Tag: Var

  • Les communistes unis face aux futurs combats

    Les communistes unis face aux futurs combats

    Une légère brise rafraîchit le barnum dressé devant la Maison des communistes, dans le 15e arrondissement de Marseille, ce vendredi après-midi. « On a souvent tendance à dire que lorsque les cerveaux phosphorent, cela crée une chaleur particulière, sourit le secrétaire départemental réélu à la tête du PCF dans les Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi. Au regard de la chaleur dans la salle, vous avez bien travaillé ! »

    Pendant trois jours ce week-end, les délégués des sections du Parti communiste ont débattu sur les plus de 900 amendements destinés à enrichir le texte choisi pour leur 40e congrès, qui viendront nourrir les débats nationaux à Lille, du 3 au 5 juillet. « J’avais ouvert mon discours en disant que la vocation du congrès est de trouver une voie commune au rassemblement de tous les communistes, partage Jérémy Bacchi. Avec un texte approuvé à 97,6%, le rassemblement des communistes a été pleinement respecté. »

    Contre l’extrême droite

    À l’issue de cette conférence fédérale, le conseil départemental a aussi été renouvelé de moitié, et largement rajeuni, avec 71% de ses membres âgés de moins de 55 ans. « Ce futur conseil départemental devra être un collectif capable d’impulser des initiatives, un outil capable de renforcer notre présence dans les luttes », précise Sophie Celton, de la section de Septèmes.

    « Nous sommes la première force politique du département, aussi bien en nombre d’élus qu’en nombre d’adhérents, insiste de son côté Jérémy Bacchi. Cela implique de lourdes responsabilités : nous devons réussir collectivement à nous hisser à la hauteur des enjeux. » Et de lancer : « Nous avons une volonté forte, d’avoir un Parti communiste à l’offensive. »

    Parmi les priorités, la lutte contre l’extrême droite, « qui partout où elle arrive au pouvoir entraîne des guerres, des conflits, la montée des nationalismes, le rejet de l’autre », énumère le sénateur. Alors il veut dénoncer sa supercherie sociale, rappelant que le député RN Emmanuel Fouquart s’est ainsi refusé à soutenir la proposition communiste d’une nationalisation d’ArcelorMittal, pourtant implanté sur sa circonscription. « L’extrême droite a une visée culturelle qui est une visée identitaire, prévient aussi l’ancien député Pierre Dharréville, qui a porté cet enjeu dans le débat. Ils sont dans une logique d’atteinte à la liberté de création, ils veulent formater les esprits et instrumentaliser le geste culturel dans la bataille culturelle qui est la leur. Nous avons besoin d’être au rendez-vous de cette bataille culturelle. »

    Pour les militants, celle-ci s’entremêle avec les combats sociaux menés sur le territoire. « Sur les questions industrielles, sur le service public, nous avons intérêt à monter d’un cran, à mener des batailles d’ampleur, appelle Jérémy Bacchi. C’est au cœur de l’entreprise que nous arriverons au mieux à mener la bataille idéologique. »

    La présidentielle en vue

    Au cœur de cette bataille, c’est la défense d’un socialisme aux couleurs de la France qui a largement animé les débats. « La perspective, c’est le communisme, l’idée qu’il faut changer radicalement le rapport des hommes entre eux pour les fonder sur une culture de connaissances, d’échanges, une bataille du bonheur, défend Luc Foulquier, de la section d’Aix. Mais cela ne se fera pas comme ça, il faut toute une série de conditions, dont le passage par le socialisme, une société qui change la nature de l’état et place comme perspective la réponse aux besoins. » En prenant en compte un contexte national, une histoire de luttes.

    Au-delà des débats sur l’écologie ou la protection de l’enfance, les échanges ont aussi majoritairement défendu la légitimité d’une candidature communiste pour la présidentielle, qui doit être approuvée en septembre. « Je suis très conscient du danger que représente l’extrême droite, mais face à un danger imminent, il ne faut pas faire n’importe quoi, défend le conseiller national Anthony Gonçalves. Je ne crois pas que le ralliement sans discussion, sans contenu, à une candidature qu’on nous propose comme la seule manière de faire reculer le RN soit une hypothèse raisonnable, elle a toutes les chances de nous envoyer dans le mur. »

    Mais avant les échéances électorales, les communistes veulent continuer à faire vivre la solidarité internationale. « Nous aurons l’honneur de recevoir à notre initiative Fadwa Barghouti [avocate et femme du leader palestinien emprisonné Marwan Barghouti, Ndlr] le 2 juillet, pour poursuivre
    le rapprochement avec l’Organisation de libération de la Palestine
     », annonce Jérémy Bacchi.

    LES SECRÉTAIRES FÉDÉRAUX ÉLUS DANS NOTRE RÉGION

    Jérémy Bacchi, Bouches-du-Rhône

    Ce dimanche après-midi à la Maison des communistes des Bouches-du-Rhône, dans le 15e arrondissement de Marseille, le sénateur Jérémy Bacchi n’a pas caché son émotion au moment d’être réélu pour un troisième mandat, à la tête d’une fédération devenue la première au niveau national. « C’est le signe d’une confiance réciproque, tant mon attachement aux communistes est profond », soulignait-il en conclusion de ces trois journées de conférence fédérale, en insistant : « Vue l’ampleur de la tâche, on n’arriverait pas à tenir autant de temps si on n’aimait pas autant les communistes. »

    Après un large renouvellement de l’exécutif départemental, avec un rajeunissement des cadres du PCF, il pose d’emblée, parmi les enjeux de ce nouveau mandat, la nécessité de construire l’avenir. « Les conditions sont réunies pour faire de ce mandat, un mandat de transition, dans une fédération qui compte 2 500 militants, avec autant de jeunes cadres », pose-t-il. Pour remplir l’objectif de ce nouveau mandat, il met en avant un nécessaire travail plus collectif de la direction départementale du parti, mais aussi la nécessité de donner une visibilité plus diversifiée des représentants fédéraux dans l’expression des communistes, dans les prises de parole. « Nous arriverons à relever ce défi », assure l’ancien éducateur, qui met aussi en avant sa volonté de « donner à voir de la richesse et de la diversité » parmi les militants communistes des Bouches-du-Rhône.

    Y.S.

    Sylvie Vinceneu, Var

    À bientôt 71 ans, Sylvie Vinceneux était la seule candidate à la succession de Pierre Daspre, qui reste toutefois au conseil après ses deux mandats. Militante PCF dans les Bouches-du-Rhône depuis les années 2000, arrivée dans le département en 2021, elle était, depuis 2023, la secrétaire de la section Sud-Sainte-Baume, poste qu’elle cède à Jo Rodriguez.

    Elle devient ainsi la deuxième femme à occuper la fonction de secrétaire fédérale dans le Var, après Danielle de March (1965-1994). « Elle m’a envoyé un message pour me féliciter. Avoir nommé une femme est un symbole », se réjouit-elle. Un symbole qui se retrouve aussi au sein d’un conseil rajeuni et largement renouvelé, de manière strictement paritaire (15 hommes, 15 femmes). « Cette féminisation va permettre de mieux s’adresser aux travailleuses, qu’on a du mal à faire adhérer », espère Sylvie Vinceneux, qui compte également profiter d’un mandat marqué par les nombreuses élections (cinq en trois ans) pour « aller vers les Varois et faire connaître nos propositions ».

    L’ancienne directrice d’organismes HLM, responsable de la commission nationale logement du PCF depuis 2023, portera forcément un œil avisé sur cette question très prégnante dans le Var et « étroitement liée à celle de l’emploi ». Au rang des priorités également, la paix, « dans un département militaro-industriel », et la défense des services publics « mis en péril comme on peut le voir à l’hôpital de La Seyne et à la Poste de Saint-Maximin, par exemple ».

    Ad.B.

    David Pascal, Vaucluse

    David Pascal est depuis samedi le nouveau secrétaire fédéral du PCF en Vaucluse. À 41 ans, ce moniteur éducateur dans le médico-social, marié et père de deux enfants, vit à Entrechaux, au pied du mont Ventoux. Engagé depuis une quinzaine d’années au Parti communiste, il était jusqu’ici secrétaire de la section d’Orange et membre du conseil départemental.

    Il succède à Julien De Benito au terme d’un « congrès serein et apaisé », marqué par un travail approfondi en amont ayant permis l’adoption d’une cinquantaine d’amendements visant à « enrichir le texte sans le dénaturer ». Le nouveau conseil départemental compte 29 membres à parité. « 14 camarades y font leur entrée », souligne David Pascal, « c’est aussi un rajeunissement et panel de ce que représentent nos territoires, avec des jeunes, des vieux, des actifs, des fonctionnaires, des syndicalistes, des acteurs de la lutte féministe et associatifs ».

    L’ambition affichée : renforcer la présence du parti sur les communes notamment rurales ; travailler sur la jeunesse autour de l’Université d’Avignon ; coordonner les actions fédérales sur de grandes mobilisations donnant de la visibilité ; et poursuivre le travail unitaire à gauche avec en point d’orgue la fête de La Marseillaise. « Il faut remercier Julien qui a réussi à maintenir un PCF à la hauteur dans un département qui est le laboratoire de l’extrême droite », conclut David Pascal.

    Ch.C.

    Sophie Delfino, Hautes-Alpes

    Réélue à la tête de la fédération des Hautes-Alpes, Sophie Delfino entame ce deuxième mandat sous le signe du renforcement. « Le congrès s’est bien passé, on a beaucoup débattu », souligne la professeure des collèges, âgée de 62 ans. « On s’est focalisé sur les gestes d’orga à produire pour renforcer le parti, donc le lien avec les sympathisants, les associations et les partenaires progressistes en général. » L’ambition est de redonner au PCF toute sa place dans le paysage local, alors que l’extrême droite est à l’orée du bois.

    La fête fédérale organisée samedi à La Bâtie-Neuve, près de Gap, largement tournée vers la jeunesse, sera un premier test. « Les sections étaient en sommeil, il n’y avait plus de fête fédérale, on a remis tout ça en action et il faut maintenant aller plus loin », insiste-t-elle. Pour y arriver, Sophie Delfino s’appuiera sur un conseil départemental renouvelé et resserré. « Plus énergique, plus dans l’action et l’ouverture », espère-t-elle, avec une attention particulière portée aux jeunes, aux non-adhérents et aux acteurs progressistes. La culture et la formation populaire seront l’autre axe majeur. En parallèle, Sophie Delfino aspire à poursuivre son travail au Conseil national, notamment sur les questions culturelles et migratoires, en lien avec les réalités de son territoire. Enfin à l’approche des JO d’hiver 2030, avec l’ambition sera aussi de travailler de concert avec les fédérations voisines.

    Ch.C.

    Bertrand Perrin, Alpes-de-Haute-Provence

    Bertrand Perrin, 41 ans, a été réélu ce week-end pour un 4e mandat à la tête de la fédération des Alpes-de-Haute-Provence, dont il est secrétaire fédéral depuis 2016. « On a fait un très bon congrès, sur le fond, avec un débat en trois temps. D’abord, les questions qui traversent la société, au travers du texte de la base commune qui a été votée très largement, ensuite le fond du parti et de son travail idéologique, puis la stratégie et l’organisation de notre fédé, au regard de notre territoire très rural, très étendu et sans grand centre urbain. » Ce travail doit se concrétiser après le congrès national à Lille dans quinze jours, où six délégués se rendront.

    Le conseil départemental a été renouvelé à 50%, « avec l’entrée de pas mal de jeunes » et une représentation de chaque territoire, un défi pour ce territoire comptant « beaucoup de petits villages avec des petites sections ». La feuille de route entend poursuivre le travail en direction des salariés et renforcer l’implantation de la fédération déjà classée 6e nationale en ratio adhérents/habitants. « On va continuer d’essayer d’amplifier l’effort en direction du monde du travail mais aussi de la jeunesse, un axe de bataille difficile car on n’a pas de structure post-bac. » L’objectif est aussi de renforcer les initiatives et de s’appuyer sur la « bataille des services publics ». Enfin, la fédération entend se tourner davantage vers le monde agricole, un axe jugé prioritaire pour le mandat.

    Ch.C.

  • Un microlycée pour lutter contre le décrochage

    Un microlycée pour lutter contre le décrochage

    Dans la rue Pourquoi Pas, tout redevient possible pour les élèves en rupture de parcours scolaire. À la prochaine rentrée, le Cours Fénelon, installé dans cette rue au nom évocateur depuis plus de 120 ans, y lancera un microlycée, destiné à ramener une vingtaine de jeunes de 16 à 25 ans en situation de décrochage depuis au moins six mois sur les bancs de l’école.

    Ce modèle, qui existe depuis 2001 en France et est déjà proposé dans deux établissements varois (le collège Ravel et le lycée Bonaparte). Il répond à « un constat de terrain », explique Laurence Beraud-Schmitt, directrice du Cours Fénelon. « De plus en plus de jeunes souffrent d’anxiété et se déscolarisent à cause du harcèlement, de la phobie scolaire, de maladies… » Un mal qui touche le Var dans des proportions inquiétantes : 8% des jeunes de 18 a 24 ans (soit 30 000 élèves) n’ont pas terminé leur cycle secondaire.

    Le bac en ligne de mire

    En septembre, une première promotion entrera en classe de première avec un objectif : obtenir le baccalauréat général en deux ans. Sur le papier, les futurs élèves ont toutes les chances d’y arriver puisque ce type d’établissement revendique une réussite de 80%. « Ils suivront le même programme, assuré par des professeurs de l’éducation nationale », précise la directrice, avec « quelques aménagements. Par exemple, en français, on va demander un allègement du nombre de textes à étudier », ajoute Emmanuel Tilmont, le référent pédagogique. Ce sont surtout les méthodes, centrées sur « une pédagogie active, adaptée à chaque jeune », qui différeront.

    L’accueil sera lui aussi adapté : suivi psychologique, horaires légèrement différés, salle de repos, dans laquelle les élèves seront invités à prendre le café avec leurs encadrants chaque matin pour créer du lien. Cela, au sein d’un bâtiment à part, où les élèves auront la possibilité d’être en vase clos. « Ils pourront accéder à la cafétéria commune et seront invités aux événements du lycée, mais rien ne sera obligatoire », précise Emmanuel Tilmont.

    L’établissement, accessible pour 85 euros par mois (avec possibilité de bourses) se veut : « ouvert à tous profils : très bons élèves, plus en difficulté, porteurs de handicap… », assure le responsable pédagogique, qui prévient toutefois qu’« il faudra qu’ils aient de la volonté ».

    Infos : coursfenelon.com

  • L’Aquarelais 50 km, un relais nage aux Sablettes inédit en France

    L’Aquarelais 50 km, un relais nage aux Sablettes inédit en France

    Il n’a pas son pareil dans l’Hexagone. Porté depuis trois ans dans la baie
    des Sablettes par le Club seynois multisports (CSMS), l’Aquarelais 50 km est une épreuve de nage en mer, avec palmes, qui se déroule par équipes mixtes de cinq. Objectif : parcourir 50 km le plus rapidement possible, avec des relais
    de 2 km par nageur.

    Une compétition imaginée dans la lignée du Kanathon, autre compétition de nage avec palmes (2, 5 et 10 km) organisée depuis 2016 par le CSMS entre les Sablettes et les rochers des Deux Frères. Après deux éditions internes au CSMS avec une seule équipe en lice, trois étaient sur la ligne de départ de l’Aquarelais, samedi à 18h.

    « L’objectif, chaque année, c’est de battre le record », affirme Serge Supersac, organisateur de l’événement et lui-même nageur. Un record double : de l’épreuve et donc de France. Et peut-être même du monde ? « J’ai demandé au Guinness, ils ne m’ont pas encore répondu », s’amuse-t-il. Car derrière, il y a la volonté « d’attirer des nageurs de haut niveau d’ici quelques années, et de monter en gamme petit à petit, comme la Montecristo, devenue une course célèbre à Marseille ».

    Jusqu’à cette année, Sylvie faisait partie des détenteurs du record (établi en 2025, 16h22). « J’ai eu la folie de recommencer cette année », rit-elle. « C’est un très beau concept, ça soude l’équipe, et on vit la mer de différentes façons, au soleil, de nuit. Je trouve ça très poétique. » Et comme elle s’en doutait, le record a été pulvérisé par l’équipe « Pas coulés pas couchés », qui a parcouru les 50 km en 13h44.

  • Première pierre posée pour l’unité adolescents d’EPSY Var

    Première pierre posée pour l’unité adolescents d’EPSY Var

    Poser la première pierre… d’un bâtiment déjà construit. L’expression était peut-être mal choisie, mais qu’importe : vendredi, élus et membres de la direction de l’Établissement psychiatrique du Var (EPSY Var) ont inauguré les travaux de la future unité adolescents sur le site de Pierrefeu-du-Var, au cœur d’une bâtisse désaffectée qui va être entièrement rénovée. « C’est le symbole de notre projet d’établissement 2026-2030. Un projet ambitieux, entièrement tourné vers la couverture des besoins de santé », salue Nicolas Funel, directeur d’EPSY Var.

    Cette nouvelle unité va voir le jour grâce à un soutien de 2 millions d’euros de l’Agence Régionale de Santé (ARS), qui va permettre d’accueillir 14 adolescents de 12 à 17 ans (4 lits d’hospitalisation intensive en séjours de 2 semaines, 4 lits d’hospitalisation de semaine en séjours de 2 mois, et 6 places en hôpital de jour) d’ici avril 2027. « Cela s’est presque imposé à nous, dans un contexte de difficultés pour les publics adolescents, sur des situations de plus en plus lourdes, de plus en plus nombreuses, avec des réponses insuffisantes », appuie Sébastien Monié, directeur départemental de l’ARS PACA pour le Var, qui annonce que la psychiatrie adolescents sera l’une des priorités du projet territorial de santé mentale, « au niveau départemental et inter-départemental ».

    Les capacités de prise

    en charge regroupées

    « Depuis 2019, il y a eu une augmentation de 30% des tentatives de suicide médicamenteuse chez les adolescents de 12 à 18 ans », illustre Cécile Pinna, cheffe du pôle de pédopsychiatrie d’EPSY Var. Dans cette optique, la création de ce nouveau service « permettra des prises en charge adaptées pour les ados en crise, car pour l’instant on les accueille sur les unités de pédiatrie, qui ne le sont pas », précise Cécile Pinna.

    Et de regrouper les capacités. Car jusqu’ici, les adolescents dépendant du secteur d’EPSY Var – qui s’étale du Verdon jusqu’à Hyères du nord au sud, et du Cannet-des-Maures à Belgentier d’est en ouest -, étaient régulièrement envoyés sur l’unité externe de la Villa Nova, à la Garde (qui s’occupe de l’hospitalisation en semaine et sera intégrée au site de Pierrefeu) et au Centre d’évaluation et d’orientation pour adolescents (CEOA) du Centre hospitalier de Toulon – la Seyne (CHITS). « Ce n’était pas évident parce qu’on n’avait pas la main sur ces lits. Ce n’était pas notre pôle, pas notre équipe, et ils avaient aussi leurs propres besoins. On va pouvoir continuer les prises en charge de semaine comme à la Villa Nova, mais de manière plus sécurisée parce que ce sera à l’intérieur de l’hôpital », valide Cécile Pinna.

  • Le Secours populaire continue de faire vivre le droit aux vacances

    Le Secours populaire continue de faire vivre le droit aux vacances

    La lutte pour le droit aux vacances est une lutte historique au Secours populaire parce qu’à sa création, sa première action en 1945 a été de faire partir les enfants des familles victimes du nazisme. C’est vraiment quelque chose qui est fondateur pour nous », commence Olivier Masini, le secrétaire départemental de la fédération varoise de l’association humanitaire. Une campagne estivale qui cette année revêt une résonance symbolique toute particulière avec « l’anniversaire des 90 ans des congés payés amenés par le mouvement social du Front populaire en 1936 ».

    « Les vacances, le temps libéré, c’était révolutionnaire », reprend le secrétaire départemental, en expliquant pourquoi, à partir de cet événement historique, le Secours populaire s’est intéressé cette année à la perception qu’avaient aujourd’hui les Français des vacances. L’enquête Ipsos réalisée fin mai début juin, montre par exemple que pour 73% des personnes interrogées ce conquis social est placé comme important juste après la Sécurité sociale.

    « Les trois quarts d’entre eux déclarent que ça relève d’un besoin essentiel, d’autant plus dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Mais 40% considèrent maintenant les vacances comme un luxe, 90 ans après les congés payés », pointe Olivier Masini. Une situation inquiétante lorsqu’on connaît l’importance pour la santé mentale de pouvoir s’extraire de son quotidien, de découvrir d’autres horizons, et se retrouver en famille.

    Le sondage met malheureusement en lumière aussi que, sur les 4 dernières années, 33% des personnes interrogées ne sont pas parties en vacances.

    Ce samedi au bord du lac de Carcès, l’esprit de 36

    Pour lutter contre cette injustice le Secours populaire met en place des séjours de vacances pour les familles, des départs en colonies pour les enfants et la traditionnelle Journée des oubliés des vacances.

    Et dans le Var cela commence dès ce samedi au bord du lac de Carcès pour une guinguette populaire dans l’esprit de 36 afin de fêter les 90 ans des congés payés. « Une belle journée de partage » qui va réunir les bénévoles et les personnes accueillies qui le souhaitent. « Puisque vous le savez, au Secours populaire, il n’y a pas d’un côté celui qui donne et de l’autre celui qui reçoit. On est là pour mettre en mouvement la solidarité. »

    Le SPF83 fait le compte :« Pour l’instant, on a déjà 15 familles qui vont partir en vacances, contre une seule l’année dernière, et d’autres dossiers vont encore d’ici là être montés », précise Lamia particulièrement investie dans cette tâche d’accompagnement de A à Z des bénéficiaires. Et de poursuivre : « Ce matin, une famille a pris le train pour l’Ardèche et est arrivée à 11h à Montélimar, puis pris le bus jusqu’à Ruoms. Et on a leur a réservé un taxi pour les emmener au camping. On ne les abandonne pas dans la nature. »

    Le 22 août à Aqualand

    Des dossiers pas faciles du tout à monter puisque les bénévoles doivent commencer à faire admettre aux personnes en difficulté qu’elles ont droit elle aussi aux vacances. « Quand on y arrive c’est pour nous, une victoire », reprend Lamia. Et de poursuivre : « Notre but c’est justement que les vacances ne soient pas un privilège, mais soient accessibles à chaque famille, que chacun puisse s’épanouir moralement, physiquement, par la découverte. Pour les enlever de l’exclusion et permettre l’égalité de chance pour tout le monde. »

    Concernant la Journée des oubliés des vacances, destination cette année le parc Aqualand de Fréjus le 22 août.

    « On est déjà complets avec 350 participants pour le Var et je pense qu’on va peut-être même rajouter un bus, on va voir. C’est pour vous dire les attentes qu’il y a autour de tout ça », précise Olivier Masini.

    Le secrétaire départemental déplore, cette année encore, un recul évident de l’accès au droit aux vacances. Amer constat 90 ans après l’arrivée du Front populaire.

  • Le Collectif Tramway et Transports en Commun dépose un recours contre l’utilité publique du BHNS

    Le Collectif Tramway et Transports en Commun dépose un recours contre l’utilité publique du BHNS

    Malgré le début des travaux des infrastructures du BHNS, le CTTC ne lâche pas l’affaire. Jeudi, le collectif tenait une nouvelle réunion publique afin de réitérer son opposition au projet et sa ferme volonté de voir se réaliser celui du tramway, définitivement enterré par la Métropole TPM l’an dernier.

    « Le BHNS ne permettra pas de faire évoluer significativement la Métropole, en retard par rapport à toutes les autres de même envergure », justifie Maurice Franceschi, le président du collectif, en comparant Toulon aux autremétropoles. le déficit de transports en commun est mesurable à travers, notamment, la part modale des transports publics (autour de 7% à Toulon, contre 20%ailleurs).

    Un projet en défaut par rapport aux normes

    A contrario l’usage massif de la voiture  est de 65% à Toulon, leplus haut taux des 20 plus grandes agglomérations françaises, que le BHNS ne réduirait que de 0,8% selon le dossier de concertation du projet.

    « Pour convaincre les gens, il faut un gain de temps et de confort par rapport à la voiture », poursuit Maurice Franceschi. Or, « le tracé n’étant que 70% en site propre, le bus va subir les embouteillages ».

    Des arguments qui ont poussé, tel que nous l’annoncions le 12 juin, le CTTC à déposer un recours contre la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet. Et il en est d’autres : augmentation des émissions de gaz à effet de serre, manque de solutions de stationnements relais… Mais aussi la mise en défaut (ou l’absence de preuve contraire) du projet par rapport à plusieurs normes relatives aux aménagements et au respect de l’environnement : plans locaux d’urbanisme, schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux…

    Le coût du projet, estimé à 395 millions d’euros, « sans intégrer les 187 millions engagés pour le tramway depuis 2001, portant le total à 582 millions » fait aussi grincer des dents, dénonce Anne-Marie Reboul, membre du CTTC. Par ailleurs, alors que la Métropole aurait collecté près de 500 M d’euros auprès des entreprises pour financer l’initial projet tramway depuis 2001, le collectif a interpellé la Chambre régionale des comptes pour savoir ce qu’il est advenu des quelque 300 millions restants.

  • À La Seyne, un Effet Mer qui doit continuer

    À La Seyne, un Effet Mer qui doit continuer

    L’idée est d’amener romans, bandes dessinées, mangas, albums, documents régionaux, magazines et quotidiens au plus proche des usagers et des non-usagers. L’objectif étant aussi d’attirer et de conquérir un nouveau public, avec des Seynois qui ne connaissent pas encore la bibliothèque et qui vont s’abonner à l’année, mais aussi bien sûr des touristes de passage. Chaque année, plus de 7 000 ouvrages sont ainsi empruntés.

  • Châteauvallon va tourner une page pour sa saison 2026-2027

    Châteauvallon va tourner une page pour sa saison 2026-2027

    Un parfum inhabituel flottait sur Châteauvallon lundi soir, lors de l’annonce du programme de la saison culturelle 2026-2027. Celui de la fin d’un règne qui lui a permis d’obtenir le titre de scène nationale en 2015 et de devenir la deuxième plus importante du pays. Cela, quatre ans après la création du théâtre Liberté, dans le centre de Toulon, un pourvoyeur de culture dont la 12e ville de France avait cruellement besoin.

    Dans le décor gréco-gallo-romain de l’emblématique amphithéâtre extérieur, Charles Berling, directeur de la scène nationale Châteauvallon-Liberté, a ainsi procédé à sa dernière ouverture de saison culturelle, devant une foule digne de ses plus belles soirées, venue saluer celui qui rendra les clés de ce haut lieu de la culture française en août, après 16 années de bons et loyaux services.

    « C’est une décision mûrement réfléchie, difficile, mais profondément sereine », assure le principal intéressé, dont on ne connaît pas encore le successeur, mais qui reviendra sur ses terres le 7 octobre, pour jouer et mettre en scène Lost and Found, une pièce du dramaturge suédois Lars Norén. « Difficile car ces 16 années ont constitué une des aventures les plus passionnantes de ma vie. Sereine car l’institution doit se renouveler et se transmettre aux générations qui viennent. » Cet infatigable perfectionniste s’en va avec le sentiment du devoir accompli : « En fondant le Liberté en 2010, avec mon frère Philippe, nous avions une ambition simple : faire une maison en centre-ville, populaire, artistiquement exigeante, mais ouverte à tous. Aujourd’hui, en regardant derrière, je vois des milliers de spectateurs, des centaines d’artistes. Je vois des salles pleines de vie, des moments de partage. Je vois surtout une aventure collective. Rien n’aurait été possible sans les équipes qui m’ont accompagné. »

    « La culture est une nécessité démocratique »

    Mais plus que les concrétisations matérielles, Charles Berling retiendra l’engagement, dans la droite lignée de l’esprit historique des lieux : « Ce dont je suis le plus fier, c’est ce que nous avons défendu. Dans une époque souvent traversée par les peurs, les replis, nous avons essayé de faire vivre ici les valeurs qui font notre République. Nous avons défendu la diversité des points de vue, nous avons défendu et voulu le dialogue, la création, l’idée que la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité démocratique. Je crois profondément que cette mission demeure plus essentielle que jamais. »

    Un postulat que Châteauvallon-Liberté continuera d’affirmer cette saison. Tout d’abord grâce à la reconduction du programme « Quartiers en Liberté », lancé il y a trois ans en partenariat avec la Ville de Toulon pour « apporter la culture dans la métropole et montrer que ce n’est pas un truc élitiste et barbant », appuie Charles Berling. Après Sainte-Musse et le Pont du Las, c’est la Beaucaire qui bénéficiera d’un projet participatif porté par la compagnie Gratte Ciel, intitulé « Tawa en Liberté ». Deux ateliers auront lieu les 29 septembre et 2 octobre, pour une restitution le 4.

    Ensuite, par la poursuite de son soutien à l’Opéra de Toulon, en travaux jusqu’à fin 2027. Une manière, par la même occasion, de décloisonner cet art, avec l’accueil de plusieurs représentations, dont Madame Butterfly de Puccini, les 26, 28 et 30 juin, en inauguration du Festival d’Été, et Don Giovanni de Mozart en juin 2027.

    Enfin, à travers ses « thémas » et festivals comme toujours éclectiques, mais surtout engagées et pédagogiques. La théma « Le Pouvoir ? », d’octobre à décembre, interrogera sur cette notion et son exercice. Avec au programme, entre autres, la saga Huit Rois, de Léo Cohen Paperman, qui met en scène avec humour et différentes formes théâtrales les présidents de la Ve République. La pièce Magistral.e.s d’Alexandra Cismondi offrira quant à elle une grande fresque judiciaire participative invitant à imaginer la dialectique homme-femme de demain, à travers un procès fictif dont les spectateurs seront les jurés. Citons également le festival In&Out, du 24 novembre au 4 décembre, qui incarnera, comme chaque année, un espace de réflexion des luttes féministes, antiracistes et LGBTQIA+.

    Programmation complète sur chateauvallon-liberté.fr

  • Un accord sur l’organisation du travail entre FO et la direction du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne

    Un accord sur l’organisation du travail entre FO et la direction du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne

    « C’est comme ça qu’il faut faire ! Il faut parler à la direction quand on n’est pas d’accord ! » Jessica Michel, secrétaire générale FO CHITS, lève le poing, devant une foule d’environ 200 salariés massés devant l’hôpital Sainte-Musse, jeudi midi, après l’appel à la grève lancé par le syndicat. Raisons de la colère, « la démolition de l’hôpital public et le mépris des personnels », et « un dialogue social devenu une illusion », malgré des « lits fermés par manque d’effectifs, des services d’urgences saturés, le sous-effectif quotidien, l’épuisement généralisé des équipes et la perte de sens au travail ».

    Une mobilisation qui a porté ses fruits et provoqué un immense soulagement chez les soignants, dont les nombreuses embrassades à l’intention de leurs représentants syndicaux étaient à la hauteur de leur reconnaissance. « Je leur ai dit que c’était eux qu’il fallait remercier, car sans eux, la direction n’aurait pas répondu comme ça », salue Jessica Michel, qui loue aussi l’implication de Josée Massi, maire (SE) de Toulon et présidente du conseil de surveillance de l’hôpital : « Elle nous a entendus et écoutés. Elle connaissait le dossier, la vie des agents lui tient à cœur. »

    Un cycle de négociations va débuter

    Trois des revendications émises par les travailleurs ont été entendues. Tout d’abord, la prise en compte de la pause méridienne dans le temps de travail. Deuxièmement, le passage de 35 à 37h30 de travail hebdomadaires, alors que de nombreuses heures supplémentaires n’étaient ni récupérées, ni payées. « Le passage aux 35 heures au sein de l’hôpital en 2002 s’est fait sans moyen », évoque Gilles Manchon, secrétaire régional Paca-Corse FO Santé. « Les agents hospitaliers ont absorbé la surcharge de travail depuis maintenant 24 ans. Ils doivent avoir leur repos compensateur par rapport à la surcharge de travail qu’ils ont. »

    Un point sur lequel FO CHITS restera particulièrement vigilant, certains agents cumulant « plus de 300 heures non payées, ni récupérées », ajoute Gilles Manchon. Cela, grâce à la troisième avancée obtenue, à savoir l’implication des salariés dans la construction des cycles de travail (gestion des horaires, des temps de repos).

    Mais le secrétaire régional FO Santé tempère : « On a gagné un match contre la direction, mais le championnat est long et d’autres matches s’annoncent. » Car, désormais, place à un cycle de négociations entre les deux parties, qui concernera les cycles de travail, donc, et les moyens matériels et humains accordés aux services.

    Yann le Bras, directeur du CHITS, se place lui aussi dans une logique d’ouverture : « Il faut une méthode pour porter un dialogue social constructif, qui prenne en compte le vécu des agents, mais aussi les réalités de l’établissement. » Dans cette perspective, la question du temps de travail fera l’objet d’une attention particulière : « Il y a parfois des sujets à modifier, notamment quand le rapport à la loi est en jeu, et c’est un des sujets qui est sur la table », promet-il aux 4 000 agents hospitaliers de l’établissement.

  • Ça va encore swinguer partout cet été dans le Port du Levant

    Ça va encore swinguer partout cet été dans le Port du Levant

    Du monde, jeudi matin, derrière et devant le pupitre du salon Clemenceau de la mairie d’honneur pour mettre en avant la politique culturelle de la Ville de Toulon pour la saison estivale. Avec, comme temps fort de la programmation, le festival Jazz à Toulon, qui revient du 26 juillet au 8 août faire swinguer le Port du Levant au rythme des sonorités du monde. Et ce sur les places, en ville comme dans les quartiers, de Saint-Jean du Var au Pont du Las.

    Pour cette 36e édition, parmi les invitations au voyage proposées, on retient le projet New Sketches of Spain, avec le retour d’Erik Truffaz aux côtés d’Antonio Lizana, « qui signe un mariage audacieux entre jazz classique et flamenco ». Pour les rythmes endiablés puisant aux sources de la salsa et du jazz afro-cubain, cette fois, place à Spanish Harlem Orchestra, Orquesta Akokán et le collectif El Comité. « Tandis qu’Alfredo Rodríguez et Fabiola Mendez sublimeront leurs racines latines par une approche soliste d’une grande finesse poétique », comme le décrit la maire de Toulon (SE), Josée Massi, dans son édito.

    En tout, dix soirs de concerts gratuits transformeront Toulon en une scène de jazz à ciel ouvert. Sans oublier « les Off » du festival, qui prendront place dans les quartiers de la ville, à l’heure de l’apéritif.

    Morceaux choisis

    Pas de bel été non plus sans lecture. L’occasion donc de « Partir en Livre » jusqu’au 20 juillet, avec une 11e édition riche aussi en ateliers, rencontres et jeux. Le jeune public étant invité à venir exercer son imaginaire dans les médiathèques. Mais aussi en plein air.

    Sous les arbres du parc, bien installés dans l’herbe, les enfants pourront par exemple découvrir, avec « À l’ombre des pages », de nombreuses histoires partagées par les bibliothécaires. Comme les 9 et 11 juillet de 9h30 à 11h, au parc du Pré Sandin.

    Sur le parvis du Zénith revient également, du 12 au 25 juillet, le festival Son By Toulon. Avec de grosses pointures, telles que Ben Harper, Bigflo & Oli et Mika.

    Côté expo, le Musée d’art de Toulon propose de découvrir Man Ray avec « Magie de l’image ». Près de 200 œuvres, photographies, peintures… retraçant le parcours de l’artiste. Et du côté de la Maison de la photographie, jusqu’au 19 septembre, place au travail de Martin Parr, de ses premiers reportages en noir et blanc réalisés dans le nord de l’Angleterre dans les années 70, jusqu’à ses gros plans d’objets de consommation, à la fin de son parcours.

    Mais aussi de l’opéra, de la musique classique et de la danse à Châteauvallon. Ou encore du chant a cappella avec les Voix Animées et leur répertoire de la musique vocale de la Renaissance. Le tout se déroulera à la Tour Royale.

    Et pour se mettre dès dimanche soir dans l’ambiance, 94 groupes seront présents dans les rues de la cité pour la Fête de la musique, sur 33 scènes.

    La Marseillaise ne pouvait pas non plus faire l’impasse sur la pièce Les Résistantes, consacrée au rôle longtemps invisibilisé des femmes dans le combat contre le nazisme. Ce projet participatif retrace l’engagement de ces héroïnes entre 1940 et 1944. Elle sera jouée le 4 juillet, à Châteauvallon.

    Retrouver le programme complet dans le magazine de l’été sur le site toulon.fr