmoulins (Solidaires), lors de la prise de parole de l’intersyndicale.

    Géraldine Compain (Unsa) met en évidence, elle, que « faire travailler davantage celles et ceux qui peinent déjà à boucler les fins de mois ne répond en rien à l’explosion des prix de l’alimentation, à l’augmentation des loyers et des factures d’énergie, aux salaires qui stagnent et à la précarité qui gagne du terrain ». D’autant plus une aberration, dénoncent les syndicats, que pendant que « la vie chère étouffe la population, les grandes entreprises accumulent les profits ».

    L’intersyndicale exige donc l’augmentation immédiate des salaires, pensions et minima sociaux ; l’indexation des salaires sur les prix ; ainsi que le blocage des prix des produits de première nécessité et de l’énergie.

    Julie Birebent (FSU) a rappelé comment, pendant ce temps, comme toujours, « l’extrême droite tente de détourner la colère sociale en désignant des boucs émissaires et en essayant de se mettre dans la poche du patronat ». Et vote, impunément pour l’instant, contre les intérêts des salariés, contre les droits syndicaux et contre les solidarités.

    « Le progrès social se construit par l’unité des travailleurs, pas par la division », a martelé Anaïs Pascual (CGT). De l’unité, il va en effet en falloir pour défendre efficacement les droits et les libertés menacés. « Il n’y a pas de justice sociale sans démocratie et sans solidarité », insiste-t-elle. Et de poursuivre : « Nous exigeons des salaires pour vivre, pas survivre ! »

    Une aspiration largement partagée qui devra se traduire par de grandes mobilisations politiques et sociales pour aboutir.

  • Dans le Var, avec la nouvelle loi, le narcotrafic mute mais ne faiblit pas

    Dans le Var, avec la nouvelle loi, le narcotrafic mute mais ne faiblit pas

    Le 13 juin 2025, une nouvelle loi « visant à sortir la France du piège du narcotrafic » était promulguée, visant à élargir l’arsenal juridique et les moyens d’action des services de police et de gendarmerie. Parmi ces mesures figurent la création d’un parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), le renforcement de la lutte contre le blanchiment d’argent et des moyens d’action administratifs locaux, ainsi que de nouvelles mesures judiciaires et techniques d’enquête, avec une protection accrue des agents et des témoins.

    Un an après son application, les services de l’État dans le Var, réunis autour du préfet mardi, dressent un constat mitigé : loin d’avoir reculé, le narcotrafic a muté, et « les trafiquants se sont adaptés aux nouvelles modalités d’enquête », résume le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland. En conséquence, c’est « l’action de l’État qui a dû s’adapter » quand « le trafic se poursuit sous d’autres formes », reconnaît le préfet du Var, Simon Babre, qui observe ainsi « une uberisation du trafic et une forte régression des points de deal ». Sur les 35 sites considérés comme « historiques » par l’Office antistupéfiants (Ofast), seuls 13 sont encore actifs.

    Des saisies qui explosent

    Cette évolution s’appuie notamment sur les réseaux sociaux. Pour lutter contre ce phénomène, 28 enquêteurs ont été formés afin de démanteler les trafics en ligne, en recourant à des pseudonymes, comme le permet la loi « Narcotrafic ». Au total, depuis le début de l’année 2026, 37 enquêtes ont été menées, aboutissant à 43 interpellations, et contribuant à une évolution marquée des saisies : -6,75% de saisies par rapport aux cinq premiers mois de 2025 pour la cocaïne (77,3 kg saisis) et -89% pour les plants de cannabis (61 plants), mais +85% pour le cannabis lui-même (440 kg), +264% pour l’ecstasy (1 658 cachets) et, plus inquiétant encore, +355% pour l’héroïne (641 g). Ces chiffres peuvent toutefois être interprétés de différentes manières, illustrant à la fois la progression de la consommation et du trafic d’une part, et celle de la lutte d’autre part.

    La numérisation des pratiques a une autre conséquence. « Les usagers deviennent revendeurs car il est rentable d’acheter du produit et de le rapporter dans l’arrière-pays varois », analyse le commandant du groupement de gendarmerie du Var, Grégory Goumain, qui recense, sur sa zone, « 95 trafics démantelés dans 39 communes en 2025, 28 dans 20 communes en 2026 ». Les quantités transportées sont généralement plus faibles, une adaptation observée de manière assez générale, « car si on se fait attraper, le risque encouru est moins important », complète le procureur de la République de Toulon. Les services des douanes font le même constat, observant une « multiplication des petites saisies et une hausse significative des amendes », selon Myriam Soula, directrice interrégionale des Douanes. Est aussi observée une « fragmentation supposée de la livraison avec des envois postaux par exemple, ce qui est nouveau pour nous ».

    Logement et prestations sociales en ligne de mire

    Une des clés du trafic demeure le logement, avec l’utilisation d’appartements « nourrices », dont certains sont loués via Airbnb. La loi contre le narcotrafic a ainsi conduit à 24 demandes d’expulsion, dont deux ont été effectives. Par ailleurs, cinq fermetures de commerces et 124 interdictions de paraître ont été prononcées. Toujours dans le cadre de cette loi, et au titre de l’extension des prérogatives administratives locales, une convention nouée fin 2025 entre la CAF du Var et les services de l’État permet désormais de sanctionner les trafiquants bénéficiaires d’aides sociales. Plus de 50 signalements ont été réalisés, pour cinq mesures coercitives, tandis qu’une vingtaine de dossiers sont encore à l’étude.

    Sur la route, où 15% des accidents mortels (cinq décès depuis janvier, contre neuf sur les cinq premiers mois de 2025) sont liés aux stupéfiants en 2026, la multiplication des contrôles a permis de détecter davantage de conduites sous emprise (837 cas pour 7 727 contrôles au premier trimestre, contre 738 pour 8 312 sur la même période en 2025). Le taux de tests positifs reste similaire (12%), mais le nombre de suspensions de permis a augmenté de 42%, les stupéfiants en étant désormais la principale cause.

    Si, pour le procureur Raphaël Balland, « l’absence d’usagers assèche le trafic », la question de l’addiction n’a été que survolée par le préfet : « Il y a des mesures de prévention pour en sortir et montrer que la spirale du trafic expose à des représailles, des dettes. Nous appelons à la responsabilité collective. » Une responsabilité qui incombe aussi – et surtout – aux pouvoirs publics, les faits montrant que l’addiction se traite rarement par le seul levier coercitif, notamment lorsqu’elle est liée à des problématiques socio-économiques.

    DES PROCÈS MARQUANTS DANS LA RÉGION

    17 octobre 2025

    À Avignon, deux boss du Ponzo tombent

    Le tribunal correctionnel d’Avignon a condamné un des grands patrons du réseau du Ponzo au sud d’Avignon, Badr J., à dix ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs et trafic de stupéfiants. Qualifiée de « directrice territoriale » du point de deal, Anaïs E. écope de 7 ans ferme. Ce point de deal, dans le quartier Monclar, rayonnait sur tout le département du Vaucluse, générant violences et règlements de comptes.

    14 avril 2026

    DZ Mafia : 25 ans contre Gabriel Ory

    La cour d’assises spéciale des Bouches-du-Rhône jugeait six accusés, dont deux narcotrafiquants du haut du spectre présumés diriger la DZ Mafia. Elle a condamné Gabriel Ory à 25 ans de réclusion pour un double meurtre, en 2019, dans une chambre d’hôtel de Plan de Campagne. Elle a acquitté Amine Oualane, qui reste écroué dans le cadre d’autres dossiers. Gabriel Ory vient d’être mis en examen pour un projet d’évasion de la prison de Vendin-le-Vieil. D.C.

    14 mai 2026

    12 ans ferme contre le recruteur d’un ado tueur

    Hacène Larbi, alias « le H », 24 ans, est condamné à 12 ans de prison, à Paris, pour avoir recruté, depuis sa prison, un adolescent de 17 ans chargé de tuer une cible à Marseille. Lola D., 23 ans, qui avait acheminé une kalachnikov à l’adolescent tueur, est condamnée à cinq ans de prison. Surpris dans une impasse des quartiers nord par un passant qu’il a blessé à l’arme blanche, l’adolescent avait fui. Il doit être jugé, en juin, par le tribunal pour enfants.

    5 juin 2026

    Le clan Yoda condamné

    Félix Bingui, 35 ans, dit le chat, « chef incontestable » du clan Yoda, est condamné à 12 ans d’emprisonnement et 200 000 euros d’amende au terme de trois semaines de procès, à Marseille, aux côtés de 19 comparses, dont 4 ont été relaxés. Son bras droit, Mohamed Hussein Saleh, a écopé de 9 ans de prison. Toujours en fuite, Zine Eddine Belkaid, considéré comme le grand gérant des points de vente, a été condamné à 8 ans de prison. Dans la sanglante guerre territoriale, ce gang s’est effondré sous les assauts de la DZ Mafia.

    D.C.