Tag: Toulon

  • Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Espaces de réflexion et d’échange sur les Objectifs du développement durable (ODD), nés en France avant de s’étendre aux autres États (Allemagne, Brésil, Espagne, Équateur, Mexique et Pays basque prochainement), les assemblées de la Terre, portées par le programme Onusien Harmonie avec la nature, sont vouées à préparer le sommet de la Terre 2030 de l’ONU, qui dessinera les lignes directrices pour l’avenir en matière de développement durable.

    Une restitution par an

    Après un coup d’envoi donné le 2 juillet à l’université de Toulon par Caroline Regad et Cédric Riot, enseignants-chercheurs à l’initiative du projet et responsables de son comité scientifique, elles connaîtront ce jeudi leur première réunion de personnes qualifiées, qui abordera le premier lot d’ODD : santé et bien-être (ODD 3), eau propre (ODD 6), changement climatique (ODD 13), vie aquatique (ODD 14) et vie terrestre (ODD 15) avec des possibilités de transversalité.

    « D’ici décembre, on veut avoir une synthèse concernant le premier lot d’ODD, qui pourra encore évoluer, et qui sera présentée le 2 juillet 2025. Il y aura une restitution par lots d’ODD chaque 2 juillet jusqu’en 2030 », expliquent les deux scientifiques. Des sommets régionaux auront ensuite lieu (2029 en Amérique, 2028 en Europe) en vue du Sommet de la Terre 2030.

    Les citoyens, quant à eux, participent déjà en faisant remonter leurs observations via des formulaires qui leur sont régulièrement adressés. Ils seront auditionnés en novembre et pourront ensuite participer à des ateliers.

  • Incendie, délinquance, routes… l’État fait son bilan estival

    Incendie, délinquance, routes… l’État fait son bilan estival

    Au crépuscule de la saison estivale, l’heure est au bilan pour les services d’État décentralisés du Var. « Nous avions plusieurs enjeux : un exercice de transparence et de volume sur les contrôles, et des sanctions effectives et rapides », retrace le Préfet, Simon Babre. Et ses exigences ont été satisfaites sur plusieurs plans.

    Tout d’abord, celui de la sécurité routière. Le nombre de morts sur la route reste stable : 12 décès contre 11 l’été passé. « On est à 44 décès sur les routes cette année » note la directrice de cabinet du Préfet, Joséphine Guigliano-Boutonnet, mettant en exergue que ce chiffre correspond à la moyenne en cours (5,5 décès sur les routes par mois). Plus de 28 000 contrôles ont été effectués (environ 4 000 stupéfiants, 17 000 alcoolémies et 7 000 excès de vitesse), pour 657 suspensions de permis, soit une augmentation de 37% par rapport à 2024, dont 24,6% liés à l’alcool, 90,5% liés aux stupéfiants…

    En ce qui concerne ces derniers, 950 amendes ont été infligées. Les services des douanes annoncent par ailleurs la saisie de 198kg, dont 34kg de cannabis et 158kg de cocaïne, substance « en plein développement dans le Var » alertent-ils. Le tabac de contrebande n’est pas en reste avec 391kg saisis.

    La délinquance recule

    Si la délinquance routière a malheureusement progressé, celle du quotidien, elle, connaît un net recul selon la préfecture : entre autres,
    -4,24% de délinquance sur la voie publique, -21,12% de cambriolages, dont -37% à Toulon, -18% de vols avec violence,
    -9,7% des atteintes aux biens, -15% des violences sexuelles ou encore de -42,5% d’atteintes à l’environnement. « Ce sont de vrais résultats sur des faits qui ont l’été comme période propice », se satisfait le Préfet. Autre invité estival malencontreux : les feux de forêts. 183 incendies ont été relevés, pour 152 hectares brûlés. Une nette augmentation par rapport à l’an dernier (65 hectares), maîtrisée grâce à des moyens renforcés : 26 151 interventions des sapeurs-pompiers, quatre hélicoptères bombardiers d’eau (deux en 2024) pour 900 largages. Des renforts de départements voisins ont été mobilisés à hauteur de 12 journées. La carte d’accès aux massifs cessera d’ailleurs ses mises à jour le 29 septembre. En mer, 57 personnes ont été convoquées pour comportements dangereux suite à des contrôles, avec à la clé des suspensions de permis. On déplore 114 victimes de noyades, avec 9 décès après réanimation. 112 416 appels au Smur ont été décomptés (pour 2 153 sorties), et 1 812 appels par jour au Samu.

    Enfin, sur l’aspect sanitaire et environnemental, un cas de dengue a été relevé à Sanary et 71 cas de chikungunya. Au sujet de l’eau, 2 360 prélèvements ont été effectués en piscines (85% conformes), 2 650 en sites naturels (98% conformes). Des alertes renforcées ont été émises à la mi-août sur les zones Siagne, Arc Amont et Huveaune Amont. Le Gapeau, placé en alerte sécheresse, s’est quant à lui renfloué grâce aux récentes pluies et va voir les restrictions levées.

  • Toulon. Un village pour informeret débattre

    Toulon. Un village pour informeret débattre

    La CGT a toujours été pour la paix entre les peuples », rappelle Richard Roméo-Giberti, le secrétaire général de l’UD varoise. Un engagement sans faille contre la guerre qui prend encore hélas cette année une importance capitale au regard de « la situation génocidaire en Palestine », insiste-t-il. Le village pour la paix dressé ce dimanche matin sur la place d’Armes à Toulon est là pour mettre en avant l’urgence de « s’occuper des questions qui sont en rapport à la chose militaire ». Ce qui rejoint les revendications de la CGT avec le Pôle public national de Défense. C’est-à-dire du contrôle de la vente des armes par les représentants de la nation.

    « J’ai été embauché à l’arsenal dans les années 80 par le ministère de la Défense. Je travaillais pour la défense de mon pays », intervient à ses côtés Didier Quattropani (CGT Arsenal). Or, ajoute-t-il c’est devenu depuis quelque temps, le ministère des Armées. Un changement d’intitulé pas si anodin que ça parce que ça se traduit dans les faits par une tout autre logique, déplore le syndicaliste, « avec un budget basé sur l’export ». « Et ça, pour nous, c’est contre-nature, parce que quand on fait de l’export d’armes, on sait très bien que malheureusement, un jour ou l’autre, ceux à qui on importe, ils vont s’en servir », conclut-il.

    « La paix, ce n’est pas un état qui se définirait par l’absence de guerre mais un objectif qui passe forcément par la justice », rappelle Éric Brune pour la Fédération nationale des Travailleurs de l’État.

    Parmi les stands présents, celui aussi de Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa), un combat qui s’inscrit tout naturellement, explique Pascal Brun, dans la Journée internationale pour la paix dans le monde. « L’antifascisme, c’est lutter contre les différences, contre la haine, contre les nationalismes qui sont la plupart du temps à l’origine des guerres », rappelle-t-il

  • La lecture mise à l’honneur dans le quartier de la Serinette

    La lecture mise à l’honneur dans le quartier de la Serinette

    « La lecture ça fait partie des stimulations indispensables parce que, pour l’enfant, ça organise le temps, la temporalité », explique le pédopsychiatre toulonnais Marcel Rufo. Il précise : « Au début, la prise en charge du corps concerne l’espace, puis rapidement il faut passer à la lecture et au livre, au conte, après avoir chanté les histoires pour s’endormir, les sérénades. »

    Invité d’honneur du CIL, l’auteur de l’ouvrage Être parent – pour les Nuls (First Editions) a tout de suite captivé l’auditoire réuni sur la place Béguin, pour cette première édition de la fête de la lecture organisée par le CIL de la Serinette – la Barre – les Amoureux.

    Son président, Romain Turpin, a mis en avant, lors de sa prise de parole, sa passion pour la lecture, qu’il souhaite partager avec le plus grand nombre. Il a souligné combien « elle enrichit notre culture personnelle, développe l’esprit critique et élargit nos horizons ». Une invitation, poursuit-il, à voir le monde sous un autre angle, à questionner nos certitudes et à rêver plus grand.

    De « ce trésor qui se multiplie quand on le partage », la maire de Toulon, Josée Massi (SE), en parle aussi avec ferveur : « C’est le meilleur ami de l’homme après le chien. Celui qui est le plus fidèle. Celui que vous pouvez abandonner. Vous y revenez quand vous voulez, il vous attend, il est là. » Un attachement que l’on retrouve dans la gestion de la ville par l’ancienne professeure toujours pédagogue, avec notamment l’installation de boîtes à livres dans toutes les écoles et aux quatre coins du Port du Levant. « On a six médiathèques, mais les lecteurs, il faut continuer à aller les chercher partout, comme ici dans les quartiers », conclut-elle.

    Parmi les auteurs présents, Virginie Peyre, qui poursuit sa lutte contre les violences sexuelles sur mineurs, avec son dernier livre Chut, c’est un secret (Peyre point), outil de sensibilisation contre l’inceste accessible au plus grand nombre.

    Une belle manifestation qui a attiré beaucoup de monde et éveillé les consciences de manière saine et constructive.

  • Les orages reportent aussi RC Toulon-Stade Rochelais

    Les orages reportent aussi RC Toulon-Stade Rochelais

    C’était à craindre, certainement à prévoir. Après le report d’OM-PSG et la vigilance orange pour orage, pluie et inondations émise dimanche matin, la préfecture du Var avait tout de même décidé de maintenir la rencontre de clôture de la 3e journée de Top 14 entre le RC Toulon et La Rochelle, prévue à Mayol à 21h05, à l’issue de deux points situationnels, à 15h et 18h.

    Mais, après un échauffement sous des trombes d’eau, et à l’écoute des menaçants bruits d’orage, Jérémy Rozier, l’arbitre, a d’abord décidé de reporter la rencontre de 15 minutes.

    Match reporté au 8 ou 15 novembre ?

    La situation ne se calmant pas, avec une pelouse et même des vestiaires inondés, l’homme en noir a finalement pris la décision d’annuler définitivement la rencontre, peu avant 21h30, renvoyant chez eux les 13 000 spectateurs venus se masser tout en haut des tribunes de Mayol pour s’abriter. Une décision pour laquelle les deux entraîneurs, Pierre Mignoni, pour le RCT, et Ronan O’Gara, pour La Rochelle, poussaient en coulisses depuis quelques minutes, face à un risque de blessure avéré pour leurs joueurs. Du côté de ces derniers, certains semblaient tout de même prêts à chausser les crampons. À l’image d’Antoine Frisch, sûrement impatient de retrouver le terrain après de longs mois de convalescence : « En Irlande, ça joue ! », plaisantait-il.

    Aucune date n’a encore été officialisée pour le report de la rencontre, mais celle-ci devrait se disputer le week-end du 8, ou celui du 15 novembre, durant la trêve internationale.

  • Top 14 : Le match entre le RC Toulon et La Rochelle reporté

    Top 14 : Le match entre le RC Toulon et La Rochelle reporté

    D’abord repoussé d’un quart d’heure, le coup d’envoi du match de clôture de cette 3e journée de Top 14 entre le RC Toulon et le Stade Rochelais, qui devait se dérouler ce dimanche soir, n’aura pas lieu.

    La Préfecture du Var avait pourtant décidé de maintenir la tenue de la rencontre à l’issue des deux points presse de l’après midi, à 15h et 18h. Mais face aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur le Stade Mayol avant le match, l’évidente impraticabilité de la pelouse et les conditions de sécurité qui n’étaient pas réunies pour les joueurs et les spectateurs a conduit l’arbitre Jérémy Rozier à prendre la décision d’annuler la rencontre.

    Aucune date de report n’a encore été officiellement annoncée, mais il se pourrait que le match se joue le week-end du 8 ou du 15 novembre, pendant la trêve internationale.

  • Top 14 : Un premier gros test pour le RC Toulon face à La Rochelle

    Top 14 : Un premier gros test pour le RC Toulon face à La Rochelle

    Si le RCT a réussi ses débuts dans son antre – et son début de saison -, sa victoire face à Castres samedi dernier (16-12) s’est construite dans la douleur et sans grande maîtrise. « Il faudra changer ce qu’on a fait en fin de match, garder notre solidarité, mais changer le déplacement de nos avants, le territoire… On s’est mis sous pression. Même si le ballon glisse, il faut le tenir un peu plus, mettre les adversaires sous pression. On a aussi perdu trop de ballons. Il faut remonter nos standards un peu partout car on sait qu’on est passé entre les gouttes », analyse Pierre Mignoni, lucide.

    Mais ces débuts poussifs à Mayol, ses joueurs y sont habitués, à l’image de la saison dernière (victoire 30-28, déjà face à Castres) ou de la précédente (victoire 19-14 face à Bayonne). « C’est un peu notre routine » se remémore Esteban Abadie, de retour ce week-end après avoir manqué le début de saison pour un petit pépin. « On a joué sur la retenue, on n’a pas réussi à mettre notre jeu en place. Castres est venu avec de grosses intentions et a réussi à nous contrer. Il faut qu’on occupe plus et surtout qu’on ait plus de possession, car on ne peut pas défendre pendant 60 minutes. Mais le groupe est bien et doit surfer sur la dynamique de ces deux victoires. »

    Pour cela, Pierre Mignoni, qui sera privé de Mathias Hallagahu pendant de longs mois (lire par ailleurs), pourra compter sur plusieurs retours, dont celui de son 3e ligne international, qui a réalisé « un rêve de gosse » et « engrangé beaucoup d’expérience » en affrontant les All Blacks cet été lors de la tournée des Bleus. Sur son apport en touche, mais pas que : « il peut nous aider là-dessus, mais je ne veux pas qu’on l’identifie qu’à ça. Je veux aussi qu’il soit dans le lien avec les trois quarts, qu’il ferraille. »

    Autre retour, celui d’Antoine Frisch, dans le groupe pour la première fois depuis sept mois : « On ne voulait pas changer les centres de suite. Il sort d’une saison à oublier, il est prêt, il s’agit de choix. Il aura des opportunités, à lui de montrer », explique son coach, qui récupère aussi Charles Ollivon, enfin apte après de longs mois de convalescence, même s’« il n’y a rien de définitif le concernant. »

    Et au-delà de ces retours, le collectif toulonnais misera aussi sur ses éléments en forme, comme Gaël Dréan, auteur d’un gros début de saison après avoir connu quelques problèmes personnels à la fin de la dernière : « C’est le même que l’an dernier. Il est arrivé de Nationale il y a trois ans. Il a fait des progrès car il travaille énormément. Il doit encore progresser sur les ballons longs. Il a de la vitesse, du talent. Comme on n’a pas de facteur X, je pense qu’il en fait partie », soutient Pierre Mignoni, qui serait bien heureux de voir son ailier lui donner raison dimanche.

  • Debout à Toulon pour le progrès social et le bien commun

    Debout à Toulon pour le progrès social et le bien commun

    « La casse des services publics ? En tant qu’enseignante je suis bien placée hélas pour vous en parler », commence Carine Siviliano (FO) en pointant qu’« avec 30 à 40 gamins par classe on ne peut plus faire le boulot comme on le faisait avant ». Et de poursuivre, remontée : « C’est exactement comme dans les hôpitaux, quand tu as 75 patients pour deux infirmiers sur un étage… Le soir quand ils rentrent chez eux, ils peuvent avoir fait tout ce qu’il leur était possible, n’empêche qu’ils n’ont pas correctement accompli leur mission faute de moyens. »

    « Un mouvement comme ça, ça donne toujours de l’espoir, en tout cas c’est le moment ou jamais », conclut-elle, ragaillardie par la belle participation qui s’annonce et en rêvant déjà à « une grève générale ».

    « Je suis là parce que je pense que la société va très très mal et que ça fait des années que la situation s’enlise. On a moins d’argent, on peut moins vivre », s’indigne Lætitia, qui se revendique comme apolitique et non syndiquée. Et d’ajouter : « Éduquer la jeunesse et soigner les citoyens ça devrait être leur priorité, alors que c’est un naufrage total. On se tire une balle dans le pied et on saborde l’égalité des chances. »

    Il y a déjà du monde sur la place de la Liberté. Même si une partie des manifestants sont rassemblés devant le commissariat central pour protester contre l’arrestation d’une rare violence de deux lycéennes en fin de matinée devant Dumont d’Urville alors qu’ils organisaient avec leur camarade une opération de blocage partiel. La police a jugé l’une de leurs pancartes insultante à son égard.

    « On est là aussi pour mener la lutte antifasciste en réaction à tous ces mouvements d’extrême droite qui montent en Europe et sur l’emprise de cette idéologie jusque dans le macronisme », nous expliquait Issem, l’une des jeunes filles placées en garde à vue. Nous l’avions rencontrée tôt le matin devant l’établissement. Maxence, 19 ans, lance : « C’est bien qu’on soit là tous ensemble contre ce système ultra-capitaliste. Il faut taxer les riches ! Quand on voit dans quel état sont les hôpitaux, il y a de quoi se révolter. Ma mère travaille dans une maison de retraite, c’est pareil, elle galère. »

    « Nous aussi, on a le droit à un avenir », clame Julia en fustigeant les injustices sociales et l’inaction climatique. La jeunesse est dans la rue.

    Le secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var Richard Roméo-Giberti livre son analyse : « C’est une journée de mobilisation qu’on a souhaité implanter dès ce matin dans les entreprises pour aller au contact des salariés et leur faire reprendre conscience que le seul moyen d’impacter le capital qui est arrosé à coups de milliards d’euros par l’État pour un résultat proche du zéro, eh bien c’est de faire grève. » Pour le responsable syndical, « la séquence qui s’ouvre si on reste sur les mesures annoncées par feu François Bayrou cet été, ça va conduire à moins de lits à l’hôpital, moins de vie sociale, moins de solidarité devant les aléas de la vie ».

    Un beau cortège est à présent formé. « Ça montre qu’il y a une exaspération forte et une volonté de défendre nos conquis sociaux et particulièrement la Sécurité sociale », constate Brigitte Cheinet (CGT-retraités). « À chaque déclaration de nos gouvernants, on touche un peu plus le fond et on nous promet de nous faire payer tous les dégâts commis par les classes dirigeantes de ce pays depuis des années », tempête Alain Tournay le secrétaire départemental de la FSU, en expliquant que pendant ce temps les services publics sont saccagés. Et de conclure : « Dans l’éducation on a eu 6 et bientôt 7 ministres en l’espace de quelques années avec à chaque fois l’objectif non pas d’investir dans l’Éducation nationale mais de faire des économies. Chaque année, c’est à peu près 2 000 à 3 000 postes qui sont supprimés dans l’Éducation nationale.

    « Hôpitaux saturés, classes surchargées, transports dégradés… Les inégalités explosent et de plus en plus de familles basculent sous le seuil de la pauvreté », a rappelé Jean Innocenzi (CFDT) lors de la prise de parole de l’intersyndicale. « Alors pas question que les travailleurs et les plus précaires, qui servent toujours de variable d’ajustement, paient les frais d’une politique qui sacrifie délibérément le bien commun, les services publics et l’avenir des jeunes au bénéfice d’obscurs intérêts privés et financiers », conclut-il.

    « Le seul moyen d’impacter
    le capital c’est de faire grève »

  • « Je veux éviter de renouveler l’expérience du FN de 1995 »

    « Je veux éviter de renouveler l’expérience du FN de 1995 »

    La Marseillaise : La droite vient de donner un triste spectacle. Comment analysez-vous cette dernière séquence marquée par le revirement d’Hubert Falco ?

    Josée Massi : J’ai fait un communiqué dimanche pour faire une mise au point après ces fuites assassines dans la presse. Honnêtement, je pensais que nos discussions restaient confidentielles.

    En même temps j’avais vu ce qui s’était passé après la première réunion de majorité. Mais là, j’ai trouvé que les propos n’étaient plus du tout respectueux.

    À quel moment ça a commencé à déraper ?

    J.M. : En juin, Hubert Falco me dit que ce serait bien que j’annonce ma candidature à la majorité. « Comme ça, je te soutiendrai, plutôt que de te désigner », m’explique-t-il. Je prends quand même mes précautions parce que je ne suis pas née de la dernière pluie. Et je dis donc que j’ai l’intention de me présenter mais que je vais avant cela chercher l’unité. Et que je me donne tout l’été pour y arriver. Je suis trop honnête, peut-être.

    Le vendredi 23 juin, Hubert Falco sort un communiqué pour annoncer qu’il me soutient. À la suite de ça, dès le lundi on se voit avec des adjoints et Hubert Falco, et on décide qui sera le directeur de campagne et le premier adjoint, c’était Benoît Pelletier. Tout est en place. Et c’est là que ça va basculer.

    Pourquoi selon vous ?

    J.M. : Ça va basculer parce que je n’ai pas été aussi souple que ce que peut-être on attendait. Lorsqu’on se revoit. Il me dit que ça serait bien quand même de renouer le contact avec Michel Bonnus [le sénateur LR, Ndlr.]. J’accepte donc l’invitation de ce dernier. C’est le fameux épisode des petits farcis relaté dans la presse. Sauf que deux jours après, ils sont retournés sans moi chez Michel Bonnus manger des gnocchis.

    L’été se passe, on se revoit le 29 août à cinq. Et là je comprends qu’il y a quelque chose qui s’est passé. Entre-temps, Hubert Falco et Michel Bonnus se sont réconciliés.

    Il faut savoir que pendant deux ans, quand même, ça a été très difficile. Pendant tout ce temps l’unité, je l’ai cherchée. Elle n’était pas évidente. Pendant les législatives notamment au moment de l’élection de Yannick Chenevard où j’ai demandé à Michel Bonnus d’être présent dans la salle du conseil municipal pour donner justement une image d’unité.

    Et là vous comprenez qu’on cherche tout simplement à vous faire renoncer…

    J.M. : Je comprends qu’en fait, il faut que je plie. On a enchaîné quelques rencontres. J’ai vu la majorité et chacun a pu s’exprimer. Je ne sais pas si tout le monde l’a fait avec son libre arbitre. La demande de certains adjoints était d’attendre la position d’Hubert Falco. Je l’ai donc appelé et c’est dans ce cadre que s’est déroulée la réunion de jeudi dernier avec Michel Bonnus.

    Cette réunion a été très difficile. Même si je n’étais pas dupe. Je savais que c’était joué.

    Et à l’issue, il nous a dit, vous avez le week-end pour vous mettre d’accord et je donnerai ma position lundi. J’ai encore eu un temps d’échange avec Michel Bonnus dimanche après-midi. J’ai proposé de faire liste commune et de travailler sur l e projet. Nous ne sommes pas tombés d’accord.

    Que vous proposait-on alors en termes d’équilibre ?

    J. M.  : Un poste d’adjoint. Je n’ai pas d’ambition mais… On m’a même proposé un poste de sénateur, de député…

    Donc, au vu de tout ça, j’ai choisi de faire une mise au point pour rappeler que j’étais légitime pour conduire la liste de la majorité. Sinon, il ne fallait pas me choisir en 2023 pour assumer les fonctions de maire et me soutenir en juin dernier.

    J’explique aussi que je prends un peu de recul pour continuer le travail de maire parce que les conditions ne sont pas sereines.

    Aujourd’hui beaucoup de Toulonnais veulent savoir si vous serez candidate ?

    J.M. : Je ne peux pas vous le dire maintenant. Ce que je peux dire c’est que j’ai toujours été utile à ma ville et que je le resterai. Cela étant dit il faut que tout le monde soit conscient qu’on a un adversaire commun : l’extrême droite. Il ne faut pas le perdre de vue ça. Il ne faut pas perdre de vue l’intérêt de tout le monde.

    Michel Bonnus a rappelé qu’il avait proposé des primaires. Je ne sais pas comment on aurait pu réaliser des primaires. Je rappelle que je n’ai aucun parti politique.

    En tout cas, au mois de juin Hubert Falco savait déjà depuis longtemps qu’en me soutenant on n’aurait pas un candidat unique, puisque Michel Bonnus n’a jamais caché ses intentions. Il a toujours été très clair là-dessus.

    Le problème est là. Pourquoi donc me soutenir et mettre en place la campagne ? Alors quand j’entends parler aujourd’hui d’unité…

    Il y a de quoi être dépité…

    J.M. : Je ne suis absolument pas dépitée. Et je ne déteste personne. Ma seule ambition, c’est d’être utile à ma ville. Ça fait 30 ans que je suis utile. Mais je rappelle encore une fois que je ne suis affiliée à aucun parti et que je ne prends les ordres de personne.

    Ce que je regrette, c’est le flou qui est entretenu, avec les motivations de chacun, les intérêts de chacun. Je le répète : on a toujours su qu’il y aurait la liste de Michel Bonnus.

    Est-ce ce tout ça au fond ne joue pas en faveur de l’extrême droite ?

    J.M. : Après, on se demande pourquoi les Français ne votent pas. Franchement, quel exemple nous donnons !

    Je pense qu’on a fait un grand pas pour donner la ville au Rassemblement national. Laure Lavalette n’a rien besoin de faire, juste nous regarder nous déchirer.

    En tout cas si je devais soutenir quelqu’un, je demande à voir le contenu, l’équipe, le projet. Parce qu’on ne vote pas pour des têtes d’affiche. Il faut rester droit dans ses bottes et avoir des convictions. On ne peut pas faire de chèques en blanc. La confiance, c’est des deux côtés.

    Plein de raisons en somme de ne pas lâcher le combat…

    J.M. : Je vois où vous voulez m’amener. Alors je répète : ça a été une très belle aventure. Et ça sera peut-être encore une aventure. En six mois, il peut se passer tellement de choses.

    Ce que je veux, c’est le meilleur pour tout le monde en évitant l’expérience de 1995 [date de la prise de la ville par le Front national, Ndlr.]. Et ce n’est pas, contrairement à ce qu’on entend, parce que la droite était divisée que l’extrême droite a gagné. C’est parce que la gauche s’est maintenue. Et que fera la gauche face à Michel Bonnus ?

    C’est pour ça que j’avais dit que j’étais à même de rassembler les groupes.

  • Tous ensemble dans le Var contre la régression sociale

    Tous ensemble dans le Var contre la régression sociale

    « On a aujourd’hui à faire à un gouvernement qui reste ancré dans ses habitudes et dans ses dogmes ultralibéraux, et on pense que la nomination de Lecornu en remplacement de Bayrou ne changera pas grand-chose », commence Jean Innoncenzi (CFDT) dans la grande salle de la Bourse du travail. Pour le représentant syndical « ce budget va peser sur les classes moyennes et les plus précaires d’une manière inacceptable ». Il est donc temps, poursuit-il, d’envisager d’autres solutions.

    Et de rappeler qu’il a fallu toute la pugnacité d’une commission d’enquête sénatoriale pour enfin parvenir à avoir des chiffres sur les aides publiques aux entreprises qui se montent à hauteur de 211 milliards d’euros depuis 2017. Mais aussi que « depuis 2017 et l’arrivée au pouvoir de Macron, ce sont 1 200 milliards d’euros de dettes supplémentaires qui se sont ajoutées à la dette déjà existante ». Un comble ironise le syndicaliste pour quelqu’un qui est issu du monde financier, en pointant la détérioration de la qualité de vie des Français au fil des ans. À ses côtés Didier Quattropani (CGT Arsenal), le dit avec encore plus de force : « Ce n’est pas au monde du travail à supporter les cadeaux fiscaux. » C’est pour cette raison, argumente-t-il que « l’action du 18 a pleinement son rôle à jouer dans cette période de construction de nouveaux budgets pour essayer d’influer au maximum afin que ceux qui détiennent vraiment les richesses de ce pays et qui ont vu leur fortune et leur patrimoine personnel augmenter de manière exponentielle participent enfin réellement à la solidarité nationale ». Et de rappeler que « la régression sociale ne se négocie pas mais se combat ».

    Des grèves partout

    « La seule solution, aujourd’hui pour qu’on nous écoute c’est qu’on arrête l’économie. Il faut des grèves partout », approuve Brigitte Cheinet (CGT retraités). Alain Tournay (FSU) insiste pour sa part sur la casse des services publics qui devait encore s’accentuer avec le budget Bayrou, en jugeant la nomination de Lecornu comme une énième provocation. Il dénonce entre autres les suppressions de 9 000 postes d’enseignants depuis 2017 dans le premier degré. Et « une institution scolaire à bout de souffle par manque de moyens ». Et de conclure : « On est en colère. Et je pense que cette colère ne va pas s’arrêter au 18. » « Je pense qu’on assiste actuellement dans le pays à la fin d’un système », lance Richard Giraud (CFTC), en expliquant être parvenu i à mobiliser des personnes qui n’étaient pas venues pour la retraite. « Elles prennent conscience que notre pays va droit dans le mur », affirme-t-il.

    Pour Rolando Galli (FO), « face à un gouvernement entêté qui refuse la démocratie sociale, qui refuse de négocier et qui passe en force, il faut trouver comment le faire reculer ». Il se félicite d’ailleurs de la multiplication des actions prévues avant de rejoindre les manifestations. Comme l’opération escargot qui va se mettre en place dès 6h aux entrées Est et Ouest ou encore le blocage du lycée Dumont d’Urville par les élèves à 7h15. « Il faut qu’on ait un gouvernement qui prenne des décisions dans le sens des salariés », intervient Didier Chantreuil (CFE-CGC). Émilie Vanderpœl pour l’Unsa évoque « un véritable dégoût », ressenti par la nomination de ce nouveau Premier ministre. Cela révèle, poursuit-elle, « la crise démocratique que nous traversons et dont nous n’arrivons pas à sortir ». Ce qui exige conclut-elle, « un vrai changement de cap politique ». « Si ce gouvernement comme il le prétend est ouvert à tout, qu’il reconnaisse enfin la démocratie sociale de ce pays. Et qu’il commence par abroger la réforme des retraites. Et après on discute du budget », propose Rolando Galli (FO).

    « La lutte des retraites il y a deux ans, on ne l’a pas gagnée. Mais on ne l’a pas encore perdue », assure Didier Quattropani.

    Prochaine manche dans la rue.

    « Il faut un vrai changement de cap politique maintenant »