Tag: Toulon

  • Musée de la Navale : quand la mémoire ouvrière dérange

    Musée de la Navale : quand la mémoire ouvrière dérange

    « Depuis 36 ans, après avoir défendu les chantiers, puis ces travailleurs, puis sa mémoire, nous avons eu une seule promesse de musée en 2005, qui n’a jamais été tenue », rappelle pour commencer Lucien Conac, le président de l’Association pour le maintien des intérêts des anciens de la Navale à La Seyne (Amians). Un long combat au cours duquel ses bénévoles n’ont cessé d’être force de proposition. Comme en 2021, où l’Amians présente un projet de 300 mètres carrés dans le vaste espace libre de plus de 10 000 m² derrière le casino Joa. En dehors des moyens de la Ville, lui répond-on alors.

    « Sentant l’oubli venir nous avons voulu faire réagir et proposer en 2024 quelque chose d’incontestablement possible puisque déjà décidé par la municipalité en 2005 », reprend le responsable associatif. En l’espèce, la création d’un espace muséal ouvert à tous dans le local que l’association occupe actuellement au 2e étage de la porte principale des Chantiers, un des seuls vestiges témoins de cette histoire ouvrière encore debout.

    Rien de pharaonique. Puisqu’il s’agit d’abattre quelques cloisons pour dégager une salle d’exposition permanente de 70 m².

    L’ancienne maire LR Nathalie Bicais « laisse croire qu’elle accepte »… Mais rien n’est fait. Et celui qui tient les rênes de la ville depuis qu’elle a été empêchée, Jo Minniti (DVD), semble poursuivre cette longue période de procrastination.

    « Il nous a reçus le 27 juin et c’est ce jour-là qu’il nous a confirmé que les travaux étaient reportés aux grandes vacances 2026 », explique le président de l’Amians. D’où son incompréhension d’avoir récemment lu dans la presse celui-ci prétendre que c’était l’association qui était responsable de ce retard, l’accusant entre autres de bloquer l’ouverture du chantier.

    Pour un vrai un lieu de mémoire des chantiers

    L’association dément et nous montre le petit local dans lequel dès la fin des classes de la Navale les bénévoles ont transporté tout ce qu’ils souhaitaient conserver, afin de laisser place au chantier.

    Vraisemblablement c’est le stand tenu au forum des associations pour présenter le projet et continuer à faire signer la pétition, recevant le soutien de la population mais aussi d’élus et de candidats qui a provoqué la réaction du premier magistrat.

    Concernant la deuxième attaque portant sur la volonté soi-disant de l’Amians de ne pas partager l’espace, le président est encore plus clair. « Ce que nous voulons c’est un authentique lieu de mémoire pour raconter l’histoire de la construction navale seynoise, pas une maison des associations. »

    Et de préciser : « Nous sommes pour travailler avec tout le monde, toutes les associations, toutes les personnes qui ont autorité pour le faire sur la vie des chantiers. Mais pas n’importe comment. Il faut qu’il y ait un directeur qui soit désigné pour ses compétences et son engagement. »

    Le problème est peut-être beaucoup plus politique. Puisqu’il y a également une volonté de la Ville de modifier les classes de la Navale dans lesquelles les membres de l’Amians sont également engagés, révèle Lucien Conac. Et de poursuivre : « Lorsque nous avons pris contact avec l’inspectrice de l’Éducation nationale de l’époque, il était bien question, dans le programme d’histoire, d’apporter notre appui aux enseignants pour traiter l’histoire de la révolution industrielle à partir des réalités locales. » Or ce qui serait dans les tablettes c’est de s’orienter davantage sur la modification du paysage, s’insurge-t-il.

    Un sujet nettement moins subversif, c’est clair. Puisque cela permet d’évacuer l’histoire de la concentration de capitaux par les propriétaires des moyens de production. Mais aussi de toutes les luttes sociales menées par les travailleurs qui se sont battus pour une vie meilleure.

    « Et nous, si on parle des Trente glorieuses, c’est pareil. C’est parce que nous avons eu la chance de vivre une période où il y avait de grands syndicats puissants, bien organisés dans de grandes entreprises que nous avons réussi à avoir des progrès extraordinaires », conclut le président de l’Amians.

    C’est ça la mémoire ouvrière. Ça ouvre aussi des perspectives.

  • Petites trahisons entre amis dans la rade de Toulon

    Petites trahisons entre amis dans la rade de Toulon

    Dans le Port du Levant mieux vaut bien s’accrocher si on veut suivre un petit peu le feuilleton de la droite locale truffé d’intrigues et de trahisons. Dans le dernier épisode diffusé hier après-midi, l’ancien maire condamné et démissionnaire en 2023 annonce cette fois soutenir celui qui pourtant l’avait lâché dans la tourmente, le sénateur LR Michel Bonnus. Et revenant pour le coup aussi sur son engagement pris en juin dernier d’épauler la candidature de la maire sortante Josée Massi (SE) qu’il avait désignée pour le remplacer à la tête de la ville.

    Pour réussir ce tour de passe-passe, l’ancien patron de la droite varoise minimise ses différends avec celui qui criait que son sort judiciaire était bien mérité, et enfonce son alliée indéfectible d’hier encore. « J’ai pu être en désaccord avec quelques prises de position de Michel Bonnus, mais notre amour pour Toulon nous a rapprochés. Nous avons de plus toujours été d’accord sur l’essentiel, privilégier l’intérêt supérieur de notre ville et de ses habitants. »

    Une bise et une claque dans le dos, c’est comme ça que ça se règle dans le mitan toulonnais.

    Et le prétexte pris pour écarter « l’indésirable », le communiqué de Josée Massi sorti dimanche après-midi disant qu’elle se sentait légitime à conduire la liste de la majorité. Ce qui en tant que maire sortante n’est pas vraiment une énormité.

    De toute façon c’était depuis quelques jours un secret de Polichinelle. Le travail de sape ayant été minutieusement préparé pour saboter la candidature de la première magistrate du Port du Levant. Sans réelles négociations sérieuses puisqu’il lui était proposé de tout simplement renoncer en acceptant un poste d’adjoint sur la liste de Bonnus. Mais quand on veut tuer son chien, comme on dit, on l’accuse d’avoir la rage. En l’occurrence ici de ne pas partager « l’esprit de rassemblement et d’unité ».

    Et pour, croit-il, lui donner le coup de grâce, il lance : « Pour faire gagner Toulon […] j’ai décidé de soutenir la candidature portée par Michel Bonnus. »

    Enfin tout ça peut encore changer, parce que dans l’ancienne mouture, celle de juin, le 1er adjoint et le directeur de campagne avaient aussi été trouvés et désignés par M. Falco.

    À suivre, donc

  • La maire de Toulon Josée Massi sera candidate à sa succession

    La maire de Toulon Josée Massi sera candidate à sa succession

    Dommage pour ceux qui annonçaient vendredi dans la presse que tout était plié. Dans un communiqué titré « Mon parti c’est Toulon », la maire de Toulon sans étiquette Josée Massi remet les pendules à l’heure, après avoir acté que la réunion avec la majorité qui s’est tenue jeudi soir en présence d’Hubert Falco et le sénateur LR Michel Bonnus, « n’a pas été conclusive ». Comme ne l’a pas été non plus l’échange qu’elle a eu avec ce dernier ce dimanche.

    « Je me considère légitime pour conduire la liste de la majorité aux prochaines élections municipales », affirme-t-elle donc à nouveau. Une légitimité qu’elle tire de l’action conduite depuis 2020 aux côtés d’Hubert Falco et avec la majorité, en tant que première adjointe, puis depuis 2023 en tant que maire. Avec une priorité, insiste Josée Massi, « celle de la transformation visible de Toulon et celle de l’amélioration du cadre de vie des Toulonnais ». C’est pourquoi, elle désire se concentrer aujourd’hui avant tout pleinement sur son action de maire.

    Et de poursuivre à l’attention d’Hubert Falco : « Je crois que je n’ai plus à prouver et rappeler ma loyauté, mon honnêteté et mon sens de l’intérêt général. » Lui laissant le soin de décider ce qu’il souhaite faire. En rappelant au passage qu’il l’a désignée lorsqu’il a été empêché en 2023 pour prendre les rênes de la ville et avait soutenu sa candidature dans un communiqué le 23 juin dernier.

    Et de poursuivre : « Je crois toutefois que les Toulonnais méritent mieux que des jeux de personnes, de places et de partis. » C’est dit. Elle estime pour sa part avoir tout fait pour que la majorité municipale reste unie. Il est temps donc de refermer la séquence des pourparlers stériles dont la finalité n’était au fond que de lui faire mettre genou à terre. « Je continuerai à prendre mes responsabilités comme je les ai toujours prises » , ajoute-t-elle. Aux autres d’en faire autant.

    Cela étant dit, en tant que maire sortante, elle n’est pas pressée d’officialiser sa candidature trop précocement : « Je poursuis le travail et je dirai ce que je ferai en temps voulu. Ce qui est certain c’est que beaucoup de Toulonnais me demandent de continuer et m’encouragent. C’est à eux que je pense. »

    Tant pis pour ceux qui la considèrent « trop à gauche pour être à droite ». « Les Toulonnais attendent de l’action, de l’écoute et de la proximité. Pas des promesses et des conciliabules en cercle fermé », assure la première magistrate du Port-du-Levant. Et de conclure : « J’ouvre ma porte à toutes et à tous pour continuer à agir pour Toulon maintenant et pour l’avenir. »

  • Les Toulonnais enchaînent un deuxième succès de rang

    Les Toulonnais enchaînent un deuxième succès de rang

    Dans la lignée des confrontations de la saison passée, Pierre Mignoni, l’entraîneur du RC Toulon, avait prédit « un match compliqué » contre les Castrais. Et il faut reconnaître qu’il a une nouvelle fois vu juste. Ses protégés ont dû s’employer samedi soir, à l’occasion de leur retour devant leurs supporters à Mayol, pour repartir victorieux (16-12) dans cette deuxième journée de Top 14.

    « Castres est une bonne équipe qui est difficile à jouer, souligne Sergio Parisse, l’entraîneur de la touche varoise. Ce soir, on s’attendait à voir cette équipe de Castres réagir suite à leur défaite concédée à domicile contre Pau. Et ils ont lutté pour la victoire jusqu’à la dernière minute. Bravo à eux. Pour nous, c’est un match gagné, on va le prendre. Mais dans le contenu, il y a beaucoup de choses à revoir », ajoute-t-il, en faisant notamment référence à un jeu au pied qui manquait de maîtrise, avec des coups de pied trop souvent mal ajustés. « On n’a pas osé sur des turnovers, garder le ballon, on s’est débarrassé trop tôt du ballon. Puis, nous n’avons jamais eu le contrôle en première mi-temps. On a été trop fébriles, même en deuxième mi-temps, avec beaucoup d’erreurs. Le match a été très serré jusqu’à la fin. On défend très bien un ballon porté à cinq mètres de notre ligne. On a été très solidaires. Donc même sans faire un grand match, nous avons été solidaires jusqu’à la fin », note l’ancien international italien aux 142 sélections.

    Dréan (encore) en sauveur

    Avec des actions de jeu qui n’ont jamais pu aboutir pour les deux équipes en première période, où seuls les buteurs ont pu faire parler leur talent au pied, à l’image d’un Marius Domon serein dans l’exercice, la différence dans cette rencontre s’est faite grâce au seul essai inscrit de la partie. Doté d’une vitesse de pointe phénoménale, l’ailier toulonnais Gaël Dréan a une nouvelle fois épargné son équipe d’une défaite amère. « C’est un lancement sur mêlée. On va chercher l’extérieur car on n’avait pas beaucoup attaqué. On a une occasion avant que l’on cafouille et là on arrive à aller à l’extérieur. C’est bien que l’on marque en première main, ça fait plaisir », se réjouit le Breton de 24 ans, qui a joué les rôles de sauveur à quelques reprises la saison passée. « L’essai de Gaël nous fait énormément de bien. C’est un essai en première main après une mêlée. Il bat trois ou quatre défenseurs. Il nous fait énormément de bien cet essai », surenchérit Sergio Parisse. Mais, aux yeux du héros de la soirée, acclamé comme il se doit au moment d’aplatir le cuir à l’heure de jeu, son exploit individuel n’efface pas la prestation collective mitigée.

    « On est quand même frustrés de la copie rendue ce soir, martèle Dréan. On sait que Castres n’est pas une équipe facile à manœuvrer. Mais on a beaucoup de choses à corriger d’autant plus que l’on va recevoir La Rochelle, le soir encore (samedi 20 septembre, à 21h). Ce sera pareil, sur un terrain humide. Il va falloir faire mieux. » Tout est dit.

  • RCT : Une victoire serrée pour le retour à Mayol

    RCT : Une victoire serrée pour le retour à Mayol

    C’est un sans-faute pour le RCT. Après leur victoire à Montpellier (17-27) la semaine passée, les Rouge et Noir ont de nouveau trouvé le chemin de la victoire (16-12), samedi soir à domicile, à l’occasion de la deuxième journée de Top 14.

    Pour leur première rencontre de la saison à Mayol, les hommes de Pierre Mignoni ont dû s’employer pour prendre les quatre points de la victoire. Mais l’efficacité des buteurs Marius Domon et Melvyn Jaminet, associé à l’essai de Gaël Dréan a fait la différence.

    Les Castrais sont tout de même repartis avec le bonus défensif.

  • Marius Domon, futur serial buteur du RCT

    Marius Domon, futur serial buteur du RCT

    Avec la titularisation de Baptiste Serin comme demi de mêlée, on pouvait penser que Pierre Mignoni allait placer son numéro 9 fétiche comme prioritaire dans l’ordre des buteurs. Mais le manager toulonnais a préféré attribuer cette responsabilité à son arrière Marius Domon lors de la première journée à Montpellier (17-27). « Je comprends que ça pose des interrogations, mais je les vois tous les jours et je peux vous dire que Marius fait partie des meilleurs buteurs du club, assure-t-il. Ils sont allés buter mardi soir à Mayol et il a fini meilleur buteur. Il faut aussi lui donner cette image-là et il le mérite », ajoute l’entraîneur varois, loin d’être surpris par la belle évolution du rugbyman formé au centre de formation du RCT. « C’est quelqu’un qu’on prépare depuis trois ans. Il est prêt à assumer ce rôle-là, comme Melvyn [Jaminet]. On a beaucoup de chance d’avoir deux joueurs de ce niveau à ce poste-là », se réjouit Mignoni. Il n’est d’ailleurs pas le seul à prendre du plaisir à le voir évoluer dans ce rôle. « J’ai toujours buté à l’entraînement, ce n’est pas quelque chose de nouveau, mais c’est vrai que quand il a du monde dans le stade, ce n’est pas la même chose. L’année dernière, j’en ai pris quelques-unes, ce n’est pas un choc direct de prendre le but maintenant, c’est quelque chose que j’aime faire », glisse Marius Domon, qui a été récompensé des efforts en étant convoqué par le staff du XV de France début juillet.

  • Retrouvailles avec Mayol

    Retrouvailles avec Mayol

    Après avoir réussi leur grande rentrée à Montpellier samedi dernier (17-27), les rugbymen toulonnais vont effectuer leur grand retour dans leur antre, ce samedi soir (21h05), pour le compte de la deuxième journée de Top 14 face aux Castrais. « On a un match très difficile à aborder, non seulement à cause de la météo qui ne s’annonce pas favorable, mais surtout parce que c’est une équipe que l’on connaît bien », souligne Pierre Mignoni. Le manager varois a affronté à trois reprises les pensionnaires du Castres olympique lors de la saison passée : une première victoire serrée à domicile au mois de septembre, avant de s’incliner par deux points d’écart seulement chez eux et de conclure par le match de barrage à Mayol, où le score final ne reflétait pas la physionomie de la partie. « Les trois rencontres se sont, à chaque fois, jouées dans les dernières minutes », martèle l’entraîneur toulonnais.

    Beka, le papa géorgien

    « Même s’ils viennent de faire une contre-performance [défaite (15-17) contre la Section paloise à domicile, Ndlr], je ne m’attends pas à un match facile », ajoute-t-il, tout en étant persuadé que le CO « n’a pas du tout changé son identité de jeu » depuis leur dernière confrontation. « C’est une équipe forte sur les fondamentaux et dans le jeu, mais leur gros point fort reste leur combativité. Ça fait partie de leur identité, de leur philosophie et de leur mentalité. Ils s’accrochent tout le temps. Tu as l’impression que tu les as, alors que non. Il ne faut pas les lâcher une seconde. Ensuite, c’est un groupe qui joue bien au rugby, avec des joueurs, que ce soit devant ou derrière, qui ont une capacité à faire vivre le ballon et à casser les lignes après contact. C’est une formation à la fois physique et joueuse, assez complète, qui la rend redoutable. Il va falloir qu’on mette la pression sur leur défense », détaille Mignoni. Et cela passera notamment par un trio d’avants solides. Parmi eux, le Géorgien Beka Gigashvili retrouve grâce aux yeux du manager. « Son rôle est toujours le même : il ne parle pas beaucoup, mais il fait beaucoup sur le terrain. Je le trouve bien mieux que la deuxième partie de saison dernière. Je le retrouve comme il y a deux ans, avec du peps et de l’énergie », se réjouit le tacticien de 48 ans, conscient que les trois mois d’arrêt de son pilier droit, suite à sa blessure aux adducteurs en début de saison passée, l’ont impacté. « J’ai beaucoup parlé avec lui, parce que je l’aime beaucoup. Il a une histoire ici à Toulon et une histoire personnelle qui est très attachante. Ça me rendait triste de le voir en difficulté, aujourd’hui je suis heureux de le voir comme ça, en pleine possession de ses moyens physiques et mentaux. » Depuis, il a repris ses fonctions de « papa géorgien », au service d’Owen Sorhaindo et Nikoloz Narmania, comme avait pu l’être Mamuka Gorgodze en son temps.

  • Josée Massi face aux pressions politiques à droite

    Josée Massi face aux pressions politiques à droite

    Depuis plusieurs semaines, la situation politique locale est marquée par des tensions et des spéculations, à Toulon. Des informations relayées dans la presse locale ont laissé entendre qu’il en serait fini de la candidature de la maire sortante, Josée Massi (SE), pour 2026. Toutefois, à ce jour, il n’en serait rien. Aucune décision définitive n’a été communiquée.

    Malgré les pressions, Josée Massi, ancienne professeure de mathématiques, tient bon et demeure engagée. Elle semble résister à l’offensive menée par une droite qui cherche à l’écarter, pour mieux reprendre la main sur le jeu politique local.

    Elle fait face à des critiques, notamment de la part du sénateur (LR) Michel Bonnus, très proche du très à droite Bruno Retailleau, qui lui reproche sa proximité avec Hubert Falco. Ce dernier avait confié la direction de la ville à Josée Massi après sa propre démission. Hubert Falco avait réaffirmé son soutien à la candidature de l’élue, en juin.

    Des déclarations dans les médias ont pu suggérer que Josée Massi continuerait à suivre les orientations de l’ancien maire. Elle a pu démontrer sa capacité à prendre ses décisions en toute indépendance. Elle maintient aussi sa position face à une droite locale en quête de leadership.

    Les prochains jours devraient être déterminants pour clarifier les intentions des différents acteurs, en vue des élections municipales de mars 2026.

  • À Toulon, plus de 500 manifestants troublent l’activité commerciale

    À Toulon, plus de 500 manifestants troublent l’activité commerciale

    « Le budget Bayrou est tombé, mais on ne s’attend pas à des heures meilleures avec Lecornu », explique Patrice Moulun, pour l’Union locale CGT de Toulon. Il insiste sur la nécessité de porter des revendications claires : « La retraite à 60 ans, la hausse des salaires et des pensions et taxer les plus riches, puisque de l’argent, dans ce pays, il y en a ! »

    À ses côtés, Sébastien (CGT Propreté) renchérit : « Ce gouvernement nous a attaqués comme jamais. Alors, oui, il y a eu un changement de Premier ministre, mais on est conscients que si on ne mobilise pas, cette politique va continuer. Donc, notre objectif, c’est de bloquer et de dégager Macron. »

    Plus de 300 manifestants sont à présent arrivés sur le parking de Leroy Merlin. « On est dans la lutte, aujourd’hui, aussi pour préparer le 18 », précise Nora (CGT). Récemment retraitée, elle s’indigne de la situation sociale : « Les salariés n’ont plus de quoi vivre. Certains sont obligés de cumuler deux boulots. Des retraités retournent travailler. Sans compter le nombre d’étudiants qui, aujourd’hui, ne peuvent pas manger et vivre dignement. »

    De la colère à l’action

    Pierre Kaspereck (CGT) met en garde contre « l’incendie que Macron est en train d’allumer ». Il ajoute : « Il n’entend rien à la colère des travailleurs. Ça peut devenir très dangereux pour tout le monde, y compris pour la bourgeoisie française qui se pense à l’abri de toute atteinte. Si j’étais eux, je me méfierais. »

    Même son de cloche pour Olivier Gérard (CGT Éduc’action) : « On ne sait pas comment les choses vont se passer dans les jours qui viennent, mais ça ressemble un peu à la période de l’abolition des privilèges, je trouve. »

    Après les prises de parole, le cortège de plus de 500 personnes se dirige vers le rond-point de Valgora. Parmi les manifestants, Raphaël, jeune lycéen, explique : « On n’est sous aucune bannière politique, mais on en a tous marre de Macron. On pense qu’il faut tout bloquer. On a pris beaucoup de choses dans la gueule. Et là, on en a assez. Stop ! »

    à ses côtés, Lola, étudiante, confirme : « On en a marre de cette politique qui nous enlève nos droits petit à petit, tout en en conférant toujours aux plus riches. Donc c’est un sentiment de colère et de frustration, aussi. » Elle précise, avec un brin d’espoir : « L’objectif, c’est de faire prendre conscience qu’on peut changer les choses, qu’on peut être entendus. Sinon ça peut aller très loin. » Reza, jeune salarié dans la restauration, partage ce point de vue : « Ils ont voulu un bras de fer, on répond présent. Je serai en grève le 18, et autant de fois qu’il le faudra. »

    Les deux accès au parking de l’Avenue 83 sont maintenant bloqués. Coraline, salariée non syndiquée, confie : « Je suis là parce que je ne suis pas du tout en accord avec le système politique actuel, sur tout un tas de niveaux. Je trouvais ça important de se mobiliser, aujourd’hui, pour être le plus nombreux possible. Quant au nouveau Premier ministre, c’est une vaste blague : un pion de plus pour retarder l’échéance. »

    « Créer un rapport de force »

    De nombreux jeunes ont répondu à l’appel de la CGT. « On est là aussi pour apporter un peu de joie aux manifs », sourit Lucas.

    Pier, chorégraphe engagé, veut dire lui aussi son « ras-le-bol ». « La situation est grave au niveau social, au niveau écologique, et on voit que le président continue dans sa lancée », déplore-t-il. Pour ce militant associatif, « la solution, c’est de créer un rapport de force ». Il poursuit : « Le peuple ne se rend pas compte de la force qu’il a. Il faut faire comprendre que c’est nous qui avons le pouvoir, à condition de se bouger. »

    Pierre Daspre, secrétaire fédéral du PCF, estime que « Macron n’a toujours pas compris les messages envoyés par les Français, dans la rue comme dans les urnes ». Il insiste : « Il faut se mobiliser pour exiger des réformes profondes et changer notre système économique. Cela suppose d’aller au-delà de la colère et de l’exaspération, pour passer du malaise profond à une véritable alternative politique. »

    Anaïs Pascual (CGT Primark) résume le choix du lieu pour cette mobilisation : « Si on a choisi L’Avenue 83, c’est parce que c’est le symbole local du capitalisme, tout simplement. C’est une zone où vous avez des enseignes qui gagnent des milliards et des salariés qui sont à temps partiel et gagnent une misère, tout simplement. »

    Rendez-vous est donné à la prochaine mobilisation.

    « Ici, vous avez des enseignes qui gagnent des milliards et des salariés qui sont à temps partiel et gagnent une misère. »

  • [Bloquons tout] La journée de mercredi en Provence et en Occitanie

    [Bloquons tout] La journée de mercredi en Provence et en Occitanie

    D’Arles à Toulon en passant par Avignon, plusieurs collectifs citoyens ont tenu des actions. Si les appels à la mobilisation portent sur des formes d’actions protéiformes, mêlant blocage de rond-point, refus de paiements bancaires, manifestations sauvages ou grève, reste que les partis politiques de gauche (PCF, LFI, PS ou EELV) ont apporté leur soutien au mouvement. Tout comme la CGT, au niveau confédéral, et Solidaires, avec moults syndicats qui ont déposé des préavis pour une grève ce jour. En bref, une effervescence sociale pour imposer d’autres choix.

    A la mi journée, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône fait état de 10 interpellations dont 2 à Arles, 8 à Marseille. Les motifs sont des faits de violence sur des personnes dépositaires de l’autorité publique, rébellion, jet de projectile, vol, incendie et feu de poubelle. Le bilan n’est pas définitif.

    Mercredi soir à Marseille, une assemblée générale de plusieurs heures des membres de Bloquons Tout Marseille, s’est tenue devant le kiosque à musique des réformés. Une mobilisation devant le commissariat de Noailles pour soutenir les manifestants interpellés dans la journée a été organisée. Les manifestants chantent « siamo tutti antifascisti » et « libérez nos camarades » devant le lieu sous bonne garde policière. Par ailleurs, l’assemblée générale a voté le fait de libérer la place des réformés dans la soirée et prévoit une nouvelle mobilisation ce samedi ainsi qu’une participation à la journée d’action et de grève du 18 septembre prochain. Les participants prévoient de nouvelles assemblées dans les jours à venir.

    La préfecture du Vaucluse recense plusieurs rassemblements dans le département : « Dans le secteur de Réalpanier entre Avignon et le Pontet, devant les lycées Frédéric Mistral et Théodore Aubanel à Avignon, à Pertuis et à Carpentras notamment. L’intervention de la police nationale a évité le blocage et assuré le bon fonctionnement des lycées d’Avignon, tandis que la gendarmerie a interpellé un individu à Réalpanier pour rébellion.»

    Marseille, Martigues, Aix-en-Provence, Avignon, Montpellier, Alès, la rue a répondu présente au mot d’ordre « Bloquons tout».

    A Montpellier dans l’Hérault :

    Dans le Gard :

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